Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

OLYMPE n’est pas belliqueux !!!

Par Comlan LEMON

 

 

24 décembre 2008 

 L'AUBE NOUVELLE

 

  Le régime Yayi est bel et bien entrain de vouloir fouler aux pieds les acquis de la démocratie, par son obstination à vouloir contrôler toutes les institutions constitutionnelles de notre pays. Bien que n’ayant pas encore lu la lettre ouverte de Monsieur Olympe BHÊLY-QUENUM, je sais que ce qu’il y a exprimé dans ce sens est vrai. "Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es".

 

 

Regardez autour de notre président, vous verrez que ses amis et financiers sont des pays qui ne reconnaissent pas à leurs propres citoyens les droits humains les plus rudimentaires. Il faut être naïf pour croire que les investissements qu’ils font dans le pays sont philanthropiques. C’est pourquoi il est facile de comprendre pourquoi on est entrain de leur vendre, en douce et au dos du peuple souverain, les richesses du pays. La vérité est que j’ai soutenu le candidat Yayi Boni parce que, comme beaucoup, je m'étais dit, voici quelqu’un qui aura la crainte de Dieu, et qui pourra changer le pays. Je ne m'étais pas fait non plus d’illusions que le changement dont il parlait prendra au moins une génération avant de se concrétiser. Il suffit d’interroger ses proches pour se faire une idée de la personne du président Yayi. Clairement, il n’est pas démocrate, et on sait qu’on ne peut pas faire la démocratie sans démocrates. Je n’ai pas à vous convaincre de comment il a obtenu sa première majorité à l'Assemblée Nationale, en faisant signer, par humiliation, des procurations de vote aux Honorables Députés. Personne n’a dit que la démocratie était facile. Le système exige des compromis qu’il n’est pas prêt à faire. En effet, sa logique est de tout régler par la force, la division des béninois, les uns contre les autres, et plus spécifiquement, les partis politiques.

 

 

 

Tout ninois qui s'intéresse à l’histoire de notre pays ne peut qu'être frappé par les similitudes entre la gouvernance du Président Maga, durant la période allant de 1959 à sa démission forcée et la prise de pouvoir par le général Christophe Soglo, et la gouvernance du président Yayi Boni depuis son accession à la magistrature suprême du Bénin. Le président Maga avait opposé Apithy à Ahomadegbe, et vice versa, pour gouverner. Il a usé des mêmes tactiques et méthodes de gouvernance qu'utilise Yayi Boni aujourd‘hui, à savoir, la corruption, les emprisonnements, les intimidations et les divisions, pendant qu’il prêchait l'unité nationale. Tout comme Hubert Maga a vu en Apithy un ennemi politique, pour avoir choisi de s’allier au groupe du Mali qui voulait l'indépendance au lieu de l’autonomie au sein de la communauté française, qu’il soutenait avec le groupe d’Houphouet Boigny, notre président ne croit pas à d’autres points de vue que les siennes. Le président Maga avait dissout l’UDD d’Ahomadegbe et instauré le parti dahoméen de l'unité P.D.U. comme parti unique d'état. Tout comme le PRPB des intellectuels du président Kerekou, qui ont détruit, pour la première fois dans le pays, la pluralité politique, parce qu'il a pu opposer Apithy à Ahomadegbe tout comme le régime et ses alliés tentent aujourd'hui d’opposer la RB au reste du Front de Bohicon. Sous Maga, un jeune ministre qui se trouve encore dans les corridors du régime Yayi, avait inventé, de toutes pièces, un complot contre Ahomadegbe et 11 de ses membres furent condamnés après un procès. Ce même ministre de Maga, comme c’est beau que la retraite politique soit seulement pour les anciens chefs d'état, était récemment dans l’alibori aux frais des contribuables pour expliquer aux populations les positions du Changement sur la crise socio-politique du pays.

 

 

 

 

Nous souhaitons que les frères évangélistes qui entourent le pouvoir actuel se ressaisissent et s’abstiennent de faire croire au président que leurs prophéties ont fait de lui le messie qui fera émerger le pays, car il ne reculera devant rien pour accomplir cette mission divine. Les Béninois n’accepteront jamais que les décisions qui les affectent dans leurs vies quotidiennes soient basées sur ces révélations de la religion.

 

 

 

Leur nouvelle trouvaille est que 2009 sera une année de "miracles". Heureux ceux qui croient sans miracles. Le développement, le changement et la Démocratie ne sont pas incompatibles. C'est pour cela que le peuple ne doit pas choisir entre les trois. Tout développement qui ne considère pas l'être humain comme étant son commencement et sa fin n’en est pas un. Les Béninois doivent faire attention car les seules pages qui restent au régime à ouvrir dans l’art de gouverner du président Maga est d’une part, celle relative à un parti unique d'état du gouvernement de changement et, d’autre part, celle de la fabrication d’un complot d'état contre le Front de Bohicon. Le même acteur du complot contre l’UDD est toujours à la marina. Les invitations à cela sont à peine voilées et un ténor du régime, ancien députe et ministre du troisième gouvernement s'était évertué à dire, dans «La Nouvelle Tribune », que les anciens chefs d'état et présidents d’honneur des partis politiques et les anciens présidents de l'assemblée nationale sont ceux qui ne font rien pour décrisper la situation socio-politique du pays. Ils sont clairement ciblés, par un gouvernement qui croît que, «  lorsqu’on fait quelque chose de bien, il y a toujours d’autres qui font le contraire et plus dangereux sont encore, ceux qui ne font rien ». Fin de citation. C’est là une pensée du jour de « Béninhuzu » , organe de propagande du changement. Il faut prier pour que Dieu sauve le pays car bientôt nos libertés seront supprimées et, au nom du développement et du changement, nous vivrons dans un pays comme celui de ceux qui financent et soutiennent le régime Yayi et dont il doit défendre les investissements au détriment des acquis de notre démocratie.

 

 

 

Les promoteurs du séminaire de Bohicon

Pour moi, le Front de Bohicon reste la seule conscience qui incarne encore les idéaux démocratiques du peuple Béninois. utilisent comme remparts leur corps en sacrifice à ces idéaux sans lesquels le développement et le changement sont inacceptables au peuple Béninois épris de liberté, de paix et de justice sociale 

 

 

 

Comlan LEMON  

Tag(s) : #EDITORIAL

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :