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08/01/2014

 


BENIN : Les vœux très critiques et d'espérance du Président ABT au peuple béninois


 

La Paix au service du Développement et de la Sécurité : un Etat au service de tous les citoyens

 

Mesdames et Messieurs les membres de l’Alliance ABT,


Chers journalistes


Chers amis,


Béninoises, Béninois,


Avant tout propos, je vous invite à observer une minute de silence pour tous les défunts, membres et parents de membres de notre l’Alliance qui nous ont quitté au cours de l’année qui vient de s’écouler. Que Dieu le Tout Puissant dans sa miséricorde leur accorde le repos éternel. … (Je vous remercie).


Chers amis,


En ce jour du Samedi 04 Janvier 2014, nous voici réunis pour sacrifier encore à la tradition.


Les premiers jours de nouvel an constituent en effet, des moments de vœux et de prières pour nous-mêmes et pour tous ceux qui nous sont chers afin que s’accomplissent nos aspirations les plus profondes. Je remercie Waliath et Oswald pour les aimables paroles prononcées en votre nom, à mon endroit, et les vœux qu’ils ont bien voulu me formuler. Je souhaite à mon tour, à vous tous ici présents, mes vœux les meilleurs pour cette nouvelle année : Santé, Paix, Prospérité et Succès dans toutes vos entreprises. J’adresse les mêmes vœux aux agriculteurs, aux artisans, aux enseignants, aux hommes et femmes de toutes les catégories socio-professionnelles de notre pays. Que cette nouvelle année soit pour eux une année de bonheur et de joie. En ce jour mes pensées profondes et respectueuses vont à tous ceux dont l’engagement dévoué a permis à la Nation béninoise de toujours garder espoir en l’avenir.


Mesdames et Messieurs, Chers amis,


Pour savoir et apprécier ce que le futur nous réserve, nous devons jeter un regard sur les évènements politiques, économiques et sociaux de 2013 car ils ont indubitablement des répercussions sur 2014.


Sur le plan politique, nous le voyons, nous le subissons et nous le vivons tous, la tension est chargée.


Le rejet du budget de l’Etat, exercice 2014 par l’Assemblée et l’ordonnance prise par le Chef de l’Etat pour son exécution, le non de la commission des lois à recevoir le projet de révision de la Constitution du 11 Décembre 1990, la restriction des libertés fondamentales garanties par la constitution et les répressions brutales et sanglantes des étudiants de Parakou et des travailleurs à Cotonou sont quelques éléments qui traduisent cette tension.

 

Une seule priorité, la correction de la LEPI, pour des élections futures transparentes.

 

Toujours dans ce registre, de nombreux béninois s’interrogent sur l’impasse qui entoure le déroulement des élections municipales et locales normalement prévues pour Mars 2013 mais reportées sine die alors que les élections législatives sont prévues pour 2015. C’est un secret de polichinelle que le piétinement observé dans la correction et l’actualisation de la LEPI influence directement le déroulement normal et à bonne date des autres élections en République du Bénin. Ces interrogations trouvent encore plus un ancrage quand on sait que depuis quelques années les élections ne sont pas tenues à bonnes dates. 


Aujourd’hui, pour lever l’impasse dans laquelle se trouve le processus, nous invitons le Gouvernement à mettre à la disposition du COS LEPI, les moyens nécessaires afin de lui permettre de respecter le calendrier qu’il s’est lui-même fixé. Ce faisant, cela contribuerait à apaiser les tensions perceptibles autour de cette question. 


Mesdames et Messieurs, Chers amis,


Sur le plan économique, les chiffres publiés par les Institutions Internationales indépendantes, montrent la faiblesse de la croissance, la faible compétitivité de l’économie béninoise et la dégradation du pouvoir d’achats des ménages.


La morosité économique à laquelle nous assistons depuis de nombreuses années a connu son paroxysme en cette période de fêtes de fin d’année avec la mévente et les plaintes des commerçants de nos marchés et des opérateurs économiques.


Le pouvoir d’achat des ménages a considérablement baissé pendant que les prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité ne cessent de grimper dans nos marchés. Une petite comparaison des prix de ces produits avec ceux des marchés des pays de la sous-région nous montre par exemple que la boîte de sardines coûte 300 FCFA au Togo, 400 FCA en Côte d’Ivoire alors qu’elle est à 450 FCFA sur les marchés de GBEGAMEY et de GBOGBANOU, de même la baguette de pain de 180 g est à 125 FCFA à Cotonou alors qu’elle est vendue par le boulanger togolais à 100 FCFA. Même le gari, un produit purement local coûte ce jour 350 FCFA la mesure (Toounglo) sur le marché.


La campagne cotonnière en cours, qui a été marquée par la désorganisation de la filière n’a pas été bonne pour la masse paysanne qui  a enregistré une baisse de ses rendements et un accroissement de son endettement.   

        

Les entreprises du secteur privé ont vu leur environnement se dégrader avec une corruption galopante et un accroissement des tracasseries administratives. La fourniture de l’énergie électrique s’est dégradée avec une aggravation des délestages. Le trésor public n’a pu réduire ses arriérées ce qui a pesé sur la situation des fournisseurs de l’Etat et de leurs banques respectives. Enfin, la situation détériorée des banques en cette fin d’année pose le diagnostic vital pour certaines d’entre elles.


Le diagnostic est peut-être sévère et je ne peux m’en réjouir car aucun béninois ne devrait le faire devant une situation aussi sérieuse. Que faire donc ?


