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2 juillet 2013


BENIN - Confirmation du non-lieu du juge Angelo Houssou par la Cour d’appel: Patrice Talon 02, Yayi Boni 00 

2ème victoire successive pour l’homme d’affaires Patrice Talon dans les dossiers rocambolesques qui l’opposent au président Yayi Boni. Hier lundi 1er juillet 2013, la Cour d’appel de Cotonou a confirmé les ordonnances de non-lieu rendues par le juge Angelo Houssou dans les mêmes dossiers en première instance. Ce qui traduit l’échec cuisant du Chef de l’Etat.

 

Patrice Talon n’a donc rien à se reprocher dans les affaires tentative d’empoisonnement du Chef de l’Etat et tentative de coup d’Etat qui occupent depuis près de 9 mois l’actualité nationale. Il est blanc comme la neige. En tout cas, la justice béninoise l’a une seconde fois attestée dans une décision historique rendue ce lundi. Après le report du 24 juin dernier, l’audience d’hier était donc la bonne. La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Cotonou a dit le droit. Elle a en effet confirmé les ordonnances de non-lieu prononcées le 17 mai 2013 par le juge du 6ème cabinet d’instruction du Tribunal de première instance de Cotonou. C’était au cours d’une séance tenue à huis clos dans une "petite salle" d’audience du palais de Justice de Cotonou. Selon les explications de plusieurs avocats (lire ci-contre leurs déclarations) rencontrés au sortir de l’audience, la Cour d’appel n’a pas trouvé d’autres charges pouvant permettre de poursuivre ceux qui seraient impliqués dans lesdites affaires. Cette décision de la Chambre d’accusation vient en tout cas montrer que les personnes citées dans les sulfureux dossiers ne sont mêlées ni de près ni de loin à ce qu’on leur reproche. La justice les a lavées de tout soupçon à travers l’ordonnance de confirmation rendue hier. D’ailleurs elle a ordonné la mise en liberté de tous les détenus à savoir Ibrahim Mama Cissé, Soumanou Moudjaïdou, Kora Zoubérath, Bachirou Adjani Sika dans le dossier tentative d’empoisonnement du Chef de l’Etat et Pamphile Zomanhoun et Johannes Dagnon dans celui relatif à la tentative de coup d’Etat. Une décision qui montre donc qu’il n’existe aucun élément de preuves pouvant établir la responsabilité de Patrice Talon dans le duel que Yayi Boni a engagé contre lui. Une deuxième victoire consécutive pour l’homme d’affaires qui devra certainement influencer la décision de la Chambre de l’instruction de Paris attendue pour le 18 septembre prochain. C’est dire que les polémiques que les ordonnances du juge Houssou avait suscitées, il y a quelques semaines, étaient sans fondement et entretenues par de mauvais perdants.


Pourvoir en cassation annoncé…


Hier, une dizaine de minutes aura suffi à la Chambre d’accusation de la Cour d’appel pour situer les différents protagonistes de la bataille judiciaire engagée depuis 9 mois. Il y avait peu de curieux au palais de justice ce lundi. Et seuls les avocats des différentes parties au procès ont manifesté chacun à sa manière ses sentiments à l’issue de l’audience. Si les conseils de la défense ont exprimé leur satisfaction, ceux de la partie civile, dépités, ont refusé de commenter la décision et confié simplement qu’ils devront se pourvoir en cassation. De sources informées, le Procureur général près la Cour d’Appel de Cotonou devra également exercer ce droit. Ce qui pourrait retarder la libération des détenus car le pourvoir en cassation a désormais un effet suspensif en matière pénale au Bénin. Pour rappels, il faut noter que Ibrahim Mama Cissé, Soumanou Moudjaïdou et Kora Zoubérath ont été arrêtés en octobre 2012 et accusés de participer à un complot visant à empoisonner le Chef de l’Etat. Pamphile Zomanhoun et Johannes Dagnon avaient été, eux, privés de leur liberté en février 2013 parce qu’on leur reprochait de préparer un putsch contre le président Yayi Boni. Deux affaires dans lesquelles, le nom de Patrice Talon a été cité à tort.


 

Abdourhamane Touré

LEMATINAL 


 
  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise