Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 22:39

Omar-AROUNA.jpg

 

 

14/04/2014

 


BENIN : Les diplomates exigent l’annulation de la décision de nomination de Monsieur Omar AROUNA en qualité d’Ambassadeur du Bénin à Washington


Ambassades et services du ministère des Affaires étrangères fermés pour 48 Heures


Ils sont aussi fâchés ; les cadres en fonction au ministère des affaires étrangères
ne sont pas contents. Ils tiennent dents aussi bien à leur ministre de tutelle qu’au
gouvernement et à son chef. Nominations contestées d’ambassadeurs, recrutements
illégaux et fantaisistes d’agents en postes à l’extérieur du Bénin, et protestation
contre le traitement qui leur est réservé dans les ministères ; tout est fin prêt pour
que les diplomates démarrent leur grève d’avertissement dès mercredi prochain.


(Lire la motion de grève).


MOTION DE GREVE


• Considérant que la nomination de Monsieur
Omar AROUNA en qualité d’Ambassadeur extraordinaire
et Plénipotentiaire du Bénin près les
Etats-Unis d’Amérique viole l’article 127 du Décret
n° 2012-196 du 03 juillet 2012 portant Attributions,
organisation et fonctionnement du Ministère
des Affaires Etrangères, qui dispose en son alinéa 3
« Les Chefs de Mission des Postes diplomatiques
à compétence multilatérale ou à compétence mixte
sont nommés parmi les diplomates de carrière » ;


• Considérant les frustrations et injustices qui résultent
de la volonté du Chef de l’Etat de confier nos
Ambassades et Consulats généraux à des hommes
politiques, affairistes et autres opportunistes, étrangers
à la profession de Diplomate ;


• Considérant que la revalorisation salariale (de
1950 euros à 4160 euros, quasiment le même
que celui d’un Ministre Conseiller) et le décaissement
de la somme de 193.000 euros, soit environ
127.000.000 de francs CFA, au profit de Monsieur
Ludovic DAKOSSI, interprète-traducteur, recruté
local à l’Ambassade du Bénin à Berlin, au motif
d’une régularisation de la situation contractuelle de
l’intéressé, n’est rien d’autre qu’un enrichissement
sans cause ;


• Considérant que l’administration du Ministère
des Affaires Etrangères s’est autosaisie de ce dossier
sans qu’aucun prud’homme allemand ne l’y ait
obligé ;


• Considérant le contenu de la motion de protestation
adressée au Ministre des Affaires Etrangères,
de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et
des Béninois de l’Extérieur, au cours du sit-in du
10 mars 2014 ;


Les travailleurs du Ministère des Affaires Etrangères,
réunis en Assemblée Générale extraordinaire
le lundi 07 avril 2014,


Décident d’observer, aussi bien au Département
que dans les services extérieurs, un mouvement
de grève d’avertissement de 48 heures, pour
compter du mercredi 16 avril 2014 à 00 heure,
au jeudi 17 avril 2014 à minuit, pour :

A. PROTESTER CONTRE les conditions de vie

et de travail qui leur sont faites par l’Etat béninois ;

B. DENONCER AVEC LA DERNIERE
RIGUEUR
 le peu de considération et de sollicitude
du Chef de l’Etat et de son Gouvernement à l’égard
des acteurs de la Diplomatie béninoise, désabusés,
blasés et résignés malgré eux face aux humiliations
répétées dont ils font l’objet depuis l’avènement de
l’actuel régime ;

C. EXIGER :


1. le respect par le Chef de l’Etat et le Ministre des
Affaires Etrangères, du principe « la Diplomatie
aux Diplomates » et des quotas institués dans le
cadre de la nomination des Chefs de Mission des
postes diplomatiques et consulaires.


2. l’annulation de la décision de nomination de
Monsieur Omar AROUNA, en qualité d’Ambassadeur
du Bénin à Washington, en ce qu’elle
viole l’article 127 du Décret portant Attributions,
Organisation et fonctionnement du Ministère des
Affaires Etrangères ;


3. l’annulation immédiate de la mesure de revalorisation
salariale au profit de Monsieur Ludovic
DAKOSSI, recruté local à l’Ambassade du Bénin
à Berlin et du versement à l’intéressé de rappel
de moins perçus sur salaire au titre de plusieurs
années et s’élevant à 193.800 euros, soit environ
127.000.000 francs CFA, avec les mesures suivantes :

- la suspension dans la lettre d’annonce de crédits
délégués au profit de l’Ambassade du Bénin
à Berlin, au titre du premier trimestre de l’année
2014, du point relatif aux mesures de revalorisation
de salaire et de rappels de moins perçus portant sur
plusieurs années ;


- la résiliation immédiate du contrat de travail de
Monsieur Ludovic DAKOSSI qui s’est à maintes
reprises rendu coupable de faits et agissements
répréhensibles ainsi que d’actes d’insubordination
notoire ;


- l’affectation à l’Ambassade du Bénin à Berlin
d’un interprète-traducteur ;


4. l’adoption par le Conseil des Ministres des textes
fondamentaux du Ministère à savoir :


- le Décret en cours d’élaboration fixant les avantages
dans les postes diplomatiques et consulaires
(en remplacement du Décret 149 du 20 avril
1965) et la prise de ses Arrêtés d’application (en
abrogation de l’Arrêté n° 25 du 04 mars 1977) ;


- le Décret en cours d’élaboration, portant statuts
particuliers des personnels du Ministère des
Affaires étrangères, en actualisation du Décret n°
98-190 du 11 mai 1998 ;


5. un environnement de travail sain et une amélioration
des conditions d’exercice de leur profession ;


6. un recrutement spécial au titre de 2014, pour étoffer
l’effectif du Ministère, le concours de recrutement
organisé en décembre 2012 ayant été annulé;


7. la généralisation de la mesure de nomination
des Chefs de service dans toutes les Directions du
Ministère ;


8. l’encadrement du redéploiement diplomatique
par un Arrêté fixant les critères d’affectation et de
rappel de poste ;


9. la relecture du manuel de procédures de gestion
des postes diplomatiques et des consulats généraux
pour un apaisement du climat de travail entre les
Chefs de chancellerie et les Attachés financiers ;


10. un manuel de procédures pour l’encadrement
et la gestion du contrat de travail des agents dits
« recrutés locaux » dans les postes diplomatiques
et consulaires ;


11. la relecture du Décret n° 94-143 du 24 mai 1994
portant régime des frais de mission à l’étranger ;


12. la tenue de la deuxième édition des Etats généraux
de la diplomatie béninoise ;

 


13. la reprise des travaux de réfection de l’ancien
bâtiment administratif interrompus depuis des
lustres, et sa rétrocession au Ministère des Affaires
étrangères.


RENDENT LE GOUVERNEMENT ENTIEREMENT
RESPONSABLE DES DECONVENUES
QUI DECOULERAIENT DE SON REFUS DE
SATISFAIRE LESDITES REVENDICATIONS.


Fait à Cotonou, le 08 avril 2014
Pour le Bureau Directeur,
Le Secrétaire Général

 

 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 13:57

SATCHIVI-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

14/04/2014

 


BENIN – CCIB : Jean-Baptiste SATCHIVI va-t-il enfin s’affranchir de la tutelle encombrante du roi Boni 1er ???


 


Par Benoît ILLASSA


 

« Le Général qui voit avec les yeux des autres n’est pas capable de commander une armée. » Napoléon BONAPARTE


 

Nous avions soutenu sa candidature contre la candidate du pouvoir, Madame Saratou KABASSI – ADEOTI car nous étions convaincus qu’il était l’homme de la situation. The right man at the right place disions-nous.


Jean-Baptiste SATCHIVI a été installé comme président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin le samedi 25 janvier 2014 par Naomie AZARIA, ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME. Dans 10 jours, cela fera trois mois !!!


Depuis trois mois donc, aucun audit de la gestion de la CCIB n’a démarré ni en cours. Après des années de gestion provisoire de cette maison, nul ne sait combien le nouveau président a trouvé dans les caisses de l’Institution consulaire. Comme toujours au Bénin, ses prédécesseurs qui ont piqué dans la caisse ne seront pas inquiétés. Impunité garantie même si en haut lieu on scande des slogans farfelus de lutte contre la corruption. Dans ces conditions, peut-on parler de la création des tribunaux consulaires sans mettre la charrue avant les bœufs ???


Malgré la crise énergétique et de l’eau qui sévissent dans le pays, les autorités consulaires restent muettes comme une carpe alors que bon nombre d’entreprises sont tributaires de l’énergie et de l’eau. Une entreprise comme la sobebra utilise à elle seule un quart de l’eau produite à Cotonou et à Parakou. La crise sociale bat son plein dans le pays depuis bientôt trois mois. On aurait aimé voir le président de la CCIB à la bourse du travail comme l’avait fait Sébastien AJAVON, le patron du patronat béninois. Il est absent comme les vieux grabataires de la médiature et son collègue de la gouvernance concertée.


Dans un pays où le roi chante, du haut de sa forteresse de la marina, le partenariat public – privé, les entreprises de Patrice TALON sont dépiécées quand elles ne sont pas purement et simplement volées par l’Etat. Face à cette situation, le silence du président SATCHIVI est alarmant.


Pour les cents premiers jours à la tête de la CCIBJean-Baptiste SATCHIVI saura-t-il nous convaincre que c’est lui qui détient véritablement la clé de l’institution consulaire ???

 


IB

 

 

 
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 23:45

Moussa-Mara1-200x160.jpg

 

 

12/04/2014

 

Mali: Qui est Moussa Mara, le nouveau premier ministre ?

 


Moussa MARA est l’un des jeunes loups de la scène politique nationale. L’ascension du nouveau ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville  a été fulgurante. A sa nomination au gouvernement de Oumar Tatam LY comme ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, il était le maire de la Commune IV du District de Bamako.

 

Moussa MARA est né le 2 mars 1975 à Bamako. Son père, militaire de rang, était en ce moment membre du Comité militaire de libération nationale, Ministre de la Justice et Maire de Kati, une ville garnison située à 15 kilomètres de Bamako. Kati fut ainsi le premier berceau de Moussa MARA. Sa maman, fonctionnaire aux affaires sociales, a eu deux autres enfants avec Joseph (Fanta la grande sœur et Mamadou le petit frère). Comme cela arrive souvent dans les régimes militaires, M. Joseph MARA fut arrêté en 1978. On lui reprochait officiellement sa gestion de la mairie de Kati et du ministère de la justice. Il a été condamné à 5 ans de prisons, peine qu’il purgea à Taoudenni, bagne célèbre et redoutée au Mali.

 

Moussa MARA fit ses études primaires à l’IPEG Annexe entre 1980 et 1989. Il entre ensuite au lycée Askia Mohamed pour des études secondaires. Le jeune MARA obtint son baccalauréat trois ans plus tard avant d’entamer un riche cursus en France à l’Intel de Paris d’où il revient avec un diplôme en expertise comptable.

 

Convaincus de l’originalité de leur démarche et de la possibilité que celle-ci constitue un facteur de progrès dans notre pays, Moussa MARA et ses amis décidèrent de s’engager dans les élections législatives, sous la bannière indépendante qui correspondait le mieux au caractère de leurs actions. La liste franchit ainsi le premier tour en seconde position sur dix sept postulants (avec 30% des suffrages contre 31% pour le premier) mais ne parvint pas à remporter l’élection avec un score de 48,5% au second tour. Cet échec, comme celui de 2004, loin de constituer un découragement galvanisera encore Moussa et ses compagnons qui ont pu constater à quel point les populations, dans la commune et au delà, ont pu adhérer à leur discours et à leurs méthodes. Ils ont constitué une liste aux élections municipales de 2009 sont enfin parvenus, à leur troisième tentative, à remporter cette élection. Mr MARA a été élu maire de la commune IV du district de Bamako le 19 mai 2009.

 

L’expert comptable entre plus tard en politique et se présente aux élections législatives de 2002 en tant que candidat indépendant et met en ballotage défavorable Ibrahim Boubacar Kéïta qui l’emportera quand même au second tour. Mais le jeune Mara fait son chemin. Le 19 mai 2009, il prend la mairie de la Commune IV avant que son mandat ne soit interrompu en février 2010 avec la mise en place d’une délégation spéciale à la tête de la commune. Sans polémiquer sur les motifs de l’annulation de ces élections, il faut simplement noter que la commune IV a été la seule collectivité de Bamako voir ses élections annulées alors que des contentieux similaires ont concerné toutes les autres communes.

 

Après 12 mois d’exercice de la délégation spéciale, des élections ont été organisées en février 2011. Moussa MARA, cette fois ci candidat en tant que tête de liste YELEMA a triomphé de nouveau. Cette fois avec un résultat sans appel et nettement supérieur à celui de 2009 (19 conseillers sur 41 contre 14 conseillers sur 41) et dépassant largement le double de la liste arrivée en seconde position. M. MARA retrouve son fauteuil de maire le 07 mars 2011.

