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 BENIN: Les agents 007 de Yayi Boni, Distel AMOUSSOU et Enock LAOUROU, menacent de mort les journalistes du quotidien « La Presse du Jour »

 

 

17 janvier 2013 par richard– La Presse du Jour

 

Des menaces contre les journalistes du quotidien « La Presse du Jour »

 

Pour un article qui n’est même pas diffamatoire diffusé le lundi à la grande UNE, un agent de renseignement qui se dit journaliste, autoproclamé «Roi des Adja », débarque à la rédaction du journal « La Presse du Jour » avec un commandant et deux autres gars non identifiés. Il a proféré des menaces à l’encontre de ses confrères. C’est impensable, mais vrai. Alors qu’il n’y a pas longtemps, ce propagandiste à outrance, journaliste ayant battu le record des scandales, nous a appelés à plusieurs reprises pour nous féliciter et nous encourager. Il prétend aujourd’hui agir au nom de Yayi ; c’est le Palais de la Marina qui lui en a donné le quitus ? Tu as tiré à terre. Car, la viande qui a duré dans le congélateur, tu ne peux jamais la manger d’un seul coup. Que ce soit la première et la dernière fois que toi et tes gars allez débarquer au siège du journal « La Presse du Jour » pour injurier et menacer les vaillants journalistes que tu félicitais. Toute la population de Gbèdégbé informée vous attend. Que nos confrères sachent que cela n’arrive pas qu’aux autres. Et que ça y est, les règlements de comptes vont commencer. Des corrompus qui ne veulent pas que le pays avance. Dieu vous voit ! Et souvenez-vous que la roue tourne, elle tourne et tournera encore, demain et toujours. Qui vivra verra donc !

 

 

NOTE DE LA REDACTION

 

 

Le lundi 14 janvier 2013, alors que le Directeur de la Publication couvrait le point de presse du ministre des affaires étrangères donnant la part de vérité du gouvernement sur notre article intitulé : «Tractations pour se maintenir à la présidence de la République : Yayi en campagne africaine », il a reçu l’appel téléphonique de Monsieur Distel Amoussou, se réclamant de la Direction des services de liaisons et de documentation (Dsld) de la Présidence de la République. Il a informé le Directeur de la Publication de ce qu’il détient sur lui un droit de réponse relatif à l’article supra cité. M. Amoussou a ajouté qu’il allait l’amener lui-même contre accusé de réception. Ce lundi 14 janvier 2013, il n’a pu venir au siège du journal qu’après bouclage de l’édition du lendemain, mardi 15 janvier 2013. Au siège cette nuit, M. Amoussou dit avoir trouvé des collègues en partance pour la maison. Dans notre parution du mardi 15 janvier 2013, nous avons publié avec titre en manchette l’intervention intégrale faisant lieu de démenti du ministre des affaires étrangères, Nassirou Arifari Bako. Ce même jour du mardi 15 janvier 2013, M. Distel Amoussou a appelé le Directeur de la Publication du journal aux environs de 11 heures du matin, souhaitant le rencontrer pour lui donner le droit de réponse. Le Directeur de la Publication lui a donc donné rendez-vous à 16 heures au siège du journal. Mais c’est aux environs de 20 heures 30mn qu’il est venu. Le Directeur de la Publication a pris le texte du droit de réponse, et a déchargé une copie. Le texte était saisi et imprimé sur un simple papier de format A4, portant à son bat «La Présidence de la république » sans signature. Mais après le départ de M. Distel Amoussou, la conférence de rédaction que le Directeur de la publication a aussitôt réunie, a souhaité avoir un document officiel, c’est-à-dire imprimé sur un papier en-tête et signé d’un responsable de la Présidence de la République. Aussitôt, le Directeur de la Publication a appelé au téléphone M. Amoussou pour lui faire part de ce souhait. Ce dernier en a pris acte et a promis rendre compte à son supérieur hiérarchique. Le mercredi 16 janvier 2013, aux environs de 16 heures, le Directeur de la Publication (DP) reçoit un appel de M. Amoussou. Le DP, en circulation en ce moment, a souhaité qu’il le rappelle 30 minutes après, le temps de rejoindre la rédaction. Mais c’est aux environs de 19 heures que M. Distel Amoussou a appelé le Directeur de la Publication, lui proposant d’aller rencontrer son patron à lui, M. Enock Laourou, Directeur des services de liaisons et de documentation (Dsld). Le DP lui a fait comprendre qu’il était occupé en ce moment-là. Alors, M. Amoussou a dit qu’il verra ce qu’il pourra faire. Aux environs de 22 heures, M. Amoussou et M. Enock Laourou, Directeur des services de liaisons et de documentation, accompagnés de deux autres personnes, sont venus au siège du journal. Ils ont souhaité rencontrer le Directeur de la Publication qui les a reçus. M. Enock Laourou, Directeur des services de liaisons et de documentation, faisait comprendre qu’il était venu lui-même, malgré son mauvais état de santé, remettre le droit de réponse officiellement, puisque nous avions estimé que l’acte posé la veille par son envoyé, M. Amoussou, n’était pas officiel. Alors, le Directeur de la Publication, rejoint entre-temps par le Directeur commercial du journal, a réitéré son souhait que le droit de réponse lui soit transmis sur un papier en-tête de la Présidence de la République et signé d’un responsable de cette structure. Mais M. Enock Laourou, Directeur des services de liaisons et de documentation, a opposé une vive protestation, prétextant qu’il était l’envoyé du Chef de l’Etat et que sa présence suffisait. A un moment donné, M. Laourou a accepté apposé sa signature au bas du texte. Mais M. Distel Amoussou y a à son tour opposé une vive protestation, exigeant que le document soit publié en l’état ou alors ils vont repartir et aviseront. Les échanges étaient devenus vifs. Les menaces étaient véhémentes de la part des visiteurs. Finalement, nous avons accepté prendre le document non signé et l’avons publié, par respect pour notre Code de déontologie, mais en violation des dispositions de ce même Code, qui voudraient qu’un tel document soit authentique. En acceptant de publier le droit de réponse en l’état, nous avons voulu montrer notre bonne foi, comme nous l’avions fait avec le démenti, au nom du gouvernement, du ministre des affaires étrangères.

 

 
 
 
Tag(s) : #Politique Béninoise

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