Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

17/09/2015

BENIN : Le coup d’Etat au Burkina Faso légitimise le consensus né de la Conférence Nationale Historique de février 1990 et met un bémol à tous ceux qui veulent écarter la candidature de Patrice TALON des présidentielles de 2016 !!!

Par Benoît ILLASSA

Aucun démocrate ne saurait approuver le coup de force des militaires de la Garde Présidentielle du Burkina Faso. Toutefois, les organes de la transition ont péché en voulant coûte que coûte écarter une frange du peuple burkinabé au fallacieux motif qu’ils auraient collaboré avec l’ancien régime. Dans toute démocratie, les peuples choisissent leurs dirigeants à travers des élections libres et crédibles.

Si au Bénin, en 1990, la Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation avait exclu tous les béninois silencieux qui ont subi ou servi l’autocrate, elle aurait accouché d’une souris. En effet, le Président Mathieu KEREKOU était clair dans son message du 25 février 1990 :

« Faites tout ce que vous voulez, mais ne me demandez pas de démissionner. Destituez-moi si vous le voulez, mais il est hors de question que je démissionne ».

Déjà, dans la nuit de mercredi 21 février, Mathieu KEREKOU était déjà venu faire une confession historique aux congressistes :

« Nous sommes venu nous confesser. Ce type de conférence est rare en Afrique et la fierté du Bénin, c’est d’avoir dans cette salle ses anciens Présidents. Tout changement politique ailleurs est sanglant… Il ne faut pas trahir l’Afrique. Si cette conférence échoue, le Bénin tombera dans le chaos ».

Voilà les visions d’un Homme d’Etat qui, quoi qu’on en dise, a su épargner un bain sanglant à son peuple après avoir pris tout le peuple béninois à témoins :

« Est-ce un coup d’Etat civil ? Dans ce cas, toutes les décisions qui seront prises ne nous engagent pas, car nous ne pouvons pas être à la base d’une opération dont personne ne peut contrôler les paramètres ».

En excluant une partie du peuple burkinabé des échéances présidentielles et législatives post-révolution d’octobre 2014, les dirigeants de la transition ont minimisé les réactions d’une catégorie de la population du Burkina Faso. C’est ainsi que les responsables de la transition, les partis politiques et la société civile sont passés outre la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO qui a invalidé en juillet dernier le nouveau Code électoral.

Au Bénin, les mêmes qui complotent contre la candidature de Patrice TALON avaient essayé de bloquer la candidature de Boni YAYI sous le fallacieux prétexte de l’obligation de résidence de six mois au Bénin pour tout candidat aux élections présidentielles. En victimisant Patrice TALON aujourd’hui au motif qu’il serait un homme d’affaires prospère, et donc incapable de diriger notre pays, les mauvaises langues méconnaissent l’histoire contemporaine de notre pays.

IB

BENIN : Le coup d’Etat au Burkina Faso légitimise le consensus né de la Conférence Nationale Historique de février 1990 et met un bémol à tous ceux qui veulent écarter la candidature de Patrice TALON des présidentielles de 2016 !!!
Tag(s) : #Politique Béninoise

Partager cet article

Repost 0