Impliqué au plan local, l’ancien maire (il a démissionné de son poste à la faveur de son entrée au gouvernement) est président du parti YELEMA (le changement en bambara), une jeune formation politique créée en 2010. Candidat à l’élection présidentielle avorté de 2012, il remet ça en 2013. Il est éliminé au premier tour.

 

Il est marié et père de deux enfants.

 

 

Source : Rédaction Financial Afrik – Pour Financial Afrik.

 
 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Africaine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 12:50

DEPESTRE-Rene.jpg

 

 

 

Depestre, Minerai Noir



Quand la sueur de l'Indien se trouva brusquement tarie par le soleil

Quand la frénésie de l'or draina au marché la dernière goutte de sang indien

De sorte qu'il ne resta plus un seul Indien aux alentours des mines d'or

On se tourna vers le fleuve musculaire de l'Afrique

Pour assurer la relève du désespoir

Alors commença la ruée vers l'inépuisable

Trésorerie de la chair noire

Alors commença la bousculade échevelée

Vers le rayonnant midi du corps noir

Et toute la terre retentit du vacarme des pioches

Dans l'épaisseur du minerai noir

Et tout juste si des chimistes ne pensèrent

Au moyen d'obtenir quelque alliage précieux

Avec le métal noir tout juste si des dames ne

Rêvèrent d'une batterie de cuisine

En nègre du Sénégal d'un service à thé

En massif négrillon des Antilles

Tout juste si quelque curé

Ne promit à sa paroisse

Une cloche coulée dans la sonorité du sang noir

Ou encore si un brave Père Noël ne songea

Pour sa visite annuelle

A des petits soldats de plomb noir

Ou si quelque vaillant capitaine

Ne tailla son épée dans l'ébène minéral

Toute la terre retentit de la secousse des foreuses

Dans les entrailles de ma race

Dans le gisement musculaire de l'homme noir

Voilà de nombreux siècles que dure l'extraction

Des merveilles de cette race

O couches métalliques de mon peuple

Minerai inépuisable de rosée humaine

Combien de pirates ont exploré de leurs armes

Les profondeurs obscures de ta chair

Combien de flibustiers se sont frayés leur chemin

A travers la riche végétation des clartés de ton corps

Jonchant tes années de tiges mortes

Et de flaques de larmes

Peuple dévalisé peuple de fond en comble retourné

Comme une terre en labours

Peuple défriché pour l'enrichissement

Des grandes foires du monde

Mûris ton grisou dans le secret de ta nuit corporelle

Nul n'osera plus couler des canons et des pièces d'or

Dans le noir métal de ta colère en crues.

 

René DEPESTRE, Minerai noir, 1956, Présence africaine.

 

 

 
 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : EDITORIAL
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 10:07

RCA - Areva: De L'affaire Uramin Au Trésor De Guerre De Bozizé

 


Par

Xavier Monnier

jeu, 10/04/2014

 

 

L'enquête judiciaire sur la vente d'Uramin à Areva pour 1,8 milliards d'euros entrouve une irradiante boîte de Pandore centrafricaine.

 

A rebours, l'histoire semble un peu trop grosse. Enorme. Entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007, le géant du nucléaire français Areva casse sa tire-lire pour acheter une start-up de droits miniers. Uramin, société canadienne domiciliée dans les îles vierges britannique possède en effet, sur le papier, les droits d'exploitation de gisements très prometteurs en Namibie, en Afrique du Sud et en Centrafrique.  Qu'importe alors les réticences d'expert mandatés pour analyser les gisements supposés contrôler par la société, le cours de l'uranium est à la hausse, le yellow cake s'arrache et il convient d'acheter vite. Par peur de manquer. La vente est actée pour 1,8 milliards d'euros, les actions levées à 21% au dessus de leur cours normal. «L’urgence invoquée cache pourtant mal sa ressemblance avec les méthodes de marketing en usage dans la grande distribution à l’occasion des ventes flashde fruits et légumes», résumé les députés Marc Goua et Camille de Rocca Serra dans leur rapport d'information déposé le 7 mars 2012 à l'Assemblée nationale. Les tatillons parlementaires notent en effet que si «Uramin apparaît fin 2006 comme une cible pertinente» quelques oublis dans le processus de décision d'achat émaillent la procédure. Notamment les documents transmis à l'Agence de Participation de l'Etat, actionnaire d'Areva. 

