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Voici une question qui fait couler beaucoup de d’encre, de salive et qui hante les esprits de la jeunesse Noire y compris de tous ceux pour qui le Noir n’est pas seulement qu’un animal qui marche debout.
De manière nostalgique, on pratique la réitération de la lutte contre l’oublie, dans tous les cercles négrophiles, les mêmes références reviennent inlassablement : Nkrumah, Malcolm X, Luther King, Sankara, Lumumba etc. On se raconte comme on peut les prouesses de certains de ces leaders.

Mais à regarder de près toute cette longue litanie de noms plus ou moins glorieux, ils n’ont en commun outre la lutte pour la reconnaissance de la dignité du peuple Noir, mais également de n’être que des références du passé.

Il devient donc légitime de se poser la question de savoir si aujourd’hui il manque de vrais leaders du monde Noir.

A ce jour, Mandala pour beaucoup fait office de monstre vivant, d’icône indéboulonnable du monde Noir comme le fut en son temps Mahatma Gandhi, la grande âme, reconnu pour sa lutte non violente contre l’oppression britannique.

Ceci dit, si l’opinion publique internationale s’accorde de manière unanime à considérer Mandela comme ce héro Noir des temps modernes, la recherche critique des critères qualificatifs à cette position pose problème à un esprit un tant soit peu rationnel.

Argument béton aux yeux de beaucoup, Mandela aurait selon ceux qui l’ont élu été incarcéré durant 27ans pour ses convictions politiques. Et, à ce titre tous les égards lui sont dus et de surcroît il mérite de devenir sans aucune discussion possible la nouvelle icône du monde Noire.

Quand j’entends cela je dis bravo et j’applaudis clap clap clap et je dis messieurs et dames merci beaucoup c’est grand !!! Bravo.

Mais avant de se lancer dans tout processus de sacralisation et d’intégration des faits comme une vérité apodictique, la question préalable est de savoir : Qui a l’autorité de la mise en place ces critères de choix ? Qui s’autorise ou non à choisir telle ou telle personne plutôt que telle autre ? Les conditions de choix balaient-ils tous les cas possibles ? Le peuple Noir a-t-il un droit de regard ou de réserve dans le choix de ces icônes ? Les Noirs sont-ils seulement consultés par ceux qui font et défont les personnalités si oui par quelles voies ? Y a-t-il eu une consultation préalable des Noirs pour ériger Mandela au rang de démiurge Noir si oui où et quand ? Etc.
On pourrait rallonger la liste de questions à l’infini mais le résultat d’une approche voulue rigoureuse et sérieuse amène au constat qu’il y a un flou certain sur la manière de franchier ce pas le tout doublé d’une manipulation des médias sur la question du choix des leaders Noirs.

Aussi, face à tout ce tapage médiatique malheureusement relayé au second plan par les nôtres, il est souhaitable d’adopter profile bas pour les personnes rigoureuses et de laisser les griots des temps modernes encenser ceux qui ont été choisis par on ne sait qui pour se faire encenser.

Les faits sont évidents pour tous ceux qui réfléchissent un minimum. Ce n’est plus la politique qui dirige le monde mais c’est la finance. Alors que Mandela se masturbe avec un pouvoir vide c’est son problème. Les Blancs maîtrisent le secteur économique et exploitent les mines d’or et de diamant. Que Mandela passe pour le leader du monde Noir, cela ne change pas le compte en banque de ceux qui exploitent les richesses du pays et la misère Noire.

Pour ceux d’entre nous qui se préoccupent réellement du problème Noir, nous savons ce que sont les prisons dans les pays africains, des mouroirs, des enfers sur terre, des endroits peu salubres, des endroits où le viol sévit péremptoirement où des personnes condamnées à perpétuité n’hésitent pas à verser dans l’abject le plus total.

