Dimanche 24 août 2014 7 24 /08 /Août /2014 13:39

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22/08/2014

 

 

PROPAGATION DE LA FIEVRE ROUGE : Quand Ebola met à nu les tares des systèmes sanitaires africains

 

 

La gouvernance des Etats africains présente beaucoup d’insuffisances. Il n’y a que les personnes de mauvaise foi qui peuvent en douter. Une des illustrations les plus frappantes de ce fait est la situation chaotique dans laquelle se trouvent nos systèmes de santé. En effet, la propagation du virus Ebola a contribué à mettre à nu toute l’étendue de cette triste réalité, qui doit désormais interpeller toutes les consciences. Lorsque l’on fait l’état des lieux, l’on peut avoir des raisons objectives d’être remonté contre nos gouvernants.

 

L’Afrique est en train de payer pour son manque de vision

 

Les zones d’ombre sont nombreuses. Elles se rapportent notamment à l’insuffisance du personnel soignant qualifié, au niveau rudimentaire des plateaux techniques, à la gestion artisanale des structures de santé, au manque de professionnalisme et de motivation des agents de santé, etc. Dans ces conditions, l’on comprend pourquoi la moindre épidémie peut constituer une véritable épreuve pour les autorités sanitaires. Certes, Ebola n’est pas comme les autres maladies infectieuses, mais la précarité et le dénuement dans lesquels évoluent les systèmes sanitaires de bien des Etats africains, peuvent expliquer en partie sa propagation. Lorsque l’on prend le cas du Libéria qui est l’un des pays le plus touché par le virus, l’on peut tomber des nues de constater que ce pays, qui est indépendant depuis 1847, dispose seulement de 250 médecins, soit un ratio effroyable d’un ou de deux médecins pour 100 000 habitants. Il n’est donc pas étonnant que le pays de William Tolbert ait beaucoup de mal à déployer un personnel qualifié suffisant, pour la prise en charge des personnes infectées et affectées. Que l’on n’aille surtout pas brandir l’insuffisance de moyens financiers pour justifier cet état de fait. En effet, le Libéria regorge d’énormes richesses minières dont l’exploitation judicieuse pourrait permettre au peuple libérien de sortir la tête de l’eau. Malheureusement, ces richesses sont exploitées au profit d’une caste politique qui vit sur un îlot d’opulence, dans un océan de misère et d’indigence indescriptibles. L’exemple du Libéria est celui de la plupart des Etats africains. Lorsqu’il s’agit de répondre aux besoins de base des populations en termes d’éducation, de santé, de logement, l’on n’hésite pas en haut lieu à invoquer le manque de moyens financiers et à tendre sans gêne la sébile à la communauté internationale. Par contre, lorsqu’il s’agit de dépenser pour réaliser des activités dont l’intérêt pour les populations n’est pas évident, l’argent est vite mobilisé. Pour revenir à la propagation de la fièvre rouge, l’on a envie de dire que l’Afrique est en train de payer pour son manque de vision. Gouverner, dit-on, c’est prévoir.

 

Il y a urgence à repenser les systèmes de santé des pays africains

 

Mais en Afrique, c’est tout le contraire. C’est le pilotage à vue qui est érigé en mode de gouvernance. Lorsque survient la moindre urgence, c’est le sauve-qui-peut, nos Etats donnant l’impression d’être complètement désarmés. D’ailleurs, le fait qui consiste pour les princes qui nous gouvernent de courir, toutes affaires cessantes, en Occident, même pour soigner leurs petits bobos, est un aveu du peu d’intérêt et de crédit qu’ils accordent à nos structures sanitaires et à nos spécialistes de la santé. La tendance est loin d’être inversée. En effet, nos hôpitaux se présentent de plus en plus comme des antichambres de la mort : les urgences médicales sont difficilement assurées, l’encombrement et l’insalubrité crèvent les yeux. Ces réalités laissent de marbre certains gouvernants. C’est dans ce contexte que certains Etats africains poussent l’indécence jusqu’à l’extrême, en parlant d’émergence. Face à un tel ridicule qui consiste à se chatouiller pour rire, l’on a envie de se poser la question suivante : Sacrée Afrique, quand est-ce que tu vas cesser d’être la risée des autres ? Cela dit, aujourd’hui plus jamais, il y a urgence à repenser les systèmes de santé des pays africains. Cela nécessite certes des moyens financiers, mais surtout de l’ingéniosité et de la volonté politique. L’Afrique a certainement des chercheurs de qualité. Mais encore faut-il qu’ils aient le minimum de moyens pour mener leurs recherches. C’est en adoptant de nouvelles résolutions, en termes de bonne gouvernance, que l’on pourra dire que l’Afrique a tiré leçon des ravages que la fièvre rouge est en train de faire sur son sol.

 

Pousdem PICKOU

 

Source : Le Pays

 

 

 
  
  
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Samedi 23 août 2014 6 23 /08 /Août /2014 21:02

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23/08/2014

 


BENIN : Une ode à la calamiteuse Fatouma Amadou DJIBRIL et sa chatte en chaleur !!!

 


Par Mehouede Adjovi-Boco


 

Chère Fatouma, yacko


 

Ma sœur Fatouma, tout va de travers. RAU, tu as migré en direct dans les bras de Yayi papa, et par l'ascenseur de Dayori tu as atterri sans préavis au mécanisme africain d'évaluation par les pairs. MAEP, l'idée t'est alors venue de briguer l'autre MAEP. Entrée par le ministère des handicapés, vous vous êtes goinfrés en surfacturant sur trois tricycles, deux sacs de riz, un bidon d'huile, le carton de tomate et trois paquets de sucre; mais vois-tu ma sœur, la famille et le troisième âge ne sont pas des handicapés spirituels. 


Lorsque tu pensais avoir atteint ton apogée, seringue en main tu nous as alors appris que tu es la fille d'un vétérinaire. Pauvre géniteur, que n'a-t-il su faire de sa fille chérie. Papaoutai t'es-tu mise à marmonner et, insultant ici le Talon qui te nourrissait de sa sueur, miaulant là comme une chatte en chaleur tu nous a donné la honte à boire. Le coton n'a jamais été aussi mal, moisi et marron. Ton ignorance des règles élémentaires de vie, des codes d'honneur de l'éducation et des normes du serviteur du peuple qu'est un ministre, ont vite descendu le couperet de la guillotine à ta tête. Accueillie à l'entrée par le principe de Peter, tu as plafonné de ton incapacité, en mélangeant papa dans le reste. C'est au sommet de l'arbre que tu as déterré le manioc, c'est sous terre que tu as cueilli la mangue. 


"Papa" par ici, "vous êtes belle" par là-bas, la révision était le sésame, pour les routes, écoles, puits, pour le mais, la tomate et même le coton. Mais vois-tu le pouvoir était déjà dans la rue, gan djè von mè comme le disait la vendeuse depuis bien longtemps. Et rien à voir circulez. Parvenue trop tard dans un monde trop vieux, tu n'as fait que pécher contre ce pays et tes frères pour le ventre; et à ta sortie télévisé où tu étais supposée défendre le coton tu as fini égarée dans l'impossible mandat, "Maman? Bô mi nan lè sin gan énion a?" et nous allons encore vivre cette prison-là? Ainsi cracha le chauffeur de taxi, excédé, outré, dépité, avec tout son retournement intérieur et son désarroi affiché, ainsi cracha la parole; la petite bouée à laquelle il s'agrippait lui répondit non et cette flèche t'a atteinte. Je ne sais d'où est partie cette force mais je sais que ce non est le couperet qui ne laissera pas passer plus longtemps l'opprobre, et encore moins l'anathème. Te voici affectée à plein temps à l'impossible mandat, lestée de surcroît du désaveu de la cour Holo qui a trouvé en toi, l'instant d'un répit dans la barbarie, le bouc émissaire idéal.

 

 

 
  
  
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Samedi 23 août 2014 6 23 /08 /Août /2014 20:29

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23/08/2014

 

 

BENIN – CONSEIL DES MINISTRES : Bagna ABA remplace Joseph Victor MENARD DE POGNON au Consulat Général du Bénin en France

 

 

Compte rendu du conseil extraordinaire des ministres

 

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séances extraordinaires les jeudi 14, mardi 19 et mercredi 20 août 2014 sous la présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.


Au début de la séance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
Amétrona Mary TORDZAGBO ADZIKA, épouse GOMEZ, belle-mère de Monsieur Adrien HOUNGBEDJI, ancien Président de l’Assemblée Nationale, ancien Premier Ministre ;
Elisabeth HOUINHINTO-HOUENON, belle-mère de Madame le Ministre de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale, des Handicapés et des personnes de Troisième Age ;
Sa Majesté Kabiéssi ADEFESSO ADEDIMEDJI AJARERE LOJUN OGUN, Premier Dignitaire et Roi de la Communauté Nationale des Ogbonis du Bénin ;
Pasteur Maxime DOSSOU, fils du Révérend Pasteur Michel DOSSOU, Fondateur de l’Eglise Evangélique Universelle (EEU) et époux de Madame Olga da SILVA, Directrice de l’Hôtel PLM ALEDJO ;
Veuve Christine Akouavi Montomonri KODJO née ABIDOGOUN ADJAGBA, mère de Madame Rosine CODJO épouse HODE, ancienne Directrice de la Condition Féminine au Ministère de la Santé ;
Véronique HESSOU OKIDJI, mère de Monsieur Albert OKIDJI, Ingénieur des Services Techniques des Travaux Publics à la retraite et précédemment Directeur de l’Entretien Routier à la Direction Générale des Travaux Publiques ;
Eugénie AKPOVI, née ANIOU, mère de Madame Nicole AKPOVI OLORY-TOGBE, Directrice Nationale de l’Interprétation et de la Traduction ;
Anselme NAHUM, précédemment Capitaine des Douanes à la retraite et Deuxième Adjoint au Maire de la Commune d’Abomey ;
Marcelin E. Comlan Duret ADOMA, Ingénieur du Développement Rural à la retraite, précédemment Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche ;
Georges AryLerno, beau-père de Monsieur Pierre d’Alcantara ZOCLI, membre de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP).
Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté deux projets de décrets portant réquisition des usines de la Société pour le Développement du Coton (SODECO), d’une part et nomination du Coordonnateur National de la Gestion des Usines réquisitionnées de la SODECO, d’autre part.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de modernisation de notre pays, notamment, dans les domaines des infrastructures routières, sanitaires et énergétiques, le Gouvernement se trouve confronté aux lenteur, longueur et lourdeur du code des marchés publics. Afin de corriger dans l’immédiat cette situation, en attendant la réforme de ce code des marchés publics, le Conseil des Ministres a procédé à la relecture du décret 2013-65 du 13 février 2013 fixant les délais impartis aux organes de contrôle des Marchés Publics et des délégations de service public.
En procédant à cette relecture, le Conseil des Ministres a décidé de réduire de façon significative les délais impartis aux organes de contrôle des marchés publics afin d’accélérer l’instruction et la mise en œuvre des projets de marché soumis à cette procédure.
Ainsi, les délais impartis à la Direction Nationale et aux Directions Départementales de contrôle des Marchés Publics sur certaines procédures sont réduites comme suit :
Au niveau de la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics :
1. avis sur les dossiers d’appels à concurrence, désormais de cinq (5) jours ouvrables au lieu de sept (7) jours à compter de la date de réception du dossier concerné avec délivrance du « Bon à lancer » ;
2. étude du rapport d’évaluation et transmission de l’avis à la Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP) de l’Autorité contractante : cinq (5) jours ouvrables au lieu de dix (10) jours à compter de la date de réception du rapport ;
3. tout autre dossier au sens de l’article 11 de la loi n°2009-02 du 07 août 2009 portant Code des Marchés Publics et des délégations de service public en République du Bénin : cinq (5) jours au lieu de sept (7) jours ouvrables à compter de la date de réception du dossier ;
Au niveau des Cellules de Contrôle des Marchés Publics :
4. étude du rapport d’évaluation et transmission à la Personne responsable des marchés publics : trois (3) jours ouvrables au lieu de dix (10) à compter de la date de réception du rapport ;
5. examen et avis sur l’attribution provisoire des demandes de cotation : trois (3) jours au lieu de cinq (5) jours ouvrables à compter de la date de réception du procès-verbal d’attribution provisoire.
Tout autre dossier au sens de l’article 12 de la loi n° 2009-02 du 07 août 2009 : trois (03) jours au lieu de cinq (05) jours ouvrables à compter de la date de réception du dossier.
Les autres dispositions du décret demeurent inchangées.
En réduisant les délais de certaines phases du processus d’instruction des marchés publics, le Conseil des Ministres vise une amélioration du niveau de performance des structures en charge du Contrôle des Marchés Publics. Le Conseil des Ministres saisit cette opportunité pour exhorte tous les acteurs de la chaîne de passation des marchés publics à davantage d’ardeur et de détermination afin d’une part de relever les défis qui leur incombent dans l’amélioration du climat des affaires au Bénin et d’autre part de contribuer à concrétiser avec diligence, la mise en œuvre du programme d’investissement du Bénin dont le financement par nos partenaires a été acquis à la Table Ronde de Paris. Au regard de l’exigence de disposer d’un code des marchés publics permettant la réalisation diligente des programmes d’investissements sanitaires, énergétiques et routiers, un séminaire gouvernemental sera consacré à l’examen de cette problématique.
Le Ministre d’Etat chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Président du Comité interministériel de crise mis en place pour organiser la riposte à une éventuelle épidémie de maladie à virus EBOLA a rendu compte au Conseil des Ministres de la réunion dudit comité.
Il ressort de ce compte rendu que :
• le Représentant Résident de l’Organisation Mondiale de la Santé au Bénin qui a pris part à la réunion a présenté le point de la situation de l’épidémie de la maladie à virus EBOLA dans la sous-région et a informé des mesures préconisées par le comité d’urgence de l’OMS réuni en vertu du Règlement Sanitaire International (2005) (RSI(2005)) pour traiter de la propagation internationale du virus EBOLA :
o préparer et diffuser largement des informations exactes sur EBOLA et le très faible risque de contracter la maladie si des mesures individuelles simples sont prises ;
o établir une surveillance active des groupes de cas de fièvre ou de décès inexpliqués dans les régions limitrophes des pays touchés par EBOLA et dans la capitale ;
o établir une unité d’isolement et former une équipe spéciale chargée d’enquêter sur tout cas suspect d’EBOLA détecté dans le pays et de le prendre en charge ;
o mettre en place un processus d’expédition rapide des échantillons prélevés sur tout cas suspect à un laboratoire de référence agréé par l’OMS capable de pratiquer les analyses voulues pour diagnostique ;
o instituer un mécanisme et des moyens suffisants pour identifier et suivre les contacts de tout cas suspect de maladie à virus EBOLA.
La pleine application de ces mesures dans une approche transsectorielle prépare notre pays à détecter et prendre en charge rapidement toute exposition au virus EBOLA et réduire par là même le risque de flambée.
• à la date du 19 août 2014, aucun cas de maladie à virus EBOLA n’a été enregistré au Bénin ;
• le Ministère de l’Economie et des Finances devra accélérer davantage la mise à disposition des ressources nécessaires à l’exécution de la feuille de route de la lutte contre le virus EBOLA ;
• la question relative aux manifestations de grands regroupements nationaux et ou internationaux a été examinée. Aussi le Conseil des Ministres se félicite-t-il de la décision prise par le clergé catholique de donner cette année au pèlerinage marial de Dassa du dimanche 24 août 2014 une dimension purement nationale. Le Gouvernement s’engage à accompagner ce rassemblement en soutenant les dispositions sanitaires à prendre pour prévenir le virus d’EBOLA ;
• le dispositif sanitaire mis en place à tous les postes frontaliers (terrestres, maritimes et aéroports) devra être renforcé.
Le Conseil des Ministres, appréciant le contexte sous régional de manifestation de la maladie à virus EBOLA a jugé nécessaire et sécurisant d’éviter les grands regroupements internationaux dans notre pays. Aussi, le Conseil a-t-il décidé du report au début novembre 2014 de la tenue à Cotonou de la 64ème session du Comité Régional de l’OMS pour l’Afrique.
Le Ministre de la Santé et le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, ont été instruits à l’effet de notifier aux parties concernées cette décision de report du Gouvernement Béninois.
Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des Ministres de la situation décadaire au 10 août des superficies emblavées au titre de la campagne 2014-2015.
Il ressort de ce compte rendu que les semis coton au 10 août 2014 ont été réalisés sur une superficie de 399 831 hectares pour une prévision de 400 000 hectares soit 99,96% de réalisation. Il est à relever que si les semis sont terminés dans toutes les communes de la zone nord, les semis se poursuivent dans la zone sud ; ce qui augure d’un dépassement des prévisions des superficies emblavées.
Le Conseil des Ministres a approuvé un compte rendu conjoint du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, du Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises et du Ministre des Travaux Publics et des Transports de la mission économique et commerciale en République du Niger du 15 au 17 juillet 2014.
En approuvant ce compte rendu, le Conseil des Ministres a décidé notamment de fixer le prix de la tonne de maïs livré dans les pays voisins demandeurs à cent quatre-vingt-dix-huit mille (198 000) francs CFA non compris les frais de transport.
Dans cette perspective, les producteurs de vivriers concernés sont invités à se rapprocher des boutiques témoins de leurs localités en vue de la cession au comptant de leur stock excédentaire à l’ONASA.
Le Conseil des Ministres a saisi cette occasion pour exprimer sa préoccupation sur la production et la fiabilité des données statistiques en matière agricole notamment la production vivrière et a instruit le Ministre en charge du Développement en vue d’une implication plus active de l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE) pour un suivi mieux organisé et soutenu de la production des statistiques agricoles.
Le Conseil des Ministres a autorisé :
l’organisation par la Cour Constitutionnelle à Natitingou, du 17 au 24 août 2014, du séminaire d’appropriation des textes électoraux dans le cadre de la préparation des élections législatives de 2015 ;
l’acquisition des intrants industriels pour les travaux de révision et l’exploitation des usines de la SODECO au titre de la campagne d’égrenage 2014-2015 ;
une mission d’évaluation de la campagne d’égrenage et de propositions de prix de cession de coton graine non égrenable, des graines huileries de coton et autres produits avariés de la campagne 2013-2014 ;
La SONAPRA est instruite à prendre les dispositions pour vendre le coton graine non égrenable, les graines huileries de coton et autres produits avariés.
l’organisation du pèlerinage à la Mecque, édition 2014 ;
le lancement officiel, le 30 août 2014, par le Chef de l’Etat des travaux de construction des infrastructures prioritaires de l’Université d’Agriculture de Kétou sur financement du Fonds Saoudien de Développement.


Enfin sur proposition du Ministre des Affaires Etrangères de l’Intégration Africaine de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, les nominations suivantes ont été prononcées :


1- Ministres Conseillers :


à PARIS : Madame Evelyne QUENUM AGONHESSOU ;
à NEW DELHI : Madame Nicole OLORY TOGBE AKPOVI ;
à ADDIS-ABEBA : Monsieur Yao Pierre MEDENOU ;
à BRUXELLES : Monsieur Daniel DANHIN ;
à WASHINGTON : Monsieur Emmanuel OHIN ;
à RABAT : Nicolas CODJO.

 

2- Consuls Généraux :


à PARIS : Monsieur Bagna ABA ;
à LAGOS : Monsieur Faustin KPANOU ;
à DJEDDAH : Monsieur Mohamed LOYA.


Fait à Cotonou, le 20 août 2014


Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Alassani TIGRI

 

 

  
  
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Samedi 23 août 2014 6 23 /08 /Août /2014 19:13

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22/08/2014

 

 

BENIN – LA COUR CONSTITUTIONNELLE PROCLAME LE DEPART DE BONI YAYI EN 2016 : « Tout débat sur un hypothétique troisième mandat est proscrit en République du Bénin » !!!

 

 

 

 

Décision DCC 14-156 du 19 août pour violation de la Constitution: La Cour constitutionnelle condamne Fatouma Djibril et met fin au débat sur le 3ème mandat

 

 

Les sept sages de la Cour constitutionnelle viennent de condamner la désormais ex-ministre de l’Agriculture, Fatouma Amadou Djibril qui, dans une récente émission télévisée, s’était déclarée favorable à un troisième mandat pour Boni Yayi. Saisie de deux recours formulés contre elle sur le même sujet par les sieurs Armand Bognon et Jean Claude Dossa, la haute juridiction a indiqué que Fatouma Djibril a violé la constitution béninoise en faisant de telles déclarations.  Lire ci-après l’intégralité de la décision.

 

 

Considérant que la Constitution, en tant que Loi Fondamentale de l’Etat, met en œuvre une idée de droit qui innerve toute l’organisation de la vie politique, économique, sociale et le fonctionnement des pouvoirs publics ; que l’idée de droit dégagée par la Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990, fondatrice du Renouveau Démocratique, est l’alternance démocratique ; que cette idée de droit constitue l’essence même de la Constitution adoptée par le Peuple béninois en décembre 1990 ; qu’ainsi, dans le Préambule de la Constitution, le Peuple béninois affirmé son opposition fondamentale à tout régime politique fondé sur l’arbitraire, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le régionalisme, le népotisme, la confiscation du pouvoir et le pouvoir personnel. » ; Que ce principe est confirmé par l’article 42 de la Constitution qui précise qu’en aucun cas, nul ne doit exercer plus de deux mandats présidentiels ; que depuis 1990, tous les Présidents de la République ont respecté cette règle de l’alternance démocratique ;

 

Considérant que lors de sa prestation de serment le 06avril 2011, serment reçu par le Président de la Cour Constitutionnelle devant l’Assemblée Nationale et la Cour Suprême, le Président de la République a déclaré : « … Ces réformes constitutionnelles ne remettront pas en cause les dispositions des articles 41 et 42 de notre Loi Fondamentale relatifs à la limitation du nombre de mandats à deux et à la limitation d’âge à70 ans. C’est donc le lieu de vous rappeler, mes chers compatriotes, que le mandat que vous venez de me renouveler est bel et bien le second et le tout dernier…»

 

 

DECISION DCC 14-156 DU 19 AOÛT 2014

 

 

La Cour Constitutionnelle,

 

Saisie d’une requête du 21 juillet 2014 enregistrée à son Secrétariat le 22 juillet 2014 sous le numéro 1382/096/REC, par laquelle Monsieur Jean Claude DOSSA forme un recours en inconstitutionnalité des « propos tenus par le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL, au cours de l’émission « Zone Franche » de la Télévision Canal 3 Bénin du dimanche 20 juillet 2014 » ;

Saisie d’une autre requête du 22 juillet 2014 enregistrée son Secrétariat le 29 juillet 2014 sous le numéro 1422/098/REC, par laquelle Monsieur Armand BOGNON forme un recours contre les mêmes propos de Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL ;

VU la Constitution du 11 décembre 1990 ;

VU la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31mai 2001 ;

VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;

Ensemble les pièces du dossier ;

Ouï Madame Marcelline-C. GBEHA AFOUDA en son rapport ;

Après en avoir délibéré,

 

CONTENU DES RECOURS

 

 

Considérant que le requérant Jean-Claude DOSSA expose :

«… En faisant fi des exigences de réserve et de mesure découlant de ses fonctions républicaines et en foulant aux pieds avec une légèreté rarement égalée les idéaux qui ont présidé à la tenue en février 1990 de l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation devenue depuis lors le point de repère de notre jeune démocratie, Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL s’est rendue coupable d’un mépris condamnable à l’égard du principe de limitation du nombre de mandats présidentiels à deux consacré par l’article 42 de notre Loi Fondamentale qui dispose : ‘’Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats  présidentiels’’, en s’autorisant à envisager pour le Chef de l’Etat  en exercice la possibilité d’un troisième mandat présidentiel à la tête du Bénin, au soir de son second et dernier mandat encours. » ; Qu’il poursuit : « Les extraits ci-dessous de sa sortie médiatique font foi de cette méprise : ‘’ Je crois que le peuple va décider. Le peuple va décider. Le Président ROOSEVELT en Amérique, c’était le Président le plus populaire de l’Amérique (…)

Si le peuple béninois le veut, pourquoi pas ? Donc, le peuple va décider. Si le peuple veut que le Président Boni YAYI fasse un troisième mandat, pourquoi pas ? (…) C’est le peuple qui décide et c’est le peuple qui vote pour son chef. C’est ça la vraie démocratie. C’est ça la vraie démocratie’’ ; ‘’Si le peuple est conscient du fait que le Président doit continuer ses actions, le peuple peut décider. Je crois que le Chef de l’Etat doit faire aussi la volonté de son peuple’’ ; ‘’ En respectant la Constitution, je crois qu’on doit tenir compte de la volonté de son peuple’’ » ;

Considérant qu’il conclut: « Sans être partisan d’une quelconque restriction de la liberté d’opinion à nos compatriotes, nous vous prions d’asseoir durablement dans la conscience collective l’intangibilité à des fins partisanes des principes de la Constitution, pierre angulaire de notre modèle démocratique, en condamnant les propos incriminés pour violation de l’esprit et de la lettre de la Constitution du 11 décembre 1990 » ;

 

Considérant que Monsieur Armand BOGNON, quant à lui, expose : « Invitée le 20 juillet 2014 sur l’émission ‘’Zone Franche’’ de la Télévision CANAL 3 à se prononcer sur les sujets  d’actualité, Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL, en sa qualité de Ministre de la République, chargée de l’Agriculture et de l’Elevage, a tenu des propos attentatoires à la démocratie et l’Etat de droit auxquels le peuple béninois a solennellement affirmé son attachement à l’occasion de la Conférence des Forces Vives de la Nation et même sur une question tranchée par la Cour à travers sa Décision DCC 11-067 du 20 octobre 2011.

En effet, au cours de l’émission, interrogée sur la véracité des rumeurs qui font état de marches à venir pour solliciter un troisième mandat au Président Boni YAYI, la Ministre n’a pas démenti lesdites rumeurs. Mieux, elle a implicitement confirmé que des manœuvres sont en cours pour permettre au Président Boni YAYI, en fin de son second et dernier mandat constitutionnel, d’en solliciter un troisième en des termes plus qu’évocateurs. Lorsque le journaliste lui demande : ‘’… est-ce que vous, vous êtes pour un troisième mandat du Chef de l’Etat ?’’, la réponse de la Ministre a été : ‘’ troisième mandat (…) le Chef de l’Etat est un homme de parole. Troisième mandat… Je sais que partout ailleurs, les producteurs veulent manifester leur joie au Président de la République parce que les autres années, ce n’est pas à cette date que les producteurs à 100%sont payés…’’. Insistant sur la question, Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL a fini par dire : « …Je crois que le peuple va décider. Le peuple va décider. Le Président ROOSEVELT en Amérique, c’était le Président le plus populaire de l’Amérique (…)

Si le peuple béninois le veut, pourquoi pas ? Donc, le peuple va décider. Si le peuple veut que le Président Boni YAYI fasse un troisième mandat, pourquoi pas ? (…) C’est le peuple qui décide et c’est le peuple qui vote pour son chef. C’est ça la vraie démocratie. C’est ça la vraie démocratie’’. De plus, pour confirmer et conforter sa position, elle laissa entendre : ‘’ Si le peuple est conscient du fait que le Président doit continuer ses actions, le peuple peut décider. Je crois que le Chef de l’Etat doit faire aussi la volonté de son peuple’’. Pour corroborer son propos, elle déclara dans un langage péremptoire : ‘’… en respectant la Constitution, je crois qu’on doit tenir compte de la volonté de son peuple…’’ » ;

 

Considérant qu’il ajoute : « Subséquemment aux propos de Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL en date du dimanche 20 juillet, et pour colmater les brèches, le Ministre d’Etat François Adébayo ABIOLA est passé le lendemain 21 juillet 2014 sur la Télévision ORTB au cours d’une autre émission pour déclarer, entre autres, ce qui suit : ‘’… j’apporte un démenti formel. Le Président de la République n’est ni demandeur ou accepteur d’un troisième mandat. Ma collègue s’est certainement laissé aller. C’est une déclaration très grave. YAYI n’a jamais demandé à ma collègue d’aller dire ça. Vous me voyez aller dans le Plateau pour marcher pour un troisième mandat de YAYI ? Jamais … !’’. Il par ailleurs, pour apaiser, soutenu et insisté sur le fait que ‘’ le Chef de l’Etat, Boni YAYI, n’est pas demandeur d’un troisième mandat. Il n’est pas dans cette logique. Madame la Ministre s’est mal prise. Je veux savoir si le Chef de l’Etat lui avait fait des confidences. Une déclaration pareille est grave dans un pays où la démocratie est en permanente construction. Moi, je ne peux pas lui demander s’il revient pour un troisième mandat, car il l’a refusé à plusieurs reprises …’’.

Sans vouloir dénier à Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL, Ministre, la liberté d’opinion et d’expression, les propos de Madame la Ministre Fatouma AMADOU DJIBRIL, ès qualité, violent la Constitution en plusieurs dispositions et tendent même à remettre en cause votre jurisprudence » ;

Considérant que le requérant fait observer : « … Les déclarations de Madame la Ministre prônent des options auxquelles le peuple béninois a définitivement tourné dos à la Conférence Nationale et, par conséquent, violent le Préambule de la Constitution. En effet, dans le Préambule de la Constitution, il est écrit : ‘’ … la Conférence des Forces Vives de la Nation tenue à Cotonou du 19au 28 février 1990, en redonnant confiance au peuple, a permis la réconciliation nationale et l’avènement d’une ère de Renouveau

Démocratique.

Au lendemain de cette Conférence, NOUS, PEUPLEBENINOIS, réaffirmons notre opposition fondamentale à tout régime fondé sur l’arbitraire, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le régionalisme, le népotisme, la confiscation du pouvoir et le pouvoir personnel …’’ ; …vous convenez avec moi qu’en sa qualité de Ministre de la République, exerçant une partie des prérogatives du Président de la République, garant du respect de la Constitution, Madame la Ministre Fatouma AMADOU DJIBRIL ne saurait tenir de ces genres de propos dans l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles. Qu’un Ministre du Gouvernement en exercice dise sur une chaîne de télévision que ‘’ Si le peuple est conscient du fait que le Président doit continuer ses actions, le peuple peut décider… je crois que le Chef de l’Etat doit faire aussi la volonté de son peuple’’ est un acte qui viole la Constitution du 11décembre 1990, étant entendu que l’article 42 de notre Constitution dispose que ‘’ Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels’’. S’il est constant que le Président YAYI Boni est en train d’exercer son deuxième et dernier mandat, il est inacceptable qu’un Ministre de son Gouvernement annonce publiquement cette possibilité de lui permettre de faire un autre mandat. Cette déclaration qui peut créer des troubles dans notre pays est attentatoire à notre Etat de droit en construction au Bénin » ;

Considérant qu’il poursuit : « Mieux, tirant moyens de votre jurisprudence, les déclarations du genre ne sauraient être faites de plus par un Ministre de la République d’autant plus que le sujet en question a définitivement été tranché par la Cour. Imaginer et annoncer publiquement que le peuple béninois peut demander au Président Boni YAYI de refaire un troisième mandat viole la jurisprudence de la Haute Juridiction, notamment la Décision DCC 11-067 du 20 octobre 2011 dans laquelle votre Cour a dit et jugé que : ‘’ Considérant que l’examen de la loi fait ressortir que l’article 6 est contraire à la Constitution en ce qu’il ne cite pas toutes les options fondamentales de la Conférence Nationale de février 1990 et qui sont reprises par les articles 42,44 et 54 de la Constitution ; qu’il s’agit du nombre de mandats présidentiels, de la limitation d’âge pour les candidats à l’élection présidentielle et de la nature présidentielle du régime politique dans notre pays ; que l’article 6 doit donc être reformulé comme suit : Ne peuvent faire l’objet de questions à soumettre au référendum, les options fondamentales de la Conférence Nationale de février 1990, à savoir :

 

- la forme républicaine et la laïcité de l’Etat ;

- l’atteinte à l’intégrité du territoire national ;

- le mandat présidentiel de cinq ans renouvelable une seule fois ;

- la limite d’âge de 40 ans au moins et 70 ans au plus pour tout candidat à l’élection présidentielle ;

- le type présidentiel du régime politique au Bénin’’ » ; qu’il demande à la Cour de condamner Madame le Ministre Fatouma AMADOU DJIBRIL également pour violation de l’article 35 de la Constitution aux termes duquel : « Les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun. » ;

 

INSTRUCTION DES RECOURS

 

 

Considérant qu’en réponse à la mesure d’instruction de la Cour, Madame le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Fatouma AMADOU DJIBRIL, écrit : « … Les faits et éléments de droit : …le dimanche 20 juillet 2014, au cours de l’émission « Zone Franche» de la Télévision Canal 3 du Bénin, j’ai expliqué de long en large comment le Gouvernement a réussi à redonner la confiance aux producteurs du coton, aux égreneurs et aux transporteurs.

