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 BENIN: JE NE BAISSERAI JAMAIS LES BRAS TANT QU’IL EN SERA AINSI dixit le Doyen Olympe BHÊLY-QUENUM 

 

Garrigues-Ste-Eulalie, 17/07/13

 

Originaire du Nigeria, Mgr Brian Udaigwe, nouveau nonce apostolique au Bénin a déclaré que sa ligne d'action est et sera: « Ne craignez point ! » Il a précisé que cette injonction « est répétée 365 fois dans la Bible. »

Pour l’avoir lue relue dans Esther et dans Daniel (Ancien Testament ) mais aussi chez Saint Paul, je n'ai point besoin de vérifier.

Mes lectures des grands auteurs grecs (Les Tragiques) m'ont appris à ne pas avoir peur et je dis : Monsieur Thomas Boni Yayi qui affame le peuple lui inocule le virus de la peur afin de l'asservir.

Le sympathique Arimi Choubadé a récemment écrit : « le peuple ne fait pas de coup d'Etat.» J'étais fort surpris. Manque de lectures? Peur d'une effusion de sang que Monsieur Thomas Boni Yayi ne fasse tirer sur la foule révoltée? Nul ne saurait contester que dans la Bible (Ancien Testament) comme dans l'Antiquité grecque ou romaine, l'insurrection du peuple décidé à en découdre détrônait un tyran.

 

 Le 10/07/13, voici ci-dessous ma réaction après la lecture d’Arimi Choubadé selon qui « Le peuple ne fait jamais de coup d’Etat… » 
   
 « Il en a fait dans la Bible (cf. Ancien Testament, Daniel, 5 Le festin de  
 Balthazar ); avant ce chapitre, on lit ailleurs dans Daniel :  
   
 « Nabuchodonosor ! La royauté s'est retirée de toi, d'entre les hommes tu seras chassé! » 
 On y lit aussi : « ...et sur l'aile du Temps sera l'abolition de la  
 Désolation, jusqu’à la fin, jusqu’au temps assigné pour le désolateur » 
   
 On est peut-être dans le creuset des « thématiques relativement éculées  
 d'Olympe Bhêly-Quenum. » Peu importe : avant le premier coup d'Etat militaire en Afrique francophone indépendante, le peuple avait fait un coup d’État dans ma nouvelle intitulée MASHOKA ELFU MOJA ( L'Insurrection des Mille Haches ), écrite à Rome (1961-1962).  
   
 Plus tard, dans C’était à Tigony, le peuple a déstabilisé un dictateur ; Claude Wauthier qui a épluché ce roman étouffé par la critique littéraire de l’Hexagone devait écrire dans MFI :  

 

«… dans C’était à Tigony, il fait le procès du néo-colonialisme et de l’exploitation des richesses de l’Afrique. Il y décrit la résistance populaire dans une capitale du continent contre le régime dictatorial en place, et démonte les rouages d’une multinationale. […], Ségué n’Di est un contestataire de l’ordre établi. ».[1]

   
 Ce n’est pas pour s’installer au Pouvoir que le peuple renverse un dictateur : il fait le vide et permet à quelqu’un qui émerge de son sein de prendre les rênes des affaires de l’Etat ; celui-là sait que le peuple souverain l’a à l’œil.  
 Je soutiens donc le peuple s’il constitue MASSE ET PUISSANCE dans mon  
 appel à l'Indignation, à la Révolte et à la Rébellion pour mettre un terme à la Dénaturation du Bénin qu'opère Monsieur Thomas Boni YAYI. 
   
 Olympe BHÊLY-QUENUM 

 



[1] Cf. www.obhelyquenum.com (rubrique Etudes et Travaux) 


 
  
 
  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise

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