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Ce qui peut nous réjouir, c'est l'existence de conspirateurs du futur , ces femmes et ces hommes qui agissent dans l'ombre pour sortir le Bénin de sa torpeur actuelle (IB) !!!
23/02/2011
BENIN: BOUTONS DEHORS LE REGIME DU BOULEVERSEMENT
En 2006, pour avoir réglé la question de la paix, le Peuple Béninois aspirait profondément à une profonde mutation vers le développement. Malheureusement, le peuple béninois a été trompé par le slogan fallacieux de « changement » du candidat Boni YAYI qui était d’ailleurs compatibles avec sa volonté. C’est donc dans la liesse populaire que Docteur Boni YAYI, comme il affectionne bien qu’on l’appelle, a pris les reines du Bénin, havre de paix et d’unité nationale.
Très tôt, au lieu de se mettre résolument au travail, le culte de la personnalité a vite fait de gagner les nouveaux dirigeants, trop vite obnubilés par le pouvoir, et recherchant à tout prix à contrôler les institutions piliers de notre démocratie et à se maintenir à la tête du Bénin en 2011. Le désordre et les mascarades pendant les élections législatives de 2007 avec à la clé, le limogeage et l’insistante réélection du président de la CENA d’alors, des prestations de serment de fidélité au chef de l’Etat, sans précédent dans notre démocratie, sont encore présents dans nos mémoires. Les dernières élections municipales sont toujours dans la tourmente, des maires installés manu militari, des conseils municipaux encore bloqués, etc.
Chers Compatriotes, l’heure est grave.
Pourtant, le peuple était prêt, prêt à changer, prêt à ce qu’on lui indique la voie, prêt à être corrigé et applaudir, mais Boni YAYI n’était pas prêt, ni lui, ni son équipage parce que méconnaissant les règles fondamentales de la gouvernance publique et ignorant des aspirations profondes de notre laborieux peuple, comme en témoigne son mea culpa « l’intrus ne connaissait pas la maison ». Très tôt, notre rêve de changement a tourné au bouleversement avec une marche dite « verte » comme pour inaugurer la corruption et les détournements sans mesure aucune. Plusieurs scandales grotesques sont à l’actif du Régime du Bouleversement, l’affaire Cen-Sad avec ses embranchements économiques, fiscaux et politiques et une occupation sauvage de notre façade maritime. Les recettes de l’Etat, évaluées à 20,7% du PIB en 2007 ont plongé depuis 2008, les opérateurs économiques ayant profité des décisions fantaisistes d’exonération prise dans le cadre des chantiers dudit sommet, pour constituer des stocks importants, évitant ainsi les droits de douanes et autres taxes. L’affaire des machines agricoles, cheval de bataille du député YAHOUEDEHOU reste encore un trou noir chèrement gardé par le Gouvernement du Bouleversement. Les agonies du peuple, spolié par certaines sociétés de placement avec la complicité de ses gouvernants, n’ont point résolu le Gouvernement du Bouleversement à remettre les populations dans leurs droits. Certaines sociétés dont je tais le nom, qui, ayant amorcé le remboursement de leurs épargnants avant même toute décision gouvernementale, sont toujours dans l’incompréhension totale du blocage de ce processus. Mieux, la honteuse et criminelle récupération politique à des fins électoralistes est la seule réponse accordée à la souffrance du peuple.
Toutefois, notre honnêteté intellectuelle nous oblige à tirer un coup de chapeau au Ministre d’Etat Irénée KOUKPAKI et à son Directeur de Cabinet Antonin DOSSOU, vaillants combattants et technocrates avérés de développement, sans qui, le Bénin serait aujourd’hui dans un bourbier inextricable. Il a fallu du temps, oui du temps pour que nous comprenions pourquoi ces deux hommes sont restés dans un tel régime, la nécessité de sauver les meubles obligeait. Malheureusement, contre toute orthodoxie financière publique, les injonctions populistes d’un leader qui ne tarit jamais d’imagination pour saper les inlassables efforts de développement, dont les remises en cause ont d’ailleurs très tôt coûté à Irénée KOUKPAKI son fauteuil de Ministre de l’Economie et des Finances, ont plongé le pays dans une situation économique des plus embarrassantes.
Chers compatriotes, en 2006, nous avions besoin d’un docteur, un docteur pour soigner notre économie, pour rétablir l’autorité de l’Etat, restaurer le respect de la hiérarchie et mettre notre pays sur les rails de développement. Mais en réponse de notre confiance, exprimée à plus de 75% à Boni YAYI, nous avons enterré nos frères et soeurs et nos parents suite aux décisions arbitraires sur la question de primes de risque en milieu hospitalier, risque dont le gouvernement ignorait son caractère inversement proportionnel au diplôme et au grade. Oui, les promesses démagogiques ont conduit les partenaires sociaux à des grèves interminables. Dans l’élan de revendication de leurs droits, des enseignants sont bastonnés à Bohicon, les praticiens hospitaliers ont déserté nos formations sanitaires parce agacés par ce jeu, la fonction publique grèvant pendant de longs mois, le Ministère des Finances non plus n’était épargné et que sais-je encore.
En 2006, nous nous sommes littéralement trompés, oui trompés de docteur. Les soins auxquels nous avons eu droit sont la violation flagrante des libertés publiques, le désir effréné de museler financièrement la presse, les intimidations de toutes sortes, toutes choses qui ont fait apparaître des syndromes indicibles dans notre cher pays. C’est maintenant ou jamais, c’est maintenant que nous avons besoin aujourd’hui, après l’échec d’un docteur en économie, de notre docteur en droit pour nous rétablir dans nos droits fondamentaux inaliénables, remettre le pays sur les rails et restaurer la crédibilité des institutions piliers de notre démocratie et trop longtemps bâillonner par le régime du Président Boni YAYI.
Nous avons réellement touché le fond. Nous avons touché le fond avec le bradage de nos sociétés et office d’Etat et l’implication d’opérateurs étrangers sans scrupule dans les secteurs stratégiques de notre économie. Cet état de chose reste encore une moquerie avilissante que l’intelligentsia béninoise peine à digérer. Je me souviens encore des réactions du député YAHOUEDEHOU, qui, dépassé par les événements, disait du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale, je cite : « … que les acquéreurs sachent qu’ils achètent des biens litigieux… », fin de citation. Les menuisiers et ébénistes béninois, dans l’exercice de leur noble métier, souffrent encore d’un accès prohibitif au bois béninois parce que l’ONAB privatisée au mépris de leurs intérêts et des intérêts du peuple béninois. Même le bois de chauffe résiduel de l’ONAB est refusé d’accès à nos compatriotes parce devant servir à la fabrication des contre-plaqués à l’étranger, tout ceci dans un silence coupable de nos autorités. Comme pour nous plonger dans l’impasse et asseoir une plus grande dépendance de notre Nation des Puissances étrangères, notre port est progressivement confié aux mains d’étrangers ; bientôt ce sera le tour de Bénin Télécoms SA, de la SBEE, etc. Le voeu des Béninois de voir se réduire leurs factures d’électricité s’est soldé par une augmentation plus accrue du poids des charges d’électricité sur le pouvoir d’achat des ménages. Il n’est un secret pour personne que nos factures d’électricité ont plus que doublé dans un jeu dont seul la SBEE et le pouvoir en place détiennent le secret. Les différentes annonces du Gouvernement du Bouleversement, sautant du coq à l’âne, d’un projet à l’autre dans son cafouillage habituel, n’ont pu ni améliorer la qualité du service électrique, ni arrêter la saignée financière des ménages.
La croissance à deux chiffres promis à grande pompe au peuple béninois pour une supposée émergence s’est soldée par un enlisement plus accru de notre économie. En lieu et place de l’émergence de notre chère Nation, nous avons eu droit à un Gouvernement émergent comme le disait sur RFI un des ministres de la République. Oui, émergent dans les scandales et l’amateurisme d’Etat sans nul autre pareil au monde. Ce fonctionnement ventilateur du régime du Président Boni YAYI n’a pu rien apporter de mieux que ses prédécesseurs, que les détracteurs alliés qualifiaient pourtant de vieille classe. Presque tous les indicateurs macroéconomiques sont au rouge, une masse salariale mal maîtrisée pour cause du désordre populiste des recrutements et d’octroi fantaisiste de primes, une baisse accrue des performances des régies financières, une croissance économique en panne et une inflation mal maîtrisée. Que peut encore nous promettre le Candidat Boni YAYI en 2011. « La route du développement passe le développement de la route » avons-nous tous apprécié en 2006 ! Malheureusement, combien sont-ils les projets routiers initiés et concrétisés sous son règne ? La plupart des réalisations de routes stratégiques dont il se réclame la paternité ont été initiées et bouclées entièrement sous le régime du Général Mathieu KEREKOU tout comme la route Cotonou – Porto-Novo l’avait été au temps de SOGLO avant 1996.
Chers compatriotes, le devoir patriotique nous interpelle et nous impose aujourd’hui de sanctionner dans les urnes, en mars tout comme en avril, tous ceux qui tentent de mettre en péril notre démocratie avec la réalisation d'une LEPI d’exclusion de plus de 1.390.000 concitoyens. Or, nous savons tous les grands risques que constituent les élections dans nos pays africains. L’exemple de la Côte d’Ivoire naguère havre de paix et de prospérité, qui attiraient les peuples de toutes les contrées d’Afrique et d’ailleurs, suscite encore l’indignation de tout un continent. Pourtant, le leader du « changement » pour ne pas dire du « bouleversement » ne ménage aucun effort pour faire planer sur notre chère patrie les risques flagrants de violences post électorales. Les événements de Dassa lors de la tentative de nouveaux découpages territoriaux n’ont pas donné à Boni YAYI, le signe de la fragilité de la paix au Bénin. Certes, le peuple béninois est un peuple grandement épris de paix, mais il est très préjudiciable voire très dangereux pour tout pouvoir de jouer avec l’humeur des masses populaires.
L’on peut voler et piller nos ressources matérielles et financières, mais jouer avec nos vies et céder les secteurs vitaux de notre pays aux étrangers appellent à un sursaut patriotique de tous. Mais, ne nous trompons plus d’hommes ! Rien ne vaut l’expérience, car il ne nous sera d’aucune utilité aujourd’hui de sauter dans l’inconnu une nouvelle fois. Même si nous avons des griefs contre l’homme, à tort ou à raison, le devoir et le défi des temps présents, pour éviter au Bénin notre chère Nation, le chaos politique et économique devrait nous unir tous derrière Me Adrien HOUNGBEDJI car ce qui nous divise, nous patriotes, est plus faible que ce qui nous unit.
Vive un Bénin uni, apaisé, démocratique et prospère,
Vive l’Union fait la Nation,
Vive Me Adrien HOUNGBEDJI,
Je vous remercie.
……………To be continued
Constant VITODEGNI
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