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 27/11/2012

 

BENIN : Le réquisitoire du PSD-BELIER contre Boni YAYI toujours d’actualité ???

  

DECLARATION DU PARTI SOCIAL DEMOCRATE LE BELIER (PSD-BELIER)

06 Avril 2008

 

BONI YAYI DEUX ANS APRES

 

Les 16 et 24 Mars 2008, le Bureau Politique du PSD-BELIER s’est réuni en sessions extraordinaires pour analyser la situation que vivent les populations de notre pays deux ans après la prise du pouvoir par Monsieur Boni Yayi. Le Bureau Politique a décidé, à l’issue de ses travaux, de rendre publique la présente déclaration.

 

Tous les peuples du monde aspirent fondamentalement au changement, à l’amélioration de leurs conditions de vie. Cette tendance n’est pas spécifique à un peuple donné ni à une époque donnée. Elle est générale et permanente.

 

Le peuple béninois a toujours aspiré au changement et sa soif n’a jamais pu être étanchée. Il arrive des moments où cette aspiration est très forte et se cristallise autour d’événements et autour d’hommes que la situation a fait émerger.

 

Les élections présidentielles de 2006 ont été un de ces événements et Monsieur Boni Yayi un de ces hommes que les conditions particulières de notre pays ont fait émerger. Après le premier tour des Elections présidentielles de Mars 2006 qui a dégagé les deux candidats du deuxième tour, des problèmes d’interprétation de la Constitution ont commencé à se poser pour savoir quand devait avoir lieu le deuxième tour et surtout à quel moment devait commencer la campagne pour ce deuxième tour.

 

Que chacun se rappelle que c’est le 17 Mars 2006 que KEREKOU a pris le décret convoquant le corps électoral pour le 19 Mars 2006 pour ce deuxième tour. Que chacun se rappelle que la Cour Constitutionnelle avait pris une décision et demandé à KEREKOU de convoquer le corps électoral pour le 22 Mars 2006. Que chacun se rappelle qu’aux termes de la Constitution qui nous régit, les décisions de la Cour s’imposent à tout le monde et à toutes les institutions de la République. Que chacun se rappelle enfin que Kérékou a refusé de se plier à cette décision de la Cour et qu’il a dit qu’il est le garant de la Constitution et que si les élections n’avaient pas lieu le 19 Mars 2006 ce serait terminé. La CENA dirigée par NOUWATIN décide de faire culbuter le général en évitant de l’affronter de face. Le samedi 18 Mars vers 11 heures NOUWATIN invite le peuple à aller voter le dimanche 19 Mars à partir de 7 heures du matin. Par cette décision NOUWATIN venait de renverser le général. C’est un peuple porté par l’espoir d’une amélioration de ses conditions de vie qui s’est déplacé avec enthousiasme vers les urnes ce 19 Mars 2006. Ce fut une très grande victoire pour le peuple qui a démontré à la face du monde entier que sur ce plan on ne pourrait pas le prendre en défaut.

 

Le 6 Avril 2006, le jour où Monsieur Boni Yayi prêtait serment en tant que nouveau Président de la République, le peuple Béninois nourrissait d’immenses espoirs de voir s’améliorer ses conditions de vie. Les populations pensaient qu’enfin allait se lever pour elles une véritable Aube Nouvelle.

 

Pendant la campagne électorale, aucun des 26 candidats aux élections présidentielles de 2006 ne nous a donné d’échéancier pour le suivre dans la gestion des affaires publiques. Aucun des 26 candidats ne nous a donné un outil pour l’évaluation de son action gouvernementale. Cela est dû à la propension de nos dirigeants à la tricherie, des dirigeants qui, d’une façon générale, ne veulent pas qu’on évalue leur action. Qu’importe, les élections ont eu lieu.

 

Le Président élu a formé son premier gouvernement aux premières heures de ce samedi 8 avril 2006 vers 02 heures.

 

Ce fut le point final de la grande chevauchée qui a commencé depuis l’année 2001 lorsque Kérékou a entamé son deuxième mandat.

 

Deux ans après ces journées historiques où le peuple surpris mais pas vaincu est allé voter massivement pour se débarrasser d’un pouvoir corrompu, laxiste, éhonté, rétrograde et anti-national, quelle est l’image que notre pays renvoie au plus grand nombre des Béninois ?

 

Depuis ce 08 Avril 2006, nous avons assisté à sept changements de gouvernements les uns plus ou moins importants que les autres. Ces différents changements ont affecté plus ou moins profondément certains secteurs. Prenons le secteur de l’éducation. Au cours des différents remaniements que le pays a connu en deux ans avec une moyenne d’un remaniement tous les trois mois, les ministères en charge de l’Education ont été quatre fois remaniés. A son arrivée au pouvoir Monsieur Boni Yayi a trouvé deux ministères en charge de l’Education avec des dénominations qui prennent en compte l’essentiel des préoccupations. Le premier gouvernement de Monsieur Boni Yayi a laissé tomber l’enseignement maternel, l’Enseignement Technique et la Recherche Scientifique. Devrions-nous prendre ces éléments comme indicateurs d’un état d’esprit du Président élu? La question reste posée.