Par ailleurs, au cours de l’émission, nous nous sommes focalisés sur les objectifs atteints de part et d’autre et sur ce que nous pensons faire de notre filière coton. C’est à la fin de l’émission que les journalistes, entre autres, ont demandé si le Président allait faire un troisième mandat. Alors, j’ai commencé par répondre en disant que le Président est un homme de parole, que devant le Président OBAMA et le Pape il avait donné sa parole sur le respect de deux (02) mandats, mais sans l’articuler ; mais par la suite, avec l’insistance des journalistes, j’ai dit que Franklin Délano ROOSEVELT devrait faire deux (02) mandats, mais avec la volonté du peuple, il en avait fait plus. C’est en donnant cet exemple que j’ai dit pourquoi pas un troisième mandat si le peuple le demande, bien sûr sans grande conviction, dans la mesure où ce sujet n’était pas du tout à l’ordre du jour.

Je signale que mes propos sont incompris, que je n’ai jamais voulu dire que le Président devrait faire un troisième mandat en violation de notre Loi Fondamentale. Mes propos ne se sont jamais focalisés sur un hypothétique troisième mandat du Président de la République.

Le requérant, Monsieur Jean-Claude DOSSA, sort mes propos de leur contexte ; c’est l’insistance et la question dirigée des journalistes qui ont suscité les réponses que j’ai émises. Je suis restée strictement dans le cadre des questions qui me sont posées. Je suis très respectueuse de notre Loi Fondamentale et l’analyse de Monsieur DOSSA me paraît sommaire, inacceptable au fond, empreinte de mauvaise foi. De même, mes propos de fin d’émission n’ont pas été avancés de manière constante, ne constituent pas des appels à la déstabilisation des Institutions, voire à s’écarter des principes démocratiques, à tourner dos à la Constitution… les allégations de Monsieur Jean-Claude DOSSA ne sont aucunement fondées.

La Haute Juridiction doit le débouter. » ;

Considérant qu’elle poursuit : « Examen de la procédure entreprise par le requérant et ses moyens : …en ce qui concerne le ‘’ contrôle de la conformité à la Constitution’’, le Règlement Intérieur du 5 juillet 1993 de la Cour Constitutionnelle en son article 29 alinéa 2 dispose: ‘’Pour être valable, la requête émanant d’une organisation non gouvernementale, d’une association ou d’UN citoyen doit comporter ses noms, prénoms, adresse précise et signature’’ … la modification de l’article 29 alinéa 2 du Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle du 18 novembre1997 dispose : ‘’Pour être valable, la requête émanant d’une organisation non gouvernementale, d’une association ou d’un citoyen doit comporter ses nom, prénoms, adresse précise et signature ou empreinte digitale’’ … il ressort de ces dispositions précitées que la Cour dans son analyse doit déclarer la requête du requérant irrecevable s’il s’avère qu’un seul élément manque, en ce qui concerne les nom, prénoms, adresse précise et signature ou empreinte digitale du requérant. » ; qu’elle ajoute : « … le requérant ne fait pas mention des articles de la Constitution qui sont violés, … ses allégations sont sans base légale et doivent donc être rejetées … mes propos ne doivent pas être interprétés comme une violation de la Constitution, mais pris strictement dans le contexte de l’émission et des questions qui me sont posées … l’article 23 alinéa 1 de la Loi Fondamentale dispose :‘’ Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion et d’expression dans le respect de l’ordre public établi par la loi et les règlements. L’exercice du culte et l’expression des croyances s’effectuent dans le respect de la laïcité de l’Etat’’ … il résulte de ces dispositions que mes propos ne doivent pas être interprétés comme pouvant porter atteinte à la paix et à la cohésion nationale et ne peuvent être considérés comme contraires à la Constitution. De même, mes propos névolent ni le Préambule de la Constitution qui fait partie intégrante du bloc de constitutionnalité ni la Constitution qui est la volonté du peuple. En effet, j’ai eu à dire au cours de l’émission : ‘’En respectant la Constitution, je crois qu’on doit respecter la volonté de son peuple’’. Effectivement, la volonté du peuple est déjà dans la Constitution; ne pas comprendre ainsi, c’est me prêter des intentions. Aussi, en abordant ce sujet à la fin de l’émission ai-je commencé par dire que le Président est un homme de parole, que devant le Président OBAMA et le Pape … il avait donné sa parole pour le respect des deux (02) mandats … il ressort de tout ce qui précède que le Juge constitutionnel doit rejeter les allégations soulevées dans la requête incriminée parce que non fondées. » ;

 

Considérant qu’elle conclut : « Il est de jurisprudence constante que le Juge constitutionnel doit rejeter les allégations du requérant parce que non fondées. (cf. Décision DCC 14-126 du 08juillet 2014 et Décision DCC 14-099 du 22 mai 2014)… dans le cas d’espèce, mes propos ne demandent pas de s’écarter des principes démocratiques, ne demandent pas de tourner dos à la Constitution ou de violer les principes démocratiques » ;

 

Considérant que Madame Berthe CAKPOSSA, Directrice de la Télévision Canal 3 Bénin a, quant à elle, en réponse à la mesure d’instruction qui lui a été adressée, transmis à la Cour de céans un CD portant enregistrement vidéo de l’émission ‘’ Zone Franche ‘’ du dimanche 20 juillet 2014 dont Madame Fatoumata AMADOU DJIBRIL était l’invitée ;

 

ANALYSE DES RECOURS

 

 

Considérant que les deux recours sous examen portent sur le même objet et tendent aux mêmes fins ; qu’il y lieu de les joindre pour y être statué par une seule et même décision ;

 

Considérant qu’aux termes des articles 34 et 42 de la Constitution : « Tout citoyen béninois, civil ou militaire, ale devoir sacré de respecter en toutes circonstances, la Constitution et l’ordre constitutionnel établi ainsi que les lois et règlements de la République. » ; « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels. » ; Que selon l’article 124 alinéas 1et 3 de la même Constitution : « Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles » ;

 

Considérant que la Constitution, en tant que Loi Fondamentale de l’Etat, met en œuvre une idée de droit qui innerve toute l’organisation de la vie politique, économique, sociale et le fonctionnement des pouvoirs publics ; que l’idée de droit dégagée par la Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990, fondatrice du Renouveau Démocratique, est l’alternance démocratique ; que cette idée de droit constitue l’essence même de la Constitution adoptée par le Peuple béninois en décembre 1990 ; qu’ainsi, dans le Préambule de la Constitution, le Peuple béninois affirmé son opposition fondamentale à tout régime politique fondé sur l’arbitraire, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le régionalisme, le népotisme, la confiscation du pouvoir et le pouvoir personnel. » ; Que ce principe est confirmé par l’article 42 de la Constitution qui précise qu’en aucun cas, nul ne doit exercer plus de deux mandats présidentiels ; que depuis 1990, tous les Présidents de la République ont respecté cette règle de l’alternance démocratique ;

