Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Si votre lecteur de courrier n'affiche pas correctement ce mail, cliquez ici

Les événements de la fondation Gabriel Péri

Invitation

Séminaire

Les enjeux ruraux et agraires en Afrique

«L'agriculture africaine dans le partenariat France-Europe-Afrique et dans le commerce mondial »

Mercredi 27 juin 2007, 18h45 - septième séance du séminaire

19h-20h30 : La France et l'UE face aux mondes ruraux africains : orientations, organisations et acteurs des coopérations.
  • Florence Lasbennes, Chef du Bureau des politiques de développement Economique et Agricole, Direction des Politiques de Développement, Direction Générale de la Coopération Internationale et du Développement, Ministère des Affaires Etrangères ;
  • Un représentant de la Direction générale du développement de la Commission européenne ;
  • Gaëlle Ballineau, doctorante en économie du développement au CERDI (Centre d'Etudes et de Recherches sur le Développement International).
20h30-22h : Le continent africain dans les négociations commerciales internationales : les implications pour le secteur agricole.
  • Mustapha Sadni Jallab, Affaires économiques, Division du Commerce de la Finance et du Développement Economique, Section commerce et négociations internationales, Commission Economique pour l'Afrique des Nations unies.
L'avenir du continent africain se situe en grande partie dans la capacité de son agriculture à nourrir une population majoritairement rurale. Pourtant, la libéralisation mondiale des échanges apparaît destructrice pour le secteur agricole des pays africains comme l'ont démontré les précédentes séances du séminaire. Elle engendre ainsi une dégradation des conditions de vie des agriculteurs et des ruraux en général.
La spécialisation sur la production de produits bruts et les filières d'exportation issues de la période coloniale n'ont pas permis aux économies rurales de se développer durablement. Au contraire, ces évolutions se sont faites au détriment des cultures vivrières et de la constitution de marchés locaux.
La politique étrangère et l'aide au développement de la France dans ses orientations et ses réalisations pourraient-elles avoir une certaine part de responsabilité dans la situation des économies rurales ? Le renforcement des filières, comme celle du coton, de l'arachide ou de la canne à sucre, montre un bilan mitigé qui pose la question de la pertinence du principe « aider pour exporter ». La politique de coopération de la France s'est néanmoins redéployée en favorisant par exemple le soutien aux organisations de producteurs agricoles, en développant la gestion des ressources, de l'eau en particulier. Mais quel bilan peut-on en tirer ? Quels sont les échecs et les réussites ?
Par ailleurs, la France agit désormais aux côtés de l'Union européenne, premier bailleur de fonds en Afrique. Mais, quelles sont les stratégies d'intervention européenne dans le secteur agricole des pays africains ? Quels soutiens apporte-elle à l'agriculture familiale et paysanne ? Sur quels critères s'effectuent la sélection des projets et des acteurs pour leur mise en œuvre ?
A l'heure où la Banque mondiale déclare que la priorité, dans la lutte contre la pauvreté, doit être portée sur les zones rurales, la France et l'UE réduisent continuellement les montants de l'aide publique au développement, et le secteur agricole est le premier à en pâtir. Les déclarations et les actes sont donc en pleine contradiction. Mais cela révèle le nouveau paradigme qui s'impose, celui liant de manière indéfectible, le commerce au développement.
Dans le cas des accords de partenariat économique en cours de « négociation » entre l'UE et les pays ACP, on tente de supprimer le système de préférences commerciales existant entre ces partenaires, au profit d'un alignement sur les normes de l'OMC. La nature et les dynamiques du commerce que l'on souhaite impulser est pourtant à mettre en question. Qui favorisera-t-il ? Et quelles seront les conséquences pour les secteurs ruraux des pays africains ?
A l'échelle internationale, cela pose la question de la capacité des pays africains à négocier en leur faveur à l'OMC : comment transformer les déséquilibres actuels et tirer profit du blocage du cycle de Doha ? Quelles alliances peuvent-ils conclure et quels outils peuvent-ils utiliser ?
La séance se proposera d'étudier ces questions au cours de deux sessions, l'une portant sur le rôle de la France et de l'UE ; l'autre sur le commerce mondial. A cette occasion, seront également présentés les premiers résultats d'un travail de recherche en cours sur l'impact du commerce équitable du coton au Mali, dans la région de Kita.
Entrée libre. Le nombre de place étant limité, merci de bien vouloir vous inscrire par courrier électronique à l'adresse : afrique@gabrielperi.fr
Tag(s) : #Actualités Africaines

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :