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PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. :21 35 02 95/97 68 88 73 – Site :

www.la-flamme.info

LE REMEDE AU MAL BONI YAYI: LE SOULEVEMENT GENERAL DU PEUPLE

 

Depuis quelques semaines, notre pays est redevenu le théâtre de révélations des scandales et turpitudes au sommet de l’Etat. Affaire ICC-Service et officines illégales de placement, affaire CEN-SAD, affaire machines agricoles, affaire micro-crédits aux plus pauvres, affaire LEPI, etc. Ceci vient après les scandales des recettes issues du trafic des véhicules d’occasion, des élections municipales et communales. Chaque fois, Boni YAYI envoie vers les populations ses ministres, chacun dans sa région d’origine déverser des mensonges pour tenter de justifier l’injustifiable. Et à la suite de ces campagnes, des cohortes de marcheurs et marcheuses sont convoyées dans les rues en soutien au Docteur Boni YAYI. Le scénario est toujours le même. C’est ce scénario qui a encore été donné au peuple de vivre avec la prise d’ordonnance pour «ratifier» la signature par son gouvernement de quatre accords de prêts. Dès l’annonce de la prise d’ordonnance, des hordes de femmes étaient le lendemain matin au Palais de la République venues depuis le Borgou et/ou l’Atacora pour féliciter et soutenir Boni YAYI. Toute la semaine qui a suivi, des marches sont organisées, après des missions des ministres à Cotonou, Porto-Novo, Parakou en soutien au pouvoir.

 

Le peuple est ainsi continuellement malmené par l’organisation de simulacres de soutien à des actes et à un pouvoir corrompu, apatride et arrogant. Les députés, censés représenter le peuple, refusent de ratifier un accord de prêt. Boni YAYI passe outre et décide de ratifier sa propre signature (celle de son gouvernement) par ordonnance, engage ainsi le peuple qui, seul, devra payer. Et pour se donner artificiellement une légitimité populaire, il finance des marches de soutien à ses propres turpitudes.

 

Il apparaît clairement que Boni YAYI ne respecte aucune limite légale à ses actes, à ses désirs. Ceci a été démontré avec la LEPI où la loi votée par le parlement pour sa suppression a été ignorée et le processus poursuivi. Telle est la situation objective, claire: Boni YAYI passe en force et ne respecte aucune représentation du peuple, aucun vote, aucune loi restrictive de ses actes, de sa volonté. Mais, conscient d’être hors l’esprit de la loi, il tente de se fabriquer une légitimité artificielle par des marches pour apparaître avoir un soutien du peuple. Boni YAYI se révèle le mal, le mal absolu. Alors, comment enrayer ce mal?

 

Les autres clans de la haute-bourgeoisie, les groupes UN, ABT, etc. demandent d’attendre les élections de 2011 pour le «débarquer». Or, tout le monde sait que ces élections, avec ou sans la LEPÏ, seront truquées; que les résultats seront proclamés comme au Togo, au Burundi en faveur de Boni YAYI et que le scénario déjà bien rôdé des marches de soutien sera mis en œuvre pour couvrir la fraude. Le mal Boni YAYI se déploiera donc également pour ces élections présidentielles qui se préparent avec le soutien des ex-présidents les plus fascistes que le pays ait connus: KEREKOU et ZINSOU. Le remède au mal Boni YAYI ne passe donc pas par les urnes.

 

Le remède passe par l’expression directe, active et claire, sans intermédiaire, du peuple lui même: le soulèvement populaire. Ainsi, aux simulacres de marches de soutien, seront opposées des marches de protestations, de colère des travailleurs et de la jeunesse. Imaginez que vingt, quarante, cent mille personnes descendent dans la rue pour dire non aux ordonnances, crier que le peuple ne paiera pas les dettes que Boni YAYI veut nous imposer, qu’il en a marre de Boni YAYI, ne serait-ce pas là une véritable riposte aux simulacres et manigances du tyran? Les députés qui ont voté contre la ratification des accords de prêt, s’ils croyaient en le peuple, en sa souveraineté, en la démocratie, ne devraient-ils pas appeler à de telles manifestations au lieu de la simple et piteuse conférence tenue à la salle de conférence à Akpakpa?!

Les élections ne fondent ni ne caractérisent la démocratie. Les élections fondent une république, c’est-à-dire un Etat où tous les dirigeants sont désignés par le peuple. Mais, ces élections peuvent ne pas être démocratiques, c’est-à-dire ne pas exprimer la souveraineté du peuple. C’est notamment le cas au Bénin depuis le Renouveau et particulièrement, avec Boni YAYI. Par contre, le soulèvement populaire, l’insurrection, est l’acte central, l’acte fondateur de la démocratie, l’acte exprimant pleinement et sans ambages la souveraineté du peuple. Le droit à l’insurrection, au soulèvement général pour chasser un chef d’Etat du pouvoir est un acte des plus démocratiques, reconnu par tous les textes fondamentaux internationaux (Charte des Nations Unies, Charte africaine) et qui figure en préambule à toute constitution démocratique, y compris celle en vigueur au Bénin.

 

Appeler au soulèvement général, préparer le soulèvement général, organiser le soulèvement général contre le pouvoir corrompu, fraudeur et tyrannique de Boni YAYI est un moyen démocratique, le seul qui nous reste pour mettre fin à son pouvoir, le seul qui peut sauver la démocratie. Que tous ceux-là qui crient que la démocratie est en danger au Bénin parce que justement le pouvoir piétine allègrement la loi, y réfléchissent profondément.

 

Le P C B qui lutte pour toutes les libertés au peuple appelle au soulèvement général pour chasser Boni YAYI du pouvoir. Il appelle les travailleurs, la jeunesse, les femmes à préparer, soutenir partout des soulèvements contre le pouvoir apatride, corrompu et fraudeur de Boni YAYI. Ce n’est pas seulement un droit démocratique, mais aujourd’hui, c’est un devoir pour la démocratie. Il faut rejeter partout les décisions arbitraires, les ordres anti-populaires du pouvoir. Que chacun à son niveau se sache engagé dans ce combat pour la démocratie, l’émancipation et la dignité de notre pays!

 

Cotonou, le 06 juillet 2010

 

Le Parti Communiste du Bénin



Tag(s) : #Politique Béninoise