Irradiante mariée

«L’Agence n’aurait pas eu communication d’une synthèse critique des experts miniers de l’entreprise faisant état de quelques alertes quant aux incertitudes que les configurations particulières des sites faisaient peser sur l’évaluation de leurs réserves, comme sur les coûts de revient de leur mise en exploitation. Les rapporteurs ont eu à connaître ce document, ainsi qu’une version allégée de cette synthèse. Ils ont pu constater des décalages sensibles entre les deux présentations avec la suppression de certaines informations ou commentaires un peu réservés (77), alors que les points positifs sont intégralement préservés, voire mis en avant. Les écarts sont plus marqués encore avec les présentations succinctes qui ont été faites aux organes sociaux de l’entreprise.» Bref la mariée était si belle que ses petits défauts n'ont pas été évoqués…avant que le cours de l'Uranium ne chute, les gisements se révèlent difficiles à exploiter et la valeur d'Uramin d'être déprécié d'1,5 milliards d'euros fin 2011 dans les comptes d'Areva.

 

Si les élus n'ont rien trouvé de frauduleux dans ses errances, la Cour des comptes, comme l'a révélé Le Monde, a transmis à la justice un signalement aux fins d'enquête pour «présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles », « diffusion d'informations fausses ou trompeuses », « faux et usage de faux ».  Les investigation portent sur la période 2007-2011, soit les dernières années de la décennie de la présidence d'Anne Lauvergeon. Une période agitée durant laquelle Atomic Anne a du affronter la gourmandise d'Henri Proglio, président de Veolia devenu patron d'EDF. Soutenu par l'Elysée, notamment Claude Guéant, Proglio s'est longtemps rêvé boss du nucléaire français. Surtout, les enquêteurs pourront sans doute enfin dénouer l'imbroglio Uramin en Centrafrique.

Les grosses parts du Yellow cake

Comme l'a narré Bakchich, le pouvoir de Bangui, alors concentré entre les mains du général putschiste François Bozizé, renversé début 2013 a longtemps freiné avant d'octroyer à Areva et Uramin les droits d'exploitation des gisements de Bakouma. En effet, la Centrafrique n'avait cédé les droits qu'à Uramin avant son rachat par Areva et dans des conditions étranges, en 2006. « Conformément aux termes de l'accord minier, Uramin créé une société de droit centrafricain sous le nom de "Centrafrique Uramin SA". Selon les termes de l'accord d’exploitation minière, l'Etat a le droit de détenir 20% du capital d’Uramin Centrafrique SA. Toutefois, l'État a cédé 10% du capital en échange d’un montant égal à US $ 20.000.000, conformément à un accord mutuel», mentionne, dans un rapport d'audit, la société austalienne AMC. «On peut s'interroger sur la destination finale de ces 20 millions», fulmine un conseiller de la nouvelle présidence centrafricaine, qui craint que le magot détourné ne finance l'exil de Bozizé, renversé début 2013. Et d'éventuels chiens de guerre.

Ce n'est pas la seule piste évoquée.

En 2008, pour mettre fin aux réticences de Bozizé, Anne Lauvergeon a en effet fait appel à d'irradiant intermédiaire afin de trouver un arrangement. Et récupérer les droits d'exploitations d'Uramin. Au rang des négociateurs sont ainsi apparus Patrick Balkany, se découvrant une passion africaine, Fabien Singaye ou encore Georges Forrest. Ex-diplomate rwandais fidèle à la famille Habyarimana, l'ami Fabien était alors conseiller sécurité de Bozizé et ne manquait pas de déjeuner, sitôt qu'il passait à Paris avec Anne. Longtemps consul honoraire de France au Katanga, Georges Forrest a bâti son immense fortune dans le secteur minier. Son nom émarge même officiellement au bas d'un document exhumé par Bakchich. Un protocole d'accord entre la République de Centrafrique, Areva, sa filiale Uramin alors représenté par Sébastien de Montessus et Henri de Dinechin. Au menu de l'accord, un chèque immédiat de dix millions d'euros pour la Centrafrique et 50 millions d'avances payables de 2008 à 2012 mais remboursables entre 2013 et 2017.

Source : http://www.bakchich.info/

 

 

 
 
  
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Internationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Pages

Présentation

Recommander

Recherche

Calendrier

Avril 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés