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Chronique du jour

Le piège du mensonge à l’état-major

 

28-05-2009 - FRATERNITE 


 
Sulpice O. Gbaguidi


La campagne d’intoxication massive déclenchée par les amis du président a atteint l’armée. C’est le chef d’état-major de l’armée, lui-même en personne, qui est devenu la cible de la nouvelle race des bourreaux. La tête du Général Mathieu Boni est mise à prix. Les plans les plus diaboliques sont concoctés pour faire chuter ce haut gradé dont la notoriété dépasse les frontières nationales.

 

La cabale contre le chef d’état-major défie l’entendement. Le syndicat de la médisance retrouve des couleurs et s’illustre dans sa méthode favorite axée sur les pratiques malsaines et la mutilation des valeurs morales. La calomnie est à son comble. La délation enfle dans les rêveries de gens de mauvaise foi. Le recours au mensonge est devenu un réflexe. L’affabulation est totale avec des faits inventés sous le contrôle d’une cruelle méchanceté. Que reproche-t-on en réalité au général Mathieu Boni ? Les dénonciations éructées à flots ne sont que dans le subconscient des fabricants de chimères déficitaires en arguments, mais obligés de livrer des fables pour mettre le chef de l’Etat dans l’embarras. L’intoxication est soutenue par une campagne médiatique fondée sur des accusations aveugles contre le Chef d’état-major. La stratégie vise à convaincre Boni Yayi de l’urgence du limogeage de Mathieu Boni. L’étalage des questions de la Grande muette dans les colonnes des journaux, est destiné à offrir un prétexte pour le règlement de compte rêvé par les pseudo amis du président. Le cynisme des détracteurs s’accompagne de quelque balourdise qui évoque la responsabilité du chef d’état-major dans la recrudescence de l’insécurité, un peu comme si les policiers dans la rue sont sous son autorité. L’essentiel est de transformer la cible Mathieu Boni en bouc émissaire de la nécessité de ramener le calme. Mais l’acte de nomination est une décision de raison. Elle doit obéir à ce que Saint Thomas d’Aquin appelle " la justice commutative " basée sur le mérite. L’actuel chef d’état-major a la faveur du mérite. Son profil et son parcours plaident pour son statut. Sa participation à des missions onusiennes reste éclatante. Seul handicap : la conception irrationnelle de ceux qui se croient liés au chef de l’Etat au ciel comme sur la terre, fait de lui l’homme à abattre. L’idéologie du partage développé par un certain clan boulimique justifie la revendication de tous les postes de responsabilité. Mais une difficulté se dresse sur le chemin des anti Mathieu Boni. Le Général n’a jamais laissé de place à l’incurie ni à des failles exploitables pour des boute-en-train condamnés à verser dans des accusations stériles pour avoir sa peau.

 

Il revient au chef de l’Etat de ne pas écouter le chant des sirènes. Aucune considération autre que la compétence ne doit guider à la nomination du chef d’état-major. Le président George Bush père avait brisé les questions raciales en portant son dévolu sur Colin Powell. S’accrocher à autres détails superfétatoires relèverait d’une inélégance inutile.

 

L’armée a horreur de cette pollution créée par les amis du président qui s’investissent avec toute leur âme dans une vaste entreprise de déstabilisation des valeurs notre République. Mais Boni Yayi ne peut être influençable dans le choix au très sensible poste de chef d’état-major. Seule la prime au mérite va rassurer la troupe. Pour le moment, le Général Mathieu Boni assure. Les commérages n’ont pas concrètement démenti ses qualités et performances.

Tag(s) : #EDITORIAL

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