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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 22:26
 
 
 

Rachida Dati accusée d’avoir falsifié son CV
 

Le Canard Enchaîné épingle la Garde des Sceaux

Pour intégrer l’Ecole nationale de magistrature, la ministre française de la Justice, Rachida Dati, a fait mention dans son CV d’un diplôme qu’elle n’avait pas obtenu, selon les journaux L’Express et Le Canard Enchaîné. L’accusée annonce la sortie prochaine d’un livre dans lequel elle livrera sa vérité.



mercredi 31 octobre 2007, par Franck Salin  


Pour Rachida Dati, 41 ans, première française d’origine maghrébine à occuper un ministère régalien, l’exercice de la fonction de garde des sceaux est loin d’être une sinécure. Au-delà de la fronde des magistrats qui lui reprochent son autoritarisme, elle doit faire face à une attaque en règle de la presse.

La dernière en date, orchestrée par le Canard Enchaîné, concerne son curriculum vitae qu’elle aurait falsifié. Dans son dernier numéro, publié ce mercredi, le journal publie un extrait du CV qui figure au dossier administratif de la ministre. Ce dernier indique, pour l’année 1993, « M.B.A. du groupe H.E.C. » avec la mention « ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires ». Or, comme le magazine L’Express le révélait la semaine dernière, Rachida Dati n’a jamais obtenu le diplôme. Le Canard Enchaîné se demande donc pourquoi elle fait mention du M.B.A dans son CV et souligne « l’ambiguïté » de la méthode employée, selon lui, « de sorte que certains magistrats ou hauts fonctionnaires ont pu comprendre (…) que la jeune femme était bien diplômée. »

C’est la validité même de l’entrée de Rachida Dati à l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) que met ainsi en doute le Canard Enchaîné, puisqu’elle a présenté ce CV pour y obtenir son admission en 1996. Selon les journalistes de l’hebdomadaire, l’annonce de la publication imminente de l’article aurait provoqué un véritable « branle-bas de combat » au ministère de la justice. La Garde des Sceaux en personne les aurait appelés pour leur reprocher de l’attaquer en raison de ses origines. Une accusation qu’ils récusent en bloc.

Une erreur administrative ?

Le cabinet de la ministre n’a pas nié le problème lié au dossier de la ministre de la Justice. « Rachida Dati n’a jamais prétendu être titulaire d’un MBA européen, elle est ancienne élève de l’ISA », a déclaré à Reuters le porte-parole du ministère, Guillaume Didier. Le ministère s’est refusé à toute déclaration explicite sur le sujet, cependant il a diffusé le week-end dernier une déclaration au site internet du Nouvel observateur d’un magistrat, Jean-Pierre Bonthoux, ancien secrétaire général du parquet général de Versailles, qui sous-entend que la candidate Dati comme les autres candidats de l’ENM ne « sauraient en aucun cas être tenus pour responsables » d’erreurs administratives.

Quoiqu’il en soit, Rachida Dati possédait une maîtrise de sciences économique et une maîtrise de droit, ainsi que quatre années d’activité professionnelle, le minimum requis pour postuler à l’entrée de l’ENM via deuxième voie qui vise à recruter des candidats au profil original. Le MBA fournissait un atout supplémentaire, mais n’était pas indispensable.

Mardi matin, dans une interview diffusée par la radio Europe 1, la Garde des Sceaux a nié en bloc les accusations portées contre elles. Elle a annoncé la prochaine parution d’un livre, Je vous fais juge, dans lequel elle livrera sa vérité. « Je corrige quelques rumeurs ou des choses qui sont fausses. Je corrige des incorrections. Quand on parle de faux diplômes, il faut une matérialité » a-t-elle affirmé en évoquant l’ouvrage.

La polémique sur son CV intervient au moment où elle entame une difficile réforme de la carte judiciaire. Elle pourrait également affaiblir le gouvernement, que Nicolas Sarkozy avait ostensiblement ouvert à des personnalités issues de l’immigration dont, aujourd’hui, le moindre faux pas est guetté. Il convient donc qu’ils aient un passé et un comportement absolument irréprochable, si tenté que la vie d’un homme puisse être sans faille et sans tache.

Par illassa.benoit - Publié dans : POLITIQUE FRANCAISE
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 22:09

RENFLOUEMENT DES CAISSES DE L’ETAT
Les douaniers béninois ont le feu aux fesses

31 octobre 2007

par La Rédaction

Les douaniers béninois ont le feu aux fesses. Ils doivent impérativement verser 270 milliards F cfa dans les caisses de l’Etat avant la fin de l’année en cours. Le gouvernement leur fait obligation de sécuriser davantage les frontières stratégiques (Kraké-Plage, Igolo et Ifangni Dja, du côté du Nigeria et Hillacondji, du côté du Togo) et le Port de Cotonou qui procurent l’essentiel des recettes douanières à l’Etat. Les frontières du Bénin sont poreuses, entraînant de fortes évasions fiscales.

Le gouvernement a décidé de limiter les pertes fiscales dues aux fraudes douanières pour faire face à certaines décisions sociales qu’il a prises au cours des derniers mois. Le directeur général des douanes et droits indirects, le colonel Gilles Hounkpatin est direct à l’endroit de ses collaborateurs : « Les recettes douanières permettront entre autres d’accompagner la gratuité de l’école et celle des soins aux enfants de moins de cinq ans. Vous devez tout mettre en œuvre pour démasquer les fraudeurs qui développent de nouvelles stratégies tant par voies terrestres qu’aérienne. Vous savez bien ce que le président de la République attend de nous ». Le Dg de la douane a également tenu le même langage face aux commissionnaires agréés, aux opérateurs économiques, aux conducteurs de véhicules et aux élus locaux des départements de l’Ouémé-Plateau et de l’Atlantique-Littoral sur la lutte contre la fraude douanière.

Le Dg prône l’avancement au mérite

Désormais, c’est une guerre ouverte contre la corruption, les réseaux mafieux, et le copinage dans la douane béninoise. Et le Dg Hounkpatin est ferme : « Rien ne sera plus comme auparavant. Les douaniers seront évalués par rapport au rendement de leur unité. Les commissionnaires agréés doivent respecter les textes en vigueur et les transporteurs doivent passer devant les postes des douanes et droits indirects. Les élus locaux doivent aider les douaniers dans l’exercice de leur fonction ». Il souhaite une franche collaboration entre les douaniers, les populations, les contribuables et les élus locaux.

Conditions de travail exécrables

Les conditions de travail sont cependant exécrables, hormis Cotonou, capitale économique du Bénin, où la situation semble acceptable, c’est-à-dire que les douaniers possèdent des casernes et que les bureaux répondent aux normes. Les postes de contrôle des douanes et droits indirects des départements de l’Ouémé-Plateau par exemple n’ont ni bureaux, ni casernes, encore moins d’agents en nombre suffisant et de matériels roulants. Les directions régionales des douanes de Kraké-Plage et d’Igolo disposent respectivement de 08 et 10 agents. Ceux-ci se plaignent de travailler dans des conditions extrêmement pénibles. Le poste de douane de Dja qui ne compte que quatre agents (effectif jugé insignifiant par le directeur général Gilles Hounkpatin) n’a aucun matériel roulant pour filer les contrebandiers. En dehors du bureau du receveur installé dans un vieux bâtiment appartenant à la douane nigériane, la recette des douanes béninoises à la frontière d’Igolo ne dispose que d’un petit kiosque de 4m2 à l’entrée du périmètre où se regroupent les agents. Juste à côté, leurs collègues nigérians sont non seulement en effectif impressionnant mais disposent de locaux et matériels roulants plus ou moins en adéquation avec l’ampleur de leur mission.

A Porto-Novo, la capitale administrative du Bénin, la situation n’est guère reluisante. La recette lagune spécialisée dans la lutte contre les contrebandiers qui empruntent la lagune est logée dans un bâtiment dont la dégradation est si avancée qu’elle se découvre au premier regard. Pire, cette unité ne dispose que d’une barque motorisée visiblement amortie. Selon les témoignages du colonel Julien Kpoviessi, le service régional de lutte contre la fraude dans les départements de l’Ouémé-Plateau qu’il dirige n’a que dix agents et un parc automobile presque vide.

A Hillacondji, c’est le même spectacle désolant, ce qui devrait retenir l’attention de l’Etat et des autorités compétentes qui réclament la réalisation des objectifs exprimés en terme de quota de recettes.

Les autorités douanières sont suffisamment informées de ces réalités. Mais les solutions ne sont pas immédiatement disponibles. Pour le moment, elles sensibilisent les différents acteurs (les collaborateurs, les élus locaux, les populations...) sur la nécessité de développer ensemble de nouvelles stratégies pour augmenter les recettes. A la mairie d’Ifangni, face aux commissionnaires agréés, commerçants et autres partenaires de la douane, Gilles Hounkpatin et le maire Joseph Akpata ont convenu d’une amélioration des rendements des unités douanières à travers une collaboration encore plus franche.

Falsification des cachets, sceaux et quittances de la douane, source d’évasion fiscale

La douane béninoise perd plusieurs milliards de francs Cfa chaque année. Non pas parce qu’elle constitue le nid des corrompus mais à cause des cachets et quittances des douanes et droits indirects falsifiés par certains individus appelés les « assassins de l’économie nationale ». Ces derniers se font parfois passer pour des douaniers et opèrent en toute quiétude. D’autres mènent cette sale besogne de commun accord avec des douaniers mafieux. Ils sont champions dans le faux dédouanement des motocyclettes. On se souvient encore des douaniers écroués en juin dernier et des individus arrêtés le 09 septembre 2007 pour falsification des cachets, sceaux et quittances des douanes et droits indirects dans les départements du Mono-Couffo, de l’Oumé-Plateau et de l’Atlantique-Littoral. Il s’agissait des nommés Hervé Edjo, Jean Mêhinto, Anatole Kpohon et Bernard Kpossodé, Daniel Mêtognon, Isac Hodo et Kénou Soglo, appréhendés par la gendarmerie nationale. « Ces larrons font partie d’un vaste réseau de dédouanement des motos et ont déjà apposé les faux cachets et sceaux de la douane sur plusieurs dossiers, un acte irresponsable qui les a rattrapés », avait déclaré la gendarmerie nationale, le jour que ces faussaires ont été mis sous mandat de dépôt. A cet effet, le porte-parole de la douane, le colonel Pierre-Claver Tossou, a invité tous ceux qui n’ont pas effectué le dédouanement de leur moto dans un poste de douanes à se rapprocher de son institution pour vérifier l’authenticité de leur quittance. « Les faux dédouanements constituent des manques à gagner pour le gouvernement », a-t-il dit en précisant que nul n’a le droit de faire le dédouanement chez lui. Selon les informations recoupées, les directions générales de la douane et droits indirects et de la gendarmerie nationale invitent le peuple béninois à dénoncer les individus qui ont des comportements suspects afin de décourager les hommes sans foi ni loi et renflouer les caisses de l’Etat.

La douane béninoise, de 1960 à nos jours

Plusieurs noms ont été attribués pendant la période révolutionnaire à la direction générale des douanes et droits indirects (dénomination actuelle), située au bord du boulevard du Canada en face du port autonome de Cotonou. Selon l’histoire, elle s’appelait direction des douanes de la République du Dahomey, direction générale des douanes de la République du Dahomey, direction générale des douanes de la République populaire du Bénin etc. Ainsi, cette institution de lutte contre les fraudes douanières a connu plusieurs dirigeant depuis la période révolutionnaire à ce jour. Elle a été dirigée par des hauts gradés des douanes et droits indirects. De sources dignes de foi, le tout premier directeur général des douanes de la République du Dahomey a pour nom Comlan Paul Cakpo. Cet homme intègre, selon les témoignages recueillis, a pris les rênes de cette institution en 1960 sur instruction du président de la République population du Dahomey, feu Hubert Koutoukou Maga. Il a été remercié en 1974 par le commandant Mathieu Kérékou qui a pris les rênes de la République populaire du Bénin le 26 octobre 1972. Après quatorze ans de gestion, ce directeur général des douanes du Danhomey a passé le témoin au colonel Damien Mohamed qui a renfloué les caisses de l’Etat pendant quatre ans. De 1978 à 1982, c’est Faustine Gbaguidi, colonel des douanes de la République du Bénin qui conduit les destinées de cette institution. Elle sera suivie du colonel Germain Guy Tony qui aurait, de 1982 à 1987, déclaré la guerre contre l’évasion fiscale. De sources concordantes, il a donné le meilleur de lui-même pour mobiliser une importante manne financière dans les caisses de l’Etat. Après avoir servi la nation, il a été remplacé par l’inspecteur des douanes Cyriaque Gandji (1987-1989). Après lui, le général Mathieu Kérékou a nommé le haut gradé des douanes de la République populaire du Bénin, James Wilson qui a été limogé par le président de la République du Bénin, Nicéphore Dieudonné Soglo en 1990. L’occasion était offerte au colonel Antoine Gbéti d’être le premier responsable de la direction générale des douanes et droits indirects au lendemain de l’ère du renouveau démocratique.

Le directeur général des douanes et droits indirect est nommé en conseil des ministres sous l’avènement du renouveau démocratique. Cette nomination a lieu sur proposition du ministre des finances et de l’économie d’alors qui, selon les informations recoupées, tient compte du grade, du savoir-faire, du professionnalisme et du bord politique du douanier retenu. Le colonel Philipe Ezin a été nommé en 1996 suite à l’investiture du président Mathieu Kérékou la même année. Les colonels Raouf Paraiso et Joseph Agossou ont aussi respectivement dirigé cette institution de 1998 à 2000 et de 2000 à 2001. James Sagbo (2001-2003) et Justin Sagui (2003-2005) ont contribué à l’assainissement des finances publiques lorsqu’ils étaient directeurs généraux des douanes et droits indirects.

Charles Adékambi a fait deux mandats

Le colonel Charles Adékambi a été nommé directeur général des douanes et droits indirects en 2005 et limogé en 2006. Il a passé service au colonel Christophe C. Quenum qui a dirigé cette institution pendant quelques mois sous le règne du général Mathieu Kérékou. Il a ensuite été nommé en 2006 par le ministre du budget, Albert Houngbo à cause de sa détermination à renflouer les caisses de l’Etat. Mais il a été emporté en 2007 par une affaire inédite. Charles Adékambi a passé service le 14-08-2007au plus gradé des douaniers du Bénin, le colonel Gilles Hounkpatin.

Le ministre Houngbo annonce des réformes

Le ministre délégué auprès du ministre des finances, chargé du budget, Albert Sègbégnon Houngbo entend rendre les services des douanes et droits indirects accessibles à tout le monde. De sources proches de son cabinet, un séminaire sera organisé dans les tout prochains jours pour expliquer les atouts de la douane au peuple béninois. Mais avant cette initiative, le ministre Albert Sègbégnon Houngbo a pris un arrêté pour réduire considérablement le coût du dédouanement des motocyclettes. Suite à notre investigation, il s’est révélé que ce ministre s’est entendu avec son homologue de l’environnement et de la protection de la nature, Juliette Biaou Koudénoukpo pour commander à l’extérieur de notre pays, un nombre important de motos à « quatre-temps » qui seront dédouanées et vendues à un prix insignifiant aux populations.

Une seule femme nommée Dg douanes au Bénin

Depuis plusieurs décennies, c’est une seule femme qui a été nommée directrice générale des donnes et droits indirects dans notre pays. Et pourtant, on parle de la parité entre les hommes et les femmes. Faustine Gbaguidi, car c’est d’elle qu’il s’agit, a dirigé cette institution de 1978 à 1982. Elle a fait ses preuves pendant quatre ans à la tête de cette institution. C’est le président Mathieu Kérékou qui l’a nommée à cause de la gestion saine de certaines femmes. Faustine Gbaguidi a donné le meilleur d’elle-même mais a été remerciée pour des raisons diverses. Même si depuis 1982, aucune femme n’a plus été nommée à la tête de cette institution, il s’avère nécessaire de continuer à faire confiance aux femmes.

Hommage à Mathieu Kérékou

Les douanières rendent toujours un hommage mérité au général Mathieu Kérékou, président de la République pour avoir accordé l’opportunité à une femme de diriger les douanes et droits indirects au Bénin. Selon les informations recoupées, n’eut été la subordination absolue à la hiérarchie et formel que leur impose leur profession, elles auraient rendu officiellement cet hommage au général Mathieu Kérékou cet acte.

La Rédaction

Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 10:45
 

PROMOTION DE LA PLANTE DE POURGHÈRE
Le Mali inaugure l’ère du biocarburant en Afrique de l’Ouest

     
 
La plante de pourghère peut aider bien de pays africains à faire face à leurs problèmes de carburant
La promotion de la plante de pourghère comme combustible lance le Mali dans l’ère du biocarburant. L’idée peut inspirer le gouvernement béninois qui a annoncé, il y a quelques semaines vouloir se lancer dans la même dynamique.
 
     
 
Date de publication : 31-10-2007
Auteur(s) / source :
 
     
 

   Le Mali vient de faire un bond qualitatif dans la recherche de solutions durables à ses difficultés énergétiques et, pourquoi pas, à celles de toute la sous région ouest-africaine . La recette : la promotion du biocarburant à partir de la plante de pourghère. La transformation de ce produit en énergie et son utilisation à la place du gasoil font grand bruit à Bamako et dans les capitales ouest africaines au point que la question a commencé par aiguiser l’appétit des investisseurs potentiels. Le pourghère, un arbuste assez répandu dans le sud du Mali est essentiellement utilisé comme haie vive de protection ou de délimitation des parcelles. Il résiste bien à la sècheresse et ne nécessite aucun entretien particulier. Le pourghère peut commencer à produire en moins d’un an et atteindre sa pleine productivité en 3 ou 4 ans selon la nature du sol et le climat. La plante vieillit entre 30 et 40 ans. La superficie actuellement plantée en pourghère reste encore très faible, la promotion étant encore dans une phase expérimentale. Les haies vives s’étendent sur environ 17 000 km. La production de graine est estimée à environ 2 kg par mètre linéaire, soit un potentiel annuel de près de 700 tonnes par an. Les possibilités d’accroissement de la production nationale sont énormes, car toutes les parcelles impropres aux autres cultures peuvent être plantées en pourghère. De la graine de pourghère, on extrait une huile qui représente environ 30% du poids de la graine. Cette huile peut être utilisée comme carburant dans certains moteurs aux fins de motorisation. Il y a quelques deux années, les autorités maliennes ont lancé un programme de promotion de l’huile de pourghère comme combustible de substitution au gasoil dans le cadre d’un développement durable sans dégradation de l’environnement. Actuellement, les fruits semblent tenir la promesse des fleurs. Des générateurs à huile de pourghère permettent déjà l’alimentation en électricité de certains villages maliens et quelques moteurs de véhicules tournent déjà sous l’effet de ce combustible. A coté du biocarburant, le pourghère entre également dans la fabrication du savon. Les résidus de graines pressées servent aussi d’engrais pour fertiliser les sols.

   Aller vers l’industrialisation

   L’ambition des autorités maliennes est donc d’entamer la phase industrielle de la production de pourghère, qui reste jusqu’à présent à un stade artisanal, avec l’appui des partenaires privés. De ce fait, beaucoup d’investisseurs se bousculent déjà au portillon pour accroître la production de cette plante afin de la porter de 50 000 à 700 000 tonnes. Dans ce contexte de flambée du cours du pétrole sur le marché international où le débat au niveau mondial se focalise sur les énergies alternatives, l’expérience malienne devrait inspirer le gouvernement béninois. De retour du Brésil, le Chef de l’Etat malien avait annoncé son ambition de faire la promotion du biocarburant avec l’appui des opérateurs économiques brésiliens. Pour la matière première, le pourghère constitue une occasion à ne pas rater d’autant que la plante, semblet- il, serait adapté à tous les types de climat. Dans le cadre d’une coopération régionale, le Bénin devra donc s’inspirer de l’expérience malienne. A défaut d’innover, il faut tirer le meilleur de ce qui se fait dans les pays qui ont le même niveau de développement que nous mais qui arrive à trouver des solutions durables à des problèmes communs. 

Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Africaine
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 10:40

120 millions Fcfa volés

120 millions Fcfa. C’est la faramineuse somme enlevée par les cambrioleurs à l’ambassade du Bénin à Tripoli. Ils ont réussi à défoncer le coffre-fort de la représentation béninoise avant de mettre la main sur le pactole. Ce vol est intervenu seulement 24 heures après que l’ambassadeur accompagné de son épouse et du chef de la chancellerie s’étaient rendus dans la capitale tunisienne pour retirer les fonds. Il était prévu que les dépenses commencent à être effectuées le lendemain, quand les fonctionnaires de l’ambassade ont été surpris par la visite des cambrioleurs la nuit. Après avoir maîtrisé le gardien, ligoté comme un sac de maïs, ils ont tiré sur un résident béninois à Tripoli pour couvrir leur fuite. La manière dont le coup a réussi intrigue la police libyenne et la justice qui continuent d’enquêter sur l’affaire. Suite à l’arrestation de l’ex-chef de la chancellerie, les faits qui lui sont reprochés sont loin d’être étayés de preuves irréfutables.

Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 10:35
La vindicte populaire:Une vieille pratique qui refait surface [31 octobre 2007]

Les populations béninoises sont entrain de reprendre depuis quelques temps avec le phénomène qui consiste à tabasser et brûler toute personne prise en flagrant délit de vol. ...

Nombreux sont de nos jours les compatriotes qui loin de solliciter les services de la police ou de la gendarmerie en cas de vol, préfèrent exécuter eux-mêmes la sentence. Ils se font justice en exécutant sans crainte aucune par le supplice du feu, les voleurs et brigands qu’ils capturent, après les avoir passés à tabac. A en croire Paul Kanguey, cette pratique après son initiation par le colonel civil « Dévi », avait connu un écho favorable avant de s’estomper petitement suite aux réactions de plusieurs associations des Droits de l’homme. « Le phénomène quelque peu barbare a permis de réduire la criminalité et les vols jusqu’à leur plus petite proportion, surtout dans le Mono et le Couffo où la pratique, a vu le jour », a-t-il indiqué. Pour Gouda Ibrahim par contre, en tant qu’étudiant en droit, il pense que l’interposition faite par les différentes associations est dans l’ordre normal des choses. En effet, selon lui, l’acte en lui-même est un crime car dit-il « nul n’a le droit de se faire justice ». « De plus, l’acte s’apparente à la peine de mort or, le Bénin a déjà ratifié la convention visant à décourager une telle mesure sur le territoire national ». Mais malheureusement, le nombre élevé des services compétents pour connaître des vols et l’existence des textes de loi visant à vulgariser le droit à la vie et à l’autodétermination n’ont pas réussi à émousser l’ardeur des partisans de la vindicte populaire qui ont repris de plus belle avec la justice privée. Le cas le plus récent en notre connaissance a eu lieu à Akpakpa Dodomé, il y a une semaine environ, où le corps de Mounirou Tanko a été découvert complètement brûlé par ses bourreaux, sous prétexte qu’il serait l’auteur de la disparition d’un cabri. Il y a aussi le cas du lundi 1er octobre dernier au matin, avec la découverte du corps d’un jeune homme calciné à Klouékanmè. Ce jeune homme voleur de son état, a ainsi subi la colère de ses semblables. Le 3ème cas de vindicte qui vient rappeler aux voleurs que la vindicte populaire renaît de ses cendres, est celui qui a entraîné la mort d’un autre homme, le mercredi 10 octobre 2007 à Toviklin. La victime, la trentaine environ, aurait volé un poulet et les populations de ce milieu ont décidé de lui faire subir le supplice du feu, après l’avoir proprement rossé. Pendant que cette vieille pratique revient petit à petit dans les habitudes, tout se passe comme si la loi n’a pas prévu des sanctions pour punir les voleurs et que les populations ont désormais le droit de se rendre justice.

La conséquence du désemparement

Ignorant pour la plupart, les textes qui régissent les droits fondamentaux de l’homme, la population béninoise en majorité, a décidé ne plus s’en référer à la gendarmerie ni à la police nationale pour décider du sort des voleurs. Elles prétendent ainsi suppléer à la lenteur administrative du système judiciaire et à l’incapacité de la police à infliger à ces individus sans foi ni loi, la peine qu’ils méritent. « Il est écœurant de voir en liberté 48 heures après leur arrestation, des individus qui ont bel et bien commis des crimes les plus crapuleux », s’indigne Philippe Gbênakpon. Il est très difficile aujourd’hui d’avouer avec exactitude comment les dossiers de vol sont traités dans les commissariats et les brigades de gendarmerie. Le moins qu’on puisse dire selon la plupart des acteurs de cette justice privée, c’est que les dossiers des voleurs et autres criminels subissent le coup d’une certaine légèreté. Résultats, les mêmes criminels retrouvent facilement leur liberté au grand dam des paisibles citoyens. Face à une telle situation qui entache la réputation des forces de sécurité, Maïnassara Issiako, le parent d’une victime de la vindicte populaire dénonce ce qu’il appelle « laxisme » des forces de sécurité publique. Pour l’heure, l’inquiétude, demeure dans tous les esprits et se transforme bien des fois en mépris voire en heurts. C’est ce qui explique d’ailleurs la fréquence des échauffourées entre populations d’une part, et entre forces de l’ordre et populations d’autre part, au sujet de brigands et de bandits arrêtés. Pour que de tels actes ne deviennent finalement des habitudes, il serait alors souhaitable que les forces de l’ordre soient mieux équipées et qu’elles fassent davantage d’effort pour la sécurisation des biens et des personnes. Il en est de même pour le système judiciaire qui doit faire preuve de plus de célérité dans le traitement des dossiers pour désengorger les postes de police et les brigades de gendarmerie, afin de débarrasser la population des indésirables.

Aziz Fondo (Stagiaire)

Par illassa.benoit - Publié dans : Le matinal
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