Actualités Africaines

Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 00:13

Mali

Déclaration de l’ordre des avocats

publié par Loccidental, le dimanche 26 août 2007

L’Ordre des Avocats du Mali face à la vaste campagne de désinformation consécutive à l’affaire Feue Maître Aïda NIARE TOURE et au placement sous mandat de dépôt d’un médecin et d’une infirmière, entend apporter les éclairages qui suivent : L’Ordre tient en premier lieu à rétablir la chronologie des faits, dénaturée à dessein, pour salir la mémoire de la défunte et à légitimer les actes posés par certaines personnes qui en répondent aujourd’hui devant la justice.

Contrairement aux différentes versions qui circulent, Maître Aïda NIARE a avalé le Samedi 21 juillet 2007 de travers un morceau de cola, qu’elle tentait de croquer parce qu’elle avait la nausée. A la suite de quoi elle s’est rendue en consultation dans une clinique de la place. Elle y a rencontré un médecin qui lui a prodigué des soins en ambulatoire sans tenter d’extraire le corps étranger. Le lendemain dimanche 22 juillet, dans la matinée, elle a convenu d’un rendez- vous avec ledit médecin à l’hôpital Gabriel TOURE, où la décision fut prise d’extraire le morceau de cola, par endoscopie.

Pour ce faire, le médecin opta pour une anesthésie générale, qu’il fit pratiquer sans les précautions d’usage, alors même qu’aucune urgence ne justifiait une telle démarche hasardeuse voire imprudente. Le coeur aurait lâché. Les parents en furent informé, et la tentative de le faire repartir réussit mais bien tardivement, alors même que le cerveau n’avait pas été maintenu oxygéné, occasionnant le coma, et même de l’avis de nombreux médecins dudit hôpital, une mort cérébrale qui ne fut pas annoncée officiellement aux parents. Le lundi 23 juillet 2007 il a été question de débrancher les appareils, mais les parents ont opté pour attendre l’arrivée du mari, qui se trouvait à Dakar. Celui-ci prit la décision de tenter une ultime évacuation sur un hôpital Parisien. Le 24 juillet 2007 elle a ainsi été évacuée à bord d’un avion médicalisé spécialement affrété par le système des Nations Unis dont relevait le mari. Elle s’est éteinte le 25 juillet 2007 à l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

L’Ordre des Avocats, rappelle ensuite, que la procédure qui a abouti au placement du médecin et de l’infirmière est consécutive à une plainte avec constitution de partie civile, déposée et consignée par la famille. Il ne s’agit pas contrairement aux informations distillées, d’une action corporatiste menée par les avocats, encore moins d’un abus de la part du juge d’instruction, qui seul est à même d’apprécier de l’opportunité ou non d’un mandat, dans le cadre de l’information ouverte à son niveau. Le mandat relève de son pouvoir, et aucune

disposition n’impose à un juge de saisir au préalable l’Ordre des médecins avant toute procédure. Dans cette affaire aucune loi n’a été violée, bien au contraire, il y a eu de nombreuses tentatives d’entrave depuis l’enquête préliminaire au niveau de la Police du 1er arrondissement dans le but d’étouffer l’affaire.

L’Ordre des Avocats, tient à ce propos à réaffirmer son respect à l’ensemble du personnel médical de nos hôpitaux et formations sociaux sanitaires, et son admiration pour leur mission au service de nos populations. Il précise que dans la présente affaire il y a lieu d’éviter l’amalgame qui ramènerait tout en une simple opposition entre gens de robes.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a répondu favorablement aux demandes d’audience et reçu en son siège successivement l’Ordre des médecins conduit par le Professeur Alhousseiny Ag Mohamed, et l’Association des professionnels de la Santé conduite par Madame DIALLO Deida DIALLO accompagnée du professeur Mamadou DEMBELE et du Docteur Nouhoum DEMBELE.

Il s’agit simplement de laisser force à la loi et justice se faire, en ayant à l’esprit que « nul n’est au dessus de la loi » et que tous les citoyens ont des droits notamment celui banal de s’adresser à justice lorsqu’on estime avoir un droit à faire prévaloir.

L’Ordre exprime son admiration devant le courage des magistrats en charge du dossier, qui malgré les nombreuses pressions, ont su garder leur objectivité dans la conduite de cette affaire, et réaffirme son engagement à soutenir jus- qu’au bout toute action allant dans le sens de la préservation de la justice, et surtout de son indépendance.

Par ailleurs, l’Ordre des Avocats condamne fermement la grève illégale déclenchée qui a entraîné d’autres victimes innocentes et pour lesquelles justice doit être rendue. Il s’incline devant leurs mémoires.

Enfin, l’Ordre des Avocats reste convaincu que seuls le dialogue et la concertation, dans un cadre serein, pourraient permettre de juguler des situations du genre. Aussi, il réaffirme sa volonté de travailler de concert avec les différents corps et parties concernées afin de trouver une issue allant dans le sens des intérêts de la famille, du droit et du Peuple tout entier.

