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22/05/2015

Le ministre Marcel de Souza, fraîchement élu député a exprimé hier une vive colère contre les allégations selon lesquelles, il serait l’homme qui a fait perdre la présidence de l’Assemblée nationale à la mouvance au pouvoir. A la faveur d’un point de presse tenu dans les locaux du Ministère du développement, il a dénoncé sans ménagement les « basses manœuvres « qui continueraient de s’orchestrer au sein des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) et n’entend pas en être une victime.

Lire la déclaration de Marcel de Souza sur les conditions de son vote au parlement.

« A propos des récentes élections au niveau de l’Assemblée nationale, il y a un certain journal qui indique Marcel de Souza comme le judas et que c’est lui qui a fait perdre la présidence à Komi Koutché. Marcel de Souza avec son baiser de judas à Yayi Boni. On a dit que Marcel de Souza a bien monté son coup à 21 actes, avec amalgames et mensonges grossiers. Je vais vous dire comment les choses se sont passées. Lorsque la Cour constitutionnelle a annoncé les résultats, nous avons été invités par FCBE qui est notre alliance pour que nous signions des procurations, nous les 33 députés élus. Moi aussi, j’ai signé la procuration pour acte de fidélité à notre alliance. Evidemment, sans émettre le nom du destinataire de cette procuration.

J’ai senti cela comme une humiliation et mon cœur n’a pas supporté

C’est quelques heures avant qu’on ne dépose les candidatures et qu’on ne commence les élections pour le compte des membres du bureau du parlement, que nous avons été convoqués dans la salle polyvalente. Et c’est là qu’on nous a dit que les ministres élus députés ne voteront pas, et que moi, ma procuration est remise à une dame qui a été élue à Lokossa, dont j’ignore même le nom, je vous l’avoue. Et on me dit que comme, j’ai signé, c’est elle qui va voter à ma place. J’ai senti cela comme une humiliation que mon cœur n’a pas supporté. Malgré cela, les collègues m’ont dit, tu n’étais pas là, nous avions fait un forum à Parakou pour prendre un certain nombre de décisions. Je suis sorti de la salle, et comme certains collègues, je suis revenu à Cotonou. Mais je n’arrivais pas à digérer cela. Comment moi, chef d’un petit parti, moi qui ait été prononcé le mot « K-O » qui l’ai défendu becs et ongles, en toutes circonstances ; comment peut-on me dire que je ne peux pas aller m’assumer en votant ? Cela n’était pas encore grave, mais au moment où j’ai signé la dérogation, je pensais que nous les caciques, nous qui avions toujours été les Fcbe bon teint, que c’est nous qui allons porter la voix, parce que c’est une personne, une dérogation. Et qu’arrivés, dans la salle, ce sont les gens qui nous ont rejoint, et à qui on n’a pas encore confiance, qui devraient aller voter à notre place.

J’ai eu à dire au chef de l’Etat que je ne ferai rien contre ses intérêts et que je voterai toujours fidélité

Grande donc a été mon indignation, quand on m’a informé qu’il y a une personne qui allait voter en mon nom. Je suis alors reparti de Cotonou pour Porto-Novo une nouvelle fois, et je suis rentré dans la salle, et comme une disposition juridique indique que votre présence seule annule les effets de la procuration, j’ai donc eu à prendre part au vote.
Mais j’ai eu à dire au chef de l’Etat que je ne ferai rien contre ses intérêts et que je voterai toujours fidélité et ceci en toute circonstance. C’est ainsi que nous avons voté, et pour le perchoir, on a abouti à 41 voix et 42 pour l’autre. Il y avait un groupuscule qui s’appelle Forces Nouvelles, qui m’avait dit voilà, nous avons 45 députés sûrs, et qu’il n’y avait aucun problème. Mais je me suis donc dit que mon vote n’était pas déterminant.

« Je l’assume, et si c’était à recommencer, je vais le refaire »

Donc je l’assume, et si c’était à recommencer, je vais le refaire. En tant que député, j’ai été élu et je dois porter la voix. Et je n’admets pas que ma voix soit portée par des individus de la 25ème heure. Je peux le faire et assumer les conséquences, c’est pour cela que j’ai voté jusqu’à la fin.
Mais quand on dit que je suis judas, prenez le résultat, c’est 42 contre 41, je ne pouvais que féliciter mon frère Komi Koutché, parce que pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. Mais lorsque nous sommes passés aux deux vice-présidents, pour le premier vice président, nous avons eu 44 contre 39, cela voudra-t-il dire que les judas ont été multipliés par 5. Est-ce ma voix qui machinalement a été multipliée par 5 pour qu’on se permette de dire que c’est de Souza qui a trahi ? Je dis et je le répète, j’ai voté fidélité, et je défie quiconque de venir me prouver le contraire. Pour le deuxième vice-président, 44 contre 39 encore. Mais le plus grave est que lorsque nous sommes passés au questeur, pour le premier questeur, c’était 47 contre 36. Donc ici, le nombre de judas a été multiplié par 11 ? Qui sont ces judas-là ? Pourquoi alors on m’accuse d’avoir été celui qui a porté le coup fatal ? On dit que c’est moi qui ai porté le coup à la jeunesse. Moi, je ne me sens pas vieux. Pourquoi donc, vais-je porter le coup aux jeunes ? Je représente la jeunesse mieux que quiconque. Qui négocie pour les emplois et autres ? Ce sont en fait des gens en quête de justifier l’échec et les stratégies mal pensées qui s’acharnent contre ma personne pour dire qu’il a donné le baiser de judas à Yayi Boni. Mais, écoutez, j’ai été au front.