 

Au remaniement suivant l’enseignement secondaire est séparé de l’enseignement primaire, la formation professionnelle qui était rattachée à l’enseignement supérieur est retournée à l’enseignement secondaire qui accueille l’enseignement technique. L’Enseignement Supérieur accueille la Recherche Scientifique et retrouve la dénomination du dernier Gouvernement de Kérékou. A quoi a bien pu servir cette ballade fort coûteuse pour les finances et les ressources humaines du pays ?

 

Le 17 Juin 2007, à la suite du 6è Changement de gouvernement, l’Enseignement Primaire accueille l’Enseignement Maternel, les Langues Nationales et l’Alphabétisation.

 

Avec le 7è changement du 2 Novembre 2007 intervenu au niveau de l’Education, le Ministère en charge de l’Enseignement primaire abandonne les Langues Nationale et l’Alphabétisation qui sont confiées à un autre ministère, ce qui porte à quatre le nombre de ministères en charge de l’Education dans notre pays.

 

Cette instabilité que Monsieur Boni Yayi entretient au niveau de l’Education est au plus haut point préjudiciable au système éducatif qui est en train d’être saccagé par cette méthode de gestion. Il faut que chacun se rappelle qu’au moment où Monsieur Boni Yayi convoquait un forum sur l’Education, il n’y avait que deux Ministères en charge de l’Education. Que chacun se rappelle que le Forum avait préconisé pour l’Education, un seul ministère et des secrétariats d’Etat. Vous connaissez maintenant la réponse et le mépris de Monsieur Yayi Boni au Forum et c’est dommage. Le PSD-BELIER ne veut pas parler de la qualité des hommes et des femmes qui ont en charge notre bijou qu’est l’école. L’Ecole est en effet une institution qui s’accommode mal de la proximité de la médiocrité professionnelle et morale.

 

***Ainsi donc Monsieur Boni Yayi est en train de saccager le système éducatif. S’il ne fait rien pour arrêter cette instabilité et corriger rapidement les erreurs, nous devrons donc conclure qu’il s’agit de sa part d’un plan prémédité de destruction de l’Ecole en tant qu’Institution.

 

Allons vers un autre secteur.

 

Prenons le Ministère qu’occupe Monsieur Irénée KOUPAKI

 

Monsieur Koupaki est au gouvernement depuis le 8 Avril 2006, mais son ministère n’en subit pas moins des modifications presque à chaque changement de gouvernement.

 

Il y a d’abord eu le Ministère du Développement, de l’Economie et des Finances.

 

Puis au remaniement suivant, c’est devenu Ministère d’Etat Chargé de l’Economie, de la Prospective, du Développement et de l’Evaluation de l’Action Publique avec un sigle extrêmement beau et facile à prononcer. ( : MECEDEAP !!!) On remarquera que les finances sont parties ailleurs.

 

Avec le remaniement du 2 Novembre 2007, Monsieur Koupaki obtient le Ministère d’Etat Chargé de la Prospective, du Développement et de l’Evaluation de l’Action Publique. On remarquera que l’Economie aussi est partie ailleurs et que Koupaki n’a plus aucun pouvoir. Il n’a plus rien.

 

Si en deux ans Boni Yayi a soumis ce haut cadre formé par notre Université à tant de tourbillons et donc de supplice, le résultat ne peut être que minable. Il empêche carrément Koupaki de faire un bilan sérieux et crédible. Et le PSD-BELIERest sûr que notre ami Koupaki lui-même ne sait plus où il en est.

 

A l’intérieur du Gouvernement il y a un noyau dur composé de 6 ministres (23% de l’effectif des membres du gouvernement) qui depuis le 8 Avril 2006 sont en poste mais dont les ministères ont quelque fois changé aussi de dénomination.

 

Il s’agit de Messieurs : Irénée KOUPAKI, Issifou Kogui N’DOURO, Emmanuel TIANDO, Bio Gounou Idrissou SINA, Soumanou Seibou TOLEBA et de Madame Sakinatou Abdou Alfa OROU épouse SIDI. Ces personnes constituent la véritable ossature du gouvernement de Monsieur Yayi Boni au cours des deux prmières années de son quinquennat et le rôle que joue chacune d’entre elles apparaît de plus en plus nettement.

 

La dénomination des Ministères de Messieurs Emmanuel TIANDO, Bio Gounou Idrissou SINA, de Issifou Kogui N’DOURO n’a presque pas changé.

 

Quant à M TOLEBA son ministère a connu un léger changement dans la dénomination. D’abord Ministère du Tourisme et de l’Artisanat (8Avril 2006), il est devenu à l’issue du remaniement du 17 Juin 2007 Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat (MCAT), c’est la même dénomination que dans le dernier gouvernement de Monsieur Mathieu Kérékou. Avec ces changements intempestifs qui ne sont pas des changements qualitatifs Le Président Yayi crée la diversion et occasionne le gaspillage des ressources du pays.

 

En ce qui concerne Madame SIDI son ministère a subi deux changements pour évoluer de la tutelle à l’autonomie.

 

D’abord Ministre Délégué Chargé de la Micro Finance, de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Emploi des Jeunes et des Femmes auprès du Ministre du Développement, de l’Economie et des Finances avec un sigle bien plus beau et plus facile encore à prononcer. ( MDCMFPPME/MDEF !!!) elle est devenue Ministre de la Micro Finance et de l’Emploi des Jeunes et des Femmes( MMFEJF) tout court. En deux ans la structure gouvernementale du Bénin a évolué de 21 membres à 26 membres soit une augmentation de près de 25% ce qui est énorme pour notre pays.

 

Le PSD-BELIERa la nette impression que Monsieur Boni Yayi n’a aucune vision pour le Pays et que la répétition sans arrêt et de façon incantatoire de cette formule ne change rien à la situation calamiteuse de non- vision que nous vivons. Une vision doit être claire pour tout le monde, ses étapes doivent être connues de tous afin que chacun puisse facilement faire le bilan parce qu’on aura laissé à la disposition de chacun un outil d’évaluation fiable.

 

Le changement que nous fait vivre Monsieur Boni Yayi est un changement mécaniste qui s’attaque exclusivement à la forme et nous voyons qu’il y a un tâtonnement permanent alors que se détériorent les conditions de vie des populations. Notre situation respecte la loi scientifique qui dit que lorsqu’on engage le peuple dans un processus de changement et que rien ne change, ce sont les hommes qui meurent. Il n’est donc pas étonnant que les Béninois meurent de faim. Le changement de Monsieur Boni Yayi n’a pas de contenu et il réside dans les changements incessants de la dénomination des ministères. C’est une véritable calamité.

 

Au PSD-BELIER nous savons depuis très longtemps que le changement auquel aspire notre peuple a invariablement un contenu.

 

Les populations veulent avoir de la nourriture en quantité et en qualité pour tous les membres de chaque famille et à moindre coût.

 

Les populations veulent avoir la possibilité de se soigner rapidement et à moindre coût dans des centres de santé bien équipés et disposant de personnels qualifiés et disponibles.

 

Les populations veulent avoir la possibilité d’envoyer les enfants dans des écoles qui disposent de maîtres qualifiés qui assurent les enseignements comme il convient dans des conditions de travail acceptables.

 

Les populations veulent avoir la possibilité d’étudier ce que l’on veut aussi longtemps qu’on le veut dans des établissements scolaires et universitaires disposant de personnels enseignants qualifiés et heureux de transmettre les connaissances à la jeunesse désireuse d’accéder à la connaissance.

 

Les populations veulent avoir la possibilité de vivre dans une habitation décente et sûre dans un pays sûr où les brigands de grands chemins ne dictent pas leur loi dans la cité.

 

Les populations veulent accéder à des services publics de qualité et voir se développer leurs entreprises sans entraves.

 

Les populations veulent jouir, comme tous les autres peuples du monde, des conquêtes de la science et de la technique. Elles veulent être à l’abri des comportements irrationnels des commerçants véreux et apatrides.

 

Les populations veulent voir poursuivis et punis ceux qui ont commis des crimes notamment des crimes de sang et des crimes économiques de même que les hommes de la mafia. Il y a là des invariants qui peuvent se ramener à deux mots : vivre mieux.

 

***A son arrivée au pouvoir, Monsieur Boni Yayi a déclenché une série de luttes dont aucune n’a été menée à la victoire. Au lendemain de sa prise du pouvoir Monsieur Yayi a promis de nous soulager des problèmes de carburant. En deux ans nous n’avons vu rien venir.

 

Toutes les promesses faites par Monsieur Boni Yayi à propos de l’essence sont tombées à l’eau. La lutte maladroite déclenchée contre les vendeurs de l’essence Kpayo a appauvri la ville de Porto-Novo puis que cette ville a vu ses feux tricolores détruits dans l’affrontement des antikpayo et des kpayomen. Nous voudrions faire remarquer que s’il n’y avait pas les vendeurs de l’essence Kpayo, le pays aurait déjà sauté et ce ne sont pas ces mornes défilés de mode qui l’auraient empêché de sombrer.

 

Monsieur Boni Yayi a déclenché un combat contre les sociétés GSM. Ce n’est plus un secret pour personne que c’est un échec total, avec des pertes énormes pour des milliers de Béninois. Tout le monde sait maintenant et le gouvernement en tête, que le Bénin a énormément perdu dans cette guerre que Monsieur Boni Yayi a déclenchée sans préparation contre les Sociétés GSM qui sont des multinationales puissantes qui savent très bien de quoi il s’agit lorsqu’on parle d’argent et de contrat. Malgré le nombre de ces sociétés chez nous ici au BENIN, le consommateur béninois ne peut toujours pas communiquer ni convenablement, ni à coût acceptable. Et ces sociétés s’amusent avec notre argent qu’elles ramassent de façon éhontée sans possibilité pour nous d’exercer le moindre contrôle. Le gouvernement qui doit nous défendre contre elles reste complice de leur mauvais comportement et ne dit rien. Le consommateur Béninois leur est livré pieds et poings liés.

