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  Yayi Boni met en verve l’opposition

 

29 mai 2009 - LEMATINAL

Ce qui s’est passé hier à Cotonou est une première après les événements de 1989 qui ont sonné le glas de Kérékou 1. Amoussou Bruno, Me Adrien Houngbédji, Séfou Fagbohoun, Léhady Soglo, Lazare Sèhouéto, Antoine Kolawolé Idji, Sacca Fikara et plusieurs députés de l’opposition non déclarée ont su profiter d’une situation pour réveiller l’histoire. A vrai dire, la marche d’hier sur le ministère de la Santé est un premier test réussi.



Et on apprend d’ailleurs qu’il ne s’agissait que d’un essai. Puisque les initiateurs entendent aller plus loin dans les perspectives de la mobilisation pour les présidentielles et législatives de 2011. Avec beaucoup plus de participants. Hier, environ 20 000 citoyens leur ont prêté main forte. Avec des slogans qui justifient l’ampleur des mécontentements. Surtout que Me Adrien Houngbédji qu’on a toujours accusé à tort ou à raison d’être souvent en retrait était à la ligne de départ. Avec la même virulence quand il décide de parler. Ce qui fait dire que le pouvoir de Yayi Boni est très menacé et l’objectif est d’aider les Béninois à lui retirer la confiance en 2011. Comme pour dire que la théorie du changement du chauffeur et de sa voiture prend déjà sa vraie forme. Et c’est la crise sociale mal gérée qui aurait ouvert la brèche à ces responsables du G 4, de G 13 et de Force Clé. Il y a d’importants problèmes dans le secteur de la santé et de l’éducation où les mots d’ordre de grève se succèdent. Aujourd’hui, les centres de santé et les hôpitaux fonctionnent au ralenti et les morts se comptent par dizaines dans le pays. Seuls les riches qui peuvent aller se faire soigner dans les cliniques privées sont épargnés. Et ils sont une infirme partie dans ce Bénin où on vivote. La classe politique hostile à son pouvoir, l’a piégé dans un processus qui a commencé depuis bien longtemps avec la mobilisation des travailleurs autour des hommes politiques. Alors que les tiraillements allaient bon train, le groupe conduit par le député Lazare Sèhouéto a rencontré les syndicalistes à la Bourse du travail pour les impliquer stratégiquement à leur lutte.

La faute de Yayi Boni   Tout ce qui se passe aujourd’hui et met le chef de l’Etat dans une mauvaise posture lui est imputable. A cause de son populisme exagéré, il a fait des promesses qu’il n’est pas sûr de tenir. C’est lui-même qui a initié des primes spéciales de motivation jamais connues dans la loi portant statut des agents permanents de l’Etat. Tout est parti de la situation mal gérée au Centre national hospitalier universitaire Coutoukou Maga de Cotonou. La mesure sera étendue à toutes les autres structures sanitaires du pays. Sans un plan régulier et sans perspectives, le gouvernement s’est engagé pour prendre entièrement en charge les professeurs vacataires des Lycées et Collèges. D’un autre côté, des recrutements anarchiques et politiques ont été effectués. Un ensemble de décisions prises sur un simple coup de tête dont les conséquences entraînent aujourd’hui des difficultés rapidement saisies par l’opposition pour agir. Et comme Yayi Boni en 2006, c’est la rue que ses adversaires veulent utiliser contre lui pour le faire partir en 2011.   Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)  

 

 

 

Tag(s) : #Politique Béninoise

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