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23/09/2014

BENIN : Contre le coup d’Etat permanent de Boni YAYI envers les Institutions de la République, une révolution des œillets s’impose désormais au Bénin !!!

Par Benoît ILLASSA

« Un dictateur, en effet, n’a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi. » François Mitterrand

« Face à la loi que votent les représentants du peuple se dresse désormais le «règlement autonome» qu'édicte le gouvernement, lui-même inspiré par le chef de l’État. Deux pouvoirs légiférants coexistent. Quant au juge de leurs conflits, si quelqu'un toutefois ose en appeler devant lui d’un manquement ou d'une forfaiture, ce sera ou bien le Conseil constitutionnel, le plus domestique des corps domestiques du général de Gaulle, ou bien le peuple — saisi par référendum à l'initiative du général de Gaulle d’une ou de plusieurs questions rédigées par le général de Gaulle, au gré d’une procédure inventée par le général de Gaulle. » François Mitterrand

« Dans le document que nous avons remis au président Laurent Gbagbo figure l'assurance ou la recommandation de l'emmener à céder le pouvoir; ceci dans la paix et la sérénité. Autrement, la CEDEAO se donnerait des moyens appropriés pour que la passation du pouvoir se fasse. » Boni YAYI, le 09 Janvier 2011 à Brazzaville.

Nelson MANDELA en 1999, John Jerry RAWLINGS en 2001, Olusegun OBASANJO en 1979 et en 2007, Joaquim Alberto CHISSANO en 2005, Pedro PIRES en 2011, Rupiah BANDA en 2011, Mathieu KEREKOU en 1991 et en 2006, Alpha Oumar KONARE en 2002, et Amadou Toumani TOURE en 1992, n’ont nullement utilisé la passerelle de la longévité au pouvoir, pour mériter leurs statuts et références en matière d’alternance politique paisible.

Le peuple souverain, en proie à la faim et à l’ignorance, ignore les enjeux liés à la tenue d’une élection à bonne date !!! C’est pourquoi Yayi les abuse.

Jean-Jacques Rousseau est l’un des premiers philosophes à présenter le peuple comme la source unique du pouvoir et par conséquent, le titulaire de la souveraineté. C’était en 1762, dans son ouvrage intitulé « Du contrat social ». Les idées de Rousseau ont été reprises en 1789 par les révolutionnaires français avec à leur tête Robespierre, dans l’intention bien précise de mettre fin à l’héritage féodal.

Les princes qui nous gouvernent aujourd’hui en sont d’ailleurs conscients. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à s’en servir sans scrupules pour conquérir le pouvoir, le conserver, pour finalement le confisquer avec très souvent le soutien actif d’intellectuels ou prétendus tels qui ont choisi de vendre leur âme pour préserver leurs intérêts égoïstes.

Tous ceux qui s’agitent aujourd’hui autour du farfelu slogan « Après nous, c’est nous », quitte à brûler le pays, savent qu’ils n’ont pas intérêt dans une quelconque alternance politique au Bénin.

YAYI FINIRA-T-IL COMME TANDJA DU NIGER ???

Il faut dire à cet effet, que le Président nigérien et Yayi se connaissent de vielles dates. En effet, si Yayi est aujourd’hui Président du Bénin, il le doit en parti à Tandja Mamadou, qui en son temps, n’avait pas hésité à tenir la main de Boni Yayi alors président de la Boad pour aller voir ceux qui comptent en Afrique. De Wade à Kadhafi, il a fallu les recommandations du Président nigérien pour que le docteur Boni Yayi soit reçu. Tandja lui a même offert l’avion présidentiel nigérien pour ces tournées.

L’apparente distance entre les deux hommes date d’après la présidentielle 2006 où Yayi une fois élu, comme convenu, a dû avoir recours à une drible dont il a seul le secret. Ce qui n’a pas manqué d’éloigner les deux hommes. Mais le plus important, est de savoir si ce Yayi-là, que Tandja peut se prévaloir d’avoir fabriqué, a la mémoire courte.

Victime d'un coup d'Etat, le président nigérien a été renversé par trois colonels qui ont institué un Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), dissous le gouvernement et nommé un nouveau président. Mamadou Tandja serait, lui, retenu dans une garnison.

Après le coup d’Etat mené jeudi 18 février, les putschistes ont installé dans la soirée un « Conseil suprême pour la restauration de la démocratie » (CSDR). Celui-ci s'est doté d'un président : le chef d'escadron Salou Djibo. Sur les médias d’Etat, les dissidents ont annoncé la dissolution du gouvernement. Le CSDR a en outre décrété un cessez-le-feu et fermé les frontières du pays.


Derrière ce nouveau coup d'Etat nigérien se trouvent trois colonels. Le colonel Pelé, d'abord. De son vrai nom Djibrilla Hima Hamidou, il commande la zone de défense numéro 1 de Niamey (« Tillabery Dosso ») et doit son surnom de « Pelé » à sa passion pour le football. Il est d'ailleurs président de la Fédération nigérienne de football (Fénifoot). Pelé avait déjà participé au précédent coup d'Etat de 1999 mené par le commandant Wanké, dont il était devenu le porte-parole. En 2000, Mamadou Tandja le nomme commandant de la compagnie des blindés.


Deuxième homme fort du nouveau régime, le colonel Harouna Adamou est commandant de la compagnie d'appui, les fameux « bérets verts » des blindés. Ce sont eux qui ont mené l'essentiel des opérations, ce jeudi 18 février 2010. Issu d'une famille de militaires, il a également participé au coup de 1999.


Le troisième homme, c'est le colonel Goukoye Abdul Karim, chef du renseignement militaire. Jusque-là le porte-parole de l'armée, c'est lui qui, en juillet dernier, avait appelé les troupes à rester dans leur caserne au nom d'une armée « républicaine ». Il est aujourdh'ui porte-parole du CSDR.


Le président déchu Mamadou Tandja, 71 ans, ainsi que son aide de camp « seraient retenus dans la garnison de Tondibia », située à une vingtaine de kilomètres de la capitale, selon des informations communiquées par plusieurs ministres nigériens sous couvert d’anonymat. Plusieurs autres ministres, d'après ces sources, seraient quant à eux retenus dans les locaux du Conseil supérieur de la communication, près du palais présidentiel.

Selon une source diplomatique en France, la garde présidentielle a pris part à ce coup de force. « On savait qu'une partie de l'armée désapprouvait Tandja et son coup de force constitutionnel, on pensait jusque-là cette partie très minoritaire ». "Il y a une tradition de coups d'Etat dans ce pays, mais on ne pensait pas que ça viendrait aussi vite », a-t-elle ajouté.

IB


BENIN : Contre le coup d’Etat permanent de Boni YAYI envers les Institutions de la République, une révolution des œillets s’impose désormais au Bénin !!!
Tag(s) : #EDITORIAL

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