 

Dès son arrivée au pouvoir, Monsieur Boni Yayi a décidé de régler le problème du délestage. Cette lutte contre le délestage a été prise très au sérieux par le Président de la République et le projet initié depuis plusieurs années avant son élection arrivait apparemment à terme. Quatre chefs d’Etat sont arrivés à SAKETE pour inaugurer ce qu’on a appelé avec beaucoup de tapage Interconnexion. Les journaux pouvaient alors écrire en manchette le lendemain :BONI YAYI annonce la fin du délestage et la baisse des factures énergiques.C’était en Février 2007. Nous sommes en Avril 2008. Le délestage est plus actuel et plus destructeur que jamais et les factures d’électricité n’ont pas baissé, au contraire. Ici aussi c’est donc l’échec total.

 

Au cours des deux premières années de son quinquennat, Monsieur Boni Yayi a fait semblant de déclencher une lutte contre la corruption. Aujourd’hui force est de constater qu’il n’y a aucun résultat palpable et qu’au contraire lui-même a promu un grand nombre de cadres sur lesquels pèsent de graves soupçons de corruption et de malversation en tout genre. Donc ici aussi c’est l’échec et le cinéma télévisuel de la marche contre la corruption où le peuple l’a vu côte à côte et les mains dans les mains avec des corrompus notoires a fini de discréditer totalement sa prétendue lutte contre la corruption.

 

Dès le mois de Novembre 2006 le Président de la République a proclamé la gratuité à l’enseignement Primaire et à l’enseignement Maternel et face aux doutes suscités par la décision et son opportunité au sein des populations, le Chef de l’Etat a envoyé des équipes à travers tout le pays pour convaincre les populations de la justesse de ladite décision, et leur montrer que la gratuité est une bonne chose.

 

Au PSD-BELIERnous estimons que la gratuité de l’enseignement primaire et maternel n’a rien à voir avec les sous que les parents donnent pour inscrire leurs enfants dans les différentes classes.

 

La gratuité de l’enseignement c’est d’abord de bonnes conditions de travail pour les enseignants.

 

La gratuité de l’Enseignement, ce sont des salles de classes acceptables et en nombre suffisant. Il n’y aura jamais d’école et d’enseignement dignes de ce nom pour des élèves qui sont à près de deux cents dans la même classe.

 

La gratuité de l’Enseignement, c’est un maître qualifié et disponible dans chaque classe et pour chaque enfant.

 

La gratuité de l’enseignement, c’est la mise à disposition de matériels didactiques en qualité et en nombre suffisant pour les enseignants et les élèves.

 

La gratuité de l’Enseignement, c’est la mise à disposition de cahiers et de tous les autres outils nécessaires à l’acquisition des connaissances.

 

La gratuité de l’enseignement, c’est toute une atmosphère qui entraîne maîtres et élèves vers l’école et donc la gratuité de l’enseignement ce sont les conditions de vie améliorées pour parents d’élèves.

 

La gratuité de l’enseignement, ce sont des programmes d’Etudes qui correspondent aux besoins de développement de notre pays, de son administration, de ses entreprises et de ses services.

 

La gratuité de l’enseignement n’aurait aucun sens si à l’entrée de la vie active, les diplômés ne trouvent pas sur le terrain des entreprises capables de leur offrir des emplois.

 

Ainsi donc, celui qui ne voit de l’école que les droits d’écolage n’a rien vu de l’école. Celui-là ne connaît pas l’Institution qu’est l’école.

 

****A partir du troisième trimestre de l’année 2007, les conditions de vie des populations ont commencé à se dégrader.

 

Le combat contre les la vie chère est un véritable test pour le gouvernement. Monsieur Boni Yayi peut tout faire au Bénin, il peut tracer une voie de cent mètres de large de Cotonou à Malanville mais s’il ne s’assure pas que chaque Béninois mange à sa faim, il n’aura rien fait du tout. Il doit savoir que les Béninois ne sont pas contents lorsqu’ils ont faim alors qu’ils ont un gouvernement qui doit les protéger contre les comportements irrationnels des commerçants véreux. Aujourd’hui, Les populations ont l’impression qu’on les a abandonnées aux prédateurs, tout comme elles sont abandonnées aux Sociétés de GSM. Dans la lutte contre la vie chère, nous n’avons pas vu le gouvernement alors que cette situation dure depuis les mois d’Octobre et Novembre 2007 et il ne s’agit pas de tenir des Conseils de ministres et prendre des décisions qu’on n’arrive pas à appliquer. La pratique qui consiste à lier notre crise à la situation internationale pour expliquer qu’on ne fait rien est l’expression d’une irresponsabilité que le PSD-BELIER ne peut admettre. Nous avons besoin d’un gouvernement, de notre gouvernement à nos côtés lors que nous sommes en difficulté.

 

La lutte pour augmenter la production cotonnière au Bénin est une bonne lutte. Elle a échoué à cause de l’ignorance de ceux qui ont conduit cette lutte. Dans chaque combat, la victoire dépend à 80% de la connaissance du terrain. Le Président YAYI met l’accent presque exclusivement sur l’argent (c’est une caractéristique des banquiers tenants du capitalisme sauvage) et ne fait aucune place à l’homme. Il n’est pas étonnant qu’il rencontre revers sur revers. Dans ce domaine, il doit revoir de fond en combles sa méthode s’il veut renouer avec la victoire. Les sous engloutis dans cette lutte sont énormes et ces sous sont allés dans les poches de certains Béninois et de certains étrangers et il semble même qu’on ne veut plus en parler ne serait-ce que pour faire le bilan. La préoccupation de vendre l’outil industriel de la SONAPRA, sans prendre les précautions nécessaires a conduit à l’échec et le gouvernement a dû faire machine arrière. Il y a des erreurs qu’on peut éviter si on se donne le temps suffisant pour la réflexion. Depuis le Renouveau les dirigeants du pays ne font que vendre les sociétés créées pendant la période révolutionnaire. Et ils ne créent rien pour le pays. Ils ont mis la main sur les biens du pays qu’ils cèdent à leurs amis contre des parts sociales et ils font tous comme si les Béninois ne le savaient pas.

 

Le fait de confier des travaux de génie à l’armée est une bonne chose. Il faut cependant éviter que les sociétés régulièrement constituées, qui sont en règle avec le fisc ne soient pas pénalisées parce qu’on veut faire plaisir à l’armée. Si le gouvernement agit sans considérer ces aspects, il va aggraver la pauvreté dans le pays. Il faut veiller à ce que les travaux réalisés par l’armée ne coûtent pas plus cher au budget national. Enfin, le PSD-BELIER estime qu’en tout état de cause le fait d’appeler l’armée à ces tâches de construction nationale ne doit pas signifier l’introduction de l’armée dans le système général de la corruption au Bénin.

 

Le projet de Micro crédit aux plus pauvres s’inscrit dans la lutte contre la pauvreté. La lutte contre la pauvreté est un vaste mot d’ordre du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale et donc c’est un mot d’ordre repris en chœur par tous les banquiers du monde et par tous les dirigeants de la planète. Mais il est paradoxal que ces institutions répugnent à chercher à savoir comment naît la pauvreté et comment elle se développe. Au PSD-BELIERnous ne comprenons pas qu’on veuille guérir une maladie sans en dresser le diagnostic. Et c’est à nous, peuple béninois de faire le diagnostic des maux dont nous souffrons. Il y a là de notre point de vue une exigence fondamentale incontournable. Le peuple Béninois doit s’asseoir et réfléchir sur l’origine de sa pauvreté. Il nous faut donc une Conférence pour dresser le diagnostic de notre pauvreté. Attention ! Ce que veut le PSD-BELIER, c’est une Conférence entre BENINOIS, seulement entre des Béninois qui savent exactement ce que signifie la pauvreté. Il s’agit d’une Coférence Nationale de Diagnostic dont la mission sera de diagnostiquer les maux dont souffre le pays et proposer des approches de solution nationale. Depuis près de vingt ans tous les gouvernements du Bénin sont en train de lutter contre la pauvreté, mais comme ils sont totalement ignorants des causes qui produisent la pauvreté, ils échouent lamentablement et la pauvreté s’aggrave de jour en jour et gagne des secteurs qui étaient hors de sa portée.

 

C’est avec le projet de micro crédit aux plus pauvres que Monsieur Boni Yayi a déclenché le combat contre la pauvreté. On sait maintenant d’où vient l’argent de ce projet. Il provient de l’Escorte des véhicules d’occasion que le Chef du Gouvernement a eu raison d’arracher à ceux qu’on connaît. Monsieur Boni Yayi a d’abord promis de mettre trois milliards dans ledit projet, puis il a porté le montant à six milliards. Au moment de fêter l’anniversaire de ce projet, nous sommes informés que le montant sur lequel porte le bilan est de dix milliards. Il semble que les bonnes femmes béninoises ont remboursé à plus de 99%. Pourvu que ce ne soit pas du bluff et que le Président ne soit pas roulé dans la farine ! Cela veut dire aussi que ces femmes ont sorti plus de dix milliards de leur poche puisqu’elles ont payé avec intérêt. A présent le PSD-BELIER pose les questions suivantes. Qui sont les partenaires du projet ? Comment ont-ils été sélectionnés ? A combien sont-ils payés ? Par qui sont-ils payés ? C’est Madame Sakinatou SIDI qui s’occupe de ce projet auquel le Président vient de promettre vingt milliards pour 2008. Madame SIDI est du cercle très fermé autour du Président de la République. Elle a déjà mis la main et ce depuis plus d’un an sur la FECECAM (Fédération des Caisses d’Epargne et de Crédit Agricole Mutuel) qui actuellement est dirigée par son Directeur de Cabinet. Elle vient de mettre la main sur PADME. Si le PSD-BELIER parle de ces choses, c’est pour que le redressement qu’on nous promet ne soit pas un fallacieux prétexte pour dilapider les sous de ces institutions de solidarité comme ce fut le cas de la CNCA (Caisse Nationale de Crédit Agricole ) et nous présumons que le Président YAYI et Madame SIDI connaissent bien ceux qui ont fait ces malversations et qui n’ont jamais été punis parce qu’ils étaient intouchables.

 

Le PSD-BELIER voudrait savoir à quels projets est destiné le produit (54 milliards) de l’emprunt obligataire. De même le PSD-BELIER voudrait saluer au passage la grande vigilance des hommes d’affaires béninois qui a permis de faire reculer SOAGA dans sa tentative de mettre la main sur 20% de ce que l’Etat béninois leur doit. On voit bien les principales préoccupations du Président Yayi et de son équipe. Il faut donc que les gens arrêtent de nous dire que Monsieur Yayi n’a pas de salaire ! Cela sonne de plus en plus comme une parole incantatoire pour nous endormir et dilapider les sous du pays.

 

****Dans le domaine politique Monsieur Boni Yayi est rivé sur une idée unique, fixe, presque simpliste et obsessionnelle. Il pense en effet que les partis politiques ne valent plus rien, qu’ils sont décriés au sein du peuple. Il pense que le peuple ne veut plus entendre parler des partis politiques. Monsieur Boni Yayi a considéré son élection comme un désaveu des partis politiques. Cette idée est totalement fausse et ne correspond pas à la réalité. Elle est le résultat d’une réflexion insuffisante de la situation de notre pays. Elle témoigne du fait que Monsieur Boni Yayi ne comprend pas sa propre victoire. Il a oublié que sa candidature n’a commencé à devenir quelque chose de sérieux qu’à partir du moment où certains partis politiques ont décidé lors de leur congrès ou à des réunions statutaires de soutenir sa candidature. C’est le cas de CAP SURU, du Parti National Ensemble, du Parti IPD et d’autres partis encore. Un Parti comme le FARD Alafia qui est au pouvoir depuis 1991, s’est même divisé parce qu’il y avait des dirigeants pour Monsieur Yayi et d’autres qui soutenaient avec raison que le parti devait être présent aux élections présidentielles en tant que FARD ALAFIA. Ainsi ces partis et d’autres ont créé autour de la candidature de Monsieur Boni Yayi l’hétérogène qui seul est porteur de la victoire. Mais Monsieur Boni Yayi pense que c’est parce qu’il est un homme neuf !!! qu’il a gagné les élections présidentielles de 2006. A partir cette fausse idée, Monsieur Boni Yayi se met dans la tête qu’il faut chasser tous les anciens dirigeants des partis politiques. Pour déstabiliser les anciens hommes politiques qui pourtant sont de la même idéologie que lui et sans lesquels il n’aurait pas pu réussir si facilement son élection, Monsieur Boni Yayi a entrepris de les pousser hors des cercles de décision. Puis il a décidé de fabriquer ses hommes politiques à lui, ses hommes d’affaires à lui. Il y a là naturellement une entreprise risquée. Pour réussir dans son action, il s’implique tête baissée dans la campagne pour les Législatives avec comme slogan qu’il lui faut une majorité à l’Assemblée. Monsieur Boni Yayi ne sait pas qu’un Président élu sur la base de notre Constitution n’a pas besoin d’une majorité à l’Assemblée. Pendant toute l’année 2006, toutes les actions de Monsieur Boni Yayi sont orientées vers ce seul objectif improductif. En s’impliquant dans la campagne des Législatives comme il l’a fait, Monsieur Boni Yayi a fait rater au peuple béninois une occasion en or de moraliser le système électoral au Bénin. Boni Yayi a fait une erreur en s’impliquant dans les élections législatives. Ce faisant il a fait des Législatives un troisième tour des élections présidentielles. Pire, il a introduit l’armée dans notre processus électoral qu’il a de ce fait totalement décrédibilisé. Résultat : de 35% en 2006 (score du premier tour) il est descendu à 23,53% pour les élections législatives.

 

(Total des suffrages exprimés 2 762 423 FCBE 650 058 (35 députés).

 

Sur ce plan au moins, Monsieur Boni Yayi n’a pas servi notre démocratie, au contraire il a été un handicap à son développement par ce qu’il n’a pas voulu être le Président de tous les Béninois, il n’a pas pu se placer au-dessus de la mêlée et c’est bien dommage pour lui, pour notre pays et son avenir.

 

Aujourd’hui nous nous préparons pour les élections municipales et locales. Le président Boni Yayi s’est encore impliqué et veut avoir pour les siens la mairie de certaines villes. Certains de ses ministres sont carrément en campagne depuis longtemps. Cela montre à notre sens que le Chef de l’Etat et son équipe n’ont pas compris qu’il ne faut pas que le Président de la République remette son mandat perpétuellement en jeu à chaque élection et nous avons l’impression que les souffrances de notre peuple ne leur disent rien. Si le Président de la République passe tout son temps à faire campagne, il est normal que le peuple gémisse et que rien ne marche dans le pays.

 

Dans notre pays, quand arrive la campagne électorale, (et on voit que le pouvoir capitaliste sauvage multiplie les campagnes et avec Monsieur Boni Yayi la campagne est devenue une activité permanente des membres du gouvernement !) quand arrive la campagne électorale disions- nous, des groupes se forment, qui vont de candidat en candidat pour leur proposer leurs services. Ces groupes sont de véritables éléments des populations en haillons. Les populations en haillons sont des populations sans aucune perspective, des populations qui n’ont aucune idée de ce qui se passe dans le pays, des populations qui n’ont aucune idée, ni de leurs propres intérêts ni de la façon dont il faut les défendre, des populations qui souffrent cruellement de la faim et dont la cervelle est oblitérée par la misère et l’ignorance. Les populations en haillons ne sont militantes d’aucune idée. Elles sont avec des hommes même si elles savent que ces hommes sont des voleurs simplement parce que ces personnes leur donnent de l’argent. Ce sont des populations qui balancent perpétuellement entre les mains qui manipulent les billets de banque.

 

A ces populations, il ne faut pas demander de penser à demain, c’est trop loin.

 

Les populations en haillons ne connaissent ni l’instant d’avant, ni l’instant d’après. Un seul instant compte pour elles, l’instant présent et son contenu qui peut être de 25 francs, 50 francs, 100 francs ou 150 francs. C’est ça qu’elles prennent et comprennent. Ne leur parlez pas d’avenir ; ça les agace. Ne leur parlez pas du passé, ça les ennuie. Ne leur parlez de rien. Elles n’ont pas le temps de vous écouter. C’est comme ça qu’on les a fabriquées depuis près de vingt ans et c’est comme ça qu’elles sont. Les dirigeants de notre pays ont fabriqué de toutes pièces ces populations en haillons et sont très contents de les utiliser dans leur combat politique. Il est devenu normal que toutes les limites s’effacent entre les intellectuels et ceux qui n’ont pas été à l’école.

 

Les intellectuels devraient être les éclaireurs, ceux qui auraient pu montrer la voie. Il n’en est rien. Certains d’entre eux sont pires que ceux qui n’ont pas été à l’école. La politique du pays a soumis les Béninois à la pauvreté intellectuelle et à la pauvreté matérielle. Ils sont devenus pauvres de façon intrinsèque. Plus les Béninois vivent dans l’ignorance et la pauvreté et plus ils plaisent aux dirigeants de notre pays. Plus ceux qui ont été à l’école oublient qu’ils ont été à l’école et donc qu’ils ont une mission à remplir, et plus ils plaisent à nos dirigeants. Les chefs de partis ont tous renoncé à éduquer les militants et donc les populations dans la voie de l’honneur et sur des positions politiques patriotiques et, ce faisant, ils ont aggravé l’inculture politique des populations, ils les ont transformées en objets politiques qui ne regardent que les quelques sous qu’on peut leur donner. C’est la cause principale de la non maturité politique des populations. Et pourtant les populations de notre pays pensent tous les jours à leurs problèmes de mal vivre, mais elles n’y pensent pas en rapport avec la politique menée par les dirigeants du pays.

 

Il faut donc apprendre aux populations à lier aux dirigeants de notre pays leurs problèmes quotidiens de la cherté de la vie, de l’inexistence de maîtres qualifiés dans les classes, de la mauvaise qualité de l’électricité et de tous les autres problèmes dont elles souffrent. C’est par cette éducation qu’on peut élever le niveau politique de notre peuple et améliorer la qualité des dirigeants de notre pays.

 

Le PSD-BELIERestime que c’est la qualité des hommes qui détermine la richesse des nations. N’importe quel homme ne peut pas constituer une richesse pour une nation. On peut même dire que si une nation est pauvre, c’est parce qu’elle a trop d’hommes sans valeur. Et donc nous pouvons dire que notre pays est pauvre parce que nos dirigeants sont de très mauvaise qualité et qu’ils n’ont pas su ou n’ont pas pu s’élever au rang de modèles pour la partie saine de notre peuple c’est-à-dire pour sa jeunesse.

 

S’ils avaient pu s’élever au rang de modèles pour la partie saine de notre peuple, notre pays serait devenu un pays riche. Prenez-les donc un à un, aucun d’entre eux ne constitue un modèle dans aucun domaine. Comment un pays qui manque si cruellement de modèles peut-il se développer ?

 

Pour devenir un modèle pour la jeunesse, il faut avoir soi-même un idéal que l’on fait partager à la jeunesse, un idéal dont l’expression ne doit souffrir d’aucune ambiguïté. On ne peut pas être en train de répéter sans arrêt qu’on a une vision pour notre pays alors que personne ne sait en quoi consiste la vision. Quels sont les indicateurs qui nous permettront de savoir que nous sommes en train d’émerger ? Tout cela doit être clair pour tout le monde. Deux ans de changement et nous continuons à devenir plus pauvres qu’avant.

 

****Depuis la prise du pouvoir par Monsieur Boni Yayi, le PARTI SOCIAL DEMOCRATE LEBELIER (PSD-BELIER) est interdit d’antenne sur les médias du service public. Cette situation qui frappe aussi certains autres partis est triste et inacceptable. Avoir mené les combats que nous avons menés pour conquérir la liberté d’expression et ne pas avoir le droit de nous exprimer à cause des gens qui n’ont jamais mené aucun combat, est une ironie du sort. Le peuple s’est battu pour ces conquêtes, il se battra encore si cela était nécessaire. Monsieur Boni Yayi devrait être le garant du respect des libertés fondamentales, il devrait être celui à qui nous devrions nous plaindre au cas où les entraves auraient été mises à ces libertés. Mais nous sommes au regret de ne pouvoir nous plaindre à lui parce que les médias du service public sont sous ses ordres. Quand les populations ne savent plus à qui se plaindre, elles finissent par choisir de se faire justice. Le Président de la République devrait méditer ces petites vérités très sérieusement.

 

Depuis l’arrivée de Monsieur Boni Yayi au pouvoir, de très graves entraves ont été mises à la liberté de la Presse. Dans ce domaine notre pays avait conquis une place de choix que lui enviaient bien des pays et pas seulement des pays non développés, le Bénin était en avance sur plusieurs pays développés. Le Chef de l’Etat n’a pas pu sauvegarder cette place à notre pays et c’est dommage. Diriger un pays, c’est lui faire conquérir des positions au niveau d’un certain nombre de secteurs et lui conserver tout au moins celles qu’il a préalablement conquises.

 

Il est inacceptable que nous en soyons aujourd’hui à parler de liberté syndicale. Ce sont les travailleurs qui ont créé les conditions de l’arrivée au pouvoir de Monsieur Boni Yayi. Ce sont les syndicats qui sont ses meilleurs soutiens s’il veut réellement d’un Bénin émergeant. (Attention à l’orthographe !!!) Comment veut-il atteindre ses objectifs d’un Bénin émergeant s’il entre en conflit permanent avec les travailleurs ? Le Bénin sera émergeant avec les travailleurs ou ne le sera pas. Ce sont les populations qui créent les richesses, ce sont les travailleurs de nos villes et de nos campagnes qui, seuls créent les richesses dans notre pays. Toute autre conception qui raconte autre chose est une escroquerie intellectuelle. La preuve, c’est le nombre impressionnant de banques qui se sont installées depuis 1990 au Bénin. Aucune banque n’apporte de l’argent dans le pays, toutes viennent chercher les sous chez nous ici. Aucune Société de GSM n’apporte de l’argent si elle n’est assurée de le faire fructifier chez nous ici au Bénin. Aucune Société d’Assurance n’apporte de l’argent au Bénin, toutes viennent le chercher ici et donc, c’est nous qui avons la richesse et qui la produisons.

 

Aujourd’hui certains dirigeants au niveau du gouvernement demandent aux Béninois de changer de mentalité. Au PSD-BELIER nous trouvons ces expressions ridicules. Changer de mentalité !!

 

Chacun sait, en effet, depuis longtemps déjà, que ce sont les conditions matérielles de vie qui engendrent les mentalités. C’est tout de même surprenant de demander à quelqu’un de changer sa mentalité alors qu’on ne fait rien pour changer ses conditions de vie.

 

Si un gouvernement veut que les Béninois changent de mentalité, il n’a qu’à commencer par changer les conditions de vie des Béninois. Rien que ça ! Et c’est tout simple.

 

Deux ans après l’arrivée de Monsieur Boni Yayi au pouvoir, notre pays est en crise et il faut que chaque Béninois se prépare à faire face à la crise avec esprit de responsabilité et de patriotisme.

 

C’est pourquoi le Bureau Politique du PSD-BELIER en appelle au réveil de chaque Béninoise et de chaque Béninois, au réveil patriotique de la Jeunesse béninoise, au réveil des travailleurs des villes et des campagnes, à une vigilance accrue de tous, à l’organisation des forces démocratiques pour combattre et enrayer la dérive qui « pourrait entraîner des remises en cause fondamentales du processus démocratique » que nous avons conquis au prix du sang, des larmes et des sueurs.

 

Le PSD-BELIERsalue le combat courageux des travailleurs de toutes les Centrales syndicales. Le PSD-BELIER salue la lutte de tous les dirigeants des partis qui doivent tout faire pour rester des gardiens du temple. Le PSD-BELIERsalue tous les Béninois qui, de quel qu’endroit où ils se trouvent, pensent à notre pays, à ses hommes, à ses femmes, à sa jeunesse et à son avenir. Nous devons rester vigilants et mobilisés pour le combat.

 

Vive le BENIN

 

Vive le PSD-BELIER.

 

POUR LE BUREAU POLITIQUE DU PSD-BELIER

 

LE PRESIDENT

 

GORAS GAGLOZOUN

Tag(s) : #Politique Béninoise

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