Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

12/01/2012

 

 

BENIN: LES CHALEUREUX VŒUX 2012 DU DOYEN Olympe BHÊLY-QUENUM

  

 

 

Dans un site très touristique du Jourdain, des Africains, notamment anglophones, entraient dans l’eau, s’y plongeaient jusqu’à la tête; symbolisaient-ils ainsi le baptême de Jésus? C’étaient des évangélistes et j’ai pensé au Béninois Thomas Yayi Boni qui devrait aller en faire autant, mais…à poil, afin de se purger et se purifier des maux dont il fait souffrir le Bénin. Je crois qu’il n’en serait pas capable, mais j’ai prié Dieu d’expurger mon pays d’un tel homme et Dieu a dû sourire: aide-toi et le Ciel t’aidera; aux Béninois de s’indigner, de se révolter comme Jésus en chassant les marchants du Temple, de s’insurger massivement contre les thuriféraires de toute étoffe et de tout acabit, les juges corrompus, le Médiateur et les complices de la forfaiture.

 

 

 

POUR LES AFRICAINS ET AFRICAINES, LES AMIS ET LES INCONNUS QUI

M’ ONT ENVOYÉ LEURS VŒUX, JE FORME LES MIENS DE SANTÉ DE FER, DE JOIE DANS LA SOLIDARITÉ ET DE BONHEUR.

 

 

 

726 messages quand, en Israël, j’avais consulté ma messagerie email que j’ai dû vite refermer; elle était obèse à notre retour en France; bien qu’aussi touché qu’impressionné par les mots d’affection, d’amitié, voire de tendresse, une réponse individuelle serait une gageure que je ne saurais lever en un an; mais puisque c’est en Israël que Maryvonne et moi avons passé Noël avant de découvrir un peu ce pays, je voudrais vous livrer des bribes de mes impressions en disant: découvrir Israël était un rêve de quelque quarante ans.

 

Certainement à cause de mes lectures de la Bible auxquelles se sont ajoutées celles des romans et des nouvelles, le rêve était devenu un projet, auquel la politique a donné une autre dimension en le métamorphosant en un désir obsédant dont la force m’a fait décider de sauter le pas en allant fêter Noël à Bethléem ou à Nazareth.

 

D’un naturel très indépendant, je n’aime pas les voyages en groupe, encore moins les pèlerinages; mais j’avoue sans détour que l’agence Ictus - découverte grâce au quotidien La Croix- m’a permis de me faire une idée de nombre des lieux des actions décrites aussi bien dans la Bible (Ancien et Nouveau Testaments) que dans la littérature profane du monde actuel.

 

Un pèlerinage en Terre Sainte m’aura donc permis de passer du rêve à la réalité sur le terrain objectif. Messe de Noël à Nazareth, visites de la Basilique de l’Annonciation, de la Grotte de la Nativité, de Sepphoris, ville natale de Marie; les parents de Jésus y ont vécu; si je ne me suis pas trop embrouillé dans mes notes, un tableau y représente Jésus, adolescent apprenant son métier de charpentier sous le regard attentif de Joseph.

Capharnaüm ! Quelle merveille ! pèlerins en Terre Sainte assis sur les pierres de la synagogue, il m’est plus d’une fois revenu en mémoire le passage du Nouveau Testament où Jésus mettait les représentants de la Loi en difficulté: avant mon arrivée en France, cet épisode me semblait le parangon de la contestation, un morceau d’anthologie intemporel ; visite des ruines de la maison de Simon ( le pêcheur devenu Saint Pierre) mise au jour par la recherche archéologique; de Capharnaüm, une longue demi-heure de navigation sur le lac de Tibériade passablement houleux et d’un bleu semblable à du saphir liquéfié fait parvenir à Ein-Gev; ici, nous avons apprécié un repas au poisson du lac de «la pêche miraculeuse»; en révélant l'inouï çà et là, l'archéologie procède à la découverte des lieux bibliques de la Galilée tels que le Mont des Béatitudes, le Mont Tabor, etc.qui fascinent.

Voici la photo du rocher sur lequel le futur saint Pierre et ses compagnons de pêche se reposaient, échangeaient des idées en mangeant du poisson grillé.

 

A Cana -ville des noces où Jésus a métamorphosé l’eau des cruches en un vin de qualité-, le nombre des minarets attestent que la plupart des habitants sont musulmans; dans l’église, il y a une peinture qui illustre la scène de la transformation de l’eau en vin et j’aurais tant aimé en acquérir une reproduction; « elle n’existe pas encore», m’a laissé entendre l’ecclésiastique responsable des lieux..

 

 

*

Après la Galilée, la Judée: Bethléem en fait partie; l’incontournable ville natale de Jésus est en Palestine? Qu’à cela ne tienne: le pèlerinage s’y rend, visite les bords du Jourdain, lac dans lequel Jean-Baptiste, le hurleur du désert, a baptisé Jésus, son cousin; nous y avons eu droit à une aspersion par le Père Marie Angel, for sympathique responsable du pèlerinage; je crois avoir compris qu’il connaît le Rév. Père Dagnon, son confrère béninois qui, come lui, est exorciste.

 

Dans un site très touristique du Jourdain, des Africains, notamment anglophones, entraient dans l’eau, s’y plongeaient jusqu’à la tête; symbolisaient-ils ainsi le baptême de Jésus? C’étaient des évangélistes et j’ai pensé au Béninois Thomas Yayi Boni qui devrait aller en faire autant, mais…à poil, afin de se purger et se purifier des maux dont il fait souffrir le Bénin. Je crois qu’il n’en serait pas capable, mais j’ai prié Dieu d’expurger mon pays d’un tel homme et Dieu a dû sourire: aide-toi et le Ciel t’aidera; aux Béninois de s’indigner, de se révolter comme Jésus en chassant les marchants du Temple, de s’insurger massivement contre les thuriféraires de toute étoffe et de tout acabit, les juges corrompus, le Médiateur et les complices de la forfaiture.

 

Visite de La Grotte de la Nativité et de la Basilique de la Nativité; un étroit couloir de la Grotte de la Nativité débouche sur celle des «Saints Innocents»; c’est là qu’ont été jetés les cadavres de «tous les bébés au-dessous de deux ans» massacrés par les soldats du roi Hérode, quand les rois mages avaient évité d’aller lui dire avoir vu et honoré l’enfant Jésus.

 

Entrant à Bethléem en venant de Jérusalem, la tombe de Rachel -la femme préférée de Jacob- fait penser à un épisode de l’Ancien Testament; Liliane Blum, notre guide, juive et écrivaine renommée, devait préciser que les adeptes des trois religions monothéistes honorent la tombe de Rachel.

 

Déjeuner à Jéricho où aurait d’énormes difficultés à revenir tout Palestinien parti rendre visite à un proche résidant à Jérusalem. Deux questions: 1°Pourquoi ? Réponse: les autorités palestiniennes s’y opposent ; 2° Est-ce que, de Jérusalem, un Juif pourrait venir en Palestine, et, ensuite, retourner à Jérusalem ? Réponse: tout à fait, mais il n’est pas à son aise, un incident imprévu pourrait se produire.

 

Des lieux éminemment significatifs; en Judée aussi, tout est éminemment significatif;  j’y ai découvert et condamné le nouveau mur de la honte, plus haut et plus terrifiant que celui de Berlin que j'avais vu trois mois après son érection.

Splendeurs de la Samarie ! Paysages sidérants !

 

Ayant séjourné plus longtemps en Judée qu’en Galilée, à Jérusalem, la ville elle-même et nombre des endroits de la vie de Jésus ont été privilégiés. La Via Dolorosa, le Saint Sépulcre dont on touche le rocher en introduisant la main dans un trou, la Basilique Sainte Anne (la mère de la vierge Marie).

 

Très émouvant, grosses émotions au Carmel du Pater: les murs du cloître sont tapissés de cette prière en presque toutes les langues du monde; en y entrant, mon regard tombe sur le Pater en yoruba, langue de ma grand-mère maternelle et mes larmes coulent, sans que je m’en sois aperçu; plus loin, à droite, c’est la même prière, en fongbé, ma deuxième langue maternelle; j’ai senti que l’émotion me faisait fondre de retrouver des traces de mes racines en Israël;  d'avoir découvert tant de lieux historiques, bibliques ou non et touché du doigt certains objets authentiques donne envie de lire ou de relire la Bible.

Au Mur des lamentations,  je n'ai pas hésité à me coiffer d'une kippa afin de me recueillir, les mains à plat sur cette forteresse du judaïsme; ne pas s’incliner près du tombeau du Roi David et le toucher eût été une faute: le souvenir de mes lectures des psaumes, la sensation de leur impact à certains moments de ma vie, le souvenir aussi des aventures amoureuses du roi David avec Bethsabée, la femme d’Urie, le guerrier héthéen, et, plus près de nous, Davidde penitente, un oratorio de Mozart, m’ont porté vers l’impressionnant tombeau drapé de velours rouge brodé de phrases en hébreu et de l’étoile de David.

 

A coup sûr, je retournerai en Israël, après y avoir prié, beaucoup prié pour le développement social, l’évolution culturelle, l’éradication de la corruption, le règne de la Démocratie, de la justice et pour le Bonheur de mon pays natal.

 

Olympe BHÊLY-QUENUM. 

 

 

  

 
  
  
Tag(s) : #COUPS DE COEUR

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :