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  Session de remplacement à l’université de Parakou:Des étudiants refusent de composer 9 janvier 2008

La session de remplacement à la Faculté de droit et des sciences politiques de Parakou, prévue pour le lundi dernier s’est déroulée dans un amphithéâtre quasiment vide et sous haute surveillance policière.

Des mesures de sécurité exceptionnelle ont été prises à l’université de Parakou le lundi 07 janvier dernier lors de la session de remplacement prévue pour les étudiants de la Faculté de droit et des sciences politiques en raison des fraudes qui ont émaillé la deuxième session statutairement reconnue et que les autorités rectorales ont fini par annuler. Tôt ce lundi matin, les militaires et les gendarmes avaient pris position sur le campus universitaire pour décourager toutes velléités des étudiants qui ont opté pour le boycott de cette session. Mais avant l’heure du démarrage des compositions, les agents d’entretien ont dû passer plusieurs minutes à nettoyer les tables et bancs sur lesquels certains étudiants avaient passé, dans la nuit, une poudre qui fait gratter. Certains de ces agents d’entretien ont même fait les frais de cette poudre et se sont mis à gratter tout le corps. Leurs collègues ont dû leur passer de l’huile sur les parties du corps qui les grattaient avant qu’ils ne se sentent mieux. Mais combien d’étudiants ont finalement pris part à cette session de remplacement ? Une infime partie. Et pendant que cette minorité composait sous haute surveillance, le gros des étudiants qui ont opté pour le boycott les attendait à l’extérieur de l’Université sur le pied de guerre. Branchages en mains, ils hurlaient des slogans hostiles aux autorités rectorales et tempêtaient contre leurs collègues qui ont accepté de composer les accusant de traîtrise. Cependant, les forces de l’ordre ont réussi à les contenir. En fait, le désordre s’est installé à l’Université de Parakou après la publication de l’arrêt rectoral en date du 11 décembre 2007 qui révélait que les examens de la deuxième session ont été émaillés de fraudes massives. En effet, plusieurs voix notamment celles des autorités décanales et des étudiants mis en cause par l’arrêté rectoral signé du professeur Simon Akpona se sont élevées contre les sanctions prises à leur encontre. Depuis lors, l’atmosphère est viciée à l’Université de Parakou, notamment à la Faculté de droit et des sciences politiques. Apprenants, enseignants et autorités ne parlent plus le même langage. Même les médiations tentées par les ministres Vicentia Bocco et Emmanuel Tiando et Sakinatou Alpha Oumarou, n’ont pas donné les résultats escomptés. C’est dans ces conditions que la première date de la session de remplacement desdits examens, le 21 décembre 2007, a échoué. Après moult négociations et concertations, le recteur Simon Akpona met de l’eau dans son vin et convoque tous les professeurs et étudiants épinglés par l’arrêté rectoral à prendre part à la session de remplacement du lundi 7 janvier, une session à laquelle malheureusement plusieurs étudiants ont refusé de prendre part.

Jean Claude Kouagou (Br/ Borgou-Alibori)

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Tag(s) : #Le matinal

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