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Aube Nouvelle | 11 mai 2010

 

Crise entre les Mahi et les Tchabè à Ouèssè : Une délégation gouvernementale tente de ramener la paix

 

 

Une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Intérieur, Armand Zinzindohoué a rencontré lundi à la préfecture d’Abomey le roi Adétutu Akanni des Tchabè et les membres du comité mis sur pied pour essayer de trouver une solution à la crise entre les Mahi et les Tchabè à Ouessè. Le gouvernement est préoccupé par la situation dans cette commune après que des représentants de ces deux ethnies se sont affrontés pour des questions de terres. Plusieurs blessés avaient été enregistrés.

 

Par : Francis-Hervé SANOUSSI

 

La délégation gouvernementale s’est d’abord entretenue avec le roi des Tchabè qu’entourait sa cour. Les échanges auxquels ont pris part le ministre de la Décentralisation, Allassane Séidou puis les députés Dénis Oba Chabi et Benoît Dègla ont porté sur les moyens pour parvenir à un règlement définitif de la crise née du besoin chez les Mahi, qui sont de grands agriculteurs, d’étendre leurs exploitations agricoles. Ainsi, au sortir d’un huis clos d’environ deux heures, le roi Adétutu Akanni des Tchabè a révélé que l’escalade enregistrée il y a quelques jours entre les deux ethnies est la conséquence du manque de collaboration entre les chefs traditionnels et les élus locaux. Aussi, a-t-il pris l’engagement de travailler à corriger le tir en poursuivant avec les efforts de renforcement de la cohabitation entre ces deux ethnies à Ouessè. Face au comité ayant pour mission de trouver les voies d’un apaisement durable entre Mahi et Tchabè à Ouessè, la délégation gouvernementale était préoccupée de savoir ce qui se fait et les difficultés rencontrées. A cette occasion chaque membre de cette délégation s’est employé à expliquer que des problèmes de terre ne devraient pas constituer des causes de divergences entre populations cohabitant depuis des siècles. Aussi, ont-ils exhorté les membres de ce comité à travailler d’arrache-pied pour qu’une solution adéquate soit trouvée au conflit. ‘’Que chacune des parties se reconnaisse à travers le résultat auquel vous parviendrez. Pour ce faire vous devez faire preuve d’objectivité et travailler dans un état d’esprit qui laisse une importante place à la tolérance’’, a conseillé le ministre Allassane Séidou. Convaincu que la solution ne viendra pas de Cotonou et qu’ils sont obligés de s’entendre, il a poursuivi avec ses exhortations en faisant remarquer ‘’qu’il ne faut pas faire des problèmes de terre des problèmes ethniques’’. Ayant posé des problèmes de moyens pour accomplir aisément cette mission, le président de ce comité, M. Antoine Sossou, a salué le gouvernement pour son implication qui, selon lui, les ragaillardit et les encourage à aller de l’avant. Il n’en demeure pas moins, s’est-il plaint, que la tension reste vive. Car, a-t-il précisé, lorsque le comité invite un chef de village, c’est toute la population qui se présente et les gens s’arment de machettes et de gourdins. Pour le ministre Zinzindohoué, il n’y a pas de doute que les moyens réclamés suivront. Les villages de Adougou, Gbongbon, Agboro, Iduya et Botti sont concernés par cette crise interethnique sur fond de litige foncier. Les populations Mahis, indique-t-on, se sont indignées en voyant les Tchabè les renvoyer des terres qu’ils cultivent depuis des lustres. Elles se plaignent d’avoir été sommées de déguerpir à la fin de la présente saison et accusent le roi Adétutu, le professeur John Igué et des cadres Tchabè d’entretenir les rivalités autour des questions foncières à Ouessè.



Tag(s) : #Les TCHABE : le dynamisme
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