Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

BENIN: ANTOINE DAYORI REJOINT ABDOULAYE BIO TCHANE

 

 

27 fév, 2011 | Par Guy QUENUM 

 

 

Comme ils ont pris l’habitude depuis la semaine dernière, les membres de l’Alliance ABT étaient face à la presse hier dimanche 27 février 2011. Co animée par Me Dossa et le Professeur Guy Midiohouan, la conférence de presse a porté essentiellement sur le consensus auquel sont parvenues les parties contractantes de la commission mise en place par la médiation Zinsou ; les tracasseries et provocations dont est victime le candidat Abdoulaye Bio Tchané sur le terrain quant aux campagnes électorales et le ralliement du candidat Antoine Dayori à l’alliance ABT.

 

Le candidat de l’avenir du Bénin triomphant, Abdoulaye Bio Tchané vient de recevoir un soutien de taille. Il s’agit de l’adhésion du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et candidat à l’élection présidentielle de cette année, Antoine Dayori. L’annonce a été faite hier dimanche au cours d’une sortie médiatique des membres de l’Alliance ABT. En effet, selon Me Dossa, ce député qui a bien un fief et qui pèse lourd dans la balance politique du Bénin en matière d’électorat roule désormais pour le candidat ABT dans le cadre de la course pour le prestigieux fauteuil du palais de la Marina. D’ailleurs dans les tout prochains jours, l’honorable lui-même fera des déclarations pour confirmer cette information au cours des campagnes électorales du candidat Bio Tchané. En dehors de ce point, d’autres sujets ont meublé la rencontre avec les hommes des médias.

 

Le consensus des acteurs politiques

 

Selon Me Dossa, les parties contractantes se sont entendu, sous la houlette des anciens présidents Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieudonné Soglo, sur deux points. Le premier est que la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) qui fait objet de vives contestations depuis peu soit auditée par une expertise internationale appuyée par une autre nationale pour apprécier sa vraie qualité. Le second point est la prise d’une loi dérogatoire visant à prendre en compte les 1.300.000 citoyens qui n’ont pas été pris en compte dans le processus de la réalisation de la liste électorale conduite par le superviseur général de la Commission politique de supervision (Cps-Lépi), Nassirou Arifari Bako. Pour le conférencier, l’Alliance ABT espère que toutes les parties contractantes à savoir la mouvance et l’opposition pourront exécuter ce contrat en bonne et dure forme. Pour le professeur Midiohouan, il s’agit d’un accord précurseur de la paix pour le Bénin et donc il devrait être au dessus de tout. Car à l’écouter, « celui qui déclare la guerre n’est pas sûr d’en être vainqueur ». raison pour laquelle il est important que tous les acteurs politiques se plient aux accord issus de cette médiation.

 

Le professeur Midiohouan, le respect des textes et le processus

 

Est-ce que ce consensus tient compte des délais ? Est-ce que les délais seront respectés vu le temps qui reste pour l’application des recommandations du comité de la médiation ? Les journalistes ont pris en compte ces préoccupations des populations au cours de la conférence de presse. Répondant à ces interrogations, le professeur Guy Midiohouan a précisé que la loi prescrit que la Lépi doit être validée, affichée, les cartes d’électeurs doivent être distribuées dans une durée bien précise. Malheureusement rien de cela n’a été fait. Pour le professeur d’université, « nous sommes à 8 jours de la date du premier tour de l’élection et c’est maintenant qu’on forme ceux qui vont distribuer les cartes ». Tout cela l’amène à marteler que « la loi n’a pas été respectée ».  Partant de ce fait, il a indiqué qu’ils sont légalistes et militants de la paix au niveau de leur alliance et donc ils seront très vigilants face à tout ce qui se passe aujourd’hui autour du processus électoral.

 

Le candidat ABT victime des tracasseries et des provocations

 

« C’est le candidat Boni Yayi et ses supporters qui nous empêchent de faire notre campagne comme cela se doit » a confié avec indignation Me Dossa, porte-parole du candidat Abdoulaye Bio Tchané. Pour lui, à Kandi, au moment où leur cortège allait, les militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) se sont mêlés au cortège et ont perturbé leur manifestation. Au niveau de Penco et d’Avrankou, les affiches de leur candidat ont été vandalisées sans que les principaux commanditaires ne soient inquiétés. A kérou, il y a eu une grande perturbation de leur campagne électorale avec à la tête des éléments perturbateurs, la première autorité de la zone. Dans cette division territoriale, les véhicules du cortège de ABT ont même été bloqués. Me Dossa va plus loin en précisant que dans l’arrondissement de Goumori dans la commune de Banikoara, les thuriféraires du gouvernement de changement ont franchi le rubicond en barrant la voie afin d’empêcher le cortège de l’ancien N°1 de la BOAD.

 

L’usage des moyens de l’Etat dans la campagne dénoncé

 

Au cours de la rencontre d’hier, les membres de l’Alliance ABT ont estimé que les moyens de l’Etat sont abusivement utilisés dans la campagne électorale. En effet, à entendre Me Dossa, « il y a amalgame entre le candidat Boni Yayi et le président Boni Yayi ». Pour lui, l’actuel locataire du palais de la Marina, candidat à sa propre succession utilise les véhicules et même l’hélicoptère de l’Etat pour faire sa campagne. Ce qui n’est pas normal à l’en croire, dans la mesure où tous les candidats sont égaux devant la loi et ne doivent pas  utiliser les moyens de l’Etat dans leur campagne électorale.

 

A noter qu’avant la fin de la sortie médiatique, Guy Midiohouan a lancé un vibrant appel au président de la République l’invitant à accepter de rentrer résolument dans sa fonction de chef d’Etat et de jouer son rôle. Car, a-t-il martelé, il n’est pas bon que Boni Yayi dise une chose et fasse son contraire. Il dira qu’on observe des violences verbales, physiques dans les agissements du camp présidentiel contre d’autres candidats. Son appel n’a pas été seulement lancé à l’endroit du président de la République. Il a également appelé à la responsabilité des institutions de la Républiques. Par rapport à la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (Haac), il a déclaré qu’il a l’impression que cette dernière ne joue pas correctement son rôle. Elle devrait donc aider à séparer le rôle du président de la République de celui de candidat.

 

Hubert DJOGUE



 
Tag(s) : #Politique Béninoise

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :