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23/05/2013

 

   

BENIN: Faut-il pleurer pour le Bénin ?

 

 

Par Basilien BIAOU (1)

 

  

 

Sur Golfe Télévision, on nous a montré des images d’évènements qui se seraient produits sur le campus de l’Université de Parakou.

Des véhicules calcinés, des bâtiments saccagés, des policiers fortement armés, des pompiers dans tous leurs états, des étudiants le vague à l’âme déboussolés, des arrestations et des bastonnades d’étudiants, et j’en passe…

 

Puis ensuite le Recteur, le Professeur Barthélémy BIAOU (Oh la là !!!), tentant de s’expliquer ou de se décharger sur le Département des Œuvres Universitaires…

 

Et aussi quelques étudiants, visages camouflés ou pas, pour expliquer à leurs manières la dérive gravissime à laquelle l’Université de Parakou a été livrée.

 

Leurs revendications ?

 

- Bouffe en qualité et en quantité non acceptables.

 

- Refus du COUS d’associer les responsables étudiants au contrôle.

 

- Bourses et secours non perçus jusqu’à presque la fin de l’année.

 

- Dépôt d’une motion de grève pour la semaine.

 

Je me suis souvenu que la première fois que j’ai été arrêté à un commissariat, c’est parce que la police était venue nous ramasser nuitamment dans nos dortoirs (Les lâches) parce que nous avons osé protester contre la viande pourrie qui nous avait été servie au restaurant du Lycée Mathieu BOUKE. Nous étions une huitaine à avoir suivi les bastonnades et connu le violon du Commissariat Central de Parakou. Et voici que plus de Trente Cinq (35) ans après, mon pays en est au même niveau. Voilà pourquoi je me demande s’il faut pleurer pour notre pays, Le Bénin.

 

Non, ne pleurons pas pour notre pays. Faisons face à la réalité et cherchons comment ne plus en arriver à de telles dérives.

D’abord, il faut que les Parakois nous fassent la chronologie des évènements (Ils sont nombreux sur ce forum, mais si un le fait à la satisfaction des autres, merci de ne pas le répéter). Dépôt de la motion de grève. Appel des forces de sécurité par le Recteur. Chasse, arrestations et bastonnades de quelques étudiants. Destruction des biens meubles et immeubles du campus.

 

De toutes les façons, remarquez que moi j’ai déjà mon idée sur la chronologie des évènements. Parce que, le pas à ne pas franchir dans de telles situations, c’est les arrestations de personnes qui se sentent dans leurs bons droits, et qui du reste sont soutenues par leurs bases. En effet, des quatre étudiants interrogés, aucun n’a trouvé à blâmer les actes de vandalisme qui nous ont été présentés. Il y en a même un qui a bien dit qu’on ne devrait pas arrêter un responsable étudiant du simple fait qu’il a déposé une motion de grève.

 

Je sais, dans les heures à venir, on nous présentera peut-être des étudiants godillots pour soutenir les actes posés par l’administration du campus et fustiger le comportement des étudiants poursuivis. Ce genre de parade ne trompe plus grand monde. Faites nous-en grâce !

Les revendications des étudiants sont assez explicites et il faut que le Rectorat se prononce sur ces revendications là au lieu d’aller à la provocation en amenant les forces de sécurité à violer les franchises universitaires. Que les responsabilités soient bien situées et punies.

DIEU lui pleurera sûrement pour ce pays qu’il a tant béni. En effet, le Président de la République doit connaître en ces temps-ci les pires moments de son deuxième quinquennat et vivement que la saignée cesse !

 

Il n’est pas bien aidé, le Pauvre, car comment comprendre qu’après un tel camouflet subi par sa gouvernance au niveau de la SONACOP, ce soit le Conseil des Ministres qui apostrophe un ancien syndicaliste, au fait qu’en son temps il n’avait pas dénoncé les faits aujourd’hui constatés. Il aurait même été arrêté puis relâché, heureusement !?

Si le ridicule pouvait tuer !? Depuis quand les syndicats et les gouvernements sont devenus des amis au point de s’aider l’un l’autre dans les tâches des uns et des autres ?

 

Ce n’est pas normal qu’un Conseil des Ministres sorte pareille bévue. Voilà pourquoi je dis que notre frère n’est pas aidé dans la gestion de l’état par ceux-là que lui-même (je suppose) a pris pour s’entourer.

Heureusement pour nous DIEU lui est au contrôle. Sinon, pouvons-nous imaginer ce qui serait entrain de se passer à l’heure actuelle dans notre pays, si ce fameux juge du sixième cabinet avait traversé la frontière pour se faire abattre par ceux qu’il croit naïvement qu’ils feront de lui un milliardaire aux Etats-Unis ?

Faites (01 Notre Père + 10 Je vous salue Marie) le tout cinq (05) fois pour notre pays.

Ou encore 99 Koulouhou Allahou toujours pour notre pays.

Remarquez que je suis très complaisant, je ne vous impose pas de jeûner. !!! Ces prières là, notre Pays en a besoin.

Merci et que le Saint Esprit demeure toujours avec nous ! Amen !

 

(1) Basilien BIAOU est un ancien prisonnier politique sous le PRBP. Natif de Savè, il est depuis 2006 l'un des soutiens indéfectibles de Yayi Boni. S'il est aujourd'hui si dépité pour crier sa colère, c'est un signal très fort pour nous qui sommes les adversaires du pouvoir moribond des change-menteurs et leur Chef, le roi Boni 1er (IB)

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Tag(s) : #EDITORIAL

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