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 21 Février 2013

 

 

BENIN : La France refuse le visa à Jean Chabi Orou, nouvel ambassadeur du Bénin à l’UNESCO

 

 

Par Abdoulaye Worou TAKOU

 

 

Quand l’Ambassadeur Joseph Olabiyi YAÏ fait de la résistance stérile…

 

 

Nommé en Conseil des ministres pour remplacer le Délégué Permanent du Bénin, avec rang d’ambassadeur à l’UNESCO, le sieur Jean Chabi Orou ne peut regagner son poste à cause de la résistance de son prédécesseur, le nommé Joseph Olabiyi YAÏ.

 

En effet, de sources généralement bien renseignées au Palais de la Marina, on apprend que les autorités françaises ont refusé les visas à Jean Chabi Orou et sa suite. La France, qui n’est pas une république bananière comme sous nos tropiques, exige que l’ancien ambassadeur vide la résidence officielle et rapatrie le personnel avec qui il est venu pour ne pas cautionner le séjour des résidents irréguliers sur son territoire.

 

Selon les mêmes sources, l’ancien ambassadeur, qui s’est fait tout petit et tout discret lors du dernier séjour de Yayi Boni en France, a décidé de prendre son temps. Il n’envisage de déménager de la luxueuse résidence de l’avenue de la Grande Armée qu’en juin 2013. C’est dire que Jean Chabi Orou est devenu un SDF à Cotonou.

 

Ce n’est pas une première…

 

Il faut se souvenir de la même résistance d’Yves Edgar Monnou lorsque le Consul Général du Bénin à Paris fut nommé. Pour des raisons strictement mafieuses, celui-ci a retardé l’arrivée de Joseph Ménard de POGNON à Paris. On connait désormais les raisons de cet ostracisme.

 

Le Délégué Permanent et sa suite

 

C’est ici le lieu de dénoncer une pratique héritée de la période coloniale qui veut que, n’importe quel quidam nommé ambassadeur, ait à son service un personnel digne de la royauté :

 

- Une résidence haut de gamme avec toutes factures payées par le Bénin :

 

- Deux chauffeurs disponibles 24H/24 ;

 

- Un cuisinier même si l’impétrant est marié ;

 

- Un maître d’hôtel ;

 

- Un majordome (un garçon de courses pour faire le lit et le repassage).

 

Soit cinq domestiques librement choisis par l’ambassadeur et payés par le contribuable béninois. Même si l’on considère que chacun d’eux ne gagne que le salaire minimum français, cela revient à 1.100,00 € nets mensuels X 5 pour l’Etat béninois, soit 5.500,00 € nets mensuels rien que pour le personnel domestique. A cela, il faut bien entendu ajouter les frais de bouche de l’ambassadeur, les voyages en classe « affaires » et les charges de la résidence.

 

Pour un pays pauvre comme le Bénin, il faut revoir tous ces privilèges d’un autre temps. Il n’y a pas de petites économies. C’est à cause de ces privilèges que beaucoup de proches de Yayi Boni (les mêmes opportunistes de toujours) lorgnent déjà sur les ambassades à l'étranger pour se refaire une santé en attendant « le nouveau oiseau rare » de 2016. Suivez mon regard !

 

Une employée de la Délégation du Bénin à l’Unesco victime de harcèlement

 

Lors de la préparation de cette chronique, il nous est revenu qu’une employé de la Délégation à l’UNESCO est victime du harcèlement moral de la part de l’ambassadeur qui aurait indûment ponctionné son salaire de la somme de 15.000,00 €, soit 10 millions de FCFA. Recrutée en contrat local, elle est béninoise de nationalité française avec plus de vingt ans d’ancienneté à son poste. Malgré les injonctions du ministère des affaires étrangères, Madame X continue de souffrir le martyre à cause de l’ambassadeur qui ne veut rien savoir. Cette situation a nui à sa santé et elle s’apprête à assigner l’Etat béninois pour harcèlement moral et détournement de ses rémunérations à des fins personnelles.

 

Affaires à suivre, bien entendu.

 

Tag(s) : #Politique Béninoise