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24/03/2015

Commission de la réconciliation nationale et des réformes: 250 000 FCFA/mois/membre

La Commission de la réconciliation nationale et des réformes (CRNR) a tenu, le 21 mars 2015 à Ouagadougou, sa première conférence de presse. Occasion pour le président de la Commission et 4 de ses vice-présidents de présenter les missions à accomplie en 5 mois par la CRNR.

250 000 FCFA par mois, c’est ce que percevra chaque membre de la commission de réconciliation nationale et des reformes. L’information a été donnée à l’occasion de la rencontre avec les Hommes de médias organisée par la structure chargée de réconcilier les Burkinabè.


Au nombre de 36 dont deux démissionnaires, les membres de la Commission présidée par l’archevêque de Bobo-Dioulasso, Monseigneur Paul Ouédraogo, ont montré leur engagement à conduire à bien la mission à eux confiée. Mais le temps étant compté, la commission a voulu gagner en temps. C’est pourquoi, après la prestation de serment de ses membres le 13 mars 2015, elle a commencé à travailler avant de se présenter à la presse. Elle a déjà eu, à en croire Mgr Paul Ouédraogo, deux travaux en plénière les 10 et 20 mars qui leur ont permis de se pencher sur le projet de règlement intérieur et le projet de budget avec la fixation d’un montant forfaitaire uniforme d’indemnités de 250 000 F CFA pour chaque membre.
Un montant loin des 5,5 millions mensuels précédemment annoncés par Siaka Coulibaly, l’un des membres démissionnaires. «C’est après cette plénière que deux membres sur les 36 qui composent la commission à savoir Ismaël Diallo et Siaka Coulibaly ont démissionné», a expliqué le président de la structure.

Le président de la Commission a également rappelé le contexte de sa création. Elle a été créée par la loi organique et dispose de larges attributions sur cinq chantiers majeurs constitués de sous-commissions. Ce sont: la sous-commission vérité, justice et réconciliation nationale, les réformes constitutionnelle, politique et institutionnelle, la réforme électorale, les finances publiques et le respect du bien public et enfin, la gestion des médias et de l’information.
Elle a été mise en place dans l’optique d’asseoir un renouveau politique au Burkina Faso. Ce qui requiert d’une part une véritable catharsis nationale à partir de la vérité et de la justice, gage d’une réconciliation nationale et d’autres réformes fondamentales et courageuses aux dires de l’archevêque. La Commission dont la mission première est «d’établir les fondements d’une société véritablement démocratique, juste, libre et inclusive au Burkina», a été instituée à cet effet.


Les membres de la CRNR ont saisi l’opportunité pour lancer au peuple, un appel «à la retenue et au respect du sacrifice des martyrs de l’insurrection populaire, de la mémoire des héros nationaux et des nombreuses victimes des années passées (…) Les propos négationnistes et les postures arrogantes doivent céder la place à l’apaisement des cœurs et à l’exercice de la vérité et de la justice pour la réconciliation nationale.» Mais la Commission a été, on ne peut, plus claire sur le fait qu’elle n’est pas une juridiction qui doit se saisir des dossiers et procéder à des arrestations comme le stipule le deuxième tiret de l’article 4 de la loi organique. Un argument avancé par Siaka Coulibaly pour rendre sa démission. «Dommage que le démissionnaire Siaka Coulibaly ait eu une autre interprétation de l’article», a regretté le président de la Commission. Pour lui, le remplacement des démissionnaires n’incombe pas à la Commission mais plutôt aux autorités de la Transition.

Il a mentionné qu’il est attendu de la Commission des propositions faites à l’Etat et aux différents acteurs de la société sur des amendements de la loi, des projets de textes de loi, des mesures de réformes structurelles, des « recommandations fortes » et des actions stratégiques pour une renaissance nationale.


Etaient présents à la rencontre d’autres membres de la CRNR dont la 1ère vice-présidente, Lucienne Zoma, le 2ème vice-président, Me Guy Hervé Kam, le 4ème vice-président, Salifou Sangaré et le rapporteur général, Ra-Sablga Seydou Ouédraogo.


Omar Compaoré

Source : Les échos du Faso

BENIN – DEBATS : Après YAYI en 2016, faut-il une Commission de Réconciliation Nationale et des Réformes pour unir les béninois à l’image du Burkina Faso ???
Tag(s) : #Politique Africaine

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