Braquage sanglant et viol à Tchaourou, chez le roi Boni
1er
9-07-2009 - FRATERNITE
Les coupeurs de route tuent un conducteur de gros porteur, violent une femme et emportent environ 1.000.000 Fcfa
Le braquage est survenu dans la nuit du mardi au mercredi aux environs de 23 heures sur l’axe Parakou Tchaourou. Le premier véhicule à tomber
dans le piège tendu par les malfaiteurs est une voiture taxi Peugeot 405 en provenance de Parakou à bord duquel se trouvent trois passagers. Le conducteur dudit véhicule aperçoit de loin un tronc
d’arbre qui barrait la route. C’est alors qu’il freine subitement avant d’entamer une marche arrière. Mais entre temps, les braqueurs qui étaient cachés dans la broussaille le rattrapent. Les
passagers ont été tenus en respect avant d’être dépouillés de leurs biens. Deux portables et une somme de douze mille constituent le butin des malfrats. Un autre véhicule, cette fois-ci un camion
qui venait de Cotonou subit le même sort. Là, les coupeurs de route, à l’aide de coupe-coupe ont donné une bonne correction au conducteur qui ne voulait pas se plier à leurs injonctions, lui
amputant le pouce droit avant de lui arracher 250 mille FCFA. Le convoyeur du camion, de nationalité nigériane fut dépouillé de 450 mille F CFA. Quelques minutes après, c’est un autre gros porteur
qui revenait de Cotonou qui tombe dans le piège des bandits. Le chauffeur de ce camion a reçu lui aussi une bonne correction, les malfaiteurs lui arrachent 200.000fcfa avant de dépouiller son
camion. C’est un autre camion à bord duquel se trouvent deux passagers, un conducteur et deux apprentis qui viennent fermer la liste des victimes du braquage. Le chauffeur, pris de panique tente de
prendre la clé des champs, mais il fut rattrapé par ces hommes sans foi ni loi après avoir reçu un coup sec de coupe-coupe dans le dos, il tombe alors sur le champ et rendit l’âme. La
femme qui se trouve à bord du véhicule avec trois enfants fut emportée et violée par ces bandits. Selon les recoupements d’une victime, ces braqueurs sont au nombre de sept et parlent
le peulh. Ils étaient tous armés d’arme blanche. D’après toujours les mêmes sources, les chasseurs traditionnels, venus sur les lieux des heures après, n’ont pu rien faire. Toutefois, une
patrouille conjointe de la gendarmerie et des chasseurs font des recherches pour rattraper ces hommes sans foi ni loi qui sèment la terreur dans le rang des usagers de la
route.
Alassane AROUNA
Par illassa.benoit
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Publié dans : Actualités Béninoises
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