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Note de lecture:

Sans prendre partie, pour l'un quelconque des protagonistes en cause, ce déballage désobligeant n'augure rien de bon pour la jeune démocratie béninoise. Après le "torchon" de la putain de la République qui s'en prenait au Général Mathieu KEREKOU, voici un "sage" qui vide son vénin sur un autre ancien Président de la République du Bénin, le Dr. E.D. ZINSOU  !!!

Le mérite du Général Kérékou aura été celui d'avoir construit l'unité nationale du Bénin, dans la paix et la concorde. Personne ne peut nier cette évidence qui saute aux yeux. Malheureusement, depuis 2006, des aventuriers se sont emparés de tous les leviers du pouvoir. Dès lors, le bateau Bénin est devenu ivre !!! Il n'y a plus de capitaine dans le bateau.

En effet, le sieur Karim da Silva aurait-il eu le culot de "vider" son sac si au sommet de l'état Béninois nous avions un Homme d'état ??? L'aurait-il fait s'il avait été le digne remplaçant de feu Salomon BIOKOU ??? Pourquoi avoir attendu l'invalidation de sa nomination par le roi Bonimenteur pour "vider" son sac ???

Pourquoi diantre, c'est aujourd'hui qu'il tente de justifier le coup d'état du Commandant Maurice KOUANDETE ??? Pourquoi ne l'a t-il pas fait du vivant de ce dernier ???

Nous avons droit à tout ce déballage médisant à cause de l'amateurisme qui règne au sommet de l'état béninois depuis avril 2006. C'est bien connu. Quant l'intelligence déserte le forum, c'est la médiocrité qui s'installe !!!

Vivement 2011 pour chasser tous ces poltrons du pouvoir !!!

Le peuple béninois mérite vraiment mieux !!!

 

I.B.

 

Bénin - Les vieux démons sont de retour: Karim da Silva règle ses comptes au Président E.D. ZINSOU

 

27 février 2009 - LA NOUVELLE TRIBUNE

  

Karim da Silva rompt le silence 


Suite à la polémique autour de sa nomination au poste de grand chancelier de l’ordre national, Karim da Silva vient rompre le silence et révéler les non-dits de cette affaire à laquelle beaucoup de Béninois n’avaient pas compris grand-chose.

Revenant donc sur ce dossier, celui-ci interpelle vivement, à travers la lettre ouverte ci-après, son éternel « ennemi », l’ancien président de la République, Emile Derlin Zinsou, sur les propos qu’une certaine presse lui a prêtés et qui n’ont pas été démentis, après sa nomination par le chef de l’Etat.(ndrl : l’ancien président aurait déclaré qu’il renoncerait à sa nationalité béninoise si cette nomination n’était pas annulée). Comme une réponse du berger à la bergère, Karim da Silva saisit l’opportunité de sa lettre ouverte pour rappeler au souvenir de l’ancien président les crimes imprescriptibles dont il s’est rendu coupable par le passé , à savoir :

l’agression du 16 janvier 1977 dont il était le principal commanditaire d’après les publications et les déclarations du sinistre Bob Denard devant les tribunaux et surtout un prêt contracté au nom du Dahomey d’alors par le président Zinsou , un prêt qu’aucune réalisation concrète n’est venue justifier et dont la République démocratique du Congo continue de réclamer le paiement, à en croire les documents joints à la présente lettre ouverte.

La personnalité de Monsieur Karim da silva est certes controversée mais on ne peut s’empêcher de penser qu’elle ne manque pas de qualité, au regard des missions très secrètes de haute portée politique qu’il a eu à effectuer par le passé auprès de certains chefs d’Etat étrangers ( il était chargé de mission du général Christophe Soglo et du Colonel Alphonse Alley).Pour conclure le dossier , nous publions un témoignage aussi poignant qu’éloquent de monsieur Gratien Pognon, à l’occasion de la réception de Monsieur Karim da Silva dans l’ordre de Grand Croix de l’ordre National. C’était en l’an 2001 . 


Lettre ouverte au président Zinsou

Karim Urbain Elisio da SILVA Porto-Novo, le 21 Février 2009
Place Bayol /Porto-Novo 
A Monsieur Emile Derlin ZINSOU
Ancien Président de la République 
Cotonou

 

Monsieur,
A travers les médias, l’opinion publique a pu s’informer jusqu’à un passé récent des litiges domaniaux qui nous ont opposés et de leur dénouement judiciaire en ma faveur, malgré vos diverses et innombrables manœuvres dilatoires. 
Mais au-delà de ces litiges, elle s’est interrogée dernièrement sur les mobiles de votre récente menace de renoncer à votre nationalité béninoise si ma nomination au poste de Grand Chancelier de l’Ordre National du Bénin n’était pas reconsidérée par la Haute Autorité.
Au sujet de cette nomination, je ne surprendrai personne en révélant n’avoir pas été demandeur au préalable. 
Je n’étonnerai personne non plus en faisant observer que toute ma vie d’adulte durant j’ai été un chef aux commandes. Vous conviendrez alors que dans ce contexte, me retrouver sous ordres sur le tard et pour le restant de mes jours frisait une auto-humiliation que ceux qui connaissent mon parcours, me reprocheraient. 
A mon âge, je ne me soucie plus de mon avenir, mon passé marqué de combativité et de succès incontestables m’assure un présent à l’abri du besoin et, m’autorise à jouir du repos.
Si donc ma nomination au poste de Grand Chancelier de l’Ordre National du Bénin serait un motif de renonciation à votre nationalité béninoise, je me permets de vous dire que ce faisant, vous ravivez, en vos compatriotes, les souvenirs douloureux qui ont fait de vous, un apatride. 
Puisque, vous êtes le commanditaire principal de l’agression du 16 Janvier 1977 qui a ôté la vie à des Béninois. D’autres, vivants ont été embarqués ce jour là par vos mercenaires et sont considérés aujourd’hui comme disparus, n’étant plus jamais revenus. 
Vous vous êtes consciemment dépossédé de la nationalité du pays, ce qu’a confirmé votre condamnation à mort répétée. 
A la faveur de la Conférence Nationale, vous avez bénéficié de l’amnistie accordée aux exilés volontaires. Bien que votre cas fut particulier (meurtres et enlèvements de compatriotes) on vous a restitué cette nationalité. 
Dans des pays attachés à l’histoire ou, plus précisément, au sens de l’histoire, vous seriez à jamais privé de la nationalité, le crime de sang commis contre vos concitoyens étant, par extrême gravité, légalement imprescriptible.

J’insiste : sous d’autres cieux, vous ne seriez pas retourné aux pays pour y vivre en toute tranquillité, en toute impunité, et en toute sécurité, tel qu’il en est aujourd’hui le cas. 
Le scrupule devrait vous ôter de l’idée, l’adresse d’une menace si grossière et si infamante pour votre propre personne. Même si une telle menace est dirigée à mon endroit, moi contre lequel vous avez perdu tous vos procès et qui de surcroît suis la personne que vous croisez encore sur votre route dans vos scandaleuses salades du Congo.

Eh OUI ! Vous ne me pardonnez pas non plus, d’être au courant et, d’être intervenu dans l’affaire de vos dettes envers le gouvernement de la République démocratique du Congo. M’en excuserais-je ? 
C’était en 2004. J’ai alors reçu un fax daté du 14 juin 2004 de Monsieur Thomas KANZA, ancien ministre sous le Président Kabila (Père). Par ce fax, Monsieur KANZA me demandait de le renseigner sur les actions engagées par mes soins pour le règlement à l’amiable des dettes contractées par le Bénin. En effet, il lui revenait de s’expliquer, accusé qu’il était d’être en complicité avec des amis béninois - dont ma personne - pour étouffer cette affaire.

