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BENIN: 05 HECTARES DE CHAMP DE CANNABIS DEBUSQUES A SAVE

 

 

12 sept, 2011 

  

 

(Yayi, Gbèdo, Dègla… doivent poursuivre Edmond ADEKAMBI)

 

 

La brigade de gendarmerie de Savè a débusqué une plantation de chanvre indien aux confins du village de Igbodja, à la lisière du fleuve Okpara à 47 km au Sud du chef lieu de la commune de Savè. Le présumé propriétaire de ce vaste champ de cannabis, le sieur Edmond ADEKAMBI, est encore introuvable. Ce qui pose un véritable problème quant à la lutte contre les stupéfiants et la sécurité au Bénin.

Ce sont des chasseurs qui au cours d’une sortie de chasse, ont découvert la sordide plantation sur environ 05 hectares. Ils ont alors alerté la brigade de gendarmerie de Savè qui s’est rendue sur les lieux aussitôt. Deux jeunes gens ont été appréhendés dans la plantation où, ils ont érigée une cabane. Selon les informations recueillies à quelques encablures du site et de sources très proches du dossier, ils entretiennent le champ de chanvre indien et sont en même temps les gardiens des lieux. Après le constat d’usage effectué par les gendarmes, la plantation couvre une superficie de 05 hectares. Transférés en détention à la brigade de gendarmerie de Savè, les gardiens du champ de cannabis ont été écoutés. Au cours de l’interrogatoire, les deux prévenus, Spokt ALEX et Bobby ALEX ont reconnu les faits devant l’officier de police judiciaire. Ils affirment être originaires du Nigeria voisin, et disent employés par un certains Edmond ADEKAMBI qui résiderait à Idigny dans la commune de Kétou. Après  l’avis de recherche lancé par les autorités judiciaires contre le sieur Edmond ADEKAMBI, présumé propriétaire du champ, ce dernier est devenu introuvable. Malgré une incursion de la brigade de gendarmerie de  Savè dans le village de résidence du recherché, aucune trace de lui n’a été signalée.

Mais parallèlement à cette opération, les autorités compétentes ont autorisé la destruction de la plantation de chanvre indien. Ainsi, le dimanche 04 septembre 2011, parallèlement aux recherches des mis en cause, le commandant de la brigade de gendarmerie de Savè a procédé, sur ordre du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abomey, à  la destruction des champs. Ainsi les cinq hectares de chanvre indien ont été raclés et brûlés sur place en présence des populations et du chef de l’arrondissement de Bessé, représentant le Maire de la commune de Savè. Pour le CB de la brigade territoriale de Savè, cette situation remet en exergue le règlement efficace de la question de la sécurité dans notre pays. Il s’agit de la collaboration entre forces de l’ordre et populations civiles. « Ce n’est dans ces conditions que la sécurité de nos populations serait efficacement  assurée », a renchéri le CB Ousmane BODI. Quant aux prévenus, ils ont été présentés aux Procureur de la République à Abomey pour répondre de leur acte.

 

Etienne MEMEVEGNI (Cor. / Zou-Collines)

(Encadré)

 

Encore le Bénin et au Bénin…

 

Depuis quelques mois, il n’y a pas une seule semaine où on ne parle de découverte ou d’arrestation de stupéfiant au Bénin. Si du moins dans certains pays de l’Afrique et du monde des gens pensent que la drogue n’est pas autorisée mais circule « librement » au Bénin, même à la barbe des autorités, d’autres estiment que ce petit pays de l’Afrique de l’Ouest est devenu une plaque tournante pour la consommation et de la commercialisation de stupéfiants de toutes qualités. Aujourd’hui, avec les derniers événements concernant ces produits prohibés et très nocifs, tout donne raison à ceux qui considèrent que la situation est très préoccupante. En effet, avec la dernière plus grande découverte, celle d’un vaste champ d’une superficie de 05 hectares de cannabis dans la commune de Savè, on est en passe de dire que non seulement la sécurité des filles et fils du Bénin est très menacée. Ipso facto, le gouvernement doit redoubler d’ardeur pour mettre les vrais auteurs hors d’état de nuire.

 

De l’entretien des ghettos

 

Avec l’avènement du régime dit de changement, le problème de la sécurité est devenu très écœurant avec la multiplication des braquages et des ghettos. Dans la ville de Cotonou, à Godomey, à Sèmè-Podji, à Parakou et même à Tchaourou, les ghettos sont légions. Malheureusement, ces lieux où des stupéfiants sont fortement vendus et consommés et d’où partent les divorcés sociaux pour aller commettre de sales besognes ne sont pas traqués comme cela se doit. Conséquences : les paisibles populations sont régulièrement attaquées, braquées, dépossédées de leurs biens, blessées et mêmes sauvagement abattues. Le comble, c’est qu’il y a des zones à la limite rouge pour les forces de l’ordre où elles n’interviennent pratiquement pas. Le chef de l’Etat et ses ministres autant qu’ils sont concernés doivent s’impliquer personnellement dans la lutte contre les vrais auteurs de la production, de la commercialisation et de la consommation de stupéfiants pour le bonheur de tous. C’est dire donc que les autorités à divers niveaux doivent tout faire pour mettre la main sur le propriétaire de ces 05 hectares de champ de cannabis

H. D.

 

 



 
 
Tag(s) : #Les TCHABE : le dynamisme

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