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05/11/2011

 

BENIN: C’est qui le clochard ?

 

Par Is-Deen OLOUCHEGOUN TIDJANI

 

L’argent rend vraiment fou. Le groupe Magic System disait que le pauvre devenu subitement riche devient fou. Résultat c’est du « fouka fouka » sur toutes les fesses. Et je me rends compte que ces artistes ivoiriens n’ont pas menti. Sinon, comment comprendre qu' un fils de paysan déshérité, d’une famille complètement démunie vienne à injurier tout le monde et dans tous les sens. Entre temps ce sont les douaniers qui ont été traités de tous les noms. Les responsables des centrales syndicales sont traités de tous les noms d’animaux et d’oiseaux. En vertu de quoi ?

 

Certaines personnes pensent naïvement que le poste qu’elles occupent aujourd'hui les autorise à injurier tout le monde sur leur passage. Cette manière de vivre trouve son explication dans l’éducation de broussaillard parachuté en pleine ville sans aucun encadrement. Un prolétaire né, qui s’est bourré avec le « chlorure de soutien » des années durant avant de trouver fortuitement un mieux-être social. Sociologiquement, ce changement brutal de statut ébranle profondément les individus qui n’ont pas une forte personnalité. Et c’est le cas ici. C’est tout comme un animal privé de copulation durant maintes saisons. Dès que la nature l’élargit, la bestiole déjà en rut, tombe sur toutes les rondeurs qui bougent, et ceci sans aucun ménagement. Et c’est celui là qui traite les gens de « clochards ».

 

Qu’il se le tienne pour dit. Dans cette profession, il y a des gens biens qui n’ont pas triché pour avoir leur doctorat en journalisme ou en communication contrairement à celui à qui tous les petits esprits qui jonchent son plancher en quête de pitance quotidienne, attribuent pompeusement le titre de « Docteur », « excellenticime », « Géante et titanesque autorité » ou truc machin. Qui veut se foudre de ma plume ? « Docteur frelaté » ? Je l’assume jusqu’au jour de ma mort et j’ai déjà averti ma petite fille. Je ne permettrai jamais à un enfant de paysan, mal autrui de se foutre de mon essence qui n’est pas « kpayo » comme ces gens à qui l’ont décerne tous les titres de ce monde, mais qui sont incapables sur toute la ligne d’induire de bout en bout, une bonne politique économique pour un pays de moins de 10 millions d’habitants.

 

Ils ne font que pavaner avec des moyens auxquels ils n’ont pas droit en temps normal. Je comprends enfin pourquoi dans la société indienne, il y a les « Bramanes » et les « Dalids ». La caste des Dalids est écartée de toute gestion du pouvoir d’Etat, car composée de petites gens. Mais dans ce pays, c’est à ces parvenus que l’on confie des responsabilités. Cela leur monte à la tête. Et, Bonjours les dégâts : liqueur non Stop, il se dégote même les nénettes de ses amis les plus intimes. C’est celui-là qui traite les honnêtes gens de « clochards ». Il peut manquer de respect aux enfants de paysans comme lui qui marchent à tue-tête dans le monde de la presse et qui viennent se prosterner devant son portillon de Cadjèhoun tous les vendredis pour prendre les miettes. Un journaliste bien né comme moi, cela se respecte. Je suis né dans un berceau moi. Je n’ai pas été bercé sur un tas d’herbes à la place du lit comme lui. Moi, je ne suis pas allé à l’école un pagne au cou. Gare à lui, sinon…

 

 

Cet Editorial a été tiré de Journal L’Enquèteur N° 101 du Vendredi 2 Déc 2011

Auteur: Is-Deen OLOUCHEGOUN TIDJANI

http://www.shogoun.blogspot.com/


 

 
 
 
Tag(s) : #Politique Béninoise