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 21/01/2013

 

 

BENIN : Les différentes sortes de vaudouns répertoriés

 

 

Le créateur serait, d’après les adeptes du culte vodou Mawu et Lissa incarnation desprincipes masculin et féminin. De Mawu et Lissa seraient nés quatorze enfants dotés de pouvoirs surnaturels, ceux-ci auraient eu comme descendants Chango, ou Gou, le dieu du tonnerre, Sakpata, le dieu de la terre.

 

A ces dieux principaux qui constituent la base du vodou, viennent s’ajouter d’autres dieux subalternes, que des chercheurs béninois ont pu identifier au nombre de 260. Sur ce point, on peut citer les exemples suivants :

 


- Achinan, c’est un « ta vodou »,vodou qui se porte sur la tête, il se porte aussi sur les épaules. Son porteur a un nom et c’est en fonction de son rôle au couvent. Il le joue jusqu’à sa mort. Bogniaho (2001) fait un répertoire onomastique dans les couvents du Sud Bénin, surtout ceux de la vallée de l’Ouémé. Il donne les noms de chaque initié selon sa fonction spirituelle dans le couvent. Ce nom l’accompagne et est lourd de signification.

 


- Hêviosso, vodou du tonnerre, de la foudre, ses fidèles portent une hache à double lame

 


- Lègba, vodou à la fois généreux et puissant.

 


- Ninssouhoué, Représentant des ancêtres, à qui on doit la vénération

 


- Tohossou, c’est un dieu qui s’incarne dans le sein de la femme dite innocente. Ces enfants sont ceux qu’on peut appeler en français des nains. Ils sont doués, très respectés et assurent de la richesse matérielle à leur famille. À leur mort (ils meurent généralement très vite), ils sont jetés à la rivière, après des cérémonies rituelles, où on pense qu’ils retournent à leur espace vital.
- Mamiwata, c’est la déesse de la mer. Elle aime le grand luxe et ses adeptes sont les plus parées, les plus belles et les plus parfumées. Elles ne portent que le blanc. Elles sont formées dans des couvents spéciaux, on les appelle les Mamissi.

 


- Abikou, dieu bienfaiteur pour les enfants anormaux. Son lieu de prédilection est la forêt. Il défend automatiquement tous les enfants nés après plusieurs fausse-couches ou décès de leurs aînés. Il les attache à la vie en maintenant les frères et sœurs aînés défunts dans leur monde, de l’autre côté du miroir.

 


- Hovi,
sorte de divinités extrêmement vénérées. Ce sont en fait les jumeaux, leurs mères jouissent d’une considération particulière (Quenum, 1998, p. 65). La ville de Ouidah, cité vodou par excellence est appelée la ville des jumeaux (Merlo, 1940). Une fois par année, tous les jumeaux et toutes les jumelles du sud Bénin s’y retrouvent pour une grande fête sous l’égide des vodous.

 


- Kocou
est un vodou très violent et belliqueux. Il aime se donner en spectacle, mais ça finit toujours mal. Beaucoup de familles désapprouvent ses adeptes, qui une fois en transe, se coupent avec des couteaux, des tessons de bouteille ou tout autre objet tranchant. Les femmes en transe sont capables d’égorger un mouton avec les dents ou de manger un poulet vivant avec du sang et les plumes.

 


- Oro,
vodou semeur de terreur est un punisseur intransigeant. Il ne veut pas admettre de non-initiés sur son chemin. Il sort en pays nago principalement. Il fait disparaître toutes les femmes curieuses qui osent se cacher pour le regarder. Quenum (1998, pp. 39-44) montre à quel point ce vodou sème la terreur et oblige les femmes à bien se comporter au foyer. Il écrit à ce propos :
« Oro en milieu traditionnel est tabou. Nul n’a le droit de parler d’Oro si ce n’est entre initiés dans le cercle des initiés. L’univers d’Oro est d’abord nocturne. Cet univers des sociétés secrètes est censé être celui de la terreur où les hommes adultes puisent leur force. En règle générale, il est interdit de sortir de chez soi. Mais si le cas se produisait, l’intéressé ne retrouverait plus jamais les siens. On dira qu’il a disparu à jamais.

 


Sources : L’éducation en débats, analyse comparée, Vol 5, Adjignon Débora Gladys HOUNKPE

 

Tag(s) : #INEDITS

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