 

Considérant que lors de sa prestation de serment le 06avril 2011, serment reçu par le Président de la Cour Constitutionnelle devant l’Assemblée Nationale et la Cour Suprême, le Président de la République a déclaré : « … Ces réformes constitutionnelles ne remettront pas en cause les dispositions des articles 41 et 42 de notre Loi Fondamentale relatifs à la limitation du nombre de mandats à deux et à la limitation d’âge à70 ans. C’est donc le lieu de vous rappeler, mes chers compatriotes, que le mandat que vous venez de me renouveler est bel et bien le second et le tout dernier…» ; que dans sa Décision DCC 11-067 du 20octobre 2011, la Cour, saisie du contrôle de constitutionnalité de la loi organique portant conditions de recours au référendum, a exclu de toute révision de la Constitution les options fondamentales de la Conférence des Forces Vives dont, entre autres, la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels ;

 

Considérant qu’il ressort des éléments du dossier que Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a déclaré au cours de l’émission « Zone Franche » sur la chaîne de Télévision Canal 3 le dimanche 20 juillet 2014 : « … Je crois que le peuple va décider. Le peuple va décider… Le Président ROOSEVELT en Amérique, c’était le Président le plus populaire de l’Amérique … il a été de façon spéciale aussi reconduit… Si le peuple béninois veut, pourquoi pas ? Donc, le peuple va décider. Si le peuple décide que le Président Boni YAYI fasse un troisième mandat, pourquoi pas ? … C’est le peuple qui décide et c’est le peuple qui vote pour son chef. Voilà. C’est ça la vraie démocratie. C’est ça la vraie démocratie … Si le peuple est conscient du fait que le Président doit continuer ses actions, le peuple peut décider. Je crois que un Chef de l’Etat doit faire aussi la volonté de son peuple … Même en respectant la Constitution, je crois que on doit tenir compte de la volonté de son peuple…» ;

 

Considérant que dans sa Décision DCC 13-071 du 11juillet 2013, la Cour a dit et jugé que si « l’usage de la liberté d’expression ne saurait constituer en lui-même une violation de la loi … le contenu de la parole peut-être de nature à enfreindre la loi y compris la loi constitutionnelle » ; que tout citoyen béninois, et Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL, prise en sa qualité de Ministre, jouit de la liberté de pensée, d’opinion et d’expression reconnue à tout citoyen par la Constitution ; que cependant, cette liberté d’opinion consacrée par la Constitution n’exonère pas le citoyen du respect de la Constitution ; que cette exigence de respect de la Constitution est encore plus grande s’agissant d’un Ministre de la République dont l’impact de l’opinion sur la conscience collective est plus fort que celui d’un citoyen ordinaire ; que les propos du Ministre Fatouma AMADOU DJIBRIL s’analysent comme une invitation à soumettre au Peuple béninois la question de la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels ; que remettre en cause le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels prévu par la Constitution constitue une violation, non seulement de l’article 42 de la Constitution, mais aussi de l’article 124 alinéa 3 de la Constitution, la Haute Juridiction ayant dit et jugé que sont exclues de toute révision de la Constitution les options fondamentales de la Conférence des Forces Vives dont, entre autres, la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels ; qu’eu égard à tout ce qui précède, il échet pour la Cour de dire et juger que Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a, dans ses propos tenus au cours de l’émission « Zone Franche » du20 juillet 2014 sur la chaîne de Télévision Canal 3, violé les articles 34, 42 et 124 précités de la Constitution ;

 

DECIDE :

 

Article 1er.- Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL, a violé la Constitution.

 

Article 2.- La présente décision sera notifiée à Messieurs Jean-Claude DOSSA, Armand BOGNON et à Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et publiée au Journal Officiel.

 

Ont siégé à Cotonou, le dix-neuf août deux mille quatorze,

 

Messieurs Théodore HOLO Président

ZiméYérima KORA-YAROU Vice-Président

Simplice C. DATO Membre

Bernard D. DEGBOE Membre

Madame Marcelline-C GBEHA AFOUDA Membre

Monsieur Akibou IBRAHIM G. Membre

Madame Lamatou NASSIROU Membre

 

Le Rapporteur, Le Président

Marcelline-C. GBEHA-AFOUDA Professeur Théodore HOLO.-

 

 

 

 
  
Par illassa.benoit - Publié dans : Veille juridique
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Jeudi 21 août 2014 4 21 /08 /Août /2014 00:57

Sceau du Bénin

 

20/08/2014

 

BENIN – REMANIEMENT MINISTERIEL : Boni YAYI opte pour un gouvernement de combat pour son troisième mandat en 2016 !!!

 

 

Par Benoît ILLASSA

 


« Qui veut voyager loin ménage sa monture ».

 

Le Président béninois a fait sien cet adage qui dispense des conseils juridiques et pratiques aussi bien pour un bon père de famille que pour un tyran. Ce nouveau gouvernement qui intervient, un an presque jour pour jour après le précédent d’août 2013, a tous les ingrédients de la préparation d’un passage en force pour un troisième mandat proscrit pas la loi fondamentale du Bénin.


Une analyse approfondie de la nouvelle équipe gouvernementale et le contexte politique ambiant permet de tirer des enseignements assez intéressants sur ce qui attend les béninois dans les prochaines semaines.


Premier constat, Yayi a désormais décidé d’opérer une recomposition politique de la partie septentrionale du pays, ce qu’il convient d’appeler son fief naturel en terme électoral. Et c’est l’U.D.S. de Sacca LAFIA qui en fait les frais. En effet, ce parti créé dans la clandestinité par les cadres du Borgou avait initialement pour objectif de contrer l’hégémonie du Président Mathieu KEREKOU et son bras armé, le FARD-ALAFIA, dans la partie septentrionale de notre pays. Certains membres clandestins de l’U.D.S. vont d’abord faire de l’entrisme au sein de FARD-ALAFIA avant de finir par créer le parti ALAFIA composé essentiellement des dissidents de FARD-ALAFIA. Cette spectaculaire action permettra au petit parti U.D.S. d’étendre ses tentacules vers les Départements des Collines et du Zou-nord en recrutant les cadres de ces régions dans la nouvelle entité ALAFIA née de la scission avec le parti originel FARD-ALAFIA. L’U.D.S. restera essentiellement composé de baribas là où ALAFIA va recruter les dendis, les nagots/tchabè, les idatchas, les mahis, les fons, etc… Pour mémoire, alors officiellement membre du parti la Renaissance du Bénin (RB), Boni YAYI sera aussi un membre clandestin de l’U.D.S.


En écartant du gouvernement Jonas GBIAN, ancien MFE, Boni YAYI déclare ouvertement la guerre à son frère cadet, le Général Robert GBIAN dont tout le monde sait qu’il est candidat au poste de Président de la République en 2016. Du coup, il précipite Jonas GBIAN dans les bras de son frère pour devenir son Directeur de campagne ou Directeur financier de la campagne. Plus frontalement, il attaque les députés Sacca Lafia et Djibril Débourou (soutiens politiques du Général Robert GBIAN) et, dans une moindre mesure, Karim Chabi Sika.

 

Contrairement à ce que certains observateurs de la vie politique béninoise pensent, le dernier débat à l’Assemblée nationale portant suppression du droit de grève aux magistrats fut un test de Boni YAYI pour jauger la fidélité  de certains députés de sa majorité à son funeste plan de troisième mandat. C’est la principale raison qui a fait porter la proposition de loi par l’un des députés analphabètes de la majorité, Rachidi Gbadamassi. Contrairement aux débats publics, Sacca Lafia, Djibril Débourou, Karim Chabi Sika et consorts ont travaillé dans les coulisses pour faire avorter la proposition de loi, de mèche avec la Présidente de la Commission des lois, Hélène Aholou Kèkè. La raison principale est qu’ils ne veulent pas entendre parler d’un quelconque troisième mandat pour le locataire du palais de la Marina. Accessoirement, Sacca Lafia en voulait à Boni YAYI d’avoir refusé de nommer un membre de son parti, l’U.D.S., à la tête de la HAAC (Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication). Pour torpiller la candidature du protégé de Sacca Lafia, YAYI s’est servi du Député André Okounlola et du ministre Komi Koutché. Pour avoir permis de démasquer ses ennemis cachés à l’Assemblée nationale, malgré l’échec de la proposition de loi, Rachidi Gbadamassi se verra gratifier de quelques millions de FCFA pour aller jouer les distributeurs automatiques de billets dans sa zone d’influence !!!

 

Deuxième constat, pour avoir vendu maladroitement le secret de couvent du troisième mandat, la griotte Fatouma Amadou Djibril est chassée du gouvernement. L’autre raison se trouverait dans sa hargne contre Patrice Talon dont elle fut naguère une employée. Sa haine contre Patrice Talon était incompatible  avec les négociations en cours entre les protagonistes de l’affaire SODECO surtout depuis la décision de la Chambre Arbitrale de la Cour de l’OHADA. Boni YAYI est un ingrat qui presse votre jus comme du citron et vous jette dès lors qu’il n’y a plus de jus. On se souvient du ministre Armand ZINZINDOHOUE (surnommé le Haute Autorité à cause de sa servilité légendaire pour YAYI) qui s’est aujourd’hui réfugié à l’étranger après sa disgrâce auprès du roi.

 

Une fois les pions installés pour l’offensive contre le Général GBIAN, Boni YAYI n’a pas oublié son autre ennemi du septentrion, plus précisément de la Donga. Les ministre Kassa, Djemba et N’da sont maintenus à cause de leur activisme pour barrer la voie à Abdoulaye Bio Tchané. Sous d’autres cieux, ses trois ministres auraient été balayés sans autre forme de procès. Le premier pour la persistance du délestage et les deux autres pour les piètres résultats des différents examens de fin d’année dans les écoles, collèges et lycées de notre pays.

 

ABT, solidement encadré par les griots et têtes brulées de Yayi, connait désormais la chanson. Il est contraint de fendre l’armure pour exister politiquement dans son fief.  Quant au Général Robert Gbian, le Président de la HAAC, Adam Boni Tessi, natif de Nikki (royaume historique des baribas) est chargé de verrouiller son ascension vers la Marina. Il sera aidé en cela par la yayiste pure sucre, Emmanuel Tiando, Président de la Céna.

 

La partie septentrionale du Bénin (de Natitingou, Malanville, Bembéréké, Nikki, Kandi en passant par Djougou, Parakou, Tchaourou, Savè jusqu’à Savalou, Dassa, Bantè et Manigri) étant ainsi verrouillée, il ne restera plus à Yayi que quelques ventriloques vendus au sud pour essayer de faire passer le troisième mandat comme une lettre à la poste. Le ralliement de plusieurs personnalités et maires de l’Ouémé-Plateau lui est déjà acquis. L’objectif de Yayi est d’obtenir 66 députés lors des prochaines élections législatives pour organiser un référendum qu’il gagnera à coup sûr. Il n’hésitera pas à positionner d’illustres inconnus sur la liste FCBE (comme dans ses différents gouvernements) lors des prochaines élections législatives pour atteindre son vil dessein. L’argent fera le reste.

 

Pour barrer la route à Yayi et aux aventuriers qui l’entourent, les béninois doivent s’approprier les dispositions de l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 24 juin 1793 qui dispose :

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

 

 

IB

 

 

Liste complète du nouveau Gouvernement

 


Ministère de l’Economie et des Finances : Komi Koutché

Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche : Issa Azizou

Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes : Simplice Dossou

Ministère de la Communication et des Tic : Jean Dansou

Ministère de la Jeunesse, Sports et Loisirs : Safiou Affo

Ministère de l’Energie : Barthélemy Kassa

Ministère de la Santé : Dorothée Kindé Gazard

Ministère de l’Enseignement Maternel : Eric N’dah

Ministère de l’Enseignement Secondaire : Allassane Soumanou Djemba

Ministère l’Enseignement Supérieur : François Abiola

Ministère du Développement : Marcel de Souza

Ministère des Odd : Fulbert Géro Amoussouga

Ministère des Travaux Publics et des Transports : Natondé Aké

Ministère de l’Urbanisme : Christian Sossouhounto

Ministère de l’Environnement : Raphaël Edou

Ministère de la Culture : Jean-Michel Abimbola

Ministère de la Justice : Valentin Djenontin

Ministère de la Microfinance : Marie-Laurence Sranon Sossou

Ministère du Commerce : Françoise Assogba

Ministère de la Famille : Naomie Azaria

Ministère de la Défense : Théophile Yarou

Ministère des Politiques Publiques : Antonin Dossou

Ministère de la Fonction Publique : Yaya Aboubakar

Ministère de l’Economie Maritime : Ruffin Nansounon

Ministère chargé des relations avec les Institutions : Gustave Sonon

Ministère des Affaires Etrangères : Nassirou Bako-Arifari

Ministère de la décentralisation : Isidore Gnonlonfoun

 

IB

 

 

 
 
  
  
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