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03/11/2013

 

 

BENIN: L’ambassadeur LISSASSI met le Bénin dans le collimateur des Suisses en refusant d’exécuter un jugement en faveur d’une Béninoise de la diaspora

 

 

Par Benoît ILLASSA

 

 

L’affaire est si grave que, dans sa parution du mardi 29 octobre 2013, la très célèbre « Tribune de Genève » en a fait son chou gras. Après l’affaire dite Talon qui continue de faire rire toute la presse hexagonale, Boni YAYI et ses sbires continuent de salir l’image du Bénin dans le monde entier.

 

Le Bénin sous YAYI étant devenu un pays sans foi ni loi, Nous ne pouvons que recommander au Bureau de la Coopération Suisse au Bénin d’indemniser notre compatriote Mme ... par défalcation sur les fonds destinés à l’Etat béninois.

 

Licenciée pendant sa grossesse par l’ambassadeur du Bénin à Genève, Mme ... se heurte à l’inconscience de Séraphin LISSASSI. Sa fille, va bientôt fêter ses 4 ans. Sa mère a été licenciée en 1999 alors qu’elle était enceinte. L’ancienne Secrétaire Particulière (SP) de l’ambassadeur a remporté une grande victoire. En juillet 2011, le Tribunal des Prud’hommes de Genève a condamné l’Etat Béninois à lui payer une indemnité équivalente à huit mois de salaires. Seulement voilà. A ce jour, Mme ... n’a pas vu la couleur de cet argent.

 

Malgré la décision du Conseil des ministres qui a décidé de se conformer au jugement du Tribunal Suisse, jugement ayant acquis la force de la chose jugée, Séraphin LISSASSI refuse de l’appliquer. Tous les courriers de notre compatriote au ministre des affaires étrangères du Bénin, Nassirou Arifari BAKO (voir en dernier lieu les courriers des 18 juin et 13 septembre 2013 en notre possession) sont restés lettres mortes. Prenant son courage à deux mains,  Mme ... a adressé tout le dossier au Président de la République, Boni YAYI, le 30 octobre 2013.

 

L’affaire a pris un tournant chez les helvètes qui ne comprennent toujours pas les raisons de la résistance de Séraphin LISSASSI. C’est ainsi que, dans un courrier peu diplomatique du 26 juillet 2013, le Représentant permanent de la Suisse près les Nations Unies interpelle Séraphin LISSASSI en ces termes :

 

« Monsieur l’Ambassadeur, Je me réfère à votre courrier du 07 juin 2013 informant la Mission suisse de votre démarche auprès de vos autorités concernant le litige de travail opposant Madame ..., ancienne employée de la République du Bénin. Dans l’intervalle, par lettre du 17 juin 2013, le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) a rappelé cette affaire à la Mission permanente de la République du Bénin et a fait part de son intention d’informer les médias suisses et béninois à défaut de son rapide règlement. Or selon les informations reçues de Madame ..., sa créance ne lui a toujours pas été versée et le rappel effectué par le Syndicat SIT auprès de la Mission permanente de la République du Bénin demeure sans suite. Au vu de ce qui précède, je m’en remets une nouvelle fois à votre entremise en vue d’obtenir un rapide règlement de cette affaire. A défaut, cette Mission sera contrainte d’envisager d’autres mesures. Signé : Le Représentant permanent de la Suisse – Division Etat hôte – Amadéo PEREZ, Ambassadeur ».

 

A la porte, sans assurances, Mme ... a travaillé pendant près de trois ans pour l’ambassade du Bénin à Genève. Depuis la fin 2007, elle occupait le poste de Secrétaire Particulière du Chef par intérim. « Jusqu’à l’arrivée du nouvel ambassadeur, pour une période de trois mois renouvelables » précise son contrat. Des termes suffisamment vagues pour que le Tribunal des prud’hommes requalifie le contrat en contrat à durée indéterminée (CDI), rendant son licenciement nul en cas de grossesse. Le Tribunal rappelle que si un Etat emploie une Secrétaire à Genève, il s’agit d’un poste subalterne non couvert par l’immunité diplomatique. Par conséquent, ce type de contrat est soumis au droit suisse.

 

Pour mémoire, le Tribunal a condamné l’ambassadeur Séraphin LISSASSI à payer la somme de 39.441,35 Francs suisses, plus 5% d’intérêts moratoires par année, dès mai 2010, à Mme ... Celle-ci précise que cette somme correspond à ses retenues sur salaires et des salaires impayés. Ce ne sont donc pas des dommages et intérêts continue-t-elle.

 

Selon Mme ..., c’est l’ambassadeur LISSASSI qui refuse d’honorer les instructions de son ministre de tutelle à cause des liens privilégiés qu’il se vante d’avoir avec Boni YAYI. Selon nos informations, suite à la décision du Conseil des ministres du 12 septembre 2012 qui a reconnu le jugement du Tribunal de Genève, le ministre des affaires étrangères a effectué, le 16 janvier 2013, le transfert des sommes dues à Mme ..., à l’ambassade du Bénin à Genève par fax du même jour sous les références :

 

0135/MAEIAFBE/SGM/SGAM/DRFM/CSPDC/S5

 

De janvier 2013 à ce jour, l’ambassadeur Séraphin LISSASSI reste sourd aux instructions de sa hiérarchie et continue de défier l’autorité de l’Etat dont il n’est qu’un simple serviteur. Personne ne connaît les liens mafieux qui lient ce hideux personnage à Boni YAYI pour qu’il continue de le maintenir à son poste. De surcroît, l’homme est coutumier d’abandon de poste. Il est plus présent à Cotonou qu’à Genève. A l’heure où nous mettons sous presse, l’ambassadeur-touriste se pavane dans les rues de Cotonou aux frais du contribuable Béninois.

 

Dépité de tout ce charivari,  Mme ... constate amèrement :

 

« Alors que la mission des ambassadeurs du Bénin est de protéger leurs ressortissants à l’étranger, moi, ils m’ont mise en péril » !!!

   

 


IB



 
 
  
  
Tag(s) : #Politique Béninoise

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