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09 novembre 2011

  

 

BENIN – Boni Yayi reçu par Sarkozy: La voix du Bénin a disparu en France

  

  

 

Par Benoît ILLASSA ©

 

 

La manœuvre ne trompe plus personne. Boni Yayi n’est plus désirable en France depuis qu’il a décidé de fricoter avec les chinois. Mais, le Président béninois peine à assumer ses choix. Pour combien de temps encore ?

 

 

Le Président béninois, Boni Yayi, a été reçu en catimini le mardi 08 novembre 2011 par son homologue français, Nicolas Sarkozy, dans une ambiance de plomb. La rencontre qui n’a duré que quelques petites quarante-cinq minutes a vu le Président français sévèrement réprimander son hôte qui cherchait vainement à dissimuler son amertume.

 

Rappelons, pour mémoire, que Boni Yayi est le premier Président africain à fouler le sol français depuis l’odieux assassinat du leader libyen Kadhafi, dans les conditions que l’on sait. Sur le perron de l’Elysée, Boni Yayi n’a eu aucun mot pour son ami d’antan. Il a juste péroré, devant un micro sans journalistes, les mots que venait de lui souffler son grand manitou, Nicolas Sarkozy.

 

Pour corser le dédain que voue désormais Nicolas Sarkozy à son hôte indésirable du jour, c’est Henri de Raincourt, ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération qui a été chargé de faire souper Boni Yayi, Arifari Bako, Benoît Dègla et leur suite. Un sous-ministre pour notre Yayi national. Rien que ça !!!

 

Humiliation suprême lorsqu’on sait que tous les ambassadeurs occidentaux (avec un égard spécial pour celui de l’ancien colonisateur) sont reçus toutes les semaines par le président béninois au palais de la marina avec tous les attributs de la République. Ils y vont si familièrement qu’on a peine à croire que l’on n’est pas au marché dantokpa, tel le folklore y ressemble à s’y méprendre. Dans le même temps, aucun ambassadeur africain ne peut franchir la porte de l’Elysée sans être accompagné de son Président. Nos ambassadeurs n’ont même pas droit à un ministre français. Ce serait un crime de lèse majesté ! Les Directeurs centraux sont là pour ça.

 

Enfin, Boni Yayi profitera de son séjour parisien pour rencontrer les pions de la françafrique: Bolloré, Colas ou encore Lafarge.

 

Qui a dit que la françafrique est morte ?

 

 

(Copyright) Benoît ILLASSA©


 


 

 
 
 
Tag(s) : #EDITORIAL

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