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Note de Lecture :


Merci et Bravo à toutes les confédérations et à toutes les centrales syndicales du Bénin. Vous venez de gagner une bataille mais pas la guerre. Vous ne pouvez pas vous arrêter en si bon chemin car l’autocrate n’a pas dit son dernier mot. Le roi Boni 1er est un arnaqueur et un manipulateur hors pair.


Son recul tactique est dû à sa rencontre avec François HOLLANDE à Abuja (Nigéria) qui lui a fait comprendre que la France ne saurait tolérer la pagaille qu’il organise au Bénin pour saper le seul héritage tangible de François MITTERRAND en Afrique après l’historique sommet de la Baule. 


Pour mémoire, après ce sommet, plusieurs pays africains francophones ont organisé des Conférences Nationales. Toutes ont échoué, sauf celle du Bénin qui fait figure de la vitrine de la démocratie en Afrique après le Sénégal.

Boni YAYI a donc capitulé, le dos au mur. Mais avant cette capitulation, l’ogre de la Marina a pris bon soin de promouvoir 50 cadres de l’armée béninoise pour éviter toute surprise de ce côté-là. Il appartient aux Béninois de mesurer l’impact économique de ces promotions sur le budget national et son impact sur les engagements internationaux du Bénin par rapport au taux d’endettement du pays et surtout l’impact négatif sur le taux de croissance à géométrie variable.


Les syndicalistes ont gagné et nous leur tirons notre chapeau. Mais, à bien lire la déclaration du roi Boni 1er, on y voit un amalgame avec la politique qui ne manque pas d’étonner. On y voit déjà une manœuvre destinée à remanier le gouvernement pour y faire entrer des pantins politiques dont certains, ces derniers temps, ont commencé par donner de la voie pour meubler leur panse. On a même remarqué l’apparition de certains pachydermes qu’on croyait enterrés à jamais. Tous ceux-là n’ont aucune utilité pour les luttes en cours. Ils ont affamé les travailleurs hier et ne peuvent pas nous tromper à travers une virginité usurpée. Pour l’honneur de leur propre famille, je me refuse de les citer ici. Mais, personne n’est dupe. Donc , à bon entendeur , demi-mot !!!


Les politiques béninois sont des transhumants notoires et, pour la plupart, n’ont aucune conviction. Ce sont des affamés qui regardent du côté où tourne le vent comme l’a si bien démontré mon aîné Maurice CHABI. 


Combien de députés béninois ont versé leurs indemnités au profit des travailleurs en lutte ? Cyniques, ils ont attendu que l’ennemi public N°1 de Boni YAYI soit en sécurité et ne court aucun risque d’extradition pour faire le voyage de Paris. Combien d’entre-eux sont allés visiter des innocents accusés à tort qui croupissent dans les geôles de Boni YAYI au Bénin ? Moi, j’y suis allé malgré tous les risques. Ce sont des pantins qui ont mis en péril la sécurité d’autrui en voulant coûte que coûte apparaître sur des clichés qui ne servent que leur propre propagande.


Pire, certains d’entre-eux sont déjà allé se coucher devant le colonel en chef des services de renseignements  de Boni YAYI pour dévoiler des secrets usurpés à Paris afin de rentrer dans les bonnes grâces du roi. 


Ce ne sont que des imbéciles dont les syndicalistes doivent se méfier comme la peste.


A mes amis syndicalistes et travailleurs du Bénin, ne cédez rien devant le réveil tardif du roi. Vos revendications sont légitimes et vous êtes la première force du pays qui a fait frémir la citadelle du roi Boni 1er. Les fondations de ses certitudes sont entrain de se lézarder. Tenez bon !!!


Je vous embrasse très fort !!!


Ne lâchons rien !!!


La lutte continue !!!


 

Benoît ILLASSA

 



Cotonou, le 28 février 2014


BENIN – GREVE GENERALE DES SYNDICATS : Boni YAYI capitule mais ne cède rien sur le fond. Les Forces Vives de la Nation ont gagné mais la lutte doit continuer pour chasser l’autocrate !!!


 

Message du Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du
Gouvernement à la Nation sur la situation sociale au Bénin

 

 

J’ai décidé en ma
qualité de Président de la République en toute responsabilité et dans
un souci d'apaisement de faire procéder à la restitution des
défalcations opérées en 2014 et ce, nonobstant tous les vices de
procédures qui ont entaché le déclenchement de ces grèves ainsi que
les enjeux, de toute évidence étrangers aux intérêts corporatistes des
travailleurs.


Cotonou, le 28 février 2014


Béninoises, Béninois,
Mes chers Compatriotes,

En ce jour, 28 février 2014, date anniversaire de la clôture
solennelle de l'historique Conférence Nationale des Forces Vives de
1990, événement fondateur de notre démocratie, j'ai décidé de
m'adresser à vous et vous prendre à témoin face à la fronde sociale
menée par certaines organisations syndicales de notre chère commune
patrie, le Bénin.

Comme vous le savez, mes chers compatriotes, depuis quelques semaines,
notre chère Patrie, le Bénin, traverse une crise sociale due à l'arrêt
de travail décidé par certaines centrales et confédérations syndicales
suite à des manifestations publiques non autorisées par l'Autorité
départementale au regard des dispositions légales.

Sous le prétexte que les libertés publiques sont ainsi menacées,
certains responsables syndicaux ont suscité des mouvements de
débrayage visant en vain la paralysie de l'administration publique.
Cependant, face à leur détermination des perturbations ont été
observées par endroit.

Malgré les concertations sectorielles entre ministres concernés et
syndicats ainsi que les négociations entre Gouvernement, centrales et
confédérations syndicales, en présence des facilitateurs, en vue de
trouver une issue favorable à la grève, les discussions entamées
depuis le 05 février 2014 n'ont pas abouti en raison des exigences
maintenues par les centrales syndicales et relatives entre autres, à
la restitution intégrale des défalcations opérées sur les salaires des
mois de janvier et de février 2014 au titre des jours de grève de
janvier.

Mes Chers Compatriotes,

Par respect pour le peuple béninois, nos institutions et notre
démocratie ainsi que pour chacune et chacun de vous, j'ai toujours
pris le parti de vous tenir un langage de vérité et de cœur face aux
enjeux engageant l'avenir de notre Nation. C'est dans ce même état
d'esprit que je veux encore m'adresser à vous aujourd'hui.

Le droit de grève est un acquis de notre démocratie et mon
gouvernement entend respecter ce droit des travailleurs pour autant
qu'il s'exerce dans les conditions définies par la loi.

La question qui se pose alors est de savoir si les mouvements de grève
en cours s'exercent dans les conditions de légalité. A notre
entendement la réponse est négative.

En effet, le déclenchement de ces grèves s'est fait en violation des
articles 3, 4, 6 et 7 de la loi portant exercice du droit de grève en
République du Bénin et qui définissent la procédure à suivre en la
matière.

Face à ma responsabilité constitutionnelle de garant du respect et de
la mise en œuvre des lois de la République et conformément aux
dispositions de l'article 59 de notre Constitution, j'ai, avec mon
gouvernement, opté en un premier temps de procéder à la retenue sur
salaire dans l'application stricte des lois de la République d'une
part et pour éviter dans un esprit de justice de pénaliser la majorité
des travailleurs qui ont continué de vaquer à leurs obligations
républicaines d'autre part. Dans le même temps, mon gouvernement est
interpelé dans sa mission de préserver la paix sociale, la stabilité,
conditions indispensables à la prospérité partagée, à la création
d'emplois des jeunes et des femmes en vue de l'élimination de la
pauvreté dans notre pays.


Mes chers Compatriotes,

C'est le lieu de vous rappeler les efforts consentis par mon
gouvernement depuis 2006 pour améliorer les conditions de vie et de
travail des agents de l'Etat. Ainsi, de 2006 à 2013, la masse
salariale a presque triplé passant de 135 milliards en 2006 à 300
milliards en 2013 alors que sept ans auparavant, cette même masse
salariale n'a augmenté que de 11% c'est-à-dire de 1998 à 2005.

Au même moment, la part de la masse salariale allouée aux enseignants
dépasse 55% en 2013 contre 44% en 2006. Cet effort n'intègre pas la
construction en moyenne de 1000 salles de classe par an.

Quant aux revendications d'ordre salarial, elles ne résistent pas à
l'épreuve d'une analyse objective fondée sur des faits montrant les
efforts de mon gouvernement depuis 2006 pour améliorer les conditions
de service de travailleurs.

Au surplus, je dois rappeler que les initiateurs de cette grève sont
ceux-là mêmes qui, en 2011 ont conclu un accord avec le gouvernement
au terme duquel ils ont pris l'engagement de surseoir aux
revendications salariales jusqu'à la fin de l'année 2014 contre
l'acceptation par le gouvernement du paiement échelonné des 25 % de
revalorisation du point indiciaire.

Mes chers compatriotes,

Où se trouve alors le bien fondé des revendications actuelles de
certaines centrales et confédérations syndicales ?

A défaut, ne doit-on pas chercher les vrais mobiles ailleurs ? Je
laisse le soin aux organisations syndicales elles-mêmes de répondre à
ces questions.

Le Peuple béninois, pour sa part, n'est pas dupe. Il est persuadé que
ces mouvements de grève participent d'un vaste plan de ternissement de
l'image du Bénin, de ses institutions et de sa démocratie avec comme
conséquence, la déstabilisation de notre système démocratique et la
remise en cause de la cohésion nationale.

Mes très chers compatriotes,

Comme vous pouvez le constater, ces mouvements de grèves constituent
une préoccupation majeure parce qu'ils touchent au cœur de notre
système éducatif, fondement de l'avenir de notre nation.

Bien que ces mouvements n'aient pas atteint l'ampleur attendue par
leurs organisateurs, tout enfant béninois, où qu'il se trouve, a droit
à l'éducation, à la protection et à la défense de ses droits qui
relèvent des prérogatives du gouvernement.

En définitive, les victimes réelles de ces débrayages, loin d'être
leurs initiateurs, sont plutôt nos malades, nos justiciables, nos
usagers de l'administration, nos femmes, nos jeunes et surtout nos
enfants.

Avons-nous le droit de compromettre l'avenir de ces enfants, relève de
demain, en les laissant livrés à eux-mêmes et à la rue ?

Mes chers Compatriotes,

En ce jour anniversaire de la fin de l'historique Conférence Nationale
de février 1990, symbole de l'esprit de consensus de réconciliation et
de pardon et répondant au cri de cœur et à l'appel des confessions
religieuses, des sages, des têtes couronnées de notre pays, des
parents d'élèves et des nombreux citoyens anonymes, j'ai décidé en ma
qualité de Président de la République en toute responsabilité et dans
un souci d'apaisement de faire procéder à la restitution des
défalcations opérées en 2014 et ce, nonobstant tous les vices de
procédures qui ont entaché le déclenchement de ces grèves ainsi que
les enjeux, de toute évidence étrangers aux intérêts corporatistes des
travailleurs.

Cette décision est l'expression de la volonté de mon gouvernement de
maintenir le dialogue avec toutes les composantes de notre société
pour la sauvegarde de la paix et de la cohésion sociale, obligation
constitutionnelle dévolue au Président de la République et condition
incontournable pour le développement durable de notre pays.

Une telle décision ne saurait être interprétée comme un recul, encore
moins une capitulation. Elle est plutôt l'affirmation du sens élevé de
responsabilité qui doit prévaloir dans la gestion des affaires de
notre Cité commune. En définitive, c'est notre peuple connu pour son
sens légendaire de responsabilité et de recherche permanente de la
paix qui a gagné. C'est même la victoire de ceux qui ont accepté de
continuer de travailler et de tous les travailleurs ainsi que les
responsables des centrales syndicales qui ont lancé un appel au
travail pour assurer la sécurité humaine dans notre pays.

C'est pourquoi, je leur exprime au nom de la Nation mes remerciements
pour ce comportement patriotique et citoyen. J'adresse aussi mes
remerciements aux facilitateurs qui ont toujours été à nos côtés
durant ces moments difficiles et leur renouvelle la reconnaissance de
la Nation.

Mes chers compatriotes,

Compte tenu de ce qui précède, j'invite tous les agents grévistes à
reprendre sans délai le travail. En tout état de cause, les
dispositions de la loi seront appliquées jusqu'à nouvel ordre car
force doit rester à la loi et les dispositions seront prises à cet
effet.

Mes chers compatriotes,

Une Nation qui ne parle pas avec elle-même court à sa ruine. Nous
devons donc collectivement réaffirmer notre attachement à notre patrie
commune, le Bénin et notre volonté inébranlable de la construire dans
la paix, dans l'amour et la sécurité. Le Bénin ne peut être construit
que par ses filles et ses fils, l'extérieur ne peut apporter qu'un
appoint. A nous de nous convaincre du Bénin que nous voulons
construire. Je continue de vous proposer qu'on construise ensemble un
Bénin paisible, prospère où sera assurée la sécurité humaine.

J'en appelle donc au dialogue politique qui, à mon avis, doit être au
cœur d'un ensemble de pactes stratégiques faits de partenariats noués
dans un esprit patriotique et de responsabilité.

Nous devons nous imposer de dépassionner et de dépersonnaliser les
débats sur les problèmes de la Nation, en discuter sans préjugés ni
arrière-pensée. Ainsi, le dialogue politique tant souhaité doit
absolument se nouer au sein de la classe politique en se démarquant
des calculs d'intérêts personnels et surtout du refus de l'acceptation
de l'autre, dénoncé depuis des siècles mais qui, malheureusement, se
perpétue dans nos comportements, nous empêchant collectivement d'aller
de l'avant pour le bien-être de notre Chère Nation.

Je veux aussi réaffirmer ma détermination à continuer d'œuvrer pour la
promotion d'un dialogue stratégique entre mon gouvernement, la société
civile et le secteur privé fondé sur un pacte de citoyenneté et de
responsabilité en vue de préserver les intérêts réciproques avec pour
point de mire la promotion de l'emploi des jeunes et des femmes et la
création de richesses.

Mes Chers Compatriotes,

J'exhorte également le secteur privé et les syndicats à un dialogue
fécond visant à établir un équilibre des intérêts de tous en vue de
sauvegarder, d'une part, la compétitivité des entreprises sans perdre
de vue la nécessité d'une juste rétribution du travail réellement
accompli, d'autre part.

La prise en compte des intérêts des travailleurs dans ce dialogue
constructif doit s'accompagner d'une gouvernance syndicale responsable
débarrassée de tout opportunisme.

Cette nouvelle gouvernance devra concourir à promouvoir le
développement de notre pays et son image en toute circonstance et en
tout lieu. Du reste, l'image du Bénin doit être une préoccupation de
chacune, de chacun et de tous.

Enfin, le dernier dialogue et pas le moindre, c'est le dialogue
interreligieux. Celui-ci est indispensable pour renforcer la laïcité
de notre Etat et préserver la liberté de conscience, de culte et de
croyance.

Les confessions religieuses doivent contribuer à la refonte de notre
culture et de nos mentalités pour promouvoir davantage dans notre
société les valeurs éthiques, morales et spirituelles sans lesquelles
notre rêve commun d'émergence de notre pays serait vain.

Mes Chers compatriotes,

Comme vous en conviendrez, ces différents pactes stratégiques, ces
chantiers que j'invite à ouvrir en toute confiance, ont en définitive
pour finalité de développer une vraie démocratie avec des institutions
fortes et crédibles dans la perspective d'intensifier les grands
travaux générateurs d'emplois et de richesse pour les prochaines
années, 2014 et suivantes.

Je m'en voudrais de ne pas remercier du fond du cœur toutes les
confessions religieuses, les parents d'élève, les sages et les têtes
couronnées, les facilitateurs ainsi que nos compatriotes qui ont
continué de servir la nation prouvant ainsi leur sens de
responsabilité et d'amour de la patrie.

Mes chers compatriotes,

Je ne terminerai pas sans cet appel que je lance à tous pour préserver
les droits et les devoirs de la personne humaine conformément à
l'article 15 de notre Constitution. Chacun de nous a une part de
responsabilité pour y parvenir et je vous fais confiance, car il
s'agit d'une question fondamentale au cœur de notre démocratie.

Faut-il vraiment que j'en parle alors qu'au quotidien, le Bénin est
aujourd'hui reconnu comme un pays de liberté, un Etat de droit, où on
ne compte ni prisonnier politique, ni prisonnier d'opinion et que
sais-je encore ? Notre pays est considéré par la communauté
internationale comme l'un des plus sûrs au monde. Je n'en veux pour
preuve que les rapports périodiquement publiés par les puissances
occidentales avec lesquelles nous partageons les valeurs du monde
libre et par les instances les plus crédibles.

Je vous renvoie aux publications de 2013 de l'Office Français pour la
Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) dans lequel le Bénin
apparaît parmi les 18 Etats les plus sûrs du monde. Il en est de même
des dernières publications du Département d'Etat Américain (Freedom
House Report), sur Les Libertés dans le Monde. Notre pays y est cité
dans le pré-carré des pays reconnus pour leur liberté.

Mes chers compatriotes,

Ensemble nous sommes plus forts et l'avenir plus radieux, l'espérance
et l'espoir sont permis à condition que nous renforcions nos valeurs
éthiques, morales et spirituelles et notre volonté de nous aimer, de
travailler et de construire ensemble notre pays, le Bénin.

Que Dieu bénisse notre chère patrie !
Que Dieu bénisse la République !
Que Dieu bénisse le Bénin !


 
 
  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise

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