Qui a été plus au front que moi, et qui a eu le courage pour dire qu’on a fait k-o, avant même que les choses ne sortent ?

Qui a été plus au front que moi, et qui ait eu le courage pour dire qu’on a fait k-o, avant même que les choses ne sortent ? Qui d’entre eux l’a fait, une ou deux fois ? Je ne permettrai à personne de m’humilier à ce point ? Je voudrais donc dire haut et fort que moi, je ne suis ni traite, ni judas. Et que je suis prêt même à déposer mon tablier si l’on touche à mon honneur. Parce que vaine est la haine de l’hyène devant l’éléphant, et je suis un éléphant. Je suis un vrai de Souza, qui a le sens de l’honneur.

Allons plutôt chercher les causes de notre échec dans nos contradictions


Allons plutôt chercher les causes de notre échec dans nos contradictions. Examinons, comment nous gouvernons. Un échec peut être toujours un nouveau départ. Nous avons des adversaires encore au point, tant pour la mairie de Cotonou que pour celle de Porto-Novo. Nous avons aussi des adversaires pour 2016. Et c’est de manière interne que nous devrons réfléchir à trouver les meilleures solutions. J’ai en tout cas assumé ma responsabilité et mon honneur.


Je ne voudrais pas être parmi les humiliés


Je ne voudrais pas être parmi les humiliés, parce que j’estime, pour la position que j’occupais, même si les autres ministres ne votent pas, je dois le faire moi, parce que je suis dans une position double de confiance. Si non, je n’ai plus rien d’autre à faire, c’est pour cela que j’ai eu le courage et l’audace de voter. Je défie quiconque dans le secret des urnes, de venir démontrer que moi, je n’ai pas voté fidélité. Ceux qui parlent aujourd’hui doivent aller voir les contradictions à leur niveau. Comment ils en sont arrivés là ? Ont-Ils réellement fait une campagne de manière forte et agressive ? Ont-ils pris les contacts qu’il faut ? Comment ont-ils procédé. Je ne me laisserai pas faire. Je ne laisserai pas des gens qui n’ont aucune référence, sans foi ni loi venir ternir mon image.

C’est dans notre propre camp que nous sommes en train de nous percuter


Je sais que c’est dans notre camp que nous sommes en train de nous percuter nous-mêmes. C’est vraiment malheureux, parce que ces gens-là estiment qu’ils sont les plus proches du chef de l’Etat et que l’avenir des FCBE est dans leurs mains. C’est eux qui doivent dicter la loi. Non, je pense que nous pouvons engager maintenant les vrais pugilats. Je ne reculerai pas, parce que je suis un homme d’honneur.


Je n’ai donc rien à envier à quiconque


Il y en qui sont allés jusqu’à dire que c’est de la jalousie. Jalousie de quoi ? Ecoutez, moi, j’ai passé un concours en bonne et due forme. Le concours le plus démocratique qu’il soit en Afrique, c’est-à-dire, le concours de la Bceao, où j’ai été major. J’ai été aussi chef de service à 26 ans. Je n’ai donc rien à envier à quiconque. J’ai été également directeur des services centraux au siège à Dakar, et ensuite directeur national de la Bceao, où j’ai été responsable d’une gestion de 1.500.000 milliards de FCFA, sans avoir à remettre en cause une seule fois ma probité. Ce n’est pas donc aujourd’hui qu’on viendrait me traiter comme une serpillère. Je pense que je vais poser le problème au niveau des FCBE et partout où besoin sera. Ce sont des gens qui veulent faire croire que les erreurs ne sont pas de leur fait et c’est Marcel de Souza, le bouc émissaire sur qui il faut tirer, parce qu’il est le beau-frère national.

Le chef de l’Etat doit pouvoir faire le nettoyage dans son entourage

C’est une odeur nauséabonde qui se répand au sein des FCBE aujourd’hui. Et j’estime que le chef de l’Etat doit pouvoir faire le nettoyage. Ce n’est pas parce qu’on est beau-frère qu’on n’a plus droit à la parole, qu’on n’a plus d’honneur. Trop c’est trop. Au nom de l’amitié que j’ai pour le chef de l’Etat depuis 38 ans, et au nom de ma famille de Souza, je ne peux pas faire certaines choses. Et que des gens bas de gamme, viennent ternir mon image, je ne l’accepterai jamais. Pour cela, nous allons engager tous les combats. Je ne suis pas un belliqueux, j’ai toujours souhaité que nous travaillons main dans la main. Je suis le neveu de Monseigneur de Souza. Il est mon parrain de baptême. De sa demeure actuelle, il faut qu’il m’écoute. La situation est suffisamment dangereuse. Comme il l’a toujours dit, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots.

Je n’ai jamais dit que je veux être maire ni candidat en 2016

Regardez les tentatives qu’il y a eues pour m’empêcher d’être tête de liste, parce qu’on estime que je ne suis pas populaire. Et malgré tout ce qu’ils ont fait, je suis passé. Je n’ai jamais dit que je veux être maire ni candidat en 2016. Si le parti pour lequel je lutte ne le décide pas, vous ne me verrez pas dans ces combats-là. Mais on voit déjà qu’il y a un espoir qui porte, et comme c’est la médiocrité contre médiocrité, il faut tout faire pour me barrer la route. Maintenant on dit que c’est moi qui manifeste la jalousie et l’arrogance pour barrer la route aux jeunes. De quelle jeunesse parle-t-on en fait ? Notre pays mérite mieux que cela.

Source : L’Evènement Précis

BENIN  - Le beau-frère de YABO est fâché : Marcel de SOUZA crache dans la soupe, fait des révélations et interdit à YAYI de le traiter comme une serpillère !!!
Tag(s) : #Politique Béninoise

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