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 09/12/2012

 

BENIN : La ville de KILIBO mise sous tutelle par le Préfet des départements Zou et Collines

  

Par Benoît ILLASSA

 

L’Association de développement de Kilibo a pris la ville en otage depuis quelques années à travers son Président, le notaire Moïse ATCHADE, et son challenger le plus visible, l’OPJ à la retraite, Hospice ACHADE.

 

Tout un chacun aura compris que les deux protagonistes qui ont pris la ville en otage sont des érudits du droit. Comme souvent sous nos tropiques, chacun piétine allègrement le droit qu’il est censé défendre pour ses intérêts particuliers et égoïstes en lieu et place de l’intérêt général.

 

Avant que Moïse ATCHADE ne devienne le président de l’Association de Développement de Kilibo (ADK), le précédent bureau présidé par Joseph Ofoumon avait emmagasiné les mêmes tares. J’y suis, j’y reste. Au besoin, par des manœuvres clientélistes contraires à l’éthique et au bon sens.

 

A l’aune de ces dysfonctionnements, certains cadres et sages de KILIBO ont donc convoqué l’Assemblée Générale provisoire et transitoire en ce jour du samedi 08 décembre 2012. Il s’agit des personnes ressources suivantes :

 

- Théophile WOROU

 

- Imam SOURAKATOU

 

- Abel AFOUDA

 

- Emile CHAFFA

 

- David CHABI

 

A peine l’AG commencée, que des émissaires du Préfet des Zou et Collines se manifestaient pour demander purement et simplement l’annulation de cette rencontre de paix et de clarification pour un nouveau sursaut. Ces intrus proposaient alors ce qui semble être une machination orchestrée par le Ministre de l’Intérieur, Benoît DEGLA, ami et complice du notaire Moïse ATCHADE, du député Zacharie Félicien CHABI et Chef hiérarchique des préfets du Bénin :

 

- Rencontre du préfet avec une délégation composée de 05 membres de chaque partie en conflit ;

 

- Le brigadier en chef de la gendarmerie de Kilibo recrute et propose 02 membres pour assister à la réunion avec le préfet.

 

Au nom de quelles dispositions de la loi portant décentralisation en République du Bénin un préfet peut-il interdire l’Assemblée Générale d’une association Loi 1901 ? Y-a-t-il menace à l’ordre public à Kilibo à cause de cette réunion de clarification ? Si oui, qui sont les auteurs de cette menace ? J’invite les organisateurs de la réunion à saisir la Cour suprême et la Cour constitutionnelle de notre pays pour EXCES DE POUVOIR DU PREFET !!!

 

Ce qui ce passe actuellement à KILIBO est l’illustration parfaite de la négation des droits de certains citoyens. Le législateur béninois se doit d’intervenir pour :

 

- Interdire à tout président d’une association de développement d’être chef d’un parti politique ;

 

- Etablir les incompatibilités de président d’une association de développement avec certaines fonctions régaliennes de l’Etat.

 

Il en va du renforcement de la démocratie dans notre pays. Les cadres de KILIBO qui occupent des fonctions régaliennes doivent tout faire pour dissuader des velléités non-unitaires à KILBO. Je veux citer :

 

- David BABALOLA, DG de l’ONEB ;

 

- Jean ATCHADE, DG des HYDROCARBURES du Bénin.

 

Pour mémoire, le siège de la mairie de Kilibo a été fixé à Ouèssê pour punir les populations de Kilibo durant la période révolutionnaire alors même que certaines éminences grises de la ville étaient dans le gouvernement du Président Mathieu KEREKOU. Curieusement, c’est le propre frère de l’un de ces ministres qui continue la vassalisation des populations de KILIBO. Il n’a pas hésité à faire occuper le fauteuil du Chef d’Arrondissement de Kilibo à un fils de TOUI, distant d’une dizaine de kilomètres.

 

Dans l’ordre traditionnel du pays Tchabè, la hiérarchie est la suivante :

 

1) Savè ville ;

 

2) Kilibo ;

 

3) Kaboua ;

 

4) Ikêmon.

 

Nos frères mahi de Ouèssê que nos parents ont généreusement accueilli chez nous demeurent nos hôtes. Ils ne peuvent avoir plus de droits que les autochtones. Ne pas le comprendre, c’est creuser le lit des conflits futurs.

 

Dans l’histoire de l’humanité, il est établi que ce sont des frustrations accumulées qui créent des guerres modernes (cf. le conflit actuel au nord du Mali). Et, de tous temps, ce sont des fils cupides qui vendent leur propre territoire aux étrangers. A cause des prochaines élections municipales au Bénin, certains fils de Kilibo pactisent déjà avec le diable. Au nom du daibi, il faut chasser ces apatrides de notre territoire comme les français le firent avec les collabos à la libération.

 

Le Président Boni YAYI doit mener une enquête sérieuse sur la situation de Kilibo et s’investir, avec autorité et clairvoyance, dans le règlement d’un litige qui pourrait, à terme, causer la partition du Bénin. Moïse Atchadé et ses acolytes ne parlent pas au nom des fils et filles de Kilibo.

 

 

IB

Tag(s) : #Les TCHABE : le dynamisme

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