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Trente ans de, difficiles, relations franco-libyennes en images

A en juger par l'agitation qui régnait ce mardi place Vendôme, devant le Ritz, le colonel Kadhafi semble exercer une certaine fascination sur ses hôtes français. Retour en images sur trente ans d'une relation ancienne et ambiguë.


 

Le 24 novembre 1973, Kadhafi fait descendre les manifestants dans les rues de Paris

Georges Pompidou accueille le jeune colonel Mouamar Kadhafi. Arrivé au pouvoir quatre ans auparavant, le dirigeant de la Grande Jamahiriya, sobrement vêtu d’un col roulé noir, répond aux questions d’une nuée de journalistes à l’issue de sa rencontre avec le président français.

Alors que des manifestants hostiles à sa visite défilent place de l’Opéra, à Paris, Mouamar Kadhafi insiste sur la distinction entre les réactions de la population et l’accueil qui lui a été reservé:

"Le président Pompidou représente réellement la France et il faut faire une distinction entre ce qui se passe dans la rue et qui ne représente rien et la réalité française incarnée par le président de la République."

La rue protestait alors contre la vente d’armes à la Libye, en raison de son hostilité affichée à l’Etat israélien.

 

 

Le 30 janvier 1992, les familles de victimes de l'attentat du DC-10 à l'ONU

Le 19 septembre 1989, l’explosion du DC-10 d'UTA, attribuée aux services secrets libyens, tue 170 personnes au-dessus du Niger. Françoise Rudetski, représentante des familles de victimes, se rend à l’ONU en 1992 pour demander à l’organisation de reconnaitre le terrorisme comme "crime contre l’humanité".

La Libye, déjà mise au ban de la communauté internationale en 1988 pour l’attentat de Lockerbie, concède en 2004 des indemnisations aux familles des victimes, mais les hauts responsables libyens condamnés par la justice française pour leur implication dans l’attentat n’ont jamais été arrêtés. Le collectif des familles ne s’est pas opposé à la visite de Mouammar Kadhafi mais a déclaré attendre des "gestes forts".

 

 

Le 6 octobre 2005, Sarkozy en Libye pour parler "immigration"

Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, effectue une visite éclair en Libye, où il est reçu par le colonel Kadhafi sous sa tente bédouine. Les deux hommes discutent lutte contre l’immigration clandestine. Le président français n’avait pas encore fait des infirmières bulgares sa priorité.

Un an auparavant, Jacques Chirac et d'autres dirigeants européens étaient reçus à Tripoli. Tous avaient exprimé leur volonté de reconstruire un dialogue et un "vrai partenariat" avec la Libye.

 

 

Tag(s) : #POLITIQUE FRANCAISE
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