Le lendemain de la réception de ce fax, je vous ai fait partager, à travers une lettre du 15 juin 2004, les préoccupations de l’Ambassadeur Thomas KANZA, en vous rapportant ce que les archives zaïroises ont révélé, à savoir que :

1°) pendant votre présidence, des prêts ont été accordés à la République du Bénin par la République sœur du Congo Kinshasa. En qualité de Président de la République, 
Le dernier accord de prêt est de Septembre 1969 date de sa signature et les fonds relatifs sont parvenus seulement (1) un mois avant votre éjection du pouvoir. 
Devrait-on vous rappeler que votre déguerpissement de la Présidence de la République s’est réalisé à la plus grande satisfaction de tout le pays devant l’horreur des d’injustices, de la terreur, de la brutalité et des atrocités commises sans égard pour la dignité humaine contre vos concitoyens sans oublier le pillage indicible du domaine public de l’Etat (cf. journaux de la place). 
Mais, revenons à cette affaire de prêts. Le point d’orgue effarant en était l’absence dans la comptabilité publique de toute trace de ces sommes pourtant reçues par vous au nom de la République du Dahomey.

Ma lettre était donc révélatrice de la forte indignation des autorités congolaises devant le détournement de ces montants mis à la disposition de notre pays. Enfin, je m’étais engagé à rendre public le contenu de ma correspondance au cas où aucune action visant à régler les dettes ne serait initiée « dans un délai raisonnable ».

Cinq bonnes années se sont écoulées depuis. Votre silence coupable n’exprime qu’une chose très grave : une monumentale escroquerie, aux dépens du Congo RDC dont les radios et télévision nationales ont repris la diffusion de cette « dette »

C’est cette attitude inexplicable et inconcevable qui me contraint à diffuser diverses correspondances justifiant le bien-fondé des autorités du Congo.

En effet, sur le terrain comme dans les livres comptables, aucune trace de l’affectation de ces sommes à un quelconque projet de développement à ma connaissance ne s’observe au-delà d’un enregistrement par la C.A.A.

Où est donc passé tout cet argent cette somme énorme que tous les Béninois se doivent de payer aujourd’hui, N’auriez vous pas pitié du pays Docteur ZINSOU ?
Devrais-je vous rappeler que sous la présidence du Général Christophe SOGLO, j’étais en 1967 chargé de mission auprès des autorités du Congo Kinshasa alors que vous étiez son Ministre des Affaires Etrangères. Je vous fais grâce de l’appréciation du Général SOGLO à votre endroit.
Changeons maintenant de registre, et laissons de coté vos turpitudes financières dans le seul but de vous enrichir, même si pour y arriver vous devriez spolier votre propre pays et en escroquer d’autres. 
Vous aviez acheté auprès de moi, des terres à raison de 35 francs le mètre carré et payé en tout et pour tout, la somme de 12.650.000 francs CFA.

Plus tard l’Etat béninois vous a dédommagé d’environ 3 milliards de francs CFA pour une partie de ces terres, malgré mes protestations.

Conseiller très spécial du Chef de l’Etat, vous saviez y faire et vous vous êtes arrangé pour vendre à une structure de l’Etat, une partie de ces terres échangée contre une autre dans une zone différente. 
Vous avez donc réussi à vous la faire acheter pour plus de 5 milliards de francs CFA. Hô Klo Hô ! Président ZINSOU si vous aviez séjourné plus longtemps au pouvoir, que serait-il resté pour les Béninois comme parcelle de terre ?

Vous êtes devenu homme d’affaires tout en conservant votre titre de Conseiller Spécial des présidents de la République successifs.

Et, pourquoi ? Votre seul intérêt. Il vous faut être proche du pouvoir pour influer sur les décisions, faire aboutir celles qui arrangent vos intérêts et amener à l’échec les autres qui pourraient vous desservir. 
Et l’intérêt national ? Qu’en savez-vous qu’est-ce que cela veut dire pour vous ?
Pauvre Bénin ! S’il vous reste encore un peu de conscience et d’amour patriote aidez votre pays maintenant, aidez le Bénin aujourd’hui à sauver son honneur en payant la dette des Congolais.
Cette dette notre pays la doit à un de ces fils qui au cours de l’exercice de ces fonctions présidentielles éphémères qui a tout prendre hélas n’était que son fonds de commerce, a abusé de la patrie.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de mes meilleures salutations.
Urbain Karim da SILVA

 

KarimUrbain Elisio da SILVA

Porto-Novo, le 15 juin 2004
Tel: 21-24-28 Fax: 21-32-71
Objet: créances de la RDC
A
Monsieur le Président
Emile Derlin Z INSOU


Cher Docteur Zinsou,

J’ai l’honneur de vous rappeler ce qui suit afin de permettre, tout simplement, de clarifier une situation ambiguë qui n’a que trop duré et dont le plaignant en l’occurrence la République Démocratique du Congo, (RDC) ne cesse de me harceler. En effet, courant 1997, une délégation de la R.D.C., conduite par le Ministre Thomas KANZA, a séjourné pendant plus d’un mois à Cotonou en vue d’élucider certains contentieux existant entre nos deux pays. Elle réclame, éventuellement, les dettes non remboursées par le Bénin. A cette occasion, il a été porté à ma connaissance, l’existence de prêts et dons évoluant comme suit:
1°) 400.000 dollars US accordés en Février 1968, (prêt)
2°) 1.000.000 dollars US, don en espèce, accordés en juin 1968 en vue de l’organisation d’un référendum et de l’équipement de l’armée;
3°) 1.500.000 dollars US, prêt en espèce, accordé pour la création, le renforcement et la formation des miliciens qui devraient aller suivre une formation au Zaïre;
4°) 1.800.000 dollars US, prêt accordé en septembre 1969, pour la construction d’une usine de coton dans le Mono.

Les deux premiers prêts ont été consentis pour une durée de trois (3) ans tandis que les autres pour une durée de dix (10) ans.

Par lettre N° l3236/A1/221/96 du 30 septembre adressée au Président de la République du Bénin, la partie zaïroise opposait l’inexistence, éventuellement, d’une annulation de ces dettes par le Maréchal Mobutu comme semblait l’affirmer la partie béninoise, qui n’a pu exhiber un document justifiant cette déclaration...

Pour la partie zaïroise, ces allégations demeurent donc sans fondement; elles sont l’œuvre d’un ancien président béninois qui s’est vanté, à un diplomate zaïrois, l’avoir obtenu verbalement du Président Mobutu. Aujourd’hui l’exigence d’un remboursement s’avère urgente ne serait-ce que échelonné dans le temps, surtout en raison de nombreuses difficultés auxquelles la chancellerie Zaïroise était confrontée.
En fin juin 1995, après de multiples relances, la Caisse Autonome d’Amortissement du Bénin a fait un virement à l’ambassade du Zaïre à Cotonou en complément partiel des intérêts de ces prêts. Dans leurs archives, ces prêts seraient faits au nom de Docteur Zinsou, président de la République, négociateur et gestionnaire de ces opérations financières.

Invité à Kinshasa en RDC, j’ai eu plusieurs entretiens avec les autorités au haut niveau de ce pays, entretiens autour desquels le nom de Zinsou, Président de la République, est apparu au cours de plusieurs séances de travail. N’eut été ma vigilance, les autorités zaïroises auraient voulu faire un déballage médiatique scandaleux contre le Président Zinsou et, par voie de conséquence, contre l’Etat béninois. J’ai fait tout cela au nom de l’intérêt supérieur de la nation et en dépit de la campagne de dénigrement que vous, M. Emile Derlin Bodé Zinsou, orchestriez contre ma personne.

Dois-je vous rappeler qu’avant cela, en 1969, le Maréchal Mobutu avait dépêché deux émissaires militaires et un civil, (un ancien ambassadeur à Lagos, un ami) pour se renseigner auprès du Chef d’Etat-major dahoméen d’alors, en l’occurrence le Colonel Kouandété, de l’utilisation effective des fonds prêtés et des dons. C’est encore moi qui, au nom de l’intérêt supérieur de la nation, les avais apaisés car le Colonel Kouandété affirmait ne rien connaître de cette affaire. Il a longuement reçu ces émissaires qui lui ont fait d’autres révélations. Ce que je sais, c’est que le Chef d’Etat major, très satisfait, m’a remercié et m’a laissé entendre: «je le tiens ». Ce sont, entre autres, ces ‘’ révélations secrètes» que détenait le Colonel Kouandété mais que, par sagesse, il s’est abstenu d’en révéler le contenu en public car, il en savait trop sur ces malversations et détournements éventuels de fonds qui échappent à la comptabilité publique de notre pays.

S’agissant des intérêts supérieurs du pays, vous me semblez être en meilleure position, de par vos hautes fonctions antérieures et présentes, pour juger de l’ampleur et des conséquences qu’une telle affaire entraînerait pour le pays, quand bien même vos relations privilégiées avec l’actuel Ministre de la justice pourraient laisser croire à son étouffement. La balle est dans votre camp pour sauver l’honneur de notre pays

Le 15 Juin 1995, la Caisse Autonome d’Amortissement aurait payé, sous le régime du Président Soglo, la somme de cinq(5) millions de francs Cfa, au titre de règlement partiel des intérêts sur une partie des prêts du Zaïre. Si, depuis lors, d’autres paiements ont suivi, le Bénin saura s’en justifier et votre position dans l’appareil d’Etat vous permet d’accéder aux sources les plus fiables et objectives.

Pour nos frères Congolais, notre ingratitude notoire les surprend d’autant qu’ils ont eu à nous exposer leur situation d’insolvabilité chez nous au Bénin ainsi que le décès, pour manque d’argent, de deux de leurs diplomates, en l’espace de quinze (15) jours. Il s’agit du chargé d’affaires TATU et le premier secrétaire Pwati Polo décédés les 23-03-96 et 09-04-96 faute d’argent pour acheter les médicaments et observer leurs régimes alimentaires pour équilibrer leurs diabètes et hypertensions artérielles. Sommes-nous devenus des hommes sans cœur?

Comment avions-nous pu bénéficier si facilement des prêts et dons de leur part pendant nos difficultés réelles et assister aujourd’hui sans réagir en les voyant mourir de faim et subir les pires humiliations, notamment pour leurs diplomates en postes chez nous?

Dans un courrier récent l’Ambassadeur Thomas Kanza écrit: je cite ... «Depuis l’assassinat du Président Désiré Kabila, le nouveau régime voulant porter ces litiges aux TRIBUNAUX et internationaliser ces dettes. J’ai fais de mon mieux pour temporiser», fin de citation

Responsable premier de cette situation, vous devez, en votre qualité de Conseiller Spécial du Chef de l’Etat, intervenir auprès de ce dernier pour lui rendre compte objectivement de la situation en vue d’obtenir le paiement sans délai, du principal, tout au moins, de ces dettes. Il y va de l’honneur du pays car, rappelez-vous bien que : « c’est dans le creuset de malheur que s’épure la vertu ». Les dettes cumulées de l’Ambassade du Zaïre (loyers, salaires, divers, sécurité sociale, frais de gestion de l’Ambassade etc.) à Cotonou s’élevaient à la date du 11 Mai 1998 à la somme de 390.230.434 francs CFA; alors que déduction faite du don de 1.000.000 US dollars, nous leur devons sans les intérêts la somme de 3.700.000 US dollars soit 2.220.000.000 francs Cfa. Avons-nous cessé d’être des humains?
Je demanderai aux autorités de la République Démocratique du Congo de nous épargner des intérêts et autres frais bancaires si le Bénin faisait un effort appréciable pour s’acquitter d’une partie importante de cette dette, assorti d’un échelonnement de remboursement.

J’ai reçu plusieurs appels téléphoniques en moins d’une semaine au sujet de ces dettes. Etant donné l’intérêt supérieur de la nation et les possibilités de blocage que vous pourriez exercer sur la justice et sur l’information de notre pays, vous souffrirez que je rende cette lettre publique, au cas où on ne noterait pas une réaction rapide de votre part, et cela dans un délai raisonnable.
Je vous prie de recevoir mes meilleures salutations

N.B. Copie au Président de la République pour information
Karim Urbain da SILVA 


Message à l’Attention de Papa da Silva Karim

9 février 2009 
Bonjour Monsieur da Silva, 
Suite à de multiples communiqués sur les chaînes de la Rtnc (la Télévision Publique nationale de la Rdc) citant que le Bénin à une dette (d’un montant faramineux se chiffrant en millions de dollars US) vis-à-vis de la Rdc.

J’ai rencontré !e Conseiller Juridique du Ministère des Finances de la R D. Congo, Me Kabongo. C’était vendredi, le 06 Février 2009 à son cabinet sis à Kinshasa, #113 Ave Bas-Congo. 
Vous avez vous même, d’ailleurs eu l’occasion de vous entretenir directement avec lui (au téléphone) ce vendredi.

De mon entretien avec Me Kabongo, je retiens que la dette du Bénin vis-à-vis de la Rdc alors Zaïre date de 1968-1963. Elle s’élève à plusieurs millions ce dollars, au moins deux millions et plus. Un montant impressionnant que je pourrai préciser seulement dès ce soir avec les documents que Me Kabongo promet de mettre à ma disposition.

Il y a un an dit-il, une délégation de la Rdc dont lui-même a été dépêchée au Bénin. Celle-ci a rencontré les autorités de la Caa. Ces négociations entre les deux parties remontent au mois de Mai 2008. 
Les documents sortis des archives de la Caa/Bénin attestent, confirme Me Kabongo, de l’existence de cette dette. 
Il explique même avoir été émerveillé de constater que les originaux de ces documents existaient encore dans les archives du Bénin alors que ces collègues des Services de la Dette en Rdc ne disposaient d’aucune copies originales de ces documents, mais rien que de photocopies. 
De la réunion entre les deux parties, un communiqué a été adopté et un échéancier établi pour le paiement de la dette qui aurait été revue à la baisse afin, justifie t-il, d’amoindrir les effets des intérêts nés d’une dette veille de plusieurs décénnies.

Le Bénin a, dit-il, pris l’engagement de payer cette dette. Mais à ce jour plus rien. 
Il v a deux semaines, vers fin Février 2009, une délégation R.d.c. s’est rendue au Bénin afin de rencontrer le Ministre des Finances ainsi que le Directeur de la Caa. 
A son arrivée à Cotonou, cette délégation hélas n’a pas été en mesure de rencontrer les deux personnalités en dépit de Rdv préalablement confirmés, relève Me Kabongo. 
Il souhaiterait votre assistance au plus haut niveau (Au niveau du président Yayi Boni) afin de voir un dénouement de cette situation.

* J’espère pouvoir obtenir aujourd’hui les documents des différentes réunions entre la délégation Rdc et la Caa/Bénin afin de me faire une idée plus exacte de cette situation très peu honorable pour nous autres Béninois vivant en Rdc. 
Bien à vous! 
Agréable semaine! 


Témoignage de Gratien Pognon

 

Mesdames et Messieurs les autorités personnalités et dignitaires de tous rangs, Honorables invités
Ne pas intervenir, à une occasion solennelle aussi rare comme celle-ci pour apporter un témoignage inédit serait manquer à un devoir patriotique, renier mon pays ou, refuser de reconnaître que le Bénin recèle des valeurs humaines de qualité exceptionnelle.

Je ‘ne ‘Voudrais pas aller par quatre chemins pour ‘vous faire connaître ce que .j’ai été surpris de découvrir moi-même en cet homme qui fait l’honneur de nous tous en général et de notre gouvernement en particulier:

C’était en 1968 où en ma qualité de Secrétaire Adjoint de l’Organisation de l’Unité Africaine (Oua) à Addis-Abeba, j’ai été appelé à conduire une ‘importante délégation pour une mission au Caire en ‘Egypte. Et déjà à notre descente de l’avion dans ce pays les rumeurs n circulaient que le Colonel Gamal Abdel Nasser avait parmi ses plus proches collaborateurs, un conseiller noir africain. 
Qui pouvait être celui-là se demandaient les membres de ma délégation et moi-même? Quel ne fût notre grand étonnement lorsque nous nous sommes aperçus que le Conseiller noir très écouté au Raïs, le président Nasser, n’était personne d’autre que notre compatriote Urbain Karim Elisio da Silva ? 
Alors très émerveillé je ne pu me retenir de m’exclamer bruyamment en lançant à son adresse: Fofo! C’est-à-dire grand»-frère et d’ajouter: comment as-tu pu atterrir dans ce pays prestigieux pour te retrouver à un poste aussi élevé de confiance auprès d’un chef d’Etat au calibre et de la trempe de Nasser?

Mais l’attitude discrétionnaire affichée par notre papa à ce moment-là nous obligea à contenir l’euphorie de notre joie débordante pour ne pas le mettre à mal car; jusque là il n’était pas reconnu comme dahoméen. Ensuite l’efficience de notre mission risquait d’être flétrie.
Je me rappel aussi qu’en 1972 il a fallu l’intervention énergique très appuyée de son excellence da Silva pour aider notre frère et compatriote feu Aristide Gbénou à sortir du pétrin au Caire et à Lagos. 
En effet Aristide était lui aussi à la tête d’une délégation en route pour une mission qui devait le faire passer par le Caire et Lagos, ils étaient très mal logés dans un hôtel situé dans un quartier populaire de Lagos, la capitale.

Monsieur da Silva qui par bonheur, se trouvait au Nigéria à ce moment en pourparlers avec le gouvernement nigérian pour les intérêts du Bénin, fut informé de la situation. 
Par ses relations privilégiées avec les Autorités au sommet de ce grand pays, Monsieur da Silva ne s’est pas fait prier pour obtenir le déménagement de cette délégation pour un autre hôtel de grande classe. Et non seulement il a pris entièrement en charge tous les frais d’hébergement et de restauration mais il s’est également occupé et personnellement, de leurs billets d’avion.

‘Vous conviendrez avec moi qu’en matière d’altruisme et d’humanisme, très peu de personnes à ma connaissance sont en mesure atteindre ce haut degré auquel était parvenu notre Fofo. 
Mesdames et Messieurs les Autorités, toutes hiérarchies confondues, chers invités, je ne finirai pas de m’interroger sur la qualité des valeurs de ce digne fils du Bénin, l’heureux récipiendaire du jour. Il a beaucoup fait pour notre pays. Certainement qu’il a beaucoup d’autres projets encore pour le développement économique et socio-culturel harmonieux du Bénin.

Mais permettez-moi de terminer mon propos par la relation d’un dernier fait qui me tient à cœur et que je ne saurai passer sous silence. C’était un événement récent que chacun de nous ici présent a vécu et qui a conduit à l’avènement du général Mathieu Kérékou en 1996.

J’étais nommé directeur de campagne dans l’ancien Département de l’Ouémé pour réfection du général Mathieu Kérékou. Cette campagne battait son plein lorsque dans la matinée du 09 Mars 1996, je constatai avec étonnement que déjà les affiches portant l’effigie de notre candidat étaient placardées partout. Je n’ai pas cherché à perdre des minutes de réflexion avant de débarquer au domicile de son Excellence da Silva car, je n’ai pas hésité à croire qu’il n’y avait que lui seul qui pouvait poser un tel acte de bravoure et d’ éclat; je ne m’étais pas trompé.

En effet, lorsqu’il me reçut à son domicile c’est avec, émerveillement que je le vis en pleine séance avec les maires des quinze communes de la ville de Porto-Novo alors qu’au NCC, nous n’en disposions que d’un seul .

Cette séance suivie d’un entretien en tête à tête que j’ai eu avec lui permit de repartir fortement convaincu de la victoire du général aux élections présidentielles de Mars 1996.

Inutile de vous ajouter que pour le second tour, tous Ces matériels et la logistique nécessaire ont été entièrement fournis pour tout le département de l’Ouémé et les autres régions du pays par monsieur da Silva car, après le premier tour, tout était complètement épuisé.

C’est vous dire Ce rôle prépondérant et très déterminant que l’heureux du jour a joué dans le retour au pouvoir du Caméléon.

Mesdames et Messieurs, je veux tout simplement m’en tenir à ces quelques cas pour ne pas abuser de Votre temps car la liste serait longue, très longue alors.

Enfin, pour terminer, je dirai qu’à priori, monsieur da Silva au dire des gens est apparemment complexe, incompréhensible, énigmatique, inaccessible. Mais il suffit d’ avoir le courage de l’approcher pour le connaître et le comprendre,’ le comprendre pour mieux le découvrir, le découvrir pour l’ estimer tel qu’il est en réalité. Et alors, tous les préjugés tombent, tous propos versatiles et tous esprits grégaires contre sa personne cessent et disparaissent.

Excellence Urbain Karim da Silva, la nation et la république du Bénin vous en sauront pleinement et infiniment gré.

  
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