Bamako, le 14 Août 2007

Le Bâtonnier Seydou I. MAIGA

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Samedi 18 août 2007 6 18 /08 /Août /2007 22:04

 

Journal intime d'un amour franco-sénégalais : Les couples mixtes à l'épreuve des règles consulaires

Malgré une distance de 5 500 kilomètres séparant les villes de Strasbourg en France et de Mbour (Sénégal), l'amour né du couple mixte Nathalie et Saliou Diallo va triompher. A travers son premier ouvrage, intitulé : ‘Journal intime d'un amour franco-sénégalais' , Nathalie déroule le feuilleton d'une relation parsemée d'embûches. Sur fond de corruption, de racisme et autres difficultés auprès des services consulaires français.


Sur 187 pages, celle qu’il faut désormais appeler Nathalie Diallo, parce que mariée officiellement à Saliou Diallo, revient sur son parcours du combattant mené pour rendre son amour réel.

Le livre Journal intime d’un amour franco-sénégalais de Nathalie Diallo, publié en janvier 2007 aux Editions Les belles pages, raconte les péripéties d’un couple mixte, décidé à unir leur amour après trois ans de lutte avec détermination. Tout part d’une semaine de vacances durant laquelle, Nathalie, en compagnie de son mari Charly et de ses quatre enfants, va à la découverte de sa grande passion : l’Afrique et particulièrement le Sénégal. Et c’est le 28 octobre 2002 que la famille française foule le sol du pays de la Téranga.

Après un séjour riche en souvenirs et la connaissance du guide touristique, Saliou, un deuxième voyage s’impose. Mais cette fois-ci, Nathalie décide d’y aller en solitaire. Et c’est lors de ce voyage que va naître son amour pour le Sénégalais, Saliou Diallo, habitant à Mbour au quartier Dao Salam. Un amour qui ne sera officiel qu’après quatorze allers et retours entre la France et le Sénégal effectués par l’auteur du livre. Nathalie fait également preuve de générosité en grattant 292 cartes téléphoniques « spéciale Afrique », pour ses besoins de communication, malgré les factures élevées des lignes à domicile. Sans compter les quinze mille francs français, versés à un homme d’affaires, surnommé « S », qui occupe un poste important au ministère sénégalais des Affaires étrangères pour l’obtention d’un visa touristique. Ou plutôt d’ « un passeport de service », proposé par l’ « arnaqueur » (P. 121). Et comme dans un feuilleton de télévision, l’auteur relève en détail les multiples difficultés auxquelles ils font face, auprès des administrations africaines et des services consulaires français. Après une première demande de visa refusée, Nathalie estime qu’ « il n’y a plus rien à faire que de se résigner à la décision de quelques administrations consulaires qui gouvernent notre vie » (P. 149).

Se livrant à des conseils, l’auteur du Journal intime d’un amour franco-sénégalais, en appelle à la persévérance, au courage, à l’honnêteté et surtout à la patience des couples mixtes. C’est l’ appel que lance Nathalie Diallo à ‘tous ces Africains persuadés que la France est le pays de l’or du contraire (…) c’est une terre compliquée, inhumaine, bondée de racisme (P. 186)’. Mais Nathalie Diallo ne peut s’empêcher de penser à ce Consulat qui ne donne que très rarement suite aux demandes de visa, même s’ils répondent aux exigences requises par la loi. Pourquoi ne donne-t-il pas le motif du refus ? Pourquoi encaisse-t-il des visas qu’il ne délivre pas ? Où va cet argent ? Ce sont autant de questions que la Franco-sénégalaise renvoie comme matière à réflexion à son lecteur.

Source Walf fadjri

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Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /Août /2007 19:24

Naguib, l’Africain le plus riche

Naguib Sawiris serait l’homme le plus riche du continent africain (62e au monde). La fortune du PDG d’Orascom Telecom est en constante augmentation et atteindrait les 10 milliards de dollars, selon le magazine américain Forbes. Depuis quelques années, le patron égyptien a entrepris avec réussite d’implanter son groupe dans le pourtour méditerranéen, en Afrique, au Moyen-Orient et de en Asie. Après l’Egypte, l’Algérie et la Tunisie, Orascom a pointé ces deux dernières années le nez en Europe.

Fondé en 1998, Orascom Telecom a annoncé en décembre 2006 avoir franchi le cap des 50 millions d’abonnés, dont 10 millions en Algérie . En mai 2005, avec Weather Investment, son outil d’investissements, Orascom a acquis les opérateurs mobiles Wind et Tim Hellas, présents respectivement sur les marchés italien et grec pour près de 15 milliards d’euros et 3,4 milliards d’euros. Pour ce dernier, il détenait déjà 50% des actions. Fin 2005, Naguib Sawiris avait été le premier homme d’affaires arabe à être nommé membre du comité consultatif international à la bourse de New York.

