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05/05/2015

La descente opérée hier lundi 4 mai 2015 au domicile de l’honorable Candide Azannaï viole lamentablement la Constitution, notamment en son article 90. » Les membres de l’Assemblée Nationale jouissent de l’immunité parlementaire. En conséquence, aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions. Aucun député ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée Nationale, sauf les cas de flagrant délit. Aucun député ne peut, hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du Bureau de l’Assemblée Nationale, sauf les cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive. La détention ou la poursuite d’un député est suspendue si l’Assemblée Nationale le requiert par un vote à la majorité des deux tiers « . Voilà ce que dit l’article 90 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. Pourquoi passer outre cette disposition de la loi et envoyer un détachement de forces de l’ordre violer le domicile d’un député ? Pourquoi passer outre cette disposition de la loi et user de forces publiques pour arrêter un député ? Pourquoi veut-on refuser à l’honorable Azannaï la jouissance de cette disposition de la loi alors que c’est sans détour qu’elle a été appliquée à l’honorable Orou Ségué qui a osé influencer un juge dans l’exercice de ses fonctions ? Ce sont là autant de questions qu’on peut aujourd’hui se poser. Dans un Etat de droit, force doit rester à la loi. Et il faut que le Chef de l’Etat le comprenne enfin ! Le monde nous regarde.

Athanase Dèwanou

Source : La Presse du Jour

BENIN – ETAT DE GUERRE ET TENTATIVE DE KIDNAPPING DE CANDIDE AZANNAÏ : YAYI BONI a violé l’article 90 de la Constitution
Tag(s) : #Politique Béninoise

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