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LUTTE CONTRE LES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES
Des poches de résistance dans les zones frontalières du septentrion

8 février 2008

par Alassane AROUNA

La communauté internationale a célébré le mardi dernier la journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines. Occasion pour les acteurs sociaux de réfléchir sur les stratégies de lutte contre cette pratique révolue. Il existe trois formes de mutilation génitale à savoir l’ablation du clitoris, celle de la grande lèvre et celle de la petite lèvre. Mais la forme la plus connue au Bénin est l’excision qui consiste à enlever totalement ou partiellement le clitoris de la femme. Cette pratique a de lourdes conséquences sur la santé de la femme et est même à l’origine de plusieurs cas de décès. Au nombre de ces conséquences, l’incontinence urinaire, les chocs psychologiques des femmes ayant subi cette mutilation, le tétanos et les hémorragies lors de l’excision. D’après les données statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, plus de 70 millions de femmes ont subi l’une ou l’autre de ces mutilations génitales. Ces femmes proviennent majoritairement de 27 pays de l’Afrique et du Moyen Orient, même si certaines vivent en Asie. Au Bénin, les acteurs sociaux se mobilisent depuis 2001 pour vaincre ce fléau social qui, quoique culturel, a fait des victimes au sein des populations. Malgré les différentes campagnes de sensibilisation menées à l’endroit des femmes exciseuses et des mesures répressives prises par le gouvernement béninois pour lutter contre cette pratique honteuse, il existe encore des poches de résistance dans certaines localités du septentrion. Les femmes exciseuses, pour échapper aux mesures de répression, vont s’installer à la lisière des zones frontalières au Nigeria et au Togo où elles mènent en toute quiétude leurs activités. Il s’agit des régions telles que Ségbana, Kalalé, Tchaorou et Nikki dans les départements du Borgou-Alibori et Ouaké, Copargo dans la Donga. Et pour mener une lutte plus efficace, il urge que des actions concertées des gouvernements béninois, nigérian et togolais soient menées.

Alassane AROUNA

Tag(s) : #Fraternite

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