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04/12/2013

 


BENIN – DEMANDE D’EXTRADITION : PATRICE TALON ET OLIVIER BOCCO ENFIN LIBRES !!!


 

Par Benoît ILLASSA


 

« Le mensonge donne des fleurs mais pas des fruits » Proverbe africain

 


La Chambre d’Instruction de la Cour d’appel de Paris a décidé de rejeter la demande d’extradition de Patrice TALON et Olivier BOCCO conformément aux réquisitions du parquet. Ce dernier à cinq jours pour se pourvoir en cassation. En effet, en matière d’extradition, le pourvoi en cassation n’est ouvert qu’au parquet et aux prévenus. Par conséquent, le plaignant Boni Yayi est désormais forclos dans le cas d’espèce.


La Cour ayant suivi, les réquisitions du parquet, tout porte à croire que le parquet ne saisira pas la Cour de cassation. Par conséquent, dès mardi prochain, la caution sera restituée à Patrice TALON et Olivier BOCCO. Dans la foulée, leur contrôle judiciaire sera levé et ils seront en possession de leurs passeports avant d’obtenir le statut de réfugié politique en France.


Se fondant sur l’arrêt, l’OFPRA sera obligé de retirer le Bénin de la liste des pays sûrs. Ce qui ouvre désormais droit à tout citoyen béninois persécuté par Boni Yayi de pouvoir bénéficier de la protection des autorités françaises par le biais de l’OFPRA. Ce sont là les effets connexes de l’entêtement et des mensonges du roi Boni 1er.


Dès 13H30, les béninois de la diaspora et ceux venus du pays ont pris d’assaut la salle des pas perdus du T.G.I. de Paris. De mémoire de béninois, depuis l’évocation de cette affaire, on n’avait jamais vu autant de béninois venir soutenir les prévenus. Parmi les personnalités venues du Bénin, outre les avocats, la présence de l’Honorable Candide AZANNAI et celle du patron du Groupe de presse LE MATINAL, Charles TOKO, étaient fortement remarquées.


Dans la salle de l’audience, après les quelques mots prononcés par le Président pour annoncer la bonne nouvelle, chose rarissime, certains béninois ont commencé par crier :

ON A GAGNE, ON A GAGNE, ON A GAGNE !!!


Dans la salle des pas perdus, une nuée de caméras et de journalistes attendait les deux héros du jour : Patrice TALON et Olivier BOCCO. Très dignes comme depuis le début de cette affaire, ils ont eu le triomphe modeste pour des gens dont on a livré l’honneur aux chiens. Aux pas de course, Patrice TALON et Olivier BOCCO sont vite sortis du tribunal avec leurs avocats pour aller faire le débriefing, à l’abri des regards indiscrets. La victoire sera célébrée plus tard !!!


C’est bien connu, les français n’aiment pas la honte. Ainsi, l’avocat de Boni Yayi, Me Christian CHARRIERE-BOURNAZEL, n’a pas fait le déplacement ce jour à la Cour d’Appel de Paris. Il connaissait l’issue de la procédure dès le départ. Le griot de Yayi et transfuge de Jeune Afrique, recruté à coup de millions d’euros, Philippe PERDRIX, était lui aussi invisible.


Fort de cette victoire de Patrice TALON et Olivier BOCCO, nous passons désormais à la phase politique. Tous les béninois épris de paix et de justice connaissent désormais le vrai visage du monstre qui dirige le Bénin depuis bientôt huit ans. Ils savent désormais de quelle côté se trouve la vérité. Nous leur lançons un vibrant appel afin qu’ils nous rejoignent pour tourner la page Boni Yayi et amorcer la reconstruction de notre cher pays, le Bénin, conformément aux idéaux nés de la Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation de Février 1990. Il n’y aura pas de chasse aux sorcières. Toutefois, tous ceux qui continueront de soutenir le faux et le mensonge pour asservir le peuple béninois, avec la complicité de Boni Yayi, répondront de leur forfaiture.


A cet effet, Boni Yayi vient de ternir l’image du Bénin et de tous les Béninois à travers ce camouflet que vient de lui infliger la Cour d’appel de Paris. Par conséquent, nous exigeons qu’il soit traduit devant les tribunaux prévus à cet effet pour PARJURE, conformément aux dispositions de l’article 53 de la Constitution béninoise.

 

IB


 

Article 53 de la Constitution de la République du BENIN


 

Avant son entrée en fonction, le Président de la République prête le serment suivant : 

« Devant Dieu, les mânes des ancêtres, la Nation et devant le Peuple béninois, seul détenteur de la souveraineté, 

Nous..., Président de la République, élu conformément aux lois de la République jurons solennellement 

- de respecter et de défendre la constitution que le Peuple béninois s'est librement ; 

- de remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation nous a confiées ; 

- de nous laisser guider par l'intérêt général et le respect des Droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la recherche et à la promotion du bien commun, de la paix et de l'unité nationale ; 

- de préserver l'intégrité du territoire national ; 

- de nous conduire partout en fidèle et loyal serviteur du peuple. 

En cas de parjure, que nous subissions les rigueurs de la loi ». 

Le serment est reçu par le Président de la Cour Constitutionnelle devant l'Assemblée Nationale et la Cour Suprême.

 

 

 

 
 
  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise

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