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« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » François Rabelais

Mais la science mérite-t-elle toujours qu’on la prenne pour modèle ? On lui reproche parfois d’être froide, distante, indifférente aux conséquences de ses découvertes. Comme au temps de Rabelais, ne lui manque-t-elle pas la conscience, la préoccupation du bien, et le détournement de ses découvertes vers des actions mauvaises ne risque-t-elle pas de lui faire perdre son âme ?

Remplacez ici la science par Pascal KOUPAKI et vous avez le portrait-robot de l’homme : froid, distant, indifférent aux souffrances des Béninois…

 Le poltron Pascal KOUPAKI n’a pas le courage de Pierre OSHO

 La presse quotidienne béninoise a consacré ce vendredi ses titres à la démission du ministre d’Etat chargé de la Défense nationale, M. Pierre Osho.

 

"Démission du ministre d’Etat chargé de la Défense nationale, Pierre Osho : Un bel exemple de patriotisme", affiche en manchette le quotidien privé "La Presse du Jour" ; "Démission du ministre d’Etat : la leçon d’honneur de Pierre Osho", titre "Le Pays", un autre journal d’information, alors que le quotidien gouvernemental "La Nation" se demande : "Après sa démission : Quel sort maintenant pour Pierre Osho ?".

La plupart de ces journaux, en publiant la lettre de démission du ministre d’Etat, chargé de la Défense nationale, de ses fonctions actuelles dans le gouvernement du président Mathieu Kérékou, ont estimé que Pierre Osho vient de poser un acte hautement patriotique.

"Par cette démission douloureuse pour les uns et inadmissible pour les autres, Pierre Osho a préféré l’honneur au suivisme. Il ne veut aucunement gonfler la liste de ces anti-démocrates qui font des pieds et des mains pour maintenir le président Mathieu Kérékou au pouvoir. C’est une décision instructive pour ceux qui sont ouverts à toute bonne éducation", ont écrit des journaux béninois.

Interprétant la lettre de démission de M. Osho, "Le Matin" a estimé que l’ancien ministre d’Etat, chargé de la Défense nationale du Bénin, a préféré quitter les choses avant que celles-ci ne le quittent.

 

IB

 

06/11/2013


BENIN: L’inconscient et couille molle Pascal KOUPAKI n’a pas le courage de Pierre OSHO

 

Nous l’avions précédemment dit, Pascal Irénée Koupaki, ancien Premier ministre de Yayi Boni n’a pas, de nos jours, le bon rôle pour prétendre succéder à son mentor. Cela est d’autant vrai que l’homme s’est empêtré dans une jouissance aveugle du pouvoir d’Etat au point d’oublier qu’il a un avenir politique à se constituer lui-même. Conséquence de son attitude : aujourd’hui, il est cet homme politique qui a déjà renoncé à exercer la plus haute fonction dans un Etat.


Il aurait pu être le Macky Sall de la République du Bénin. Mais, la boulimie du pouvoir l’a aveuglé au point où il a vendangé toutes ses chances de devenir le prochain Président des Béninois lors des présidentielles de mars 2016. C’est le moins qu’on puisse dire aujourd’hui de Pascal Irénée Koupaki qui s’est mis dans l’illusion, la dernière fois, en sortant un soi-disant livret bleu pour demander à ses compatriotes d’avoir « Une nouvelle conscience ».
Si en 2008, l’ancien Président sénégalais Abdoulaye Wade a donné la chance à son successeur Macky Sall d’être celui qui le remplace à la tête de la nation de la Téranga, Pascal Irénée Koupaki, lui en a eu tout le temps. Mais, il a tout simplement décidé, certainement en toute conscience, de ne pas saisir l’opportunité pour rentrer dans l’histoire. Tellement les plaisirs du pouvoir l’ont aveuglé de manière qu’il n’a pas pu s’empêcher de demeurer à la table du prince. Le repas y est tellement copieux qu’il a préféré la bombance et la ripaille gouvernementale à son destin qui vient de basculer. L’homme n’a pas eu le courage de quitter la fazenda du « Baron d’Ararouna » alors que les sales dossiers qui ont terni l’image du pouvoir en place étaient surabondants pour l’amener à prendre congé de cette galère.


Quel Béninois ne connait pas ou ne se rappelle-t-il pas des nombreuses casseroles que traîne le pouvoir dit du Changement puis de la Refondation ? De l’affaire Cen-Sad à l’affaire Pvi Nouvelle génération en passant par l’affaire Icc Services, l’affaire machines agricoles, l’affaire Filière coton arrachée de force à l’homme d’affaire Patrice Talon malgré la Convention dûment signée avec l’Etat, l’affaire Lépi réalisée au forceps pour une élection avec un K.O de triste mémoire…PIK avait eu assez d’occasions pour célébrer la franchise et l’honneur que lui prêtent ses compatriotes. Mais, à aucun moment, l’homme originaire du village Sègbohouè dans la Commune de Kpomassè n’a pu lever le petit doigt pour s’affranchir du joug du « Baron d’Ararouna ». Il s’y plaisait. Puis, comme par enchantement, il a préféré donner raison à ceux qui pensent que le mot « démission » n’est pas du vocabulaire du Béninois. Mathieu Kérékou, notre respectable ancien Président de la République n’avait-il pas proclamé, haut et fort, ce mercredi 21 février 1990 à la Conférence nationale des forces vives ayant enfanté le pluralisme démocratique au Bénin : « Ne nous dites pas démissionne ! » ? PIK a été dans la même logique que lui, en préférant ne pas suivre les pas de son doyen Gédéon Dassoundo qui a eu le mérite de démissionner de son poste de ministre en 1973, si mes souvenirs sont bons, parce que n’épousant pas les mêmes idéaux que les révolutionnaires de l’époque.


Le feu produit la fumée !


Pascal Irénée Koupaki n’est pas l’homme qui crache dans la soupe surtout quand elle est douce. Il a fait croire à ses compatriotes qu’il est amateur des bons délices pour peu que sa conscience ne soit pas gênée. Et effectivement, il n’a pas eu la conscience gênée pendant les sept ans et quatre mois qu’il a fait dans les gouvernements successifs de Yayi Boni tel que lui-même l’a énoncé dans son opuscule qu’il a rendu publique, le 26 octobre dernier au Palais des congrès de Cotonou.


Comment peut-on avoir fricoté pendant si longtemps avec un pouvoir empêtré dans autant de dossiers sales pour prétendre du jour au lendemain vouloir encore diriger les Béninois ? C’est vrai qu’il n’a pas encore déclaré sa candidature, mais rien ne se cache au Bénin. Lui-même le sait et les diverses réunions politiques faites, ici et là, par lui ou en son nom, en témoignent suffisamment. Que personne ne trompe l’autre. Il est potentiellement un des Béninois qui seraient dans le starting-block en mars 2016 pour les élections présidentielles. A moins qu’il en tire lui-même, dès aujourd’hui, les conclusions de sa défaillance et renonce à briguer la magistrature suprême du Bénin. Les Béninois ne sont pas dupes et n’accepteront pas que quelqu’un qui est du sérail du « Baron d’Ararouna » vienne encore les diriger pour cinq années dès 2016. Et PIK lui-même, en homme suffisamment intelligent, je l’admire pour ça, sait qu’il partirait avec des chances diminuées aux côtés d’autres candidats en 2016. Parce que les Béninois mettront dans son bilan, celui de Yayi Boni avec qui, il a conduit les affaires du Bénin de 2006 à 2013 avec les résultats qu’on connait aujourd’hui.


Sauf si…


Et si le destin de PIK devait lui coller à la peau, on dirait que c’est bien à propos qu’il n’a pas pu sortir, à temps, de son sommeil pour prendre le manteau qui sied aujourd’hui au Président Macky Sall du Sénégal. Oui, lui a pris en main son destin dès que Abdoulaye Wade lui en a donné l’opportunité en 2008 en le faisant chasser du perchoir de l’Assemblée nationale du Sénégal pour une ténébreuse affaire d’interpellation du fils du Président de la République. Ainsi, tel un sphinx qui renait de ses cendres, Macky Sall n’a pas demandé ses restes pour commencer sa conquête du pouvoir en sillonnant, de hameaux en hameaux, tout le Sénégal. Résultat : il est aujourd’hui au Sénégal celui à qui Abdoulaye Wade a passé le pouvoir qu’il a gagné en tout honneur et dignité. PIK lui, qu’a-t-il à faire valoir aujourd’hui ? Ne sait-il pas faire taper sur les doigts lorsqu’au tout début du 2ème et dernier mandat de Yayi Boni, il a commencé par sillonner les contrées du Bénin pour expliquer les fondements de la refondation annoncée bruyamment dans la Commune d’Adjarra en 2010 par le « Baron d’Ararouna » ? L’homme a rapidement rangé ses chevaux dans leur écurie alors qu’il voulait profiter de cette aubaine pour se donner une popularité dans le Bénin profond. Mais très rapidement ayant flairé le coup, le « Baron d’Ararouna », l’a ramené à l’ordre et lui remonta les bretelles. PIK devrait comprendre que par cet acte, Yayi Boni ne voudrait pas qu’il soit l’homme à qui, il passe service le 6 avril 2016. Si ce n’est pas vrai, nous avons quand même constaté que depuis lors, PIK a arrêté la tournée qu’il faisait et s’est emmuré dans un silence plat qui est d’ailleurs l’un de ses talons d’Achille. Oui, disons-le, PIK est un homme froid, il manque de chaleur et semble trop réservé pour pouvoir diriger un jour les Béninois. Les citoyens béninois veulent d’un homme nouveau pour la rupture avec toute la misère ambiante qui fait que plus rien ne marche ou ne prospère dans les affaires économiques. La morosité a gagné presque tous les foyers où les trois repas quotidiens ne sont plus garantis après près de huit années de gouvernance de Yayi Boni et compagnie. C’est cela le changement qu’on nous a promis ! C’est cela la refondation du Bénin par la dictature du développement !


Et c’est dans ces conditions de « bien-être » des Béninois que Pascal Irénée Koupaki, un des comptables de la gouvernance faite d’acharnement contre les hommes d’affaires nationaux contraints même à l’exil, viendra gouverner les Béninois en 2016. Wait and see.


Emérico Adjovi

Source : Le Matinal

 

 


 
  
  
Tag(s) : #EDITORIAL

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