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vendredi 24 juillet 2009, par dp 24 H
Les gangsters du roi Boni 1er agressent Sulpice Oscar Gbaguidi, l'éditorialiste du quotidien FRATERNITE

 
Le chroniqueur de Canal 3 et éditorialiste du quotidien Fraternité, Sulpice Oscar Gbaguidi, a été attaqué dans les premières heures de la journée du jeudi dernier, par une bande de malfrats non identifiés. Cet acte loin d’être un évènement isolé, est probablement l’œuvre des ennemis de la liberté d’expression, considérant le fait que les bandits n’ont visé que la personne physique du journaliste sans se préoccuper des biens matériels.
 

Le jeudi 21 juillet dernier, aux environs de 1heure du matin, alors qu’il avait fini sa journée de travail et rentrait à bords de sa voiture Peugeot 406, le journaliste chroniqueur de la Chaîne privée de télévision Canal 3, et en même tant, animateur de l’éditorial du quotidien Fraternité, Sulpice Oscar Gbaguidi, s’est vu heurter à une voiture qui lui a barré la voie, l’obligeant à stationner de force. Le journaliste n’a même pas eu le temps de sortir de sa voiture, lorsque l’un des individus à bord de l’autre voiture, prit une énorme pierre qu’il lui jeta avec rage sur la tête à travers le pare-brise. Il eut plus de peur que de mal, car Sulpice Gbaguidi s’est retrouvé avec des séquelles non moins importantes sur la tête. Bien que la gravité de son état ne soit pas à craindre, il urge donc que le commun des Béninois se questionne sur les auteurs de ce crime crapuleux.

 

L’homme est connu pour sa verve

 

Chroniqueur de la Chaine Canal3, le journaliste Sulpice O. Gbaguidi, est connu pour sa verve qui n’épargne aucun acteur de la scène politique béninoise, surtout quand il s’agit des manœuvres politico-économiques douteuses qui piétinent l’intérêt national. La presse, en tant que 4ème pouvoir, n’est à l’abri d’aucune menace au Bénin. Le scénario du jeudi dernier, est digne d’un film d’Hollywood , et à ce titre il doit être fortement condamné.

 

Les commanditaires

 

Alors qu’on sait que le confrère ne ménage guère son langage avant de dénoncer les vices qui pillulent sous le règne du Change-menteur, cet acte grave et barbare vient renforcer tous les doutes qui planent sur les libertés publiques en République du Bénin. Qu’il vous souvienne que lors de la marche avortée du mardi dernier, le Secrétaire général de la Fesyntra-finance, Laurent Mètognon, avait fait de troublantes révélations concernant le ministre Zinzindohoué. Ce dernier l’aurait appelé la veille du 21 juillet et aurait souhaité le rencontrer tard dans la nuit. Une invitation que le syndicaliste a tout simplement déclinée. Avec la suspension des marches de protestation et ses corollaires, l’agression du journaliste chroniqueur et éditorialiste, vient-elle confirmer l’hypothèse selon laquelle le Changement veut réduire les médias au silence ? Si non comment expliquer le fait que les malfrats, n’aient même pas songé à prendre quelque objet de valeur dans la voiture de notre confrère ? C’est dire que c’est la personne du journaliste qui était visée, à cause de son professionnalisme. Le Change-menteur est en train de montrer ses tares en matière de la sécurité des personnes et des biens. Considérant le fait que le journaliste dans l’exercice de son métier, ne peut pas s’abstenir d’informer le peuple qui a bien le droit à la vérité, Sulpice O. Gbaguidi, à travers ses chroniques, se voit dans la position de l’homme qui dévoilent certains vices de la société. De ce fait, la question se pose de savoir si la répression de la presse fait partie du projet de société du candidat Boni Yayi ? L’intimidation, fait-elle aussi partie intégrante du Changement ? Les Béninois jugeront.

Eugène Sènou Loko



Tag(s) : #Politique Béninoise
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