Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 01:25

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GUINEE – CORRUPTION dans l’Affaire BSGR : Mamadie Touré, la quatrième et plus jeune épouse de Lansana CONTE balance tout au FBI

 


www.guinee24.com - 16.04.2014 00:11 - Politique

 


Afrique, mon pauvre Afrique. Comment une gamine, épouse d'un Président, arrive à signer des contrats miniers au nom de l'Etat guinéen ??? 



Il n’y a pas l’ombre d’un doute. BSGR a bien versé des millions de dollars pour corrompre Mamadie Touré, la veuve du général Lansana Conté ainsi que plusieurs hauts cadres du pays afin d’obtenir les blocs 1 et 2 de Simandou. Devant les enquêteurs du FBI, la quatrième épouse du défunt président a balancé tout et tout le monde. En effet, plusieurs millions de dollars de pots de vin, des cadeaux, des véhicules ornés de diamant, des hauts cadres… ont été utilisés pour arracher cette concession minière, au détriment de l’Etat et de la Guinée.


De Conakry à Dubreka en passant par Freetown jusqu’en Amérique notamment à Jacksonville, Mamadie Touré a tout mis sur la place publique. GUINEE24 vous livre l’intégralité du procès verbal d’audition de l’ex Dame de Dubreka :   


"Je m'appelle Mamadie Touré. Je suis née en 1982, à Dubréka, en Guinée. Je réside normalement à Jacksonville (Floride), aux États-Unis d'Amérique. J'ai joint à la présente déclaration, en Pièce 1, ma pièce d'identité. (La pièce d'identité a été éditée pour masquer mon adresse.)


J'ai fait dresser la présente déclaration conformément aux obligations qui découlent de ma coopération avec le gouvernement des États-Unis. Je signe la présente déclaration volontairement et en toute conscience, et je certifie la vérité et l'exactitude de chaque détail inclus dans la présente déclaration, au meilleur de mes souvenirs. A l'exception des contrats que j'ai signés avec BSGR et Pentler Holdings, et de mes propres relevés bancaires relatifs aux comptes bancaires que je détiens aux Etats-Unis, je n'avais accès à aucun document relatif aux évènements discutés ci-dessous. En particulier, cela comprend les documents que j'ai laissés en Sierra Leone et l'intégralité des relevés de mes comptes bancaires étrangers, entre autres choses. Une fois que je reçois ces articles, je pourrais ajouter d'autres détails et vérifier certaines choses. Je comprends que la présente déclaration pourra être utilisée dans le cadre de poursuites judiciaires dans la République de Guinée (« Guinée »), et j'autorise cet usage. J'ai fourni ces renseignements en réponse à des questions spécifiques qui m'ont été posées.


J'ai relaté ci-dessous certaines réunions qui ont eu lieu. Alors que d'autres réunions, évènements et conversations ont eu lieu, je me suis concentrée sur des réunions et des évènements abordés dans des questions qui m'ont été posées. De plus, en ce qui concerne les réunions que j'ai relatées, j'ai relaté certaines parties de ces réunions et ces conversations, en réponse aux questions spécifiques qui m'ont été posées.

J'ai rencontré Lansana Conté en 2000, alors qu'il était président de Guinée. Mon père et le Président Conté se connaissaient depuis leur temps dans l'armée. Ma grande sœur cuisinait pour le Président Conté, et j'ai rencontré le Président Conté lors d'une occasion quand ma sœur cuisinait pour le Président. J'habitais alors encore à Dubréka, où le Président possédait plusieurs résidences.


Peu après ma rencontre avec le Président, celui-ci a demandé à mon père de pouvoir me marier. En 2000, je suis devenue la quatrième épouse du Président. Après mon mariage au Président, j'ai reçu ma propre demeure à Dubreka. Je n'habitais pas dans la même maison que le Président, mais nous passions du temps ensemble dans ma demeure à Dubreka et dans la villa du Président. Le Président me soutenait financièrement. Le Président et moi discutions de questions politiques, et je partageais avec lui mes pensées sur ces sujets.


J'ai eu affaire à Beny Steinmetz Group Resources (« BSGR ») après que Fodé Soumah, qui était alors Ministre de la Jeunesse et des Sports, m'a appelé pour me dire qu'un investisseur désirait me rencontrer. Il s'agissait de la première fois que j'ai rencontré Fodé Soumah, bien que je savais qui il était car il connaissait ma famille. Le lendemain, Fodé Soumah et d'autres individus sont venus chez moi à Dubreka avec Frédéric Cilins. Soumah a présenté les individus présents, dont Frédéric Cilins, qui travaillaient pour Beny Steinmetz et BSGR. Cilins m'a dit que BSGR voulait à tout prix exploiter des mines de fer.


Cilins et Soumah ont dit que BSGR voulait investir dans des mines en Guinée et ont demandé que je les mette en contact avec mon époux. Cilins et Soumah ont dit que, si BSGR réussissait à obtenir des titres miniers, 12 millions de dollars seraient distribués à des Guinéens, dont des ministres et des fonctionnaires, moi incluse, qui seraient nécessaires, en cas de succès de la rencontre avec mon époux.

