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BENIN - Echec de Me Adrien Houngbédji à la présidentielle de 2011 : «L’erreur est d’avoir accepté la Lépi», dixit Sévérin Adjovi

 

 

8 août 2011 par richard 

  

  

Le maire de la commune de Ouidah et président du parti Rdl-Vivoten a levé un coin de voile sur l’une des raisons de l’échec de son candidat, Adrien Houngbédji, à la présidentielle du 13 mars 2011. Selon ses explications sur l’émission «Zone franche» du dimanche 7 août 2011 sur Canal 3, il ne fallait pas accepter la lépi pour l’élection, car cela était synonyme de la signature de l’échec de l’opposition.

 

Le président du Rdl-Vivoten, M. Sévérin Adjovi,  n’est toujours pas convaincu que son candidat à la Présidentielle 2011, Me Adrien Houngbédji, a régulièrement perdu les élections du 13 mars 2011. Pour lui, la première erreur est d’avoir accepté la mise en place par l’Assemblée nationale de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) pour l’élection présidentielle. On se souvient que la coalition politique, l’Union fait la Nation (UN), avait constamment demandé de corriger les imperfections de la liste. Mais cela n’a pratiquement pas été fait dans les normes requises. Avec du recul, le président Adjovi dont le parti politique est membre de l’Union, attribue en partie l’échec de son candidat à l’acceptation de cette liste qui n’était pas propre pour une élection équitable. Sans réserve, il a déclaré que la victoire de Adrien Houngbédji a été volée. Puis, il a  ajouté  que quand la Cour Constitutionnelle, la Cena et la Lépi fonctionnent pour un candidat, le jeu était joué. Toutefois, il a noté une mauvaise méthode de travail et un réveil tardif de son groupe politique face aux adversaires. Il fallait, selon le président du Rdl-Vivoten, que Adrien Houngbédji prenne lui-même toute la gestion du groupe en main dès qu’il avait été choisi comme candidat unique de l’Union. Le maire de Ouidah a aussi déploré le fait que toutes les composantes de l’UN n’ont pas mis la main à la poche pour financer la campagne du candidat. Mieux, la guéguerre de positionnement de celui qui devrait succéder à Houngbédji en 2016 comme candidat de l’Union a aussi fragilisé le groupe. Au président Adjovi de rappeler que malgré tout ce qui se disait dans la presse, «il n’a jamais été décidé qu’après Me Houngbédji, c’est Léhady Soglo qui allait être candidat de l’Union en 2016». D’ailleurs, cela aurait émoussé l’ardeur des autres responsables politiques, a-t-il observé.  C’est donc la méthode de travail et l’occupation tardive du terrain qui sont les autres raisons qui ont fait perdre l’élection au candidat de l’Union fait la Nation. Mais malgré l’échec, Sévérin Adjovi ne compte pas quitter le navire. «Je reste membre de l’UN. Je suis membre de l’UN à part entière ». Il n’est pas de ceux qui quittent le navire sans mures réflexions. L’UN pour lui a un bon avenir et il faut continuer à se mobiliser. Mais face aux coups politiques internes dans la coalition qui l’ont amené à faire cavalier seul pour les députations, M. Adjovi a ajouté que les caciques de l’UN «ont la liberté de l’exclure de l’alliance s’ils veulent».


En ce qui concerne le développement de Ouidah, sa commune, il a fait savoir que la population est prête pour  que la Chef de l’Etat vienne développer sa localité. Si la refondation est le développement et l’amélioration des conditions des populations, il est d’accord et c’est dans ce sens qu’il projette de rencontrer le Chef de l’Etat lors d’une audience déjà demandée. «Seuls les idiots et les morts ne changent pas », a dit M. Adjovi.

 

 

Guy Constant Ehoumi



 
 
 
Tag(s) : #Politique Béninoise

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