Je ne citerais aucun nom pour ne viser aucun pays ni les conditions carcérales dénoncées par les organismes internationaux. Les différents rapports rédigés par ces organismes sont à la disposition de tous et portent assez de réserves sur les conditions de détention déplorables dans nos pays.
Dans ce cas, pour moi, il est donc évident que passer un jour dans un de ces enfers de détention dans des conditions infra humaines, cela n’a rien à voir avec passer 27ans en prison en Afrique du sud et qu’on s’appelle Mandela. Passer un jour en prison dans des pays où la justice (l’injustice) est au service de la thaumaturgie en place, où les prisons sont des lieux de punition propices au développement des instincts humains les plus bas, tout cela n’a rien de comparable aux prisons connus par monsieur Mandela.

Je ne sais si Mandela a vécu le quotidien de certains prisonniers en Afrique : passage à tabac sans justification aucune, viol par sodomie pour des besoins d’humiliation, fessée sur la place publique dans la tenue d’Eve ou d’Adam, torture sans aucun motif valable, privation de droits civiques pour des besoins de règlements de comptes, privation de sommeil, privation de nourriture, privation des soins d’hygiène etc. mais j’en doute fort.
Je ne sais si Mandela a vu sa famille décimée sans raison aucune (le cas Mpondo), ou vécu le viol de sa femme ou de ses filles, s’il a vécu la bêtise humaine sous toutes ses formes. Je ne sais pas si Mandela a croisé le chemin des personnes de triste notoriété comme Baramoto Mpkwama, Fochivè, Yogo Ntonga, Andzé Tsoungui etc. qui n’avaient pour eux que le droit de briser l’humain dans ce qu’il a de plus noble en utilisant des méthodes viles et primaires.

J’aurai tant aimé en être certain mais dans le doute je m’abstiens et me dis que payer de sa vie comme l’ont fait beaucoup de martyrs de l’Apartheid est une chose, passer toute sa vie en prison dans l’anonymat le plus total et y mourir dans l’indifférence la plus insupportable ou la plus écœurante beaucoup de Noirs et d’Africains l’ont fait et ne font pas la une des médias occidentaux.
Personne à mon humble avis n’a répertorié tous les détenus politiques ou non en Afrique de la période charnière des indépendances à ce jour et en est arrivé à la conclusion que Mandela a été celui qui a le plus souffert dans sa chaire à cause du combat pour la liberté des Noirs.

J’aimerai tant croire que le combat de Mandela (qui en soit est louable) est la cause principale de la fin du régime politique de l’Apartheid mais, je ne le puis car ma raison me l’interdit. Aussi, face aux choix des médias et aux honneurs en tout genre surfait par les chercheurs de sensations je préfère de loin l’abstention et je me bouche volontiers les oreilles.

Je me garderais pourtant aujourd’hui de faire le procès d’un Homme que beaucoup adulent pour des raisons qui sont les leurs. Mais, je me permets simplement de montrer que les raisons de son choix et de son adulation ne sont pas suffisantes à mes yeux pour en faire le porte-étendard du peuple Noir.

La question reste donc entière car, à part Mandela qui voit-on comme représentant du peuple Noir ?
Cette question est celle que je me pose et que beaucoup se posent sans doute.

J’aurai aimé apporter une réponse monosyllabique et simpliste comme beaucoup qui voient en cet unique homme l’alpha et l’oméga mais une fois de plus ma raison me l’interdit.

Mais avant de donner mon avis sur la question j’aimerai si vous me le permettez me pencher sur les différentes démarches qui s’imposent aujourd’hui comme des voies et des moyens pour s’affirmer comme potentiel guide du monde Noir.

Sur le plan politique

Très souvent, ceux qui se pensent dotés d’une mission messianique de sauver le peuple Noir sont les premiers à s’exprimer dans des cas de conflits sur les questions qui concernent la communauté Noire. Mais à ma grande surprise, ce sont souvent d’illustres inconnus sortis on ne sait d’où. Chose assez curieuse cependant quand ils sont appelés à s’exprimer sur un sujet d’actualité, souvent beaucoup de ceux qui s’y attèlent, recherchent toujours le tutelle de l’occident (le Quai d’Orsay doit faire ceci ou cela etc. ). Ce qui m’exaspère le plus avec cette catégorie de personnes c’est qu’on leur donne la parole pour s’exprimer au nom des Noirs sur un sujet qui concerne les Noirs, mais leur démarche est bien connue, ils renvoient habilement la parole aux occidentaux en suggérant ce que l’occident devrait faire pour le bien des Noirs.

Une fois de plus le choix fait par les médias de donner la parole à untel et pas à un autre pour s’exprimer au nom d’une communauté, puisque le peuple Noir n’a pas de leader à ce jour, ce choix reste encore discutable. Toujours est-il que ceux qui s’expriment ont souvent plus à cœur de porter un message qui garantit leurs intérêts plus qu’il ne défend la cause Noire. Leur langage recherche toujours la tutelle du maître à l’exception de quelques personnes comme Moléfi Kété Asanté, Alpha Blondy, Jah Fakoly ou Omotunde et les autres qui ne recherchent pas avant tout ce que pense Paris ou le Quai d’Orsay et qui malheureusement ne font pas la une des journaux télévisés occidentaux. Ce ne sont pas ceux vers qui nous nous tournons pour avoir un avis objectif sur une question qui nous concerne.

D’autres personnes aujourd’hui, habitées ou non par un réel sentiment fraternel n’hésitent cependant pas à organiser des marches et à se mettre en tête des cortèges (où il n’y a à proprement parler souvent qu’une cinquantaine de bédouins). Quel est l’objectif de ces marches ? Je me pose encore et toujours la question. Les occidentaux revendiquent en marchant avec des pancartes alors nous aussi marchons avec des pancartes pour dire notre mécontentement est-ce bien là le fin mot de l’histoire ? Arrêtez-moi si je me trompe. On se dote de pancartes, on vocifère comme on peut des propos haineux dans les rues on rentre chez soi le sentiment du devoir accompli, on passe à la télévision régionale si cela est possible, on repart chez soi déçu de n’avoir pas pu mobiliser tous les Noirs. Au fond de soi, on est quand même content car on était en tête de cortège. La maladroite tentative de récupération de la cause Noire pour un intérêt personnel inavoué voilà la vérité qui se cache derrière tout cela. Des marches pour revendiquer une injustice vis-à-vis du peuple Noir.

Si vous permettez, je me pose la question de savoir à qui l’objet de la revendication est adressé ? Cette question à elle seule suffit à comprendre que la démarche est biaisée. On souhaite ici que l’oppresseur prenne acte de son oppression comme s’il souffrait d’amnésie lorsqu’il fait acte de domination. En cela nous nous leurrons puisque nous attendons que des mesures soient prises dans notre sens. Mais, ces mesures là ne seront jamais prises car ni maintenant ni jamais. L’oppresseur ne prendra pas acte de son oppression parce que nous marchons avec des pancartes et vociférons des propos haineux ou parce que nous sommes en quête d’une certaine justice.


Les Ecrivains.

D’autres Noirs à ce jour, très instruits et très cultivés pour certains, passent des jours et des nuits à rédiger des livres d’une réflexion abondante. Mais la sortie de ces livres se caractérise très souvent par une indifférence du grand public. Quand ils réussissent à vendre 50 exemplaires c’est déjà un réel succès. Il faut aimer compulser la littérature africaine pour prendre acte de l’importance du message capital qui est inclus dans certaines de ces œuvres.
Cependant, ce qui m’offusque au plus haut point quand on parcourt ces opus c’est souvent la qualité d’écriture qui y est excellente. Ceux qui se livrent à ces exercices de haute voltige recherchent plus souvent à impressionner les colons plus que les Noirs eux-mêmes car peu de Noirs se penchent sur la lecture parmi nous et peu aiment et savent lire. On recherche donc le leadership comme on peut, pourquoi pas par l’écrit !!!
Senghor, Aimé Césaire, Fanon, Chamoiseau etc. n’ont-ils pas réussi par l’écriture ?

A ce jour les subterfuges pour s’ériger en leader du monde Noir sont nombreux. Mais je ne viens pas ici les répertorier et montrer les limites de chaque approche à chacun son combat avec sa conscience le mien est de m’exprimer librement sur les problèmes de mon peuple en libre-penseur que je pense Etre.

Le Vide Médiatique

Cependant, face à tout le remue-ménage des uns et des autres, une chose reste certaine, le problème Noir n’intéresse pas la machine médiatique occidentale à ce jour. En conséquence de quoi, monopoliser les médias sur un sujet qui n’a que peu de retombées financières cela n’a aucun intérêt pour ceux qui font et défont les icônes.
La Tchétchénie à ce jour, ce sont des familles entières qui vivent l’apocalypse au quotidien, mais les médias n’en parlent pas. Cela n’intéresse personne. L’Afrique aujourd’hui ce sont plus de 28 millions de personnes qui sont atteintes de SIDA mais qu’en sera-t-il dans 10 ans ? Cela n’intéresse personne croyez-moi.
Ce qui intéresse c’est Alqaida, ce sont les poseurs de bombes, c’est Ben Laden, ce sont des torches humaines en Irak etc. voilà l’actualité sui rapporte et qui intéresse les occidentaux. Les problèmes du monde sont comme une mode on traite l’actualité en fonction de l’intérêt de l’opinion.



Quelles sont les limites des approches qui conduisent à notre grave confusion mentale actuelle ?


Il est clair que la question reste entière certes mais réellement manque-t-il de leaders pour le peuple Noir à ce jour ?
Là-dessus je réponds non. Je réitère mon propos en redisant Non pas du tout. Il ne manque pas de leaders Noirs à ce jour. Ce qui manque c’est une vitrine qui permette à ces Noirs de s’exprimer librement. Ce qui manque c’est l’intérêt que peut susciter un leader pour le combat des Noirs à ce jour.

Ce qui manque à ce jour c’est l’intérêt de l’occident pour le problème Noir. Les occidentaux ont d’autres problèmes, la mondialisation, construire l’union européenne, aller dans l’espace, combler les dettes abyssales de leurs économies, être performants et réactifs sur le vaste marché mondial, fabriquer des OGM, combattre les extrémistes qui posent les bombes, garantir leur mainmise sur le monde avec le réveil de la Chine etc.

Pourquoi donc à ce jour il ne se dégage pas un leader Noir charismatique ?

Parce que face à leurs problèmes à ce jour, les Noirs attendent toujours que l’occident choisisse pour eux une idole. Il suffit pour cela que l’on se penche sur les articles du monde Noir un peu partout sur les sites Internet négrophiles, les articles sont souvent issus de l’Agence France Presse. Tout est là ! Nous nous faisons simplement des relais de l’information qui a été décidée et rédigée par les autres. Nous sommes des éternels suiveurs.
Ce sont donc les autres qui décident de ce que nous devons prendre comme une vérité car nous ne sommes pas assez matures pour choisir d’écrire sur ce qui concerne notre actualité, notre communauté, sur ce qui concerne les Noirs.
Inévitablement, ici on retrouve ce que je dénonçais déjà dans les 7 mythes du Noir, une éternelle recherche de la tutelle intellectuelle du maître.

Alors que préconises-tu réellement Mouyabi ?

Ce que j’ai toujours dit et que je réitère encore ici, on ne peut pas dénoncer l’iniquité de l’occident et attendre toujours et toujours la reconnaissance de cette iniquité par l’occident. Nous demandons à l’occident de se punir puisqu’il nous fait du mal convenez avec moi que cela est quasiment impossible. L’occident ne viendra pas toujours choisir nos leaders et résoudre nos problèmes pour notre bien, mettre à la lumière du monde la souffrance du monde Noir etc.

Si nous voulons réellement trouver de potentiels leaders du monde Noir à ce jour, il faut :

1. Définir nos idéaux, ce à quoi nous aspirons réellement.
2. Bâtir nos paradigmes intellectuels.
3. Rechercher parmi nous qui sont ceux qui représentent le mieux nos idéaux.
4. Mettre en place nos médias et nos structures de communication.
5. Mettre en avant ceux qui ont été reconnus par nous comme de potentiels leaders, les Interviewer régulièrement. Leur donner la parole régulièrement sur tous les problèmes de notre communauté et sur les problèmes qui sont liés à l’actualité. Nous forcerons donc ainsi les autres à reconnaître des leaders que nous aurons élus par nos propres critères.
6. Apprendre à rédiger nos propres articles.
7. Nous cantonner à présenter et à rechercher les solutions sur les problèmes de notre communauté.
8. Militer au sein d’un parti de Noirs ou dans des mouvements pour les Noirs.
9. Participer aux conférences sur l’historiographie du peuple Noir.
10. Savoir défendre nos idéaux
11. Refuser de relayer voire ignorer les entrevues surfaites des suppôts du monde occidental qui sont parmi nous (le bourguignon Kelman, Beyala, Taubira, Chamoiseau et autres…)
12. Mettre en avant ce que nous croyons être bien pour nous.
13. Casser la mainmise que l’occident a sur nous en refusant systématiquement toute donnée non profitable à notre communauté.
14. etc.

Il ne s’agit pas ici d’une invitation à la haine de l’occident et au communautarisme mais bien à une prise de conscience que nos méthodes pour revendiquer, pour être reconnues ne peuvent pas aboutir tant que nous attendrons une certaine légitimation préalable par l’occident. Nous ne pourrons jamais être efficaces si nous attendons que l’occident choisisse pour nous, nous serve de guide, nous donne ceci, nous apporte cela etc.

Pendant que l’occident se bat contre les extrémistes Arabes, pendant que les bombes éventrent les métros, les bus, les trains et autres, nous avons là une réelle opportunité de structurer notre communauté pour que ceux qui sont des leaders charismatiques de notre peuple à ce jour puissent prendre la pleine mesure de leur tâche et s’activer à défendre nos intérêts pendant que nous nous assurons tout ce qu’il faut pour qu’eux le fassent de la meilleure des manières.
L’occident n’a pas par enchantement extirpé des entrailles de nos mères et de nos sœurs les Lumumba, les Nkrumah et autres. L’occident refuse simplement d’accorder du temps à un combat qui ne présente pour lui aucun intérêt.
Alors puisque ce combat est le nôtre à nous donc de mettre en avant nos leaders et de n’accorder de crédit qu’à ce que disent les personnes qui ont été sélectionnées par nous selon nos idéaux et non plus par l’occident.
Si nous voulons fédérer plus de patriotes pour la reconnaissance de notre humanité cela passe inévitablement par cette démarche faute de quoi encore et encore, on marchera dans les rues avec des pancartes, on écrira des livres qui moisiront chez des éditeurs mis en place pour contrôler les velléités des Noirs, nous plagierons encore et encore les propos des journalistes occidentaux appelés à se prononcer superficiellement et selon leurs intérêts sur la question Noire.

Pourtant une chose devrait attirer notre attention à tous, ceux qui posent les bombes à ce jour ne marchent pas préalablement dehors avec des pancartes, ils n’écrivent pas non plus des livres dans un Français parfait mais le message qu’ils passent est clair et porte ses fruits.

Mon appel n’est pas un appel à la barbarie, à la haine mais un appel à un recentrage vers des choses simples et plus efficaces à chacun son combat et ses méthodes. Mon message est un appel au bon sens le plus élémentaire.

Chacun de nous, par son action est dépositaire du succès certain de notre entreprise commune. Il ne manque pas de vrais leaders de notre peuple de nos jours, il manque simplement une vision différente de la notion de leader. N’attendons plus simplement d’être les petits roquets qui relayent et encensent les choix de l’occident. Essayons de voir qui est apte à mieux représenter nos intérêts et essayons d’en faire le vrai leader du monde Noir mais plus des leaders choisis sur la base de critères hautement discutables.

Pouvons-nous oser la remise en cause de ce qui a été choisi par les autres comme la voie que nous devons suivre ?
Pouvons-nous essayer simplement de faire autrement à savoir à notre manière ? !!!
J’ai l’intime conviction que nous pouvons nous autodéterminer et que nous n’avons pas besoin de garde-fous pour avancer. Chaque génération a son destin ne passons pas à côté du nôtre.

Vive le peuple Noir fraternel, libre et fort !


"L'amateur vrai, juge toujours une oeuvre avec ses yeux, à la lumière de sa culture, jamais avec ses oreilles dans le brouillard des boniments, ni dans la nuit des ses fantasmes cupides et vénaux"
proverbe chinois 

Mouyabi.
Tag(s) : #Politique Africaine

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