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Arche de Zoé: Sarkozy a ramené du Tchad hôtesses et journalistes libérés

 

© AFP
Arrivée des trois journalistes, de Nicolas Sarkozy et de Rama Yade à Villacoublay, le 4 novembre 2007
© AFP Thomas Coex
PARIS, 4 nov 2007 (AFP) - dimanche 04 novembre 2007 - 23h58 -
 

L'avion du président ramenant du Tchad les trois journalistes français inculpés dans l'affaire de l' est arrivé dimanche soir, peu avant 23H30, sur l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines).

Auparavant, l'avion présidentiel avait fait une brève escale à Madrid pour déposer les quatre hôtesses de l'air espagnoles également inculpées et libérées par la justice tchadienne.

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos ont accueilli au pied de l'avion M. Sarkozy et les quatre hôtesses de l'air à l'aéroport militaire de Torrejon, près de Madrid.

Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero ont remercié le président tchadien Idriss Deby Itno pour son "aide et sa compréhension", ainsi que son "attitude positive" dans l'affaire de l'Arche de Zoé.

Le président français a précisé devant la presse qu'il travaillait "depuis le début la main dans la main" avec le chef du gouvernement espagnol pour "trouver une issue satisfaisante à cette lamentable affaire".

Les trois Français et les quatre Espagnoles avaient été libérés au moment où M. Sarkozy arrivait dans la capitale tchadienne, ce qui a mécontenté de nombreux magistrats tchadiens qui ont dénoncé des "pressions politiques".

© AFP
Nicolas Sarkozy, José Luis Zapatero et les hôtesses de l'air espagnoles, à l'aéroport militaire Torrejon de Ardoz près de Madrid, le 4 novembre 2007
© AFP Javier Soriano
Ces sept personnes restent toutefois poursuivies pour "enlèvement de mineurs", "escroquerie" ou "complicité", comme dix autres Européens et quatre Tchadiens toujours incarcérés à N'Djamena.

Le déplacement présidentiel et ces libérations marquent un tournant dans le dossier de la tentative de transport du Tchad vers la France de 103 enfants par l'association française Arche de Zoé, interrompue le 25 octobre par les autorités tchadiennes à Abéché (est).

Le président tchadien Deby peut "compter sur ma reconnaissance et mon amitié", a déclaré Nicolas Sarkozy, accompagné de sa secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Rama Yade, avant d'embarquer à bord d'un A-319 militaire de la République française.

Auparavant, un juge d'instruction avait ordonné "la main levée du mandat de dépôt" des journalistes et des hôtesses de l'air, autorisés à quitter le Tchad dans l'attente d'un éventuel non-lieu partiel les concernant, a déclaré à l'AFP Me Jean-Bernard Padaré, avocat des reporters français Marc Garmirian (agence Capa), Jean-Daniel Guillou (agence Synchro X) et Marie-Agnès Peleran (télévision France 3 Méditerranée).

© AFP
Les présidents Sarkozy et Deby, à N'Djamena le 4 novembre 2007
© AFP Issouf Sanogo
Au cours de sa visite de deux heures, menée tambour battant, le président Sarkozy s'est inquiété du sort des autres inculpés. Il a notamment souhaité que les ressortissants français "soient jugés en France", tout en réaffirmant sa "confiance" dans la justice tchadienne.

Six bénévoles français de l'Arche de Zoé, le pilote, le copilote et un steward espagnols de l'avion qui devait transporter en France les enfants, un pilote belge et quatre responsables de l'est du Tchad sont toujours incarcérés à N'Djamena où ils doivent être entendus par le juge d'instruction.

Les inculpés encourent au Tchad entre 5 et 20 ans de travaux forcés. En France, une information judiciaire visant les activités de l'Arche de Zoé a également été ouverte le 24 octobre.

L'Arche de Zoé affirme avoir voulu sauver des "orphelins" du Darfour, région soudanaise en guerre civile limitrophe du Tchad, ce que contredisent les premiers résultats d'une enquête menée par des organisations humanitaires internationales.

Le président Deby a assuré à nouveau dimanche qu'il ne remettait pas en cause le prochain déploiement d'une force européenne, voulue par la France, dans l'est du pays limitrophe du Darfour, contrairement à l'intention qui lui en était prêtée.

Selon M. Sarkozy, l'"équipée assez lamentable" de l'Arche de Zoé "n'a rien à voir avec le déploiement de la force européenne

Tag(s) : #POLITIQUE FRANCAISE
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