Réformer pour réaliser notre potentiel


C’est notre responsabilité de travailler pour que nos compatriotes qui déchantent retrouvent les chemins de l’espérance. Je voudrais rappeler l’urgence de l’organisation d’une conférence économique telle que je l’avais préconisée en  2012. Nous avons maintes fois repris cette  proposition, pas pour des raisons partisanes  mais pour examiner ensemble avec toutes les forces vives de notre pays la situation qui prévaut et les pistes  de solution qui s'imposent, afin d’avoir la ligne à suivre d’une façon consensuelle pour la mise en œuvre des réformes économiques. Car notre réponse à ce diagnostic est de réformer notre économie de fond en comble : diversifier l’agriculture et la rendre encore plus compétitive, améliorer l’administration et la mettre au service de l’économie, créer des incitations à la production et investir plus intelligemment dans les infrastructures etc. Ces réformes deviennent urgentes et prioritaires au fur et à mesure que la situation économique se détériore. Mais plus le temps passe, plus elles seront difficiles à mettre en œuvre et plus douloureuses seront les conséquences.

 

Sur le plan social

 

Les grèves gagnent du terrain avec notamment la santé, la magistrature et les finances.


S'il était admis dans un passé récent que bon nombre de nos concitoyens peinaient à s’offrir les trois repas de la journée, aujourd’hui la difficulté est sur la capacité à en assurer un seul par jour. J’ai, en ce moment précis, une pensée pour les couches les plus vulnérables, notamment : les personnes handicapées, les orphelins et les personnes vivants avec le VIH /SIDA et d’autres maladies chroniques,  qui éprouvent d’énormes difficultés pour assurer leur quotidien.


La question du chômage des jeunes est la plus préoccupante pour moi. Elle est le résultat de l’échec de nos politiques successives.


Le taux d’occupation des jeunes en 2011 se situe à 59.3% soit un taux de chômage de 40.7%. Ainsi, en 2011, sur 14 012 étudiants sortant de l’université d’Abomey Calavi, moins de la moitié d’entre eux pouvaient aspirer à un emploi. Aujourd’hui, le chômage des jeunes est devenu une question de sécurité nationale et doit être traité comme telle.


La réponse à ces déséquilibres sociaux commence par une croissance plus forte et plus inclusive. Celle-ci doit être renforcée par une véritable politique sociale qui fait de l’emploi des jeunes une priorité et qui cible par ailleurs les couches les plus vulnérables.


Mesdames et Messieurs,


En matière de gouvernance, les cas de mauvaise gouvernance politique comme économique sont nombreux et sont aussi à la base des frustrations de nos compatriotes. La corruption au sein de l’administration touche de nombreux secteurs et pénalise l’économie ainsi que les relations avec les partenaires. Le tout dernier exemple, c’est la non éligibilité de notre pays au deuxième compacte du MCA. Cette inéligibilité et le mauvais classement du Bénin dans l’indice de transparency international montrent suffisamment l’ampleur de la corruption et ses conséquences.


Une crainte émergente à éradiquer


La problématique de la cohésion et de l’unité nationale est une question de grande importance qui prend une place de plus en plus étendue dans le débat national. Nous devons combattre toute idée de régionalisme sous toutes ses formes dans notre pays. Le Bénin doit demeurer une nation indivisible.

Par ailleurs, il est primordial qu’une lutte efficace contre la corruption soit menée en combinant la législation, la sensibilisation et la répression. Elle ne pourra aboutir que lorsque les organes de répression pourront conduire sans interférence les procédures à terme avec la sanction des contrevenants quel que soit leur bord politique.


Mes chers amis,


Créons une société plus fraternelle


Dans notre combat futur, nous devons garder à l’esprit les enseignements de la mort de Mandela et de la venue du Pape François. En effet, nous avons enregistré cette année, le décès du regretté Mandela et nous avons vu arriver aussi le Pape François. Les recommandations du Pape et l’héritage  de Nelson Mandela doivent nous inspirer chaque jour dans nos actes, afin que nous puissions donner le meilleur de nous-mêmes. Tous deux nous disent que concilier paix, stabilité politique et développement économique est la meilleure façon de contribuer au progrès économique et social au Bénin et en Afrique. C’est le défi  qui nous est offert paradoxalement par cette figure emblématique qui disparaît et l’autre que nous découvrons.


Mesdames et Messieurs, Chers amis,


Je suis venu à la politique parce que révolté de voir l’écart énorme et grandissant entre d’une part la situation de notre pays et d’autre part son potentiel. Le sens de mon action est donc d’apporter des solutions aux problèmes, certain que le Bénin regorge de potentialités et que son peuple est travailleur.


A vous militants, membres actifs et sympathisants de l’Alliance ABT, je viens vous renouveler ma disponibilité à vos côtés partout dans notre pays, dans les communes, les arrondissements, les quartiers de villes et les villages pour écouter nos populations à la base et leur faire connaitre  les principes que nous défendons pour assurer un meilleur développement pour le bien de tous. Je vous exhorte à continuer la mobilisation, à mieux nous structurer pour faire de nos vœux une réalité!  Nous en sommes plus que capables et je sais pouvoir compter sur vous!

 

Je vous remercie.

 

Abdoulaye Bio Tchane


Président de l’Alliance ABT

PDG de Alindaou Consulting International

 

 



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Tag(s) : #Politique Béninoise

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