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BENIN - Affaire Icc-Services : Adrien Houngbédji, l’homme à abattre par le gouvernement du roi Boni 1er 

 

6 août 2010 par La Presse du Jour 

  

Le dossier Icc-Services pour lequel le régime du changement veut que les Béninois entendent un seul et unique son de cloche prend désormais une allure politicienne. Depuis quelques jours en effet, le débat n’est plus axé sur comment rembourser les personnes spoliées par cette structure de placement qui a pourtant reçu les faveurs du régime du changement.

 

Le Président Adrien Houngbédji et les leaders de l’Union fait la Nation qui ont osé se prononcer sur l’affaire Icc-Services n’ont plus la paix. Tout est en effet mis en œuvre par le gouvernement pour jeter sur eux le maximum d’opprobre. Et pour parvenir à cette fin, le régime du changement s’est désormais donnée pour mission de parcourir monts et vallées pour propager une version erronée des faits. De Kétou à Parakou en passant par Cotonou, Tchaourou, Djougou, Abomey, Lokossa et autres, la machine à dénigrer Adrien Houngbédji et certains leaders de l’opposition qui ont osé se prononcer sur ce dossier fonce sans frein. Et au cœur de cette campagne d’intoxication à sens unique se trouvent malheureusement des gens qu’on croyait de grande valeur. La ligne de défense est la même. « C’est l’opposition qui a fait le lit aux escrocs de Icc-Services. C’est l’opposition qui les protège. Emile Tégbénou est du même village que le Président Adrien Houngbédji. Adrien Houngbédji est complice des responsables de Icc-Services parce que ce sont les maires d’obédience Prd qui ont signé les conventions de vente des parcelles dont Emile Tégbénou est propriétaire », répètent parfois en refrain les sbires du régime du changement lâchés sur le terrain. Et le comble, c’est qu’il est interdit aux leaders de l’opposition d’apporter leur point de vue sur ces inepties distillées abondamment dans l’opinion publique. Dans un pays où la liberté d’expression est pourtant garantie par une loi fondamentale (la Constitution du 11 décembre 1990), il est interdit que les autres parlent de l’affaire Icc-Services si ce n’est pas pour blanchir le régime du changement. On se souvient encore de cet arrêté pris par le préfet des départements du Zou et des Collines qui a interdit toute manifestation de l’opposition si c’est pour parler de l’affaire Icc-Services. Les multiples menaces du gouvernement contre la presse et les leaders de l’opposition sont aussi là pour édifier les uns et les autres. Plutôt que de reconnaître sa responsabilité et de l’assumer, le gouvernement rend responsable tout le monde. Le fameux «délit de proximité» qui n’existe dans aucun livre de droit a été même trouvé pour coller à Adrien Houngbédji l’affaire Icc-Services. Et tous ceux qui ont osé se prononcer pour critiquer le gouvernement n’ont pas manqué d’avoir leur dose d’injures. Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto et les autres, tous membres de l’Union fait la Nation, sont passés à la guillotine. Et pour casser leur moral, on a exhumé contre eux de vieux dossiers pour lesquels les responsables sont malheureusement encore des gens proches du régime du changement. Cette campagne de désinformation qui éloigne malheureusement le gouvernement de l’essentiel ne vise qu’un seul objectif : affaiblir l’Union fait la Nation et son candidat dans la perspective des élections de 2011.   Malheureusement, il s’agit d’un acte contre productif puisque ceux qui sont utilisés par le gouvernement pour accabler Adrien Houngbédji et les leaders de l’opposition manquent d’arguments si ce n’est ceux qui ont été mis à leur disposition et qu’ils récitent à tout bout de champ.  Triste réalité : l’affaire Icc-Services va connaître le même sort que l’affaire Cen-Sad et bien d’autres scandales à l’ère du changement. Il suffit de se référer au communiqué du conseil des ministres du 3 août pour s’en rendre compte.

 

Les conseils de jeunes cadres d’Adjarra aux proches de Boni Yayi


 

Les jeunes cadres de la commune d’Adjarra ne veulent plus garder le silence par rapport à la tournure que prend l’affaire Icc-Services. Dans une déclaration qu’ils ont rendue publique le 31 juillet 2010, ils ont demandé aux pseudo-défenseurs du pouvoir d’ aider le Président de la République à sortir de ce bourbier. Ils ont aussi élevé une vive protestation  contre les allégations mensongères, grotesques et régionalistes des sieurs Houénou Fred et consorts. Pour ces jeunes cadres, « en s’attaquant à  Me Adrien Houngbédji et  à toutes les personnalités politiques qui le soutiennent,  » les thuriféraires du régime du changement veulent ainsi embrouiller les cartes et intoxiquer l’opinion « .

 

Déclaration des jeunes cadres   d’Adjarra  sur l’affaire  Icc – Services

 

Depuis quelques jours, certains  thuriféraires du régime en place en occurrence des ministres, des conseillers techniques et des jeunes avec  à leur tête le sieur Houénou Fred, n’ont cessé, dans l’affaire Icc- Services, de jeter de discrédit et de l’opprobre de manière incontrôlée et malveillante sur la commune d’Adjarra et sur ses dignes ressortissants. Ceux- là qui dans leurs soubresauts pour sortir de la marée noire affaire Icc- Services dans laquelle ils se sont complètement  plongés de la tête au pied, n’ont trouvé d’autres moyens que de s’attaquer à la paisible population d’Adjarra et à ses vénérés leaders politiques dont l’estime et la  popularité ne cessent de s’accroitre. D’où cette volonté malsaine qui leur est propre de rejeter sur les autres les souillures dont ils sont les seuls responsables.


Nous, jeunes cadres d’Adjarra attachés profondément à notre commune et à l’image des personnalités politiques qui font notre fierté et soucieux  de l’unité nationale et de la paix, venons par cette déclaration protester vivement contre les allégations mensongères, grotesques et régionalistes des sieurs Houénou Fred et consorts.


En effet, il  est clair aujourd’hui que dans l’opinion publique,  les activités d’Icc-Services n’ont pas commencé dans  Adjarra. De même ni le PDG  Guy Aklogan, ni le sieur Tegbénou Emile ne sont originaires d’Adjarra   comme ces mouvanciers  l’ont abondamment vilipendé. Alors, est-ce que  un crime pour  Adjarra d’avoir offert l’hospitalité à un béninois, à Tegbénou Emile alors qu’il était fortement soutenu et protégé par les membres du gouvernement qui ont même mis à sa disposition en sa résidence à Malanhoui  où il avait acheté une maison après avoir passé quelques mois en location et où, un contingent de  gendarmes fortement armé le surveillait nuit et jour  semant même la panique au sein de la population riveraine.
Le  vent a soufflé et on a vu le derrière de la poule. En vérité, les pseudo-défenseurs du pouvoir n’ont qu’un seul souci, celui de  jeter tout le tort du crime  Icc-Services sur  les dignes et honnêtes autorités  politiques de l’opposition à Adjarra. Sinon, n’y a -t- il  que des personnalités politiques de l’opposition à Adjarra ?  En réalité, en s’attaquant à  Maître Adrien Houngbédji et  à toutes les personnalités politiques qui le soutiennent, les thuriféraires du régime du changement veulent ainsi embrouiller les cartes et intoxiquer l’opinion.


En tout état de cause, nous, jeunes cadres d’Adjarra demandons au gouvernement de mettre rapidement de l’ordre dans sa troupe. Car une sagesse populaire recommande qu’il faut  se taire lorsqu’on n’a rien à dire. Les  caciques  du régime ont plutôt intérêt à aider le Président de la République à sortir de ce bourbier.

 

 

Fait à Adjarra, le 31 juillet 2010

Pour le bureau,
Le secrétaire général
Janvier Hounvio


 
 
Tag(s) : #Politique Béninoise