J'ai signé plusieurs contrats avec BSGR. Par exemple, en 2006, BSGR m'a demandé de signer un document intitulé Protocole D’Accord (le 4 Protocole de 2006 »), que j'ai signé chez moi, à Dubreka. Cilins m'a apporté les feuilles à signer et m'a expliqué de quoi il s'agissait. Je ne reconnais pas les signatures des autres individus sur le Protocole de 2006 parce qu'il n'a pas été signé en ma présence. Le Protocole de 2006 ne portait aucun tampon de Pentler Holdings quand je l'ai signé. Cilins m'a lu le contrat, et je lui ai demandé pourquoi Pentler Holdings y apparaissait. Cilins m'a dit que Pentler Holdings agissait au nom de BSGR. J'ai consulté un avocat à propos du contrat, que j'ai ensuite signé. Après ma signature du Protocole de 2006, un avocat est revenu plus tard pour m'en donner une copie ; celle-ci portait une signature pour Pentler Holdings ainsi que le tampon d'un greffier. Une copie authentique et conforme du protocole est jointe à la présente, en Pièce 2.


Le Président et Cilins se sont rencontrés pour la première fois dans un palais présidentiel à Conakry. J'ai parlé avec le Président pour qu'il accepte la réunion, et j'ai parlé avec la garde présidentielle avant que Cilins et d'autres puissent entrer dans le bureau. J'ai personnellement présenté Cilins au Président, et j'ai expliqué que Cilins représentait BSGR et que BSGR voulait exploiter des mines en Guinée.

Pendant la réunion, le Président a fait appel au Ministre des Mines, Ahmed Tidiane Souaré, a présenté Cilins, et a ordonné à Souaré de voir comment il pouvait aider Cilins et BSGR.


Après la réunion, BSGR a déposé une demande de permis, mais des titres miniers n'ont pas été accordés immédiatement. Cilins m'a demandé de découvrir pourquoi les permis de BSGR avaient été retardés. J'ai appelé Souaré pour en parler, et BSGR a obtenu deux blocs d'exploitation peu après, et je savais qu'il s'agissait des blocs "Simandou Nord et Sud".


Après l'accord des titres pour Simandou Nord et Sud à BSGR, Cilins et mon frère, Ibrahima Sory II Touré (« Ibrahima Touré n»), m'ont tous les deux dit que Beny Steinmetz allait sous peu venir en Guinée avec l'argent. Quand Steinmetz est arrivé, j'ai organisé une réunion avec le Président. Steinmetz, Cilins, Michael Noy, Ibrahima Touré, Marc Struik, et Patrick Saada ont assisté à la réunion. Cette réunion a eu lieu dans une cour d'un palais. La réunion a mal tourné, après que Cilins a dit au Président que BSGR désirait aussi acheter tous les diamants que le Président possédait personnellement.

Après la fin de la réunion qui a mal tourné, Steinmetz, Noy, Cilins, Ibrahima Touré, Asher Avidan, Saada, Issiaga Bangoura, et Struik sont allés à Dubreka, où ils m'ont trouvé à la résidence du Président Conté. Steinmetz a demandé à me voir, et j'ai rencontré Steinmetz et d'autres. Steinmetz m'a dit qu'il était content que j'aie aidé BSGR à obtenir les permis pour Simandou Nord et Sud. Steinmetz a dit qu'il désirait davantage d'assistance avec le Président pour obtenir les blocs l et 2 de Simandou. Steinmetz a proposé de me donner cinq pour cent du chiffre d'affaires de BSGR en Guinée. Steinmetz m'a dit que je devais discuter des blocs l et 2 de Simandou avec le Président.

À la fin de la réunion avec Steinmetz, Ibrahima Touré m'a remis 200 000 USD. J'ai parlé au Président Conté du paiement de 200 000 USD, et il m'a dit qu'il s'agissait de ma bonne chance.

En septembre 2006, j'ai assisté à une réception organisée par BSGR en Guinée pour présenter BSGR aux fonctionnaires guinéens. Asher Avidan m'a invité à la réception parce que, si nous étions vus ensemble, BSGR serait crédibilisée.

Le 20 juin 2007, j'ai signé un autre contrat intitulé Protocole D ’Accord (le « Protocole de 2007 »). Celui-ci était entre BSGR Guinée et ma société, Matinda. Nous avons signé ce contrat après que BSGR Guinée a reçu les titres d'exploitation de mines d'uranium. Ce contrat était sensé transférer cinq pour cent de BSGR Guinée vers mon compte. Beny Steinmetz, Marc Struik, Asher Avidan, Patrick Saada, Isiagga [sic] Bangoura, et Ibrahima Touré étaient présents quand j'ai signé le contrat. Marc Struik a signé pour BSGR Guinée. Un avocat l'a pris afin de le légaliser et puis m'en a donné une copie. Une copie authentique et conforme du protocole est jointe à la présente, en Pièce 3.