En quelques années, Naguib Sawiris, l’aîné des fils de Sawiris, a dépassé la fortune du père, Onsi, le fondateur du groupe Orascom, âgé aujourd’hui de 77 ans. Profitant de l’ouverture économique de son pays, l’Egypte, ainsi que de l’aide étrangère, notamment américaine dans les années 60 et 70, Sawiris Onsi a bâti l’essentiel d’Orascom dans l’industrie de la construction.

Naguib, qui a diversifié le groupe en 1979, a bâti sa fortune en investissant dans les télécommunications. A la tête du secteur de la construction, Nassef Sawiris, est classé à la quatrième place des fortunes africaines (226e au monde) par Forbes , avec 3,9 milliards de dollars, et son frère Samih Sawiris, sixième (664e au monde) avec 1,5 milliards. Ce dernier dirige les activités touristiques d’Orascom et est à l’origine de l’immense complexe d’El Gouna, en Egypte, sur le bord de la mer rouge. Récemment, il a présenté un ambitieux projet pour relancer la station de montagne d’Andermatt, au cœur des alpes suisses. En septembre 2006, malgré la loi suisse qui limite l’achat d’immeubles par des étrangers, le Conseil fédéral a autorisé sa construction pour le bien de la région, frappée par le chômage. Les deux autres richissimes africains sont des compatriotes de Nelson Mandela : Nicky Oppenheimer & family (De Beers, diamants) et Johann Rupert & Family (produits de luxe).

Kouakou Kouamé L.P. Arnaud (AEM), Côte d’Ivoire.

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Mardi 7 août 2007 2 07 /08 /Août /2007 11:41
   
 
© http://www.informatik.uni-frankfurt.de/~sfb268/  
   
   

Pour que le Nigeria puisse réaliser son rêve d'intégrer le rang des 20 premières économies du monde d'ici à 2020, conformément à l'ambition révélée dans sa Stratégie du Système financier (FSS 2020), il convient d'institutionnaliser cette idée et de faire de telle sorte que tous les citoyens y adhèrent, estiment plusieurs experts économiques.

“L'appropriation de la FSS 2020 ne doit pas être considérée comme l'idée d'un seul homme. Elle doit être institutionnalisée par la mise en place de structures de mise en œuvre appropriées et la mobilisation des ressources nécessaires pour sa mise en œuvre", a affirmé Biodun Adedipe, un économiste.

Il s'exprimait ainsi au début d'un séminaire de deux jours organisé par l'Association des correspondants financiers du Nigeria (FICA), dont le thème central est la FSS 2020.

Tout en faisant part de son optimisme quant à la possibilité, pour le pays, de réaliser cet objectif, l'économiste a insisté sur la nécessité de prêter une attention aux principaux moteurs de l'économie ainsi qu'au développement d'un marché des capitaux fort, à la mise à disposition de facilités de crédit, à la création d'un cadre juridique approprié, d'un système d'assurance ainsi que d'un système monétaire et de changes solide.

“La concurrence est la règle. Si vous réussissez à mettre l'économie sur les bons rails, alors toutes les autres composantes prendront forme", a-t-il affirmé, tout en ajoutant : “Il faut un engagement des principaux dirigeants politiques, la stabilité politique et les TIC, (qui sont tous) les clés du succès."
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Lundi 6 août 2007 1 06 /08 /Août /2007 21:50
   
 
Marcel Hyacinthe Koouassi
© abidjan.net
 
   
   

Le bureau de l'ambassadeur de Côte d'Ivoire à Paris, Hyacinthe Marcel Kouassi, a été cambriolé dans la nuit de mardi à mercredi par un groupe de malfaiteurs, a appris la PANA de source diplomatique ivoirienne.

"Les malfaiteurs sont entrés par la cour arrière entre deux rondes des vigiles de l'ambassade. Ils se sont introduits dans mon bureau et dans celui de mon plus proche collaborateur", a confirmé M. Kouassi à la PANA.

Refusant de privilégier la piste de l'acte crapuleux, il a assuré que des enquêteurs de la Police parisienne ont procédé dans la matinée de mercredi aux premières constatations.

"D'après les premiers éléments de l'enquête, les malfaiteurs ont opéré avec des gangs de sorte à ne laisser aucune trace. Ils ont réussi à décrocher une tapisserie de valeur qu'ils n'ont finalement pas emportée. Nous n'excluons aucune piste dans cette affaire", a dit le diplomate ivoirien.

"Nous procédons à un inventaire des documents pour nous assurer que rien de sensible n'a été emporté", a-t-il ajouté.

Les locaux de la représentation diplomatique ivoirienne en France se trouvent Avenue Raymond Poincaré dans le quartier huppé du 16ème arrondissement de Paris réputé très sûr.
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