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30 Mars 2010

 

 

COMMUNIQUE du comité de soutien à Simon Pierre ADOVELANDE

 

 

Depuis le 25 Décembre 2009, Monsieur Simon Pierre ADOVELANDE, Coordonnateur National du Programme du Bénin pour le Millenium Challenge Account vit une injustice et une violation fragrante des droits de l’homme de la part du gouvernement béninois mais particulièrement de la part de son Chef, le Président Boni YAYI.

 

 

En effet, le vendredi 25 Décembre 2009, Monsieur Simon Pierre ADOVELANDE a été interpellé par la Police Nationale et mis en garde à vue, sur une instruction du gouvernement, à la base de commandement des RAID qui est une section de la Police Nationale béninoise, spécialisée dans la répression du grand banditisme.

 

 

La raison officielle servie à l’opinion publique, choquée et révoltée par une telle brutalité, serait l’implication de l’intéressé dans la gestion d’une société anonyme privée dénommée Groupe Betsaleel Building (GBB SA), en qualité de Président du Conseil d’Administration et, spécialisée dans la promotion immobilière. La raison réelle se retrouve dans la popularité grandissante de Simon Pierre ADOVELANDE en raison de ses valeurs morales, sa rigueur et son professionnalisme dans la mise en œuvre du programme MCA-BENIN, mais surtout la rumeur de plus en plus persistante sur ses prétentions présidentielles pour les élections de mars 2011 qui gênent le pouvoir et qui a décidé de le briser.

 

 

Courant mars 2000, Simon Pierre ADOVELANDE et des amis à lui ont créé le Groupe Betsaleel Building (GBB), une société anonyme ayant pour objet principal la Promotion immobilière. En 2001 et à la faveur d’un programme immobilier du gouvernement assorti d’un appel d’offres, GBB a été déclarée adjudicataire de deux zones de promotion immobilière pouvant recevoir environ 1042 logements économiques à construire par le promoteur sur des fonds à mobiliser par ses propres soins.

 

 

A cet effet GBB a dû recourir à SHELTER AFRIQUE et au Fonds OPEP, institutions privées spécialisées dans le financement de l’immobilier en Afrique. Ces deux organismes ont ensemble accordé à GBB en 2003 et 2004 des prêts d’un montant total de 2,235 milliards de francs CFA dont 1,825 milliards de francs CFA ont été décaissés pour la réalisation de 323 unités de logement entièrement commercialisées, construits et sur lesquels 203 ont été livrés. Il est à noter que ces prêts n’ont pas été garantis par l’Etat béninois.

 

Pour des raisons commerciales, surtout le plafonnage des coûts de cession de certains types de logements par le gouvernement, la société GBB a fait d’énormes pertes qui ne lui ont pas permis d’honorer ses engagements de remboursement à bonne date vis-à-vis de ses prêteurs.

 

 

Il ressort de tout ce qui précède que GBB, dont Simon Pierre ADOVELANDE est le Président du Conseil d’Administration, n’est aucunement auteur d’une infraction pénale. La société est en difficulté financière momentanée et tout au plus passible d’une procédure commerciale avec ses partenaires, l’objectif devant être la recherche et l’engagement des voies et moyens pour la reprise de ses activités et du remboursement des prêts à elle consentis.

 

 

En lieu et place, Simon pierre ADOVELANDE et Isaac AGOSOU, le Directeur général de GBB ont été arrêtés le 25 Décembre 2009 (jour de noël) et déférés à la prison civile de Cotonou depuis 29 Décembre 2009, de façon arbitraire, sur la base de chefs d’accusation fantaisistes, comme de vulgaires délinquants. Dès leur arrestation, le gouvernement et l’avocat de Shelter Afrique au Bénin ont, à grand renfort médiatique, tenté de présenter à l’opinion publique leur version des faits, à la méthode des dictateurs africains des années 70 et 80.

 

Suites aux interrogations au fond, à l’audition de la partie civile et la confrontation qui ont bien montré que nous sommes dans une affaire commerciale et que les faits reprochés à Monsieur Simon pierre ADOVELANDE sont entièrement cernés, il est toujours maintenu en détention à la prison civile de Cotonou. Seule la recherche constante de la vérité peut justifier la détention de l’inculpé, détention qui est d’ailleurs une mesure exceptionnelle et la liberté la règle, ainsi qu’il ressort des dispositions de l’article 118 du Code de Procédure Pénale. La partie civile a, elle-même, admis que si GBB-SA avait régulièrement honoré ses engagements financiers à l’égard des prêteurs, la présente affaire n’aurait jamais existé, ce qui montre que nous sommes dans une affaire purement commerciale.

 

 

A plusieurs reprises, avant sont arrestation Simon Pierre ADOVELANDE avait reçu plusieurs émissaires du pouvoir en place au Bénin, lui demandant avec insistance de renoncer à ses ambitions présidentielles. L’intéressé n’avait jusqu’à son arrestation donné aucune suite à ses demandes qui se sont poursuivies même durant son incarcération.

 

 

A tous les amis de Simon Pierre ADOVELANDE, qui se sont rapprochés du Président Boni YAYI pour intervenir en faveur de sa libération, le Président YAYI a toujours nié son implication dans l’affaire, ce qui confirme qu’il en est vraiment l’auteur. La démocratie et les droits de l’homme sont sérieusement menacés au Bénin. C’est pour cette raison que nous lançons un appel à tous les groupes de pression et toutes les associations de droits de l’Homme à se pencher sur les cas de Simon Pierre ADOVELANDE et de Isaac AGOSSOU qui sont privés de leur liberté depuis le 25 Décembre 2009 et incarcérés à la prison civile de Cotonou.

 

 

Pour le comité de soutien à Simon Pierre ADOVELANDE,

Section France,

Raymond ADJAKPA -ABILE
Consultant & Directeur de Publication

 

AfriQualité

adjakpa_raymond@yahoo.fr

 





Tag(s) : #EDITORIAL

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