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Monsieur Benoît ILLASSA

 

9 Square ETEX

 

94000 CRETEIL

 

illassa@yahoo.fr

 

illassa2.benoit@overblog.fr

  

Monsieur Brice HOUSSOU

 Directeur de Publication

 Quotidien Fraternité

 www.fraternite-info.com

 houssoubrice@yahoo.fr

 

Objet : Droit de Réponse à l’article publié le 06 juillet 2012 dans votre quotidien

 

Monsieur le Directeur de Publication,

 J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’article consacré à ma modeste personne dans votre parution du 6 juin 2012 et intitulé :

 

« Affaire Galiou Soglo contre Christophe Jossou, Joël Vihoundje, Benoît Illassa »

 

 J’avoue que ma stupéfaction fut grande en lisant votre article dans mon quotidien préféré. Dans un premier temps, j’ai voulu traiter cette information par le mépris. J’ai ensuite pensé à une grosse blague. Cependant, des amis m’ont alerté sur le caractère spécieux de la manœuvre entreprise.

  Afin de mieux éclairer vos lecteurs, j’ai décidé de réagir face à une cabale dont seuls les auteurs ont l’exclusivité du bénéfice qu’ils en tirent.

Selon le jugement entrepris dont vous aviez publié des extraits, j’aurais été condamné pour avoir été l’auteur de ce que les juifs qualifient de « lachone hara », la mauvaise langue en traduction littérale...

 

Je veux bien le croire, sauf qu’en l’espèce, il s’agit d’une citation directe. En France, la citation directe est un acte remis à l’auteur de l’infraction par un Huissier de Justice, invitant cette personne à se présenter devant le Tribunal compétent. Cet acte doit préciser le lieu, l’heure et la date de l’audience. Le tribunal compétent est celuidu lieu de l’infraction ou du domicile de la personne mise en cause. De surcroît, la signification de la citation directe doit être faite dans un délai de 10 jours avant l’audience. Le décor est donc planté.

 A l’intention de vos lecteurs, je veux affirmer que, bien qu’étant une personnalité publique aussi bien en France qu’au Bénin, je n’ai reçu, à ce jour, aucune signification d’une citation directe des Huissiers de France et de Navarre !!!

 Pour l’instant, je voudrais dire à vos lecteurs que mon droit de réponse se limite à la pure forme car je n’ai pas connaissance des faits délictueux dont est accusé le présumé prévenu que le Magistrat béninois instrumentalise. C’est dire que j’attends de pied ferme l’exéquatur du jugement entrepris.

 

En effet, personnalité béninoise et française dont je jouis des deux nationalités, je suis titulaire d’un passeport béninois en cours de validité. Mieux, je suis enregistré au Consulat Général du Bénin en France et sur la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI). C’est dire que le juge béninois dispose de toutes les informations en sa possession. En sa qualité de Magistrat, le seul fait pour lui de constater l’absence de la signification à personne de l’acte d’assignation par le plaignant devrait suffire pour qu’il se déclare incompétent de sa saisine me concernant. Pour ne l’avoir pas fait, moi je ne vais pas le rater.

 

J’attends impatiemment l’exéquatur du jugement du Magistrat aux ordres. Dès réception de cet acte juridique, je vais lui administrer une belle leçon judiciaire.Qu’il se rassure car il en prendra pour son grade. Le Franco-Béninois que je suis l’assignera devant les tribunaux français et européens pour atteinte à la vie privée et dénonciation calomnieuse d’un citoyen européen avec constitution de partie civile. C’est dire, pour ce magistrat inculte, « de lege feranda », qu’il sera mis aux arrêts s’il lui venait l’intention de venir flâner sur les bords de la seine.

 « La diffamation d’un fonctionnaire de l’Etat relève en effet des assises. Par-là, Emile Zola compte refaire le procès Dreyfus, mais jugé cette fois par un jury populaire indépendant du pouvoir militaire ». Aujourd’hui, on dirait indépendant du pouvoir politique !!!

Si on voulait m’empêcher d’être candidat à l’élection présidentielle de 2016 au Bénin, c’est raté. Car, en noircissant ainsi mon nom, je commence à penser sérieusement à la chose, ayant les moyens matériels et humains à ma disposition. En tout cas, en 2016, il va falloir compter avec moi. Pas pour faire de la figuration !!!

Enfin, ce jugement pose un problème déjà dénoncé par Emile ZOLA dans son célèbre « J’accuse » de 1898. Accusé de diffamation, le célèbre écrivain est jugé en février 1898. Malgré les entraves posées par le Président du Tribunal, Zola est cependant condamné pour diffamation et doit s’exiler à Londres.

 

« J’accuse », l’article d’Emile ZOLA, au travers de son engagement et en raison des résultats obtenus, représente ainsi le symbole de l’éloquence oratoire et du pouvoir de la presse mis au service de la défense d’un homme et de la vérité.

 

Benoît ILLASSA

 

Tag(s) : #Veille juridique

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