BSGR voulait toujours les blocs l et 2 de Simandou. Au début de 2008, Asher Avidan et Issiaga Bangoura sont venus me rencontrer chez le Président à Dubréka. Avidan voulait vraiment mon aide pour garantir les blocs l et 2, et il m'a dit que BSGR avait besoin de nouveaux contrats parce que Struik n'était plus directeur de BSGR en Guinée (bien qu'il soit revenu ultérieurement). Lors de cette réunion, Avidan a appelé Beny Steinmetz et a mis le téléphone sur haut-parleur afin que j'entende la voix de Steinmetz. J'ai reconnu sa voix, et Steinmetz leur a dit de me donner ce que je voulais. J'ai continué à refuser de signer les contrats et j'ai congédié Avidan et Bangoura.

Le lendemain, Issiaga Bangoura a apporté deux projets de contrat à ma maison à Dubréka. Je lui ai dit de me les laisser. Je les ai lus attentivement, et j'y ai apporté des changements. Le jour suivant, j'ai appelé Bangoura pour qu'il reprenne les contrats avec mes modi?cations. Il l'a fait. ll est revenu le lendemain avec deux contrats dactylographiés, dont aucun n'avait été signé par Asher Avidan. Je lui ai dit qu'ils devaient être signés et tamponnés avec le tampon de BSGR, sinon je ne les signerai pas. Lorsqu'il est revenu avec les contrats signés et tamponnés, j'ai signé les deux.

Les contrats étaient intitulés Contrat de Commission et Protocole D ‘Accord. Le Contrat de Commission, entre BSGR et ma société, Matinda, était sensé me donner deux (2) millions de dollars américains si BSGR recevait les blocs l et 2. Le Protocole D’Accord était sensé me donner cinq (5) pour cent du produit des mines des blocs l et 2. Une copie authentique et conforme du Contrat de Commission est jointe à la présente, en Pièce 4, et une copie authentique et conforme du Protocole D’Accord est jointe à la présente, en Pièces. 2 I. BSGR m'a demandé de dire au Président que Rio Tinto était sensé céder deux (2) blocs au gouvernement guinéen. Le Président m'a dit de faire venir BSGR pour le rencontrer quand je serais prête.

Par la suite, Beny Steinmetz, Marc Struik, et Frédéric Cilins sont venus à Dubreka parce qu'ils voulaient rencontrer le Président Conté. Nous sommes allés à Bouramaya pour rencontrer le Président. Le Président était très occupé, mais il a accepté la réunion parce que je le lui ai demandé. Je suis restée à côté du Président pendant la réunion. Steinmetz a donné au Président une petite voiture incrustée de diamants pour « saluer le président ». (A la même date, j'ai aussi reçu une de ces voitures, et le Ministre Souaré en a reçue une également.) Beny Steinmetz a dit au Président qu'il voulait développer les blocs l et 2, et il a offert de l'argent au Président. Le Président l'a refusé. Le Président a expliqué à Steinmetz la relation du Président avec mon père. Le Président a dit à Steinmetz qu'il me con?ait à Steinmetz, signi?ant que j'étais là pour aider BSGR.

Plus tard, j'ai amené Asher Avidan et lbrahima Touré à une réunion avec le Président, à laquelle j'ai également assisté. Au cours de cette réunion, j'ai demandé au Président de donner les blocs I et 2 à BSGR. Le Président a convoqué Mamady Sam Soumah, Secrétaire général du Président, et lui a dit d'enquêter sur le contrat de Rio Tinto et de déterminer s'il fallait saisir les deux blocs de Rio Tinto. Sam Soumah a dit qu'il se pencherait dessus. 

Asher Avidan m'a contacté ultérieurement, après que les blocs 1 et 2 n'avaient pas été immédiatement accordés à BSGR. Avidan, le Président, et moi-même nous sommes rencontrés à un palais présidentiel. Au cours de cette réunion, le Président a convoqué Sam Soumah. Sam Soumah a proposé de partager les quatre blocs entre quatre sociétés, mais le Président a dit à Sam Soumah de les partager entre BSGR et Rio Tinto. Le Président a dit à Sam Soumah de préparer un décret saisissant les blocs 1 et 2 de Rio Tinto.

Pendant que le décret était en attente, avant qu'il ne soit signé, j'ai aussi reçu deux Land Cruiser. Les Land Cruiser étaient livrés par Avidan et un autre homme, et Avidan m'a dit que les Land Cruiser venaient de Steinmetz. Le Président m'a dit de garder un des Land Cruiser et d'offrir l'autre à ses enfants pour qu'ils puissent l'utiliser en vacances.

Au ?l du temps, j'ai reçu plusieurs présents de BSGR. Asher Avidan m'a donné un collier qu'Avidan a dit qu'il a reçu alors qu'il visitait Beny Steinmetz en Israël. Plus tard, Avidan m'a donné une chaîne en or blanc ornée de sept diamants.

Autour du moment du décret reprenant les blocs 1 et 2 de Rio Tinto, Asher Avidan m'a demandé de me présenter aux bureaux de BSGR. Au cours de cette réunion, Avidan m'a indiqué un lit sur lequel de la monnaie américaine était étalée. Avidan m'a dit qu'il y avait un (1 000 000) million de dollars américains et qu'ils étaient pour moi. Avidan a ensuite placé l'argent dans un sac et me l'a donné.

Après que le décret saisissant les blocs l et 2 de Rio Tinto est entré en vigueur, BSGR et plusieurs autres sociétés ont déposé des demandes pour les titres d'exploitation des blocs l et 2. BSGR se souciait de la concurrence avec d'autres sociétés pour ces blocs. Asher Avidan m'a encore appelé et m'a demandé de rencontrer le Président et Avidan. J'ai appelé le Président et lui ai demandé si nous pouvions nous rencontrer et si Lounceny Nabé, le nouveau Ministre des Mines, pouvait venir à la réunion. Le lendemain, Avidan, moi-même et d'autres sommes allés au petit palais pour une réunion avec le Président. En présence d'Avidan, le Président a dit que je serai un jour chassée de BSGR. Avidan a promis au Président que cela ne se produirait pas. Le Président a ensuite convoqué Nabé dans la salle. Le Président a dit à Nabé d'accorder les blocs l et 2 à BSGR. Nabé a dit qu'il comprenait. Au début de décembre 2008, les blocs l et 2 ont été accordés à BSGR.

En décembre 2008, mon époux est décédé et a été remplacé par un gouvernement militaire. Après 40 jours de deuil, j'ai été forcée de fuir en Sierra Leone. Après que j'avais passé plusieurs mois à Freetown, Avidan a envoyé un représentant de BSGR en Sierra Leone pour me remettre 50 000 dollars en nouvelle monnaie sur une plage près de Freetown. Durant l'été 2009, Issiaga Bangoura est venu à Freetown dans une voiture de fonction de BSGR avec une déclaration, que j'ai signée, en date du 2 août 2009. Il m'a dit que BSGR ne voulait plus de moi dans la société et que je devais signer le document. La déclaration prévoyait que je reçoive 4 millions de dollars en quatre versements pour finaliser mes paiements avec BSGR. Plus tard en 2009, j'ai reçu un virement électronique de 998 000 dollars auprès de Rokel Commercial Bank, depuis un compte appartenant à Ghassan Boutrous, un Libanais. Boutrous vendait du matériel en Guinée et servait à Avidan pour le transfert d'argent dans cette transaction. J'ai reçu 2 000 dollars séparément, ce qui résulte en un paiement total de 1. 000. 000 dollars.

Je suis allée à Jacksonville et j'ai utilisé une part de cette somme pour acheter une demeure pour moi-même et pour ma famille. Je suis ensuite retournée à Freetown. Pendant que j'étais là, j'ai reçu un paiement supplémentaire de 998 000 dollars, que j'ai compris comme venant de BSGR.

BSGR a finalement arrêté de me payer selon les contrats que nous avions déjà signés. J'ai essayé d'obtenir des paiements de BSGR, et je me suis finalement tournée vers le nouveau gouvernement guinéen pour leur aide. J'ai appelé le Chef d'état-major de l'armée pour son assistance. Il a dit qu'il m'aiderait si je lui envoyais des copies des contrats que j’avais avec BSGR. Il m'a aussi dit que le nouveau Ministre des Mines, Mahmoud Thiam, prônait BSGR dans son litige avec moi.

Le Chef d'état-major a finalement parlé au Président Konaté au sujet de mes contrats avec BSGR, disant aussi que le Chef d'état-major les avait vu personnellement. Selon le Chef d'état-major, le Président Konaté a dit que cela ne devait pas arriver à la veuve d'un président. Le Président Konaté a dit à Thiam que BSGR devait me payer ce qui m'était dû.

Après mon entretien avec le Chef d'état-major, Michael Noy et Patrick Saada sont venus plusieurs fois à Freetown. Au cours d'une réunion avec Noy, Noy m'a demandé de signer des documents non datés qui mettaient ?n à mes accords préalables avec BSGR, les nouveaux documents entrant en vigueur à leur place. Noy m'a dit de garder ces documents secrets. Les documents tenaient compte du fait que j'avais reçu 2,4 millions de dollars et que j'allais recevoir 3,1 millions de dollars en plus. Je les ai signés. Une copie authentique et conforme de ces documents est jointe à la présente, en Pièce 6.

Plus tard, en juillet 2010, Michacl Noy est revenu avec un nouveau contrat selon lequel je recevrais 5 millions de dollars en deux versements; j'ai également signé ce contrat. Enfin, il est revenu en août 2010 avec un autre contrat selon lequel je serai payée 5 millions de dollars en deux paiements sur les quatre années suivantes. Chaque fois qu'il revenait, il me disait que Beny Steinmetz voulait autre chose dans la forme ou le fond du contrat. Une copie authentique et conforme de ces documents est jointe à la présente, en Pièce 7.

Au fil des années, après la signature de ces contrats, BSGR a transféré de l'argent à mes comptes en Guinée et à Jacksonville (Floride). J'ai compris que la somme totale de cet argent remplaçait les cinq pour cent de l'exploitation minière que j'étais sensée détenir.

Je déclare que les renseignements précédents sont véridiques et exacts au meilleur de mes souvenirs."


La rédaction de GUINEE24.COM

 

 

 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Africaine
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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 23:58

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BENIN – ACTE DE HAUTE TRAHISON: Les Syndicalistes LOKOSSOU, TODJINOU, CHADARE et DOVONON ont trahi les travailleurs

 

 

 

 

DESAPROBATION ET REJET TOTAL ET ACTIF DE L’ACTE DE TRAHISION DES SG LOKOSSOU, TODJINOU, CHADARE ET DOVONON PAR LES TRVAILLEURS DE L’OUEME-PLATEAU

 

 

 

Ce Mardi 15 Avril 2014, les travailleurs des départements de l’Ouémé-Plateau étaient réunis en Assemblée Générale à l’Ecole Urbaine Centre de Porto-Novo, comme à leur habitude depuis le début de la présente grève lorsque la triste nouvelle leur est parvenue. Il s’agit en effet, de la confirmation de la traduction en acte concret de ce que la presse audio-visuelle et écrite a commencé par annoncer dès la veille, à savoir : la décision de suspension de la motion de grève en cours par certains SG de confédérations et centrales syndicales. Comme on pouvait s’y attendre (dans les conditions actuelles où la détermination des travailleurs à poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications est exprimée de façon pratique dans tous le pays), les participants à cette Assemblée Générale dirigée par les responsables du bureau de leur comité départemental de luttes, ont immédiatement suspendu le cours normal de l’AG pour d’abord exprimer leur désapprobation et leur rejet actif et total de ce qu’il convient bien d’appeler la haute trahison du peuple béninois et notamment des travailleurs par les SG  Dieu-Donné LOKOSSOU, Pascal TODJINOU, Noël CHADARE et Christophe DOVONON. C’est inadmissible quand on sait que la semaine dernière, du Mercredi au Vendredi, les rencontres avec les bureaux des syndicats de base de ces confédérations et centrales ont toutes indiqué la voie de la poursuite du mouvement de façon très majoritaire.  

 

Dans une colère folle, les travailleurs (toutes confédérations et centrales syndicales confondues) ont aussitôt décidé d’une marche qu’ils ont immédiatement exécutée pendant au moins une heure dans l’enceinte de l’Ecole Urbaine Centre de Porto-Novo, qui est le symbole de la Bourse du Travail dans l’Ouémé-Plateau. Branchages en mains et à travers chansons, cris et slogans hostiles (Lokossou hélué !, Todjinou hélué !, Chadaré hélué ! Dovonon hélué !...), ils ont fait connaître aux populations de l’Ouémé-Plateau et à la presse présente sur les lieux leurs désapprobation et rejet de la décision qui venait d’être prise par ceux qu’ils qualifient désormais d’ennemis et de traitres des travailleurs en général et des enseignants en particulier, car les revendications fondamentales de ces derniers sont restées non satisfaites jusque-là. Pour les travailleurs, Lokossou, Todjinou, Chadaré et Dovonon viennent de signer leur propre mort dans le département de l’Ouémé-Plateau à travers l’acte qu’ils viennent de prendre. Ainsi, pour le corroborer, ils ont rassemblé les branchages ayant servi  à la marche et qui pour eux symbolisent les actes de traitrise et leurs auteurs qu’ils ont écrasées de leurs pieds et les ont ensuite enterrées dans une fosse commune.

 

Ensuite, la décision d’une marche de dénonciation de cet acte a été aussitôt prise pour le Vendredi 18 Avril 2014 à travers la ville de Porto-Novo. Elle partira de la Bibliothèque Nationale pour échouer à la Place Bayol aux pieds de la statue du roi Dèh Tofa à qui les traîtres Lokossou, Todjinou, Chadaré et Dovonon seront confiés pour un jugement spirituel adéquat.

 

Par contre les SG Paul Essè IKO et Laurent METONGNON ont été félicités pour leur fermeté et salués comme les sauveurs de la classe ouvrière béninoise et surtout des acquis démocratiques.

 

Pour terminer, les travailleurs de l’Ouémé-Plateau, invitent le peuple béninois dans son ensemble et les travailleurs en particuliers à rester vigilants, fermes pour faire échec à tous complots et poursuivre inexorablement la lutte pour la satisfaction des revendications clés.

 

Seule la lutte Paye !

                                               

Porto-Novo, le 15 Avril 2014 

 

ALIHONOU B. Josué


Correspondant du Crépuscule du Matin, Ouémé-Plateau

 

 

 
 
  
  
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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 19:41

ECONOMIE : La diaspora africaine paye trop de frais pour les transferts d’argent vers le continent

 

 

mercredi 16 avril 2014 / par Frédéric Schneider

 


Le continent africain paye des frais de transfert d’argent depuis l’étranger beaucoup trop élevés au regard de la moyenne mondiale, selon une ONG britannique qui a sorti un rapport, ce mercredi.

 

D’après le rapport de l’organisation non-gouvernementale britannique, Overseas Development Institute (ODI), les frais de transfert d’argent des Africains à l’étranger vers leurs proches sur le continent sont beaucoup trop coûteux. L’étude publiée, ce mercredi, compare ces frais avec celle des autres régions du monde et indique que l’Afrique perd entre 1,4 et 2,3 milliards de dollars par an à cause des frais de transfert trop élevés.


« L’Afrique subsaharienne est la région la plus pauvre au monde, mais elle essuie les frais de transfert les plus élevés. Les frais sont en moyenne de 12% sur les transferts de 200 dollars US, ce qui équivaut quasiment au double de la moyenne mondiale », indique l’ODI, rapporte l’AFP.


Les montants exorbitants pour transférer l’argent de l’étranger vers l’Afrique seraient causés, selon cette même ONG, par le « manque de concurrence » entre les deux sociétés de transfert d’argent qui possèdent un monopôle sur ce marché : Western Union et MoneyGram.


« Cette surtaxe sur les transferts détourne les ressources dont les familles ont besoin pour pouvoir investir dans l’éducation, la santé et la construction d’un avenir meilleur. Elle fragilise un lien vital pour des centaines de milliers de familles africaines », explique le directeur de l’ODI, Kevin Watkins.


Afrik.com

 

 

 
  
  
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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 19:04

16 avril 2014

 


BENIN - Dossier scandaleux de la Nocibé: L’Etat vole Fagbohoun pour un Libano-sénégalais



Comme votre journal Le Matinal vous l’annonçait, nous voici à un autre épisode du scandaleux dossier portant sur la convention minière signée au projet de la Nouvelle cimenterie du Bénin (Nocibé). A cette étape-ci des révélations sur le puant dossier de la Nocibé, c’est du foncier sur lequel se porte l’exploitation du gisement cimentier que se révèle une violation des droits de l’opérateur économique Séfou Fagbohoun au profit d’un Libano-sénégalais.



Le Béninois dont il s’agit n’est pas un monsieur ordinaire mais, un député de la République que Yayi Boni et ses obligés de membres de gouvernement ont décidé de priver de ses droits de jouissance de propriété sur un espace domanial sis dans la Commune d’Adja-Ouèrè. C’est en effet cette Commune du Département du Plateau qui abrite les installations de la Nouvelle cimenterie du Bénin (Nocibé) sur un domaine appartenant au sieur Séfou Ladékpo Fagbohoun. Encore un homme d’affaires béninois dont le régime Yayi Boni a décidé de priver des droits au profit d’un soit disant investisseur étranger venu faire des affaires au Bénin.

En réalité, le domaine où se fait l’exploitation du gisement cimentier d’Adja-Ouère est une propriété du député Fagbohoun et consorts qui devraient en jouir à leur guise. Mais contre toute attente, Yayi Boni et son gouvernement le leur ont arraché pour le remettre au Libano-sénégalais Latfallah Layousse, Pdg de la Nocibé. Ce qui constitue une violation flagrante de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. En effet, à l’article 22 de ladite Constitution, il est prévu que : « Toute personne a droit à la propriété. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et contre juste et préalable dédommagement ». Ce qui importe de noter dans cette disposition constitutionnelle est le bout de phrase : « …contre juste et préalable dédommagement ». C’est-à-dire que même s’il est admis que l’Etat peut se prévaloir de la cause d’utilité publique pour priver un citoyen de son droit de jouir d’un bien domanial, il (l’Etat) est tenu de le dédommager justement et surtout préalablement avant d’affecter ledit domaine à une cause publique.


Un projet volé au vrai propriétaire


Mais dans le cas d’espèce à cette date, de nos investigations, il nous est revenu que l’Etat béninois n’a payé aucun frais aux ayants droits et plus grave, le bénéficiaire (Nocibé) n’a non plus payé aucun droit d’entrée, comme cela est généralement admis dans le cas des transactions du genre, pour pouvoir permettre à l’Etat de faire face aux dommages et intérêts liés au foncier arraché à Fagbohoun et consorts. Mais là, n’est pas le vrai hic dans ce scabreux dossier de Nocibé. Ce qui est plus grave et sort de l’extraordinaire mode de gouvernance de Yayi Boni est que le projet d’exploitation du gisement cimentier d’Adja-Ouèrè n’appartient même pas à l’origine à Latfallah Layousse, Pdg de Nocibé.


Joint au téléphone pour savoir s’il a pu être dédommagé de la propriété qui lui a été arrachée, l’homme d’affaires et député Séfou Fagbohoun nous confie ceci : « Il ne s’agit pas seulement de dédommagement mais, le projet en lui-même est le mien. C’est à M. Richard Sènou, ancien ministre de Yayi Boni, que je l’ai confié pour aller le proposer au chef de l’Etat. Mais une fois après avoir reçu mon dossier sur le projet d’exploitation du gisement cimentier à Adja-Ouèrè, le chef de l’Etat qui visiblement s’est mis dans la dynamique de saper les bases de tous les hommes d’affaire nationaux a détourné mon projet au profit d’un ami à lui. Et du jour au lendemain, ce sont les installations de Nocibé que j’ai vu impuissant déployées sur mon domaine sans que personne ne me dise ce qui se passe réellement… » Mais devant notre insistance à savoir s’il a été tout au moins dédommagé, Séfou Fagbohoun nous répond ceci : « Est-ce que ce régime a jamais dédommagé qui que ce soit dans un dossier où un citoyen a été victime de faits et actes ? Mais on verra bien comment cela va se terminer un jour ». En réalité donc, le nauséeux dossier à scandale de Nocibé est un vrai hold-up d’Etat de haut vol orchestré par le régime de Yayi Boni.


Un régime bouffeur des fils du pays


En effet, on se rappelle qu’à l’entame de son régime en 2006, l’homme d’affaires Séfou Fagbohoun a été la toute première proie dont s’est fait « rôtir » Yayi Boni en l’envoyant en taule pour plus d’un an de vie carcérale. Yayi Boni avait donné l’impression, en son temps, de vouloir en découdre avec l’homme d’affaire en lui mettant le grappin dessus dans un dossier créé de toutes pièces sur les avoirs de la Sonacop. Mais comme la nature a horreur de l’injustice dont Yayi Boni s’est fait champion, depuis son cachot de la prison civile de Cotonou, Séfou Fagbohoun s’est fait élire député. Dès lors, Yayi Boni n’avait plus que ses yeux pour « pleurer » car, contraint de faire libérer le député de la nation béninoise.


Puis, comme s’il tient en réserve sa vengeance, il a sauté sur le projet cimentier de Séfou Fagbohoun à lui remis par l’ex ministre Richard Sènou pour lui porter l’estocade. Mais jusqu’à quand va durer cet acharnement de l’actuel chef de l’Etat béninois contre ses compatriotes hommes d’affaires ? Après Séfou Fagbohoun, ce fut le tour de l’opérateur économique Patrice Talon, de Sébastien Ajavon qui tous, fort curieusement sont des Béninois originaires du Sud-Bénin. C’est haut le cœur qu’on est donc contraint de se demander pourquoi cette hache de guerre est déterrée contre les hommes d’affaires de la partie septentrionale du Bénin pendant que le même Yayi Boni favorise l’enrichissement d’opérateurs économiques originaires du Centre et du Nord-Bénin. Est-ce l’unité et la cohésion nationale qui passent par cette persécution de ces hommes d’affaires au profit d’étrangers tels que Latfallah Layousse de la Nocibé et le français Vincent Bolloré qui récemment s’est arrogé, avec la complicité de Yayi Boni, du projet de la Boucle ferroviaire ouest africaine au détriment de l’homme d’affaires béninois, Samuel Aworé Dossou de la société Pik Network qui est le vrai initiateur de ce projet mais, aujourd’hui presque écarté ?
Pour l’heure, parlant du scandale de Nocibé, demain jeudi, nous vous donnerons, cher lecteurs, les détails sur les artifices presque illégaux utilisés par Yayi Boni pour accorder l’exploitation du gisement cimentier à son ami Libano-sénégalais, Latfallah Layouse, sous un régime d’investissement de catégorie E qui constitue le siège même de toute la fraude orchestrée dans ce dossier cousu de fil blanc. A demain donc pour la suite…


Charles Toko & Emérico Adjovi

Source : Le Matinal

 

 

 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 18:09

16 avril 2014

 

BENIN - Scandale autour de l’affaire Ubipharm: Yayi Boni viole les lois de la République


Dans le fameux dossier de l’autorisation ou non de la multinationale Ubipharm pour exercer au Bénin, le gouvernement béninois vient d’instruire le ministre de la Santé publique à l’effet. C’est en Conseil des ministres du 26 mars dernier que le rubicon a été franchi par la violation totale des lois de la République sous les auspices du chef de l’Etat. C’est en somme un autre scandale qui vient d’ouvrir le régime agonisant de la Refondation.



Dans cette guéguerre inutile qui oppose le ministère de la Santé publique à l’Ordre national des pharmaciens du Bénin, c’est Yayi Boni qui vient une fois encore de s’illustrer négativement, comme à son habitude, dans la prise d’une décision d’autorisation d’exercice de la multinationale Ubipharm Bénin S.A. et de l’usine African pharmaceutical generics (Apg) en violation totale des prescriptions légales régissant la matière en République du Bénin. En effet, selon la loi n°- 97-020 du 17 juin 1997 en son article 3, il y est écrit de façon expresse que : « L’autorisation de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales est donnée individuellement, par le ministre de la Santé en Commission technique, après avis favorable du Conseil de l’Ordre compétent. L’avis du Conseil de l’Ordre doit intervenir dans un délai de deux (2) mois à compter de la réception du dossier prévu à l’article 8 de la présente loi, après enquête sur le titre, la moralité et l’aptitude professionnelle du postulant ».


Mais aussi curieux que cela puisse paraître, comme ils en sont coutumiers, les béni oui-oui et leur chef qui se rassemblent de façon intempestive en interminables Conseils des ministres, ont décidé de passer outre cette prescription légale pour autoriser le ministre de la Santé publique à délivrer un sésame à Ubipharm et Apg. Cela s’appelle simplement une violation flagrante d’une loi de la République. Car, à en croire les responsables de l’Ordre national des pharmaciens du Bénin, ils n’ont jamais donné leur avis favorable tel que la disposition légale ci-dessus citée l’a prescrit. Mais comme dans un jeu de passe-passe dont Yayi Boni et son ministre de la Santé connaissent seuls les tenants et aboutissants, l’ensemble des obligés du gouvernement a décidé en Conseil des ministres du mercredi 26 mars dernier d’accorder l’autorisation d’exercice à Ubipharm et Apg dont les activités au Bénin risquent de porter un grave préjudice aux entreprises grossistes des produits pharmaceutiques appartenant aux nationaux. Mais Yayi Boni et ses ministres n’en ont pas cure. Ils n’ont pas souci de protéger les nationaux qui ont pris le risque d’investir pour créer la richesse et les impôts et taxes qui permettent le paiement de leur traitement salarial ou indemnités mirobolantes. Ce qui les intéresse eux autres, c’est de siphonner seulement les caisses de l’Etat pour se mettre plein les poches. Mais comment procèdent les agents du ministère de l’Economie et des finances pour avoir l’argent dans les caisses ne les intéresse pas. Si non, comment comprendre qu’un Etat puisse prendre une décision qui pénalise ses citoyens au profit de multinationales qui, en réalité, ne viennent au Bénin que pour faire les affaires et des profits à exporter chez elles.


Un recours maladroit


Ce qui étonne davantage dans la manière dont l’ensemble du gouvernement Yayi a procédé pour instruire le ministre de la Santé à l’effet d’autoriser Ubipharm et Apg est pour le moins saugrenu. Tenez ! C’est sur la base d’un rapport complémentaire de l’Inspecteur général de l’Etat (Alidou Koussé) présenté curieusement par le ministre de la Santé en Conseil des ministres qui a servi de détonateur à ce fourvoiement du régime Yayi Boni comme à son habitude. L’Inspecteur général de l’Etat, Alidou Koussé serait-il devenu un subalterne du ministre de la Santé pour que ce dernier soit la personne qui présente le fruit de son rapport d’enquête en Conseil des ministres ? C’est une première pour les rapports d’enquête de l’Ige. Où était donc Alidou Koussé pour que son rapport se retrouve entre les mains du ministre de la Santé qui l’a défendu auprès de ses collègues ministres aux fins de les décider à aller dans son sens ?


Et pourtant, le même Conseil des ministres, lors de sa session du 30 octobre 2013, a bel et bien tenu à ce que l’autorisation d’exercice soit accordée à Ubipharm et Apg dans le respect des conditions générales et spécifiques. Mais jamais, d’ores et déjà, après étude des dossiers des postulants par l’Ordre national des pharmaciens du Bénin, ce dernier a conclu au rejet desdits dossiers au motif de violation de l’éthique professionnelle et des dispositions légales contenues dans la loi 97-020. 


Mais dans une acrobatie dans laquelle on a malencontreusement invité l’Inspecteur général de l’Etat, au lieu que se soit les voies de recours qui soient empruntées par les rejetés, l’Etat béninois avec son chef en peloton décide de marcher sur les lois de la République dans un pays où le gouvernement a toujours tendance à faire marcher la justice qui lui résiste malgré tout.


Le chef était bien informé, mais…


Encore que sur le dossier spécifique de Ubipharm, l’avis défavorable de la Commission technique a été clair et net pour que le comprenne un sourd et le voit un aveugle. En effet, c’est en ses séances des 09, 16 octobre 2009 et de 29 décembre 2009 et 19 février 2010 que les membres de ladite Commission technique se sont prononcés sans équivoque. Et pour ne pas se voir mélanger dans la farine par le ministère de la Santé, le Collectif des Ordres nationaux et Associations de Santé du Bénin dans une correspondance en date du 30 janvier 2012 a saisi le chef de l’Etat des micmacs qui s’entretenaient autour du dossier de Ubipharm. Mais malgré la réception d’une telle correspondance comme s’il aurait été induit en erreur, Yayi Boni a passé outre l’alerte donnée par les professionnels de la Santé pour décider d’envoyer ses compatriotes à l’abattoir. Car, avec cette autorisation à accorder à Ubipahrm, on se demande bien si Yayi Boni est toujours dans la dynamique de l’Appel de Cotonou qui est issu du Colloque tenu dans cette ville du Bénin sur l’initiative de la Fondation de l’ancien Président français Jacques Chirac sur la lutte contre les faux médicaments.


Le recours à l’Inspecteur général de l’Etat dans ce dossier sur la Santé était-elle la voie royale que devrait emprunter Yayi Boni pour régler ce conflit professionnel qui divisait son ministre de la Santé et les responsables de l’Ordre national des pharmaciens du Bénin ? Les jours à venir nous édifieront quant à l’issue ou des conséquences qui découleraient de cet acte inique du gouvernement Yayi Boni qui donne bien l’impression d’avoir orchestré un cirque lors de l’Appel de Cotonou. Autrement, il a encore le temps de revoir les choses pour rentrer les normes de la République. Car, si c’est dans cette foulée que l’on constate curieusement qu’une proposition de loi portant relecture de la loi 97-020 a été introduite à l’Assemblée nationale, il est aisé de conclure que la forfaiture est consommée. Et les tenants devront en répondre tôt ou tard devant le tribunal de leur conscience. Mais en attendant, les Organisations de la Société civile devront jouer leur rôle de veille citoyenne pour dire non au déni de justice, à l’instauration de l’anarchie qui frise le despotisme et le totalitarisme.


La rédaction

Source : Le Matinal

 

 

 
  
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