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29 janvier 2014


BENIN : Guerre ouverte contre Boni Yayi !!!

 

Laurent Mètongnon, Sg/Fesyntra-Finances : « Quelle leçon donne-t-il aux jeunes ? »
« Je me suis demandé si c’est le chef de l’Etat de mon pays qui parle car cela pose un problème de crédibilité. Lorsque le président parle sans preuve sincère, c’est grave. Et c’est d’autant plus grave lorsque c’est devant les jeunes. Quelle leçon donne-t-il aux jeunes ?

 

Est-ce qu’on apprend aux jeunes à dire la vérité ou à mentir en parlant ainsi ? Lorsqu’il dit que l’argent quitte Paris pour Cotonou, il doit donner les preuves. Il doit dire et prouver quand et comment l’argent a transité par Paris pour venir chez nous. C’est comme ça qu’il devait faire. Moi, j’ai honte pour mon pays. Même si c’est pour faire de l’ironie, ce n’est pas de cette manière qu’il doit parler. Il avait envoyé les deux enseignants qui sont ses avocats dire sur les ondes de la télévision Golfe Tv/Fm que c’est le sang de mouton que nous avons mis sur le corps lors de la répression de la marche. Lui-même va sur les ondes le lundi pour dire que c’est du mercurochrome. Alors que tout le monde a vu ce qui s’est passé. Il faut qu’il apprenne aux jeunes de bonnes leçons".


Dieudonné Lokossou, Sg de la Csa-Bénin
« On a aucun lien avec les politiques »
« Nous n’avons aucun lien avec les partis politiques. Pourquoi le Chef de l’Etat ne veut pas qu’il y ait plusieurs idées. Pourquoi il n’accuse pas les rois et les chefs religieux qui le soutiennent dans les marches. Et les pasteurs qui le soutien. Pourquoi, il ne leur interdit pas ça. Je ne suis pas un adepte de la pensée unique. Talon ne m’a pas encore donné de l’argent mais, s’il me donne, je vais prendre. Pourquoi Talon le hante si tant. On ne se retrouve pas dans ce qu’il a dit. On attend même impatiemment l’ancien ministre Abdoulaye Bio-Tchané, car il s’est annoncé. La Bourse du travail, c’est la maison du peuple. Il n’y a aucune disposition dans la Constitution qui interdit aux personnalités politiques de venir nous voir. Il n’y a aucune loi qui interdit aux syndicats de parler de la politique. Tout le monde peut venir nous voir à la Bourse du travail. Il n’y a aucun article dans la Constitution qui refuse aux travailleurs de se prononcer sur la vie politique de leur pays. Mais lui, il a appartient à quelle chapelle politique ? Il n’appartient à aucun bord politique avant de venir au pouvoir. C’est lorsqu’il a pris le pouvoir en 2006 qu’il s’est formé. Donc, il a une virginité sur le plan politique. Si demain, je décide de faire la politique, je la ferai. Lorsque l’ancien régime avait voulu écarter sa candidature, c’est nous syndicalistes qui avions lutté pour qu’on la maintienne ».


Pascal Todjinou, Secrétaire général de la Cgtb
« Ce qu’il a dit est extrêmement grave »

« C’est extrêmement grave ce qu’il a dit. Le vrai problème, c’est que le président Yayi voit Talon partout. Talon est devenu un fantôme qui lui fait peur. Dès qu’il y a un problème, c’est Talon. On n’a pas vu Talon avant de travailler. Je laisse le peuple apprécier ce discours oral et improvisé du Chef de l’Etat. Il aurait pu appeler les journalistes pour leur faire cette communication plutôt que d’amener les jeunes qui doivent apprendre quelque chose de morale chez leurs parents. Ces jeunes sont nos enfants. Il ne doit pas leur dire ça. Je m’interdis de commenter tout ce qu’il a dit. Mais je vous dis que j’ai fait le point. La grève est observée dans 10 départements sur les 12 que compte le Bénin. Dans aucun pays au monde, la grève n’a jamais été observée à 100 %. C’est extrêmement rare. Ils disaient qu’on était à 1 %. La deuxième semaine ils disent qu’on était à 30 %. Maintenant les hospitaliers entrent dans la danse. S’il pense faire échec à cette grève en parlant ainsi, il se trompe. La grève se poursuit »

 

Paul Esse Iko, Sg/Cstb

« Il doit reconnaître qu’il a mal géré le pays »

« Le Président de la République est en rage contre les luttes syndicales. Or, c’est grâce à cette lutte qu’on a obtenu la démocratie. S’il dit que les gens sont corrompus, que fait-il au sommet de l’Etat. C’est lui-même qui a pris de l’argent chez Talon pour faire son premier K.O non. Maintenant qu’il veut faire un second Ko et que le gars refuse, il dit qu’on est corrompu ? Et qu’on prend de l’argent chez lui. C’est lui et son gouvernement qui nous ont poussés dans cette grève. Maintenant il veut nous jeter le tort. Il veut nous faire porter le lourd fardeau de la mal gouvernance et de la précipitation. Pourquoi, il nous en veut ? Pourquoi il voit Talon partout ? Il doit reconnaître qu’il a mal géré le pays. La conséquence, c’est que tout le pays est en grève. S’il n’y a pas la liberté, nous syndicalistes, nous n’allons jamais nous taire. Nous allons toujours manifester notre ras-le-bol. Il nous dit de porter rangers. Est-ce que nous en avons besoin avant de battre le macadam. Yayi se moque de nous. On a marché sous Kérékou et Soglo à cause de la privation de la liberté. On va toujours marcher. Même après lui. S’il veut vraiment lutter contre la corruption, pourquoi, il ne veut pas annuler le concours qui est entaché de corruption. Mais s’il n’annule pas ce concours, c’est qu’il est trempé dedans. Nous on fait grève, parce que la Constitution le permet. La grève est l’un des fondements de la vitalité de la démocratie. C’est notre droit. C’est l’arme des ouvriers. S’il est contre la grève, c’est qu’il est contre la démocratie.


Noël Chadaré, Sg de la Cosi-Bénin

« Nous allons poursuivre la grève… »
« Nous ne sommes pas dans la logique d’un soulèvement populaire pour mettre à mal la démocratie. Bien au contraire. Nous allons toujours poursuivre la grève tant que nos revendications ne seront pas satisfaites »


Source : Le MATINAL

 

 

 
  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise