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Date de publication : 26-07-2010

 

BENIN - HAUTE COUR DE JUSTICE: Les députés veulent étendre la procédure au chef de l’Etat, Boni Yayi-Aboumon

 


Auteur(s) / source : Fortuné AGUEH

 

En signe de son engagement à combattre la corruption au sommet de l’Etat, le président de la République a transmis au parlement jeudi dernier les dossiers de quatre anciens ministres concernés par des affaires de malversations financières aux fins d’enclencher la procédure pour leur poursuite devant la Haute cour de justice. Mais les députés de l’opposition, insatisfaits, demandent que la procédure soit également étendue au ministre François Noudegbessi mais aussi au chef de l’Etat.

 

Le président de l’Assemblée nationale a informé les députés membres de la conférence des présidents de l’envoi par le chef de l’Etat des dossiers des anciens ministres impliqués dans des scandales financiers. Il s’agit de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines Kamarou Fassassi à qui on reproche des détournements à la SBEE, surtout dans l’achat des groupes électrogènes de Takoradi (Ghana). L’ancien ministre des Affaires étrangères, Rogatien Biaou est lui, concerné par l’affaire de la vente de la parcelle de l’ambassade du Bénin aux USA. L’ancien ministre de l’Economie, Soulé Mana Lawani a été impliqué, aux yeux des différentes commissions d’enquêtes sur le dossier CIC/Cen Sad. Il y a quelques jours, l’affaire ICC-Services a provoqué le limogeage du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Armand Zinzindohoué et l’envoi de son dossier à l’Assemblée nationale. A la conférence des présidents, des députés se disent "insatisfaits" de la démarche du chef de l’Etat. Ils ont souhaité que le dossier du ministre de l’Urbanisme suspendu et puis réintégré dans l’affaire Cen Sad soit également envoyé au Parlement pour sa poursuite devant la Haute cour de justice. De même, les députés ont estimé que les crimes qu’on reproche aux ministres du gouvernement du changement ne peuvent se réaliser sans la complicité du chef de l’Etat lui-même. Surtout dans l’affaire ICC- Services, les députés soutiennent que le président de la République y est impliqué puisque des dirigeants de la structure auraient financé plusieurs manifestations de la mouvance telle que la fête des femmes à la présidence de la République. C’est pour cette raison qu’ils veulent aussi profiter de l’examen des dossiers des quatre ministres pour voter la poursuite du chef de l’Etat devant la Haute cour de justice. Il faut indiquer que ces dossiers ne seront pas examinés au cours de cette session extraordinaire.



 

Tag(s) : #EDITORIAL

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