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 BENIN : Les béninois exigent la démission de Kora Zaki, la ministre du Travail et de la Fonction publique

 

 

31 janvier 2013 par richard

  

 

La ministre en charge du travail et de la fonction publique est en difficulté politique. La confusion née de la publication contestée des résultats du recrutement des agents de l’Etat au profit du Ministère de l’Economie et des Finances est un véritable capharnaüm qui pourrait bien l’emporter. Restera -t- elle encore au gouvernement dans le cadre de l’hypothétique remaniement ministériel ? La question reste posée à son niveau ? Ce qu’on pourrait reprocher à Mêmouna Kora Zaki est de trois ordres.

 


Au plan administratif, elle n’a pas fait preuve de responsabilité. Un ministre assume ce que ses collaborateurs font. Elle n’avait aucunement besoin d’exposer ses directeurs techniques à la vindicte populaire. Sa lettre est émotive. Elle a tenté de se rattraper à travers des principes pour une fin de non-recevoir à Monsieur le Président de l’Observatoire de la Lutte contre la Corruption. Elle a failli à son devoir de responsabilité des faits de ses agents.

 


Au plan politique, elle a mis à mal la cohésion gouvernementale et a donné des éléments qui corroborent le degré de corruption du régime. Sa lettre de demande d’intervention adressée au médiateur de la République est perçue par sa famille politique comme un coup de poignard dans le dos. De ce fait, le gouvernement est désormais désaxé, déboussolé et désorienté.

 


Au plan culturel, elle a mis en difficulté la solidarité et la charte du gouvernement. Par ricochet, elle a mis dans le vent la notion du loyalisme républicain. Elle a montré,-cela s’entend- son incapacité à gérer au mieux des situations de crise. Une plaie vient d’être ouverte. Comment la fermer sans que la cicatrice ne soit trop visible ?

 


La question qui se pose est de savoir s’il faut annuler le concours ou limoger Madame la ministre en charge de la fonction publique?

 


L’annulation du concours suppose que près de 3OO millions partent dès lors en fumée. Pour les finances publiques, c’est un drame. L’Etat a-t-il les moyens de reprendre le concours, C’est -à-dire reprendre tout le processus ?

 

 

Raisonnablement, la proposition d’annulation du concours pose un problème. En échange, le limogeage de madame la ministre devient une solution politique pour tenter de redorer le blason de la République. En ce temps d’épidémie de garde à vue gouvernementale, le Président de la République peut imaginer la méthode pédagogique appropriée pour décourager la méthode machiavélique d’organiser et de proclamer les résultats des concours publics. Ne pas le faire, le Président de la République aurait ainsi corroboré malgré lui, la thèse de ce qu’il ne touche au précaire royal.

 

 

Herbert Houngnibo

 

 

Suspicions autour du concours de recrutement d’Ape au profit du Mef : L’Ong Alcrer dénonce une habitude scandaleuse

 

 

31 janvier 2013 par richard

 

 

La polémique née de l’organisation et de la proclamation des résultats du concours de recrutement d’Agents permanents de l’Etat (Ape) au profit du Ministère de l’économie et des finances (Mef) continue de susciter des réactions. C’est le cas de l’Ong Alcrer. Elle ne s’est pas empêchée de dénoncer«la substitution de nom dont a été victime» une candidate et de crier à une habitude scandaleuse dans un Etat de droit. «L’Ong Alcrer a appris avec stupéfaction l’affaire de substitution de noms dont a été victime la candidate Idjioula A. Lydie admise au concours de recrutement organisé…par le ministère de la fonction publique. Cette affaire illustre, s’il en est encore besoin, les conditions scrabbleuses et malsaines qui président à l’entrée des fonctionnaires dans l’administration publique. Pire, elle renseigne sur une certaine pratique courante consistant à garantir à certains groupes de citoyens de notre pays des places dans l’administration publique ou à leur octroyer des mesures préférentielles d’admission aux concours d’entrée aux fonctions d’Etat.

 

 

L’Ong Alcrer dénonce avec véhémence de telles pratiques qui, par l’iniquité dont elles sont porteuses et les frustrations qu’elles engendrent, constituent de sérieuses menaces sur la paix sociale et la cohésion nationale…Cette habitude scandaleuse dans un Etat de droit est à l’origine des contre-performances répétées de nos services publics…Il est temps de mettre fin à ces pratiques nuisibles. C’est pourquoi, nous interpellons les autorités du Ministère de la fonction publique pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire de substitution de noms qui prive une citoyenne de notre pays de ses droits élémentaires. Le Ministère de la fonction publique doit rechercher tous les acteurs de cette faute lourde et leur infliger de peines administratives exemplaires indépendamment de poursuites judiciaires conséquentes… ».

 

Le président Martin Assogba en profite pour souhaiter un audit général et approfondi dans l’organisation des concours de recrutement dans la fonction publique.

 

 

Junior Fatongninougbo

 

 Source: La Presse du Jour 

Tag(s) : #Politique Béninoise

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