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Non satisfaction des doléances des médecins en Ces:Des nuages en perspective sur le Cnhu [26 juin 2007]
Les médecins en formation pour l’obtention du Certificat d’études spéciales (Ces) sont dans une situation critique. Leur formation est compromise, parce que depuis l’année académique 2005-2006, les frais d’inscription n’ont pas été versés par le ministère de la Santé à la Faculté des sciences de la santé où ils sont formés. De fait, ils n’entendent pas croiser les bras. ...

« … Nous sommes très fâchés. Et si rien n’est fait pour régulariser notre situation, nous ne nous priverons pas de faire parler de nous… » Le Dr Christelle S. Randoph n’en peut plus de vivre cette situation bâtarde qui lui est faite. Et elle n’est pas seule dans le cas. Le Dr Christelle S. Randolph fait partie d’un collectif d’une centaine de médecins béninois qui vivent, depuis deux ans, un calvaire qui ne dit pas son nom. Leur formation pour le Certificat d’études spéciales étant de ce fait hypothéquée, ces médecins crient leur ras-le-bol. Ils se réservent le droit de réagir pour se rappeler au souvenir des autorités qui rechignent à régler cette situation qui compromet l’avenir d’une centaine de jeunes médecins.

De quoi s’agit-il ? En effet, la centaine de médecins est bénéficiaire du programme d’appui (concours internes des hôpitaux) du ministère de la Santé. Le bénéfice de ce programme leur donne droit à la préparation du certificat d’études spéciales à la Faculté des sciences de la santé (Fss). Mais le hic c’est que depuis l’année 2005-2006, ces médecins en spécialité actuellement en deuxième, troisième et quatrième années n’ont perçu, à ce jour, leurs allocations au titre de l’année académique en cours depuis octobre 2006. Il en est de même pour leurs frais d’inscription qui n’ont pas été versés ni pour la 1ère année c’est-à-dire 2005-2006, ni pour celle encours. Tout ceci met les médecins dans une situation critique. Leurs formateurs menacent même de les abandonner si rien n’est fait dans un bref délai. De fait, les médecins en Ces ne savent plus à quel sain se vouer. Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé à comprendre et à chercher des solutions. Toutes leurs démarches sont restées vaines. Au ministère de la Santé, l’on n’a pu donner une réponse satisfaisante à leurs interrogations.

L’ancienne ministère Flore Gangbo n’a pu que prendre acte de leur problèmes sans plus. Qu’ont-ils fait pour mériter ce sort ? Rien ! Leur seul tord est d’avoir soif du savoir. Le savoir et la compétence pour être plus utiles à la nation béninoise. Pourtant le contrat qui les lie au ministère de la Santé stipule bel et bien que : « Dans le cadre de la promotion de la formation des médecins spécialistes pour l’obtention du Certificat d’études spécialisées, le ministère de la Santé… s’engage à mettre à la disposition des titulaires du diplôme de doctorat d’état de médecine des bourses d’étude… » Aux termes dudit contrat, les fais d’inscription s’élèvent à 251.200F Cfa par personne pour les première et deuxième et les allocations mensuelles sont évaluées à 110.000F par personne. Quant aux frais annuels de documentation, ils sont de 150.000 F et les frais annuels d’équipement estimés à 50.000francs. Pour les troisième et quatrième années, les frais d’inscription sont de : 251.200 francs, les allocations mensuelles 140.000 f ; les frais annuels de documentation 200.000 f ; les frais annuels d’équipement 50.000f. Le même contrat précise que : « Les frais d’inscription seront versés directement à la Faculté des Sciences de la santé en cours d’année académique. L’allocation mensuelle, ainsi que les frais de documentation seront versés au bénéficiaire lui-même. » Le ministère de la Santé s’engage également à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le déroulement de la formation dans de bonnes conditions. Miroir aux alouettes, pourrait-on dire, puisque tout ceci n’est pas respecté. Les médecins qui se sentent aujourd’hui dupés râlent. Ils s’en remettent à l’arbitrage du président Yayi Boni, les autres issues étant bouchées.

Louis-Marie Abaloufey

Tag(s) : #Le matinal

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