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Jeudi 9 juillet 2009

Affaire Cen-Sad: Le roi Boni 1er est Docteur en poujadisme !!! 

 

mercredi 8 juillet 2009, par dp 24 H

 
Yayi et la liste des ministres mafieux à révoquer d'urgence

 
La gestion scandaleuse de la Cen-Sad à Cotonou en 2008 a éclaboussé tout le gouvernement du Président Boni Yayi. Le Chef de l’Etat et plusieurs ministres doivent être sanctionnés.
 

6,4 milliards. Rien que ça !!! C’est le montant géré scandaleusement par le gouvernement du président Boni Yayi. Le ministre des Finances et de l’économie d’alors, Soulé Mana Lawani, porte seul la croix de cette malversation financière. Beaucoup pensent, avec raison, qu’il y a des complices au sommet de l’Etat soit par leur laxisme, soit par leur participation active. La première personne à sanctionner dans ce dossier est le roi Boni 1er lui-même. Si l’on accepte, par manque de preuves palpables, qu’il n’est pas impliqué, il doit faire les frais de ce scandale. C’est comme si le président de la République ne contrôle plus la direction du pays. Il a prêté serment pour servir loyalement le peuple à qui, il a promis la lutte contre la corruption, le clientélisme, la gabegie et autres.

 

 Aujourd’hui, le Chef de l’Etat joue à Ponce Pilate. En 2011, il doit être sanctionné pour avoir trahi la nation. Mais avant cela, l’Assemblée nationale doit l’interpeller sur ce problème. En dehors de lui, le ministre d’Etat chargé de la coordination de l’action gouvernementale, Pascal Koupaki, doit être sanctionné. Quel rôle joue-t-il aujourd’hui aux côtés du Président de la République, au moment où l’ancien ministre des Finances et de l’économie, Soulé Mana Lawani, gérait unilatéralement la somme de 6,4 milliards de francs Cfa dans le cadre de la réfection du Centre international de conférences et du Palais des congrès de Cotonou ? Il est un homme au cœur du système Yayi. Tout doit transiter par lui. Il lui sera difficile de dire qu’il n’était pas au courant de cette affaire de malversation au sommet de l’Etat. D’ailleurs, c’est à ce titre qu’il était monté au créneau pour défendre ce dossier. M. Koupaki n’avait pas hésité à soutenir qu’il n’y avait aucune irrégularité au sujet de l’affaire Cen-Sad. Aujourd’hui, il devrait répondre de ses actes, si vraiment la lutte contre l’impunité est encore le leitmotiv du Changement.

 

De même, le ministre de l’Urbanisme, François Noudégbèssi, maître d’ouvrage de la réfection desdits lieux, ne peut pas convaincre les Béninois de son innocence dans le dossier Cen-Sad. Le protège-t-on parce qu’on aurait besoin de lui politiquement dans l’Ouémé en 2011 ? D’une manière ou d’une autre, ce ministre ne peut pas rester sans sanctions. Les ministres Bernard Davo de l’Enseignement secondaire, Christine Ouinsavi du Commerce, Victor Topanou de la Communication et porte-parole du gouvernement et Joseph Ahanhanzo chargé de la réforme administrative qui avaient donné une conférence de presse commune au temps fort de cette affaire doivent être sanctionnés pour avoir défendu le faux. Au total, le chef de l’Etat et tous ces ministres cités ne peuvent pas être blanchis dans ce dossier. Le peuple béninois doit se réveiller pour exiger la manifestation de la vérité sur ce scandale à l’ère du Changement. Des têtes doivent tomber et les fonds détournés doivent être retournés dans les caisses de l’Etat qui souffrent actuellement. C’est cela le vrai changement.

 

Wilfrid Babatoundé

Par illassa.benoit - Publié dans